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Institut pour une triarticulation sociale
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Collection: GA332a OEUVRES COMPLETES DE RUDOLF STEINER – CONFÉRENCES SUR L'AVENIR SOCIAL



Deuxième conférence
Zurich, 25 octobre 1919

L’économie à base associative

La transformation du marché

Formation des prix – Argent et système fiscal – Crédit


ZWEITER VORTRAG
Zürich, 25. Oktober 1919

Das Wirtschaften auf assoziativer Grundlage
Die Umwandlung des Marktes
Preisgestaltung— Geld- und Steuerwesen — Kredit

 


 

Les références Rudolf Steiner Oeuvres complètes GA332a 037-075 (1977) 25/10/1919

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Original - autre traduction
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Traducteur: B. P. v. 01 - 19/12/2019 Editeur: SITE

La façon de considérer l’évolution sociale moderne, comme j’ai tenté de l’expliquer hier, a donné naissance à ce que vous trouvez indiqué dans mon livre Éléments fondamentaux, à l’idée de triarticulation de l’organisation sociale. J’ai voulu que cette idée de triarticulation de l’organisme social soit absolument pratique pour la vie et ne comporte rien d’utopique. J’ai donc voulu d’emblée, pour la rédaction de mon livre, qu’on l’accepte avec un certain instinct pour les faits véritables, qu’on ne le juge pas sur la base de théories préconçues, de préjugés partisans. Toutefois, s’il est exact – et ce que j’ai exposé hier est certainement exact – que, dans les conditions de vie de l’homme, les faits sociaux sont peu à peu devenus tellement complexes qu’il est maintenant très difficile de s’en faire une idée d’ensemble, nous aurons besoin d’une méthode particulière pour discuter de ce qui aujourd’hui doit conduire à la volonté.



À l’évidence, l’homme a une certaine compréhension de cette complexité, il comprend plus ou moins les phénomènes économiques du milieu dans lequel il vit. Déjà, tout ce qui s’y passe dépend de tout le reste de l’économie et, aujourd’hui, non pas seulement de l’économie d’un pays, mais de l’économie mondiale. Là, l’individu en arrivera bien souvent dans la situation, évidente et compréhensible, de vouloir juger ce qui est nécessaire pour l’économie mondiale d’après ce qui se passe dans son environnement le plus proche. Et là, il fera fausse route. Quand on s’est familiarisé avec les exigences d’une pensée conforme à la réalité, on sait ce que signifie approcher les phénomènes du monde avec un certain instinct de réalité pour en arriver à certaines connaissances fondamentales, qui jouent alors dans la vie un rôle similaire à des connaissances scolaires fondamentales.




Voyez-vous, si l’on partait de l’idée qu’il est nécessaire de connaître en détail toute la vie de l’économie pour en tirer les conclusions relatives à une volonté sociale, on n’en finirait jamais. Mais on ne s’en sortirait pas non plus si, par exemple, pour reconnaître la vérité du théorème de Pythagore, on devait passer en revue tous les points où il s’applique dans la vie technique. Si l’on s’approprie la vérité du théorème de Pythagore à partir de certains rapports intérieurs, on sait : il ne peut qu’être valable partout où il entre en ligne de compte. Dans la question sociale, on lutte aussi pour que la conscience reconnaisse comme vraies, par leur nature interne, certaines connaissances fondamentales. Et il suffit d’avoir le sens de la réalité pour s’apercevoir qu’elles s’appliquent partout où elles entrent en ligne de compte. De même, il faudrait comprendre mon livre à partir de sa nature intérieure, à partir de la nature intérieure de la situation sociale que j’expose, et ainsi, peut-être, à partir de l’idée générale de la triarticulation de l’organisme social. Mais j’essaierai dans ces conférences de montrer comment chaque phénomène de la vie sociale vient confirmer ce qui découle de cette idée de la triarticulation de l’organisme social, qui résulte des nécessités de vie du présent et du proche avenir de l’humanité.




Pour commencer, en guise d’introduction et avant d’aborder mon thème d’aujourd’hui, il me faut exposer simplement ce qu’est l’idée de base de cette triarticulation de l’organisme social. Nous avons conclu hier soir que notre vie sociale doit tirer ses exigences de trois racines fondamentales ; autrement dit, que la question sociale est une question d’esprit, une question d’État ou de droit, une question politique, et une question d’économie. Si l’on analyse l’évolution récente de l’humanité, on s’aperçoit que ces trois éléments – vie de l’esprit, vie de droit et d’État ou politique, vie de l’économie – ont fusionné peu à peu, jusqu’à aujourd’hui, en un ensemble chaotique, une unité, et que les dégâts sociaux actuels sont nés de cette fusion.



Si l’on comprend cela parfaitement – et ces conférences devraient permettre de bien le comprendre – on s’apercevra qu’à l’avenir, la vie, la vie publique, l’organisme social sera articulé en une administration autonome de l’esprit, c’est-à-dire de la vie publique de l’esprit en un système d’éducation et d’enseignement, en une administration autonome du politique, des rapports d’État, de droit, et en une administration pleinement autonome de la vie de l’économie.


Actuellement dans nos États, une administration unique englobe ces trois éléments de la vie et, quand on parle de triarticulation, les malentendus surgissent aussitôt. Les gens comprennent : il y en un là qui veut une administration autonome pour la vie de l’esprit, une administration autonome pour la vie du droit, de l’État, pour la politique, et une administration autonome pour la vie de l’économie ; il réclame donc trois parlements, un parlement culturel, un parlement politique démocratique et un parlement économique. – Si l’on réclamait cela, on ne comprendrait absolument rien à l’idée de la triarticulation de l’organisme social, car cette idée de triarticulation veut justement prendre tout à fait au sérieux les exigences apparues dans l’histoire moderne de l’humanité. On peut exprimer ces trois exigences par trois mots qui sont toutefois déjà devenus des slogans ; mais si l’on dépasse ces slogans pour rencontrer la réalité, on se rend compte que ces mots contiennent trois impulsions historiques justifiées. Ces trois mots sont les impulsions vers la liberté de la vie humaine, l’impulsion vers la démocratie et l’impulsion vers une formation sociale de la communauté. Mais si l’on prend au sérieux ces trois exigences, on ne peut plus les mélanger, en faire une seule administration, car l’une gênera toujours l’autre. Celui qui, par exemple, prend au sérieux l’appel à la démocratie doit se dire : cette démocratie ne peut se manifester par une représentation du peuple ou par un référendum que quand chaque être humain majeur, égal à tous les autres êtres humains majeurs, peut décider par son jugement ce qui peut justement être décidé, sur une base démocratique, par la capacité de jugement de chaque homme majeur.





Comme le dit l’idée de la triarticulation de l’organisme social, il y a tout un domaine de vie, le domaine de la vie du droit, le domaine de la vie de l’État, le domaine des rapports politiques, dans lequel chaque homme majeur est appelé à se prononcer à partir de sa conscience démocratique. Mais, quand on prend ainsi la démocratie au sérieux et que l’on veut entièrement démocratiser la vie de l’État, on ne peut plus jamais attirer le domaine spirituel dans cette démocratie, ni attirer le cycle de la vie de l’économie dans cette administration démocratique.



Un parlement est tout à fait à sa place dans cette administration démocratique. Mais dans un tel parlement démocratique, on ne peut jamais décider ce qu’il faut réaliser sur la base de la vie de l’esprit, sur la base du système d’éducation et d’enseignement. Je voudrais évoquer aujourd’hui, à titre d’introduction, ce que j’aurai à exposer bien plus précisément dans la quatrième conférence : la triarticulation de l’organisme social aspire à une vie de l’esprit autonome, en particulier dans les affaires publiques, dans le système d’éducation et d’enseignement. Cela signifie qu’aucune prescription d’État ne devrait à l’avenir déterminer ce qui doit être enseigné et comment ; ceux qui au cœur de l’enseignement pratique, de l’éducation pratique, devraient aussi être les administrateurs du système d’éducation. Cela signifie que, du plus bas niveau d’école primaire jusqu’aux plus hauts niveaux, l’enseignant devrait être indépendant de tout autre pouvoir, étatique ou économique, pour ce qui est du quoi et du comment il devrait enseigner. Cela doit découler de ce qui est ressenti comme approprié pour la vie de l’esprit au sein de la collectivité spirituelle autonome elle-même. Et l’individu ne devrait pas être obligé de consacrer trop de temps à l’enseignement, au point de ne plus en avoir assez pour être coadministrateur non seulement de tout le système d’enseignement et d’éducation, mais aussi de toute la vie spirituelle.


J’essaierai de prouver dans la quatrième conférence que, par cette autonomie de la vie de l’esprit, la constitution spirituelle de l’homme sera placée sur une tout autre base et qu’il se produira aussitôt ce à quoi on s’attendrait le moins d’après les préjugés actuels. Par cette autonomie, la vie de l’esprit trouvera la force de vraiment intervenir fructueusement dans la vie de l’État et particulièrement dans la vie de l’économie. Intérieurement, une vie autonome de l’esprit ne sera pas une théorie grisâtre, n’aboutira pas à des façons de voir scientifiques étrangères au monde, mais s’introduira en même temps dans la vie humaine de sorte que l’homme sera pénétré par cette vie de l’esprit autonome et non par des façons de voir spirituelles purement abstraites ; il sera pénétré par des connaissances qui lui permettront de faire ses preuves dans la vie économique. C’est justement par l’autonomie que la vie de l’esprit deviendra pratique. On peut donc dire : c’est la vie de l’esprit qui devra dominer la connaissance factuelle et l’application des connaissances factuelles, et non pas ce qui peut venir du jugement d’un homme majeur devenu capable de jugement. Il faut donc que l’administration de la vie de l’esprit sorte du parlementarisme. Quiconque croit qu’il devrait régner là un parlement démocratique ne comprend absolument pas la force d’entraînement que possède la triarticulation de l’organisme social.



Il en va de même dans la vie de l’économie. Mais la vie de l’économie a des racines indépendantes. Elle doit être administrée sur la base de ses propres conditions. Mais, je le répète, les individus majeurs ne peuvent pas juger démocratiquement de l’art et de la manière d’agir économiquement ; seul le peut celui qui travaille dans une branche de l’économie, qui a acquis les capacités pour cela, qui sait de quelle manière cette branche est reliée aux autres branches, comment elle dépend d’elles. Seules la compétence et la capacité professionnelles sont à même de générer quelque chose de fécond dans la vie de l’économie. Celle-ci devra donc être libérée d’un côté de l’État de droit, de l’autre de la vie de l’esprit. Elle devra reposer sur sa propre base.




Cela, ceux qui ont des idées socialistes ne le voient pas non plus aujourd’hui. Ils se représentent une forme que la vie de l’économie devrait adopter pour que, dans l’avenir de l’humanité, certains dégâts de nature sociale disparaissent. On a vu, et c’est facile à voir, que l’ordre économique reposant sur le capitalisme privé ont, ces derniers siècles, entraîné des dégâts évidents. Comment juge-t-on ? On se dit : le capitalisme privé est apparu et il a provoqué des dégâts, qui disparaîtront quand nous abolirons ce capitalisme, quand nous le remplacerons par l’économie collective. Ces dégâts sont dus au fait que certains propriétaires possèdent personnellement les moyens de production. Si donc les moyens de production ne sont plus la propriété de certains individus, mais qu’ils sont gérés par la collectivité, les dégâts disparaîtront.





Nous pouvons donc dire : les penseurs socialistes ont déjà acquis certaines connaissances, et il est intéressant de voir que ces connaissances sont déjà agissantes au sein de ces groupes. On y dit aujourd’hui qu’il faudrait gérer collectivement les moyens de production ou le capital, qui représente les moyens de production. Mais on a vu à quoi a abouti, par exemple, l’étatisation de certains moyens de production, l’étatisation de la Poste et des chemins de fer, etc., et on ne peut absolument pas dire que le fait que l’État soit devenu capitaliste ait évité les dégâts. Donc on ne peut pas étatiser. On ne peut pas non plus collectiviser. On ne peut pas arriver à quelque chose de fécond en créant des coopératives de consommation où se rassemblent des gens ayant besoin de consommer un quelconque article. Les gens qui règlent cette consommation et qui, de ce fait, veulent aussi régler la production des biens à consommer ne seront plus de simples consommateurs, mais se transformeront en tyrans de la production – ce qui est aussi l’avis des penseurs socialistes. On a donc déjà compris que l’étatisation et la collectivisation, tout comme l’administration par des coopératives de consommation, évoluent vers la tyrannie des consommateurs. Ceux qui produisent deviendraient entièrement dépendants de ceux qui consomment. Certains en arrivent ainsi à penser que l’on peut fonder une sorte de gestion collective qui serait assurée par des associations productives de travailleurs, des coopératives productives de travailleurs, où ceux-ci s’associeraient d’eux-mêmes et produiraient pour eux-mêmes, conformément à leurs opinions, à leurs principes.



Là encore, des penseurs socialistes se sont rendu compte que remplacer un seul capitaliste par un certain nombre de travailleurs produisant de manière capitaliste n’y change rien. Et ces travailleurs produisant de manière capitaliste ne sont pas non plus capables de faire autre chose que le capitaliste. On rejette donc aussi les coopératives productives de travailleurs.

Mais on n’est toujours pas satisfait, car on s’aperçoit que ces collectivités n’aboutiraient à rien de fécond à l’avenir. Il suffit d’imaginer que toute la société d’un État, d’un domaine économique fermé, pourrait devenir en quelque sorte une grande coopérative dans laquelle tous les participants seraient en même temps producteurs et consommateurs, si bien que ce ne serait pas l’individu qui, de lui-même, prendrait l’initiative de produire ceci ou cela pour la collectivité, mais que la collectivité donnerait les solutions quant à la façon de produire, de répartir ce qui serait à produire, etc. On veut donc mettre la grande coopérative, englobant consommation et production, à la place de la gestion économique privée de notre vie de l’économie moderne.




Si l’on regarde la réalité de plus près, on sait que, dans le fond, le passage au niveau supérieur, à celui de cette grande coopérative, est dû uniquement au fait qu’il est plus difficile de déceler ce qui est faux chez elle que de voir en détail ce qui ne va pas dans l’étatisation, dans la collectivisation, dans les coopératives productives de travailleurs, dans les coopératives de consommation. Dans ces dernières, il y a en quelque sorte moins de choses à voir. On voit plus facilement les erreurs que l’on fait quand on considère de telles institutions que dans une grande coopérative englobant un secteur entier de la société. En se concentrant sur ce qu’on veut faire, on ne se rend pas encore compte que les erreurs que l’on repère très bien en petit vont aussi apparaître en grand, mais on ne les repère pas parce qu’on n’est pas capable d’avoir une vue d’ensemble de la situation. C’est de cela qu’il s’agit. Et il faut comprendre sur quoi repose l’erreur fondamentale de toute cette pensée qui fait voile vers une grosse coopérative, qui est censée gérer elle-même l’ensemble de la consommation et l’ensemble de la production.



Comment pense-t-on en fait quand on veut réaliser une telle chose ? De nombreux programmes de partis qui apparaissent à l’heure actuelle nous montrent directement comment on pense. Comment apparaissent-ils, ces programmes ? On se dit : il y a là des branches de production qui doivent être gérées collectivement et qui, à leur tour, s’associeront à de plus grandes branches, à de plus grands secteurs de gestion. Et là il faudra à nouveau une centrale de gestion qui administrera le tout, et ainsi de suite vers le haut jusqu’au centre économique qui administrera la totalité de la consommation et de la production. À quelles pensées, à quelles représentations fait-on appel lorsqu’on veut articuler ainsi la vie de l’économie ? On fait appel à ce qu’on doit s’approprier dans la vie politique, à ce qui s’est développé dans l’histoire récente de l’humanité. Les hommes qui parlent aujourd’hui de programmes économiques ont pour la plupart fait leurs classes dans la vie purement politique. Ils ont participé à tout ce qui se joue dans les combats électoraux, ce qui se joue quand on est élu et que l’on doit représenter, dans une l’une ou l’autre représentation du peuple, ceux par lesquels on est élu. Ils ont connu les rapports par lesquels on arrive dans des positions administratives qui sont des positions politiques, et ainsi de suite. Ils ont d’une certaine façon appris à connaître le modèle de l’administration politique et ils veulent plaquer ce modèle d’administration politique sur le cycle de la vie de l’économie. Autrement dit, la vie de l’économie devrait être totalement politisée d’après de tels programmes, car on ne connaît que l’aspect politique de l’administration.


Ce dont on manque cruellement aujourd’hui, c’est de comprendre que ce modèle, une fois plaqué sur la vie de l’économie, lui est totalement étranger. Mais la plupart des gens qui aujourd’hui parlent de réformes, voire de révolutions de la vie de l’économie, sont au fond de purs politiciens qui partent d’une superstition : ils croient que ce qu’ils ont appris dans le champ politique s’appliquera aussi à l’administration de la vie de l’économie. Mais on ne pourra guérir notre cycle économique que lorsqu’on considérera et organisera cette vie de l’économie à partir de ses propres conditions.



Qu’exigent donc ces réformateurs économiques qui pensent comme des politiques ? Ils n’exigent rien de moins que la prise hiérarchique des décisions par le centre économique, administratif. Celui-ci déterminerait, premièrement, ce qui doit être produit et comment ce doit être produit ; deuxièmement, la manière dont les choses sont produites ; troisièmement, les hommes qui doivent participer au processus de production, leur choix et l’attribution des postes ; quatrièmement, la répartition des matériaux bruts entre les différentes entreprises. L’ensemble de la production serait ainsi placé sous une administration politique hiérarchisée. C’est vers cela que tendent à l’heure actuelle la plupart des idées réformatrices économiques. Mais on ne se rend pas compte qu’avec une telle réforme, on resterait sur la même base qu’aujourd’hui et que l’on ne supprimerait pas ses dégâts, mais qu’au contraire on les amplifierait démesurément. On voit ce qui ne va pas avec l’étatisation, avec la collectivisation, avec les coopératives de consommation, avec les coopératives de production de travailleurs ; mais on ne voit pas que l’on ne ferait que transférer sur la gestion collective des moyens de production ce que l’on reproche si lourdement au système capitaliste privé.


Il faut surtout comprendre aujourd’hui que c’est par une telle mesure, par de telles institutions, où qu’elles soient, que devrait pénétrer ce qui aujourd’hui déjà apparaît très clairement dans l’est de l’Europe. En Europe de l’Est, certains individus ont réussi à appliquer ces idées de réformes économiques, à les transposer dans la réalité. Les hommes qui veulent apprendre des faits pourraient comprendre, d’après le destin au-devant duquel va l’Europe de l’Est, comment ces mesures aboutissent d’elles-mêmes à quelque chose d’absurde. Et si les hommes ne s’accrochaient pas à leurs dogmes, mais voulaient réellement apprendre des faits, on ne dirait pas aujourd’hui que la socialisation économique a échoué en Hongrie pour telle ou telle raison mineure, mais on étudierait pourquoi elle ne pouvait pas faire autrement qu’échouer, et on comprendrait que toute socialisation de ce genre ne peut que détruire, qu’elle ne peut rien créer de fécond pour l’avenir.



Mais aujourd’hui, de nombreux cercles ont encore des difficultés à apprendre des faits de cette manière. Cela transparaît particulièrement dans des choses que les penseurs socialistes mentionnent souvent entre parenthèses. Ils disent : oui, c’est vrai, la technique moderne a transformé toute la vie de l’économie moderne. Mais s’ils voulaient bien poursuivre ce raisonnement, ils devraient voir le rapport entre la technique moderne et la compétence et la capacité professionnelles. Ils seraient obligés de voir que cette technique moderne intervient partout dans l’activité économique. Mais ils ne veulent pas le voir. Et donc, ils disent entre parenthèses qu’ils ne veulent pas travailler sur l’aspect technique des processus de production, parce qu’il se suffit à lui-même. Ils veulent seulement travailler sur l’art et la manière dont les hommes qui participent aux processus de production s’y tiennent socialement, sur la forme que prend la vie sociale pour les hommes impliqués dans le processus.


C’est pourtant évident – il suffit de vouloir le voir, de comprendre comment la technique elle-même intervient dans la vie économique immédiate. Je ne donnerai qu’un exemple, un exemple classique. Avec la technique moderne, on en est arrivé – pour résumer – à ce que de nombreuses machines fabriquent des produits qui servent à la consommation. Or ces machines dépendent uniquement du fait que 400 à 500 millions de tonnes de charbon ont été extraites pour l’activité économique dans la période qui a précédé l’éclatement de cette catastrophe guerrière. Si l’on convertit ce qui est produit par la machine, qui repose sur des pensées humaines, qui ne peut être utilisée que par des pensées humaines, en énergies économiques, en forces économiques, on aboutit à la conclusion suivante : en prenant pour base des journées de travail de huit heures, on se rend compte que les machines, c’est-à-dire les pensées humaines incorporées dans les machines, l’esprit de découverte, ont produit autant d’énergie de travail, autant de force de travail, que 700 à 800 millions d’hommes.



Si vous songez que la Terre est peuplée d’environ 1500 millions d’hommes qui emploient leurs forces de travail, elle en a gagné, grâce à l’esprit de découverte des hommes durant l’évolution de culture moderne, grâce à l’évolution technique, 700 à 800 millions, ce qui représente le travail de 2000 millions d’hommes ; autrement dit, ces 700 à 800 millions d’hommes ne travaillent pas, les machines travaillent pour eux. Mais qu’est-ce qui travaille dans les machines ? C’est l’esprit humain.


Il est extrêmement important que l’on comprenne parfaitement de tels faits, que l’on peut facilement multiplier. Car de tels faits permettront de comprendre que l’on ne peut pas laisser ainsi la technique entre parenthèses, mais que la technique en tant que telle collabore toujours activement dans le processus économique, qu’elle est au cœur du processus. La vie de l’économie moderne n’est absolument pas pensable sans la base de la technique moderne, sans la compétence et la capacité professionnelles.
On ne part pas de la réalité, mais d’idées préconçues, issues des passions humaines, quand on ne voit pas de telles choses. L’idée de la triarticulation de l’organisme social est honnête avec la question sociale. Mais elle ne peut pas partir de la même base que ceux qui invoquent des slogans, des programmes de partis. Elle doit parler à partir du factuel. Du fait qu’elle se fonde sur la réalité, elle doit reconnaître que l’activité économique, en particulier dans notre vie compliquée, dépend entièrement de l’initiative de l’individu. Si l’on remplace celle-ci par la collectivité abstraite, cela signifie l’extinction, la mort de la vie de l’économie. L’Europe de l’Est le prouvera si elle reste encore longtemps sous la même domination qu’aujourd’hui. Retirer à l’individu l’initiative qui doit partir de son esprit et voler dans le mouvement des moyens de production, pour le bien de la communauté humaine, signifie l’extinction, la mort de la vie de l’économie.





Mais qu’est-ce qui a engendré les dégâts que nous voyons aujourd’hui ? De par l’évolution moderne de l’humanité, le processus de production moderne, par ses perfections techniques, promeut l’initiative de l’individu, et donc aussi la possibilité que celui-ci dispose de capital et puisse mettre en œuvre le processus économique de sa propre initiative. Quant aux dégâts qui ont accompagné cette évolution, ils ont une toute autre origine. Pour connaître cette origine, il faut se fonder non pas sur le principe de coopération, même quand on pense à des grandes coopératives, mais sur le principe d’association.



Que signifie se fonder sur le principe associatif plutôt que sur le principe coopératif ? Cela signifie ce qui suit : si l’on part du principe coopératif, on prétend que les hommes n’ont qu’à se mettre ensemble, à prendre des décisions à partir de leur collectif, pour pouvoir administrer les processus de production. On décide donc d’abord l’association des hommes, le regroupement des hommes, et ensuite on veut produire à partir de ce regroupement, de cette collectivité d’hommes. L’idée de l’organisme triarticulé part de la réalité et dit : il faut d’abord qu’il y ait des hommes, les hommes qui peuvent produire, qui ont la compétence et la capacité professionnelles. C’est d’eux que doit dépendre le processus de production. Et ces hommes compétents et capables doivent se rassembler et s’occuper de la vie de l’économie sur la base de cette production qui part de l’initiative de l’individu. – C’est le véritable principe de l’association. On commence par produire et on amène ensuite le produit à la consommation sur la base du regroupement des personnes qui produisent.




Que l’on ne voie pas aujourd’hui la différence, la différence radicale entre ces deux principes, c’est en quelque sorte le malheur de notre temps. Car c’est la cause de tout. On n’a pas l’instinct de voir que toute communauté abstraite doit enfouir le processus de production quand elle veut le gérer. La communauté qui va devenir une association peut accueillir ce qui est produit uniquement à partir de l’initiative de l’individu et le répartir socialement entre les consommateurs.
On ne voit pas aujourd’hui le point important qui est à la base de ces choses pour une raison que j’ai déjà indiquée hier : les métaux précieux sont arrivés d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud à peu près à l’époque où, dans l’histoire moderne de l’humanité, se produisaient la Renaissance, la Réforme ; ces métaux ont provoqué le passage de ce qui jusque-là était encore quasiment le seul élément déterminant, l’économie naturelle, à l’économie de l’argent. Ce fut là une révolution économique majeure en Europe, qui a donné naissance à des conditions sous l’influence desquelles nous sommes encore et qui ont en même temps constitué des sortes de voiles ne permettant pas d’apercevoir les vraies réalités.


Examinons de plus près ces conditions. Partons de l’ancienne économie naturelle, bien qu’elle ne soit plus présente dans toute sa plénitude aujourd’hui. Dans le processus économique de l’ancienne économie naturelle, on n’a affaire qu’à ce que l’individu produit et à ce qu’il peut échanger avec ce que l’autre produit. On pourrait dire : une certaine qualité doit régner au sein de cette économie naturelle, où l’on ne peut qu’échanger un produit contre un autre. Car si l’on veut un produit dont on a besoin, on doit en avoir un que l’on puisse échanger, un produit tel que l’autre l’accepte comme étant de même valeur. Autrement dit, les hommes sont obligés, quand ils veulent avoir quelque chose, de produire aussi quelque chose. Ils sont obligés d’échanger quelque chose qui a une valeur réelle, une valeur réelle évidente.


À la place de cet échange de biens, ayant une valeur réelle pour la vie humaine, est arrivée l’économie de l’argent. Et l’argent est devenu une chose avec laquelle on a une activité économique, avec lequel on a la même activité économique que celle que l’on a dans l’économie naturelle avec les objets réels. Mais en devenant un véritable objet économique, l’argent fait réellement miroiter quelque chose d’imaginaire chez l’homme et, ce faisant, il le tyrannise.

Prenons un cas extrême : l’économie du crédit, à laquelle j’ai fait allusion hier à la fin de mon exposé, s’écoule dans l’économie de l’argent, ce qu’elle a fait diversement dans les derniers temps. Il en ressort par exemple ce qui suit : on veut, en tant qu’État ou en tant que particulier, installer quelque chose comme le télégraphe. On peut demander un crédit, un crédit d’un montant très important. On arrivera à faire cette installation télégraphique. Certaines conditions nécessiteront une certaine masse monétaire. Mais cette masse monétaire devra rapporter des intérêts. Il faut pouvoir assumer ces intérêts. Et dans de nombreux cas, que se passe-t-il au sein de de notre structure sociale – le plus souvent dans l’étatisation, quand c’est l’État qui gère ? Ce qu’on a fabriqué dans le temps et pour quoi on a utilisé l’argent en question est depuis longtemps consommé, n’est plus là, et les gens doivent continuer à payer ce qui jadis a été demandé comme crédit ! Cela signifie : ce qui est dû en tant que crédit a déjà disparu, mais l’activité économique continue à tourner autour de l’argent.



Ces choses ont aussi une importance pour l’économie mondiale. Napoléon III, qui était complètement emballé par les idées modernes, a eu l’idée d’embellir Paris et a fait beaucoup construire. Les ministres, qui étaient ses outils dociles, ont construit. On peut utiliser les revenus de l’État – ils sont arrivés après – pour simplement payer les intérêts. Paris est maintenant bien plus beau, mais les gens paient aujourd’hui encore les dettes contractées jadis ! Autrement dit : une fois que les choses ne constituent plus depuis longtemps la base réelle, l’activité économique continue à tourner autour de l’argent, qui est devenu lui-même un objet économique.

Mais ce phénomène a aussi un côté positif. Dans l’ancienne économie naturelle, il était nécessaire, quand on avait une activité économique, de produire des biens. Ceux-ci étaient évidemment soumis au dépérissement, ils pouvaient disparaître, et on était alors obligé de continuer à travailler, de toujours fabriquer de nouveaux biens si on en avait le besoin. Avec l’argent, ce n’est pas nécessaire. On le donne, on le prête à quelqu’un, on le sécurise. Cela signifie qu’avec l’argent, on a une activité économique entièrement libre de ceux qui fabriquent les biens. L’argent, en quelque sorte, émancipe les hommes des processus économiques immédiats, justement parce qu’il devient lui-même un processus économique. C’est extraordinairement important. Car dans l’ancienne économie naturelle, l’individu était dépendant de l’individu, l’homme était dépendant de l’homme. Les hommes étaient obligés de collaborer, de se supporter. Ils devaient se mettre d’accord sur certaines installations, sinon la vie de l’économie s’arrêtait là. Avec l’économie de l’argent, naturellement, celui qui devient le capitaliste est aussi dépendant de ceux qui travaillent, mais il est tout à fait étranger par rapport à eux. Quelle proximité il y avait, dans l’ancienne économie naturelle, où l’on avait affaire à des biens réels, entre le consommateur et le producteur ! Quel éloignement entre celui dont l’activité économique passe par l’argent et celui qui travaille pour que cet argent puisse produire des intérêts ! Des fossés se sont creusés entre les hommes. Dans l’économie de l’argent, il n’y a plus de proximité entre les hommes. Il faut absolument tenir compte de ces choses si l’on veut comprendre comment il faut à nouveau rapprocher les masses humaines laborieuses, qu’il s’agisse de travailleurs de l’esprit ou de travailleurs physiques, ceux qui vraiment produisent, de ceux qui, par des placements, rendent possible l’activité économique. Mais cela ne peut passer que par le principe d’association, que par un nouveau regroupement des hommes en tant qu’hommes. Le principe d’association est une exigence de la vie sociale, mais une exigence comme celle que j’ai caractérisée, pas une comme celles qui servent souvent de base aux programmes socialistes.


Et qu’est-ce qui, dans les temps modernes, s’est aussi imposé de plus en plus par le biais de l’économie de l’argent ? Par là, ce qu’on nomme travail humain est aussi devenu dépendant de l’argent. Les socialistes se disputent avec d’autres à propos de la place du travail humain dans la structure sociale. Et on peut fournir de très bons arguments pour et contre ce qui est formulé des deux côtés. On le comprend parfaitement, en particulier quand on a appris, non à penser et à ressentir sur le prolétariat, mais à penser et à ressentir avec le prolétariat ; on le comprend tout à fait quand le prolétariat dit que sa force de travail ne doit plus être une marchandise, quand il dit qu’on ne doit plus tolérer que, d’un côté, on paie des biens sur le marché des marchandises, et que, de l’autre, on paie le travail humain sur le marché du travail sous forme de salaire. Il est bon de comprendre cela. Et il est bon de comprendre pourquoi Karl Marx a trouvé beaucoup de partisans quand il a calculé que celui qui travaille produit une plus-value, qu’il ne reçoit pas le plein bénéfice de sa force de travail, mais qu’il produit une plus-value qui est donnée à l’entrepreneur ; on comprend pourquoi le travailleur, sous l’influence d’une telle théorie, se bat pour cette plus-value. Mais, de l’autre côté, il est tout aussi facile de prouver que le salaire du travail est payé à partir du capital, que la vie de l’économie moderne est entièrement réglée par l’économie du capital, que certains produits rapportent de manière capitaliste, et que l’on paie le salaire du travail, que l’on achète le travail, en fonction de ce qu’ils rapportent ; autrement dit, le salaire du travail est produit par le capital. On peut affirmer tout aussi bien l’une ou l’autre chose. On peut prouver que le capital est le parasite du travail, on peut prouver que le capital est le créateur du salaire du travail, bref, on peut défendre les opinions des partis tout aussi valablement d’un côté comme de l’autre.



Il faut bien voir tout cela. On comprendrait alors pourquoi, à l’heure actuelle, on préfère obtenir quelque chose seulement par les luttes et non pas en avançant objectivement et en clarifiant la situation. Le travail est quelque chose de totalement différent des marchandises, au point qu’on ne peut absolument pas payer avec de l’argent de la même manière pour la marchandise et pour le travail sans provoquer des dégâts économiques. Mais les hommes ne comprennent pas ces rapports. Aujourd’hui, ils n’ont pas encore une vue d’ensemble de la structure économique dans ce domaine.


Il y a aujourd’hui de nombreux économistes qui se disent : quand la masse monétaire – l’argent qui circule, c’est-à-dire l’argent métal ou l’argent papier – est multipliée de manière d’une manière quelconque, l’argent devient bon marché et les biens les plus nécessaires, en particulier, deviennent plus chers. On le voit, et on se rend compte de l’absurdité que représente la simple augmentation de la masse monétaire. Car cette simple augmentation de la masse monétaire – c’est une évidence – ne fait rien d’autre qu’augmenter aussi le prix des denrées alimentaires. On le sait, c’est une spirale sans fin. Mais il y a autre chose qu’on ne comprend pas : dès que l’on paie le travail de la même façon que l’on paie la marchandise, que l’on paie les produits, le travail aspire évidemment, par les luttes, à être de mieux en mieux payé, à être compensé par des salaires toujours plus élevés. Mais l’argent que le travail ramène comme rémunération a la même fonction pour la formation des prix que la simple multiplication de la masse monétaire circulante. C’est cela que l’on devrait comprendre.

Vous pouvez, comme de nombreux ministres des finances l’on fait, plutôt que d’augmenter la production, plutôt que de veiller à ce que la production devienne plus féconde, vous contenter d’apporter des billets, de multiplier la masse monétaire circulante. Il y a alors plus d’argent en circulation, mais tous les produits, en particulier les denrées alimentaires nécessaires, sont aussi plus chers. Cela, les hommes le savent déjà. Ils en déduisent qu’il est absurde de se contenter de multiplier abstraitement la masse monétaire circulante. Mais on ne comprend pas que tout l’argent que l’on dépense uniquement dans le but de payer du travail a un effet direct sur le renchérissement des biens. Car des prix sains ne peuvent se former qu’au sein d’une vie de l’économie autonome. Des prix sains ne peuvent se former que quand ils se développent à partir de la valorisation du travail humain. C’est pourquoi l’idée de la triarticulation de l’organisme social – que j’expliquerai plus en détail demain – cherche à faire sortir complètement le travail du processus économique.

Le travail en tant que tel n’appartient pas du tout au processus économique. Pensez à ce qui suit. Cela semble curieux, paradoxal, quand on le dit, mais l’on prend aujourd’hui beaucoup de choses pour paradoxales alors qu’il faudrait absolument les comprendre. Les hommes se sont beaucoup éloignés de la pensée droite et, de ce fait, ils trouvent tout à fait absurdes beaucoup de choses qu’il faut dire quand on se fonde sur la réalité. Supposez qu’aujourd’hui quelqu’un fasse du sport, un genre de sport, du matin au soir. Il utilise exactement tout autant sa force de travail que quelqu’un qui fend du bois ; il utilise tout autant sa force de travail. Seulement, ce qui importe, c’est qu’on utilise sa force de travail pour la communauté humaine. Celui qui fait du sport ne fait rien pour la communauté humaine, tout au plus, il se fortifie ; mais, de manière générale, il ne l’utilise pas. De manière générale, que quelqu’un fasse du sport n’a pas d’importance pour la communauté, même si cela le fatigue autant que de fendre du bois. Fendre du bois, cela a de l’importance.



Autrement dit, utiliser sa force de travail n’est pas quelque chose qui entre en ligne de compte dans la vie sociale ; ce qui entre en ligne de compte, c’est ce qui est généré par l’utilisation de la force de travail. Ce qu’il faut prendre en considération, c’est ce qui est généré par la force de travail. C’est cela qui a de la valeur pour la communauté. C’est pourquoi, seul peut entrer en ligne de compte dans la vie de l’économie le produit qui généré par la force de travail. Et l’administration économique ne peut s’occuper que de cela : régler la valeur réciproque des produits. Le travail doit rester totalement en-dehors du cycle de production.
Il doit se fonder sur le droit, sur la base dont nous discuterons demain, où chaque homme majeur doit juger chaque homme majeur en tant qu’égal. Le type, le temps et le caractère du travail sont déterminés par les rapports de droit des hommes entre eux. Il faut sortir le travail du processus économique. Ce dernier n’aura alors plus qu’à se charger de ce qu’on peut nommer la régulation de la valorisation réciproque des marchandises, c’est-à-dire qu’il n’aura plus qu’à décider combien on doit obtenir du travail d’un autre pour son propre travail. Il faudra donc qu’apparaissent des hommes qui se détacheront des associations, qui décideront entre producteurs et autres producteurs, entre producteurs et consommateurs, etc. Et cela, on devra le faire par la formation de prix.



Le travail ne sera absolument pas un domaine à régler à l’intérieur de la vie de l’économie, il sera expulsé de l’économie. S’il reste à l’intérieur de la vie de l’économie, il faut le payer à partir du capital. C’est pour cette raison que, dans la vie de l’économie moderne, on peut appeler cela la recherche du profit, du gain. Car ainsi, celui qui veut fournir des produits économiques est complètement prisonnier d’un processus qui trouve son achèvement dans le marché.


Quelqu’un de véritablement sensé introduira ici une idée, un concept, dont la forme est aujourd’hui très, très erronée. On dit : le producteur capitaliste apporte ses produits sur le marché, il veut profiter. Et après un long moment, des penseurs socialistes ont dit, plus ou moins à juste titre : l’éthique n’a rien à voir avec le fait de produire, seule la pensée économique a à voir avec lui – aujourd’hui, on cherche trop, à partir de points de vue éthiques, moraux, à mélanger le profit, le gain, avec l’éthique. Il ne convient pas ici de parler, d’un côté, uniquement de moral, d’un autre côté uniquement d’économique ; il faut parler du point de vue de la société dans son ensemble. Mais ce que montre le gain, le profit, qu’est-ce donc ?  C’est quelque chose dont, dans un contexte économique réel, on ne peut que comparer à la colonne de mercure qui monte quand il fait plus chaud dans une pièce. Quand quelqu’un dit : cette colonne de mercure me montre qu’il fait plus chaud, il sait que ce n’est pas elle qui a chauffé la pièce, qu’elle ne fait qu’indiquer que d’autres facteurs ont fait monter la température dans la pièce. Le gain sur le marché, tel qu’il résulte de nos conditions actuelles de production, n’est rien d’autre non plus qu’indiquer que l’on peut produire des produits qui rapportent un gain. Parce que j’aimerais savoir, aujourd’hui, dans le monde entier, où l’on pourrait trouver un indice montrant qu’il faut produire un produit s’il ne s’avérait pas que, quand on le produit et le met sur le marché, ce produit rapporte !






C’est le seul indicateur montrant que nous pouvons organiser la structure économique de sorte que ce produit apparaisse. Le seul moyen de se rendre compte qu’il ne faut pas fabriquer un produit est de voir que, si on le met sur le marché, il ne se vend pas ! Les gens ne le demandent pas. On ne gagne rien. – C’est ça la réalité, et non pas toutes les fables et les radotages que l’on a entendu à propos d’offre et de demande dans de nombreuses économies. Dans ce domaine, le phénomène originel, la manifestation originelle, c’est qu’aujourd’hui, seul le fait de rapporter permet à l’homme de se dire : tu peux produire ce produit, car il aura une certaine valeur au sein de la communauté humaine.





Le marché, qui a aujourd’hui cette signification, se transformera quand il y aura un véritable principe d’association au sein de notre vie sociale. Ce ne seront alors plus la demande impersonnelle, dissociée de l’homme, ni l’offre sur le marché, qui décideront si un produit doit être produit ou non ; il émergera de ces associations, par la volonté sociale des hommes qui y travaillent, des personnalités qui s’occuperont d’étudier la relation entre la valeur d’un bien produit et son prix.




Aujourd’hui, la valeur d’un bien produit n’entre pas du tout en ligne de compte dans une situation donnée ; à vrai dire, elle constitue le moteur de la demande. Mais, dans notre vie sociale actuelle, cette demande est très problématique, parce qu’elle se confronte toujours à la question de savoir si les moyens correspondants, les possessions correspondantes, sont eux aussi présents. On peut bien avoir des besoins, mais si on ne dispose pas des moyens nécessaires pour les satisfaire, on ne peut pas du tout les demander. Or il s’agit de créer un élément de liaison entre les besoins humains, qui donnent leur valeur aux biens, aux produits, et les prix. Car la valeur humaine dépend du besoin qu’on a de ce bien. Il faudra que des institutions se dégagent de l’ordre social pour, à partir de cette valeur qui est imprimée aux produits par les besoins humains, former le pont avec le prix qu’ils doivent avoir.




Aujourd’hui, le prix est déterminé par le marché, selon que des gens ayant l’argent nécessaire peuvent acheter ces biens. Un véritable ordre social doit donc être orienté de manière que les hommes qui, en raison de leurs besoins justifiés, doivent avoir des biens, puissent aussi les recevoir, autrement dit, que le prix soit vraiment assorti à la valeur des biens, qu’il lui corresponde. Le marché chaotique actuel doit faire place à une institution qui ne tyrannise pas les besoins des hommes, la consommation des hommes, comme le font les coopératives productives de travailleurs ou les grandes coopératives socialistes, mais qui sonde la consommation des hommes puis détermine comment répondre à cette consommation.



Il est nécessaire à cet effet que, sous l’influence du principe associatif, on amène réellement la possibilité de produire des marchandises de façon qu’elles correspondent aux besoins observés, autrement dit, qu’il y ait des institutions avec des personnes qui étudient les besoins. La statistique n’est qu’un instantané ; elle n’est jamais déterminante pour l’avenir. Il faut d’abord étudier les besoins existants à chaque moment, puis mettre en place les institutions nécessaires pour produire. Le fait qu’un article ait tendance à devenir trop cher indique que trop peu d’hommes travaillent pour cet article. Il convient alors de mener des négociations pour que des travailleurs soit reconvertis et passent d’une autre branche de production à celle-ci, de manière à produire davantage de cet article. À l’inverse, si un article tend à devenir trop bon marché, si son producteur gagne trop peu, les négociations doivent viser une diminution du nombre d’hommes travaillant à cet article. Cela signifie que la satisfaction des besoins devra dépendre à l’avenir de l’art et de la manière de placer les hommes à leur poste. Le prix des produits est conditionné par le nombre d’hommes qui y travaillent. Mais avec de telles institutions, la valeur sera comparable, comparable pour l’essentiel, à la valeur que le besoin humain a attribuée au bien produit.
Nous voyons que la raison de l’homme agira à la place du marché aléatoire, que le prix exprimera ce que les hommes auront négocié, et quels contrats les hommes auront contractés par le biais des institutions existantes. Nous voyons ainsi que la raison, en remplaçant le hasard qui règne aujourd’hui sur le marché, transformera celui-ci.



Nous voyons que, dès que nous détachons la vie de l’économie des deux autres domaines, dont nous parlerons ces prochains jours, nous parlerons aussi de la relation avec la vie de l’économie, ce qui clarifiera de nombreux points qui ne peuvent pas être clairs aujourd’hui, mais qui le deviendront dès que nous détacherons la vie de l’économie des deux autres, du domaine du droit ou de l’État et du domaine de la vie de l’esprit ; la vie de l’économie reposera ainsi sur une base saine, raisonnable. Car on n’y verra plus que l’art et la manière d’agir économiquement. De cette façon on n’a plus besoin d’intervenir sur le prix des marchandises de sorte que ce prix prenne aussi en compte combien de temps on devrait travailler, combien on devrait travailler ou quel salaire il faudrait verser, etc., mais on n’a plus affaire, dans la vie de l’économie, qu’avec la valeur comparative des marchandises. La vie de l’économie se fonde alors, elle aussi, sur un principe sain.


Ce principe sain doit être préservé pour toute la vie de l’économie. C’est pourquoi, dans cette vie de l’économie, on peut ramener à une base naturelle de bonne qualité ce qui aujourd’hui ne peut être que pure apparence, parce que l’économie est uniquement une économie de l’argent, où l’argent est lui-même un objet de l’économie. À l’avenir, on ne pourra plus avoir affaire avec l’activité économique par l’argent et pour l’argent, car les institutions auront affaire avec les valeurs réciproques des biens. Autrement dit, on reviendra à la bonne qualité des biens, et donc à la capacité de travail, à la compétence de l’homme. Et on ne pourra plus faire dépendre les rapports de crédit de la présence ou de l’absence d’argent, de la présence ou de l’absence de risque ; les rapports de crédit dépendront de la présence d’hommes compétents pour mettre réellement en œuvre, pour produire, l’une ou l’autre chose. C’est la compétence humaine qui aura le crédit.



Du fait que la compétence humaine indiquera la mesure dans laquelle on accordera ce crédit, on ne pourra pas en accorder au-delà de cette compétence. Si vous vous contentez de donner de l’argent et confiez l’activité économique à l’argent, ce qui est ainsi créé peut être depuis longtemps consommé – et l’activité économique continue à tourner autour de l’argent. Si vous donnez de l’argent uniquement pour la compétence humaine, l’activité économique que l’on peut faire avec cet argent s’arrête évidemment avec cette compétence. Nous parlerons de cela ces prochains jours.

Ce n’est que quand la vie de l’économie sera séparée des deux autres domaines, le domaine de droit autonome et le domaine de l’esprit autonome, qu’elle pourra reposer sainement sur ses bases propres. Mais alors, au sein de la vie de l’économie, tout devra aussi résulter des conditions économiques.


Les biens matériels sont produits à partir des conditions économiques. Il suffit de penser à une chose que l’on trouve dans la vie sociale, comme, dirais-je, un déchet de la vie de l’économie, et l’on verra qu’une pensée réellement économique doit se débarrasser de nombreuses choses considérées aujourd’hui comme une évidence dans l’ordre social, pour lesquelles on se bat comme si c’était un progrès.

Tous ceux qui croient comprendre quelque chose de la vraie vie considèrent aujourd’hui encore comme un grand progrès le passage de tous les impôts indirects possibles et des autres recettes de l’État à ce qu’on appelle l’impôt sur le revenu, en particulier à l’impôt progressif sur le revenu. Tous pensent aujourd’hui que le plus juste est évidemment d’imposer le revenu. Et pourtant, aussi paradoxal que cela paraisse à l’homme actuel, cette pensée – que l’on puisse aboutir à une imposition juste par l’imposition du revenu – provient seulement de la confusion qu’a apportée l’économie de l’argent.


On reçoit de l’argent, on s’en sert pour des activités économiques ; par l’argent on se libère de la qualité du processus de production lui-même. D’une certaine façon, on abstrait l’argent dans le processus économique comme les pensées dans le processus de la pensée. Mais on ne peut faire sortir des pensées abstraites, comme par enchantement, des représentations et des sentiments véritables, pas plus que l’on ne peut faire sortir de l’argent, comme par enchantement, quelque chose de réel, si l’on ne voit pas que l’argent n’est qu’un symbole pour les biens qui sont produits, que l’argent est une sorte de comptabilité, une comptabilité volante, de façon que chaque symbole monétaire corresponde à un bien quelconque.
Nous reparlerons plus précisément de ces questions dans les prochains jours. Mais aujourd’hui, il faut dire qu’une époque qui voit seulement que l’argent devient un objet économique autonome voit surtout dans les rentrées d’argent ce que l’on doit imposer. Or, ce faisant, en réclamant un impôt, on devient coresponsable de l’économie financière abstraite ! On impose ce qui en fait n’est pas un véritable bien, mais seulement le symbole d’un bien. On travaille avec quelque chose d’économiquement abstrait. L’argent ne devient réel que lorsqu’il est dépensé. Là, il l’emporte sur le processus économique, que je le dépense pour mon plaisir ou pour mes besoins physiques et spirituels, ou que je le place dans une banque de sorte qu’il soit utilisé dans le processus économique. Si je le place dans une banque, il s’agit d’une sorte de dépense que je fais – c’est, bien sûr, quelque chose à retenir. Mais l’argent ne devient réel dans les processus économiques qu’au moment où il se détache de ma possession et passe dans le processus économique. L’homme n’a besoin de penser qu’à une chose : il ne lui sert à rien de gagner beaucoup. S’il cache la grosse somme d’argent qu’il a gagnée dans son bas de laine, elle est effectivement en sa possession ; mais elle ne lui sert à rien du tout dans le processus économique. La seule chose utile pour l’homme est la possibilité de pouvoir beaucoup dépenser.
Pour la vie publique, la véritable vie productive, ce qui montre qu’on a beaucoup gagné est justement le fait de pouvoir beaucoup dépenser. Si, dans le système fiscal, on ne veut pas créer quelque chose qui parasite le processus économique, mais que l’on veut créer quelque chose qui soit véritablement un don du processus économique à la collectivité, il faut imposer le capital à l’instant où il est transféré dans le processus économique. Curieusement, il faut donc transformer l’impôt sur les recettes en un impôt sur les dépenses – que je vous prie de ne pas confondre avec des impôts indirects. À l’heure actuelle, ces derniers répondent souvent aux souhaits de certains gouvernants pour le seul motif que les impôts directs, les impôts sur les recettes, ne rapportent habituellement pas assez. Quand ici je parle d’impôts sur les dépenses, la question n’est pas de savoir s’il s’agit d’impôts indirects ou d’impôts directs ; l’important, c’est que l’on impose la somme que j’ai gagnée au moment où elle passe dans le processus économique, où elle devient productive.


L’exemple de l’impôt nous montre immédiatement combien il est nécessaire de transformer sa façon d’apprendre et de penser. La croyance selon laquelle un impôt sur le revenu est préférable constitue un phénomène d’accompagnement du système d’argent qui est apparu dans la civilisation moderne depuis la Renaissance et la Réforme. Si l’on fait reposer la vie de l’économie sur sa propre base, la seule chose importante est que l’activité économique réelle, ce qui est au cœur du processus de production, procure les moyens nécessaires pour travailler ce qui est nécessaire à la communauté. Il s’agira alors d’un impôt sur les dépenses et jamais d’un impôt sur le revenu.
Voyez-vous, comme je le disais hier, on doit apprendre autrement et penser autrement. Jusqu’à présent, dans ces deux conférences, je n’ai pu que vous esquisser certains points, que je développerai dans les quatre suivantes. Celui qui parle de telles choses sait très bien que cela va susciter la réprobation aussi bien à gauche qu’à droite, que pratiquement personne ne lui donnera raison, car toutes ces affaires ont plongé dans la sphère des opinions de parti. Mais on ne pourra pas espérer une guérison tant que ces affaires remonteront à la surface, dans le domaine où les passions des partis se déchaînent, pour envahir le domaine de la pensée factuelle, réellement tirée de la vie.


On aimerait tellement que les hommes, lorsqu’ils luttent contre la triarticulation de l’organisme social, ne jugent pas d’après les modèles des partis, les principes des partis, mais qu’ils s’aident, pour leurs jugements, de l’instinct de réalité. Les opinions et les principes des partis ont diversement détourné les hommes de cet instinct de réalité. C’est pourquoi on refait sans cesse la même expérience : ceux qui aujourd’hui sont plus ou moins dépendants de la consommation de base comprennent facilement, à partir de leurs instincts, ce que veut réellement une idée de réalité comme celle de la triarticulation de l’organisme social. Mais là-dessus arrivent les dirigeants, en particulier ceux des masses socialistes. Et là, aujourd’hui, on ne peut pas se voiler la face : les dirigeants des masses socialistes ne sont absolument pas enclins à aborder la réalité.



On peut aujourd’hui malheureusement déplorer une chose qui relève aussi, en particulier dans le domaine économique, des urgences de la question sociale : en travaillant pour la triarticulation, nous avons vu comment on parle aux masses et nous nous sommes aperçus que les masses, à partir de leur instinct de réalité, ont bien compris ce qu’on leur disait. Alors, les dirigeants sont venus expliquer : c’est utopique ! En vérité, le problème était simplement que cela ne concordait pas avec les idées qui ont l’habitude, depuis des décennies, de tourner en rond dans leurs têtes ; ils disent donc à leurs fidèles partisans que ce serait utopique, que ce n’est pas la réalité. Malheureusement, à l’heure actuelle, il s’est formé dans ce domaine une puissante croyance aveugle, des groupes de partisans aveugles, un terrible sentiment d’autorité. Il faut dire : le sentiment d’autorité qui est apparu, par exemple, vis-à-vis des évêques et des archevêques de l’Église catholique, n’est rien par rapport au puissant sentiment d’autorité qu’ont les masses de travailleurs modernes vis-à-vis de leurs dirigeants. C’est pourquoi ces dirigeants arrivent assez facilement à faire passer ce qu’ils veulent faire passer.


Mais l’important est de parler de ce qui est honnête dans ce domaine, et non pas de ce qui va dans le sens des modèles des partis. Si je réussis à montrer dans ces conférences que ce que à quoi aspire la triarticulation vise vraiment, honnêtement, le bien de toute l’humanité, sans différences de classe, de catégorie sociale, etc., j’aurai atteint pour l’essentiel ce à quoi, dans de telles conférences, on ne peut qu’aspirer.


Réponses aux questions après la deuxième conférence

Aus den Anschauungen, die erwachsen sind gegenüber den Tatsachen der sozialen Entwickelung der neueren Zeit, wie ich sie gestern versuchte auseinanderzusetzen, ist entstanden, was Sie verzeichnet finden in meinem Buche «Die Kernpunkte der sozialen Frage», ist entstanden die Idee von der Dreigliederung der sozialen Organisation. Diese Idee von der Dreigliederung des sozialen Organismus will eine durchaus praktische Lebensidee sein und nicht irgend etwas Utopistisches in sich. enthalten. Daher war die Voraussetzung für die Abfassung meines Buches die, daβ es hingenommen werde mit einem gewissen Instinkt für die wirklichen Tatsachen, daβ es nicht beurteilt werde aus vorgefaβten Theorien, vorgefaβten Parteimeinungen heraus. Allerdings, wenn das richtig ist — und es ist zweifellos richtig, was ich gestern anführte —, daβ allmählich die sozialen Tatsachen in den Lebensverhältnissen der Menschen so kompliziert geworden sind, daβ sie sich außerordentlich schwer nur übersehen lassen, wird eine besondere Methode notwendig sein bei der Besprechung dessen, was heute zum Wollen führen soll.

Es ist ja gegenüber dieser Kompliziertheit der Tatsachen nur zu selbstverständlich, daβ der Mensch zunächst für dasjenige ein gewisses Verständnis hat, namentlich an wirtschaftlichen Erscheinungen, was in seinen Lebenskreisen liegt. Allein alles, was in ihnen liegt, ist abhängig von der ganzen übrigen Wirtschaft, und heute nicht nur von der Wirtschaft eines Landes, sondern von der ganzen Weltwirtschaft. Da wird der einzelne gar oft in die selbstverständliche und begreifliche Lage kommen, die Notwendigkeiten für die Weltwirtschaft nach den Erfahrungen seines allernächsten Lebenskreises beurteilen zu wollen. Er wird natürlich dabei fehlgehen. Wer bekannt ist mit den Anforderungen eines wirklichkeitsgemässen Denkens, der weiβ auch, welche Bedeutung es hat, mit einem gewissen Wirklichkeitsinstinkt an die Erscheinungen der Welt heranzugehen, um dadurch zu gewissen grundlegenden Erkenntnissen zu kommen, die dann im Leben eine ähnliche Rolle spielen können wie in gewissen Schulerkenntnissen grundlegende Wahrheiten.

Sehen Sie, wenn man darauf ausgehen wollte, das ganze Wirtschaftsleben mit allen seinen Einzelheiten zu erkennen und daraus erst Schlüsse zu ziehen für ein soziales Wollen, man würde ja nie fertig. Man würde aber ebensowenig fertig, wenn man alle die Einzelheiten, in denen, sagen wir, der pythagoräische Lehrsatz Anwendung findet im technischen Leben, erst durchnehmen müβte, um die Wahrheit des pythagoräischen Lehrsatzes zu erkennen. Man eignet sich die Wahrheit des pythagoräischen Lehrsatzes aus gewissen inneren Zusammenhängen an und weiβ dann: überall, wo seine Anwendung in Frage kommt, muβ er gelten. Man ringt sich auch im sozialen Erkennen dazu durch, daβ gewisse Fundamentalerkenntnisse durch ihre innere Natur sich dem Bewusstsein als wahr ergeben können. Und wenn man dann nur Wirklichkeitssinn hat, dann wird man finden, daβ sie überall, wo sie in Frage kommen, auch anwendbar sind. So möchte das Buch «Die Kernpunkte der sozialen Frage» verstanden werden aus seiner inneren Natur heraus, aus der inneren Natur der angeführten sozialen Verhältnisse heraus, und so möchte zunächst auch die Gesamtidee von der Dreigliederung des sozialen Organismus aufgefasst werden. Aber ich werde in diesen Vorträgen durchaus versuchen, zu zeigen, wie einzelne Erscheinungen des sozialen Lebens Bekräftigungen liefern für das, was aus dieser Idee der Dreigliederung des sozialen Organismus, die sich aus den Lebensnotwendigkeiten der Gegenwart und der nächsten Zukunft der Menschheit ergibt, folgt.

Vorerst aber werde ich genötigt sein, einleitungsweise, bevor ich zu meinem eigentlichen heutigen Thema übergehe, einfach referierend vor Sie hinzustellen, was die Grundidee von dieser Dreigliederung des sozialen Organismus ist. Wir haben gestern das Ergebnis fassen können, daβ unser soziales Leben aus drei Grundwurzeln heraus seine Forderungen stellen muβ, mit anderen Worten, daβ die soziale Frage eine Geistesfrage, eine Staats- oder Rechtsfrage, eine politische Frage, und eine Wirtschaftsfrage sei. Wer das Leben der neueren Entwickelung der Menschheit durchforscht, der wird finden, daβ diese drei Lebenselemente Geistesleben, Rechts- und Staats- oder politisches Leben und Wirtschaftsleben — chaotisch allmählich bis in unsere Gegenwart herein in eine Gesamtheit, in eine Einheit zusammengeflossen sind, und dass aus diesem Zusammenfließen heraus unsere gegenwärtigen sozialen Schäden entstanden sind.

Erkennt man dieses durchgreifend — und diese Vorträge sollen die Grundlage dafür abgeben, dass man das durchgreifend erkennen könne - so wird man finden, dass die Zukunft sich so entwickeln müsse, daβ das Leben, das öffentliche Leben, der soziale Organismus gegliedert werde in eine selbständige Geistesverwaltung namentlich des öffentlichen Geisteslebens in Erziehung und Unterrichtswesen, in eine selbständige Verwaltung der politischen, der Staats-, der Rechtsverhältnisse, und in eine völlig selbständige Verwaltung des Wirtschaftslebens.


Gegenwärtig umfasst eine einzige Verwaltung in unseren Staaten diese drei Elemente des Lebens, und wenn man von einer Dreigliederung spricht, wird man heute sogleich missverstanden. Man wird so verstanden, daβ gesagt wird: Nun ja, da will irgend jemand eine selbständige Verwaltung für das Geistesleben, eine selbständige Verwaltung für das Rechts- oder Staats- oder politische Leben, eine selbständige Verwaltung für das Wirtschaftsleben; also fordert er drei Parlamente, ein Kulturparlament, ein demokratisch-politisches Parlament und ein Wirtschaftsparlament. — Wenn man dies fordern würde, so würde man von der Idee der Dreigliederung des sozialen Organismus eben gar nichts verstehen, denn diese Idee der Dreigliederung des sozialen Organismus will eben einfach vollständig ernst nehmen die Forderungen, die sich geschichtlich im Laufe der neueren Entwickelung der Menschheit ergeben haben. Und diese drei Forderungen kann man aussprechen mit den drei Worten, die allerdings schon zu Schlagworten geworden sind; geht man aber aus den Schlagworten heraus, um die Wirklichkeit zu treffen, so findet man, daβ berechtigte geschichtliche Impulse in diesen drei Worten enthalten sind. Diese drei Worte sind der Impuls nach der Freiheit des menschlichen Lebens, der Impuls nach Demokratie, und der Impuls nach einer sozialen Gestaltung des Gemeinschaftswesens. Aber wenn man diese drei Forderungen ernst nimmt, so kann man sie nicht zusammenknäueln in eine einzige Verwaltung, denn das eine muβ dann immer das andere stören. Wer zum Beispiel den Ruf nach Demokratie ernst nimmt, der muβ sich sagen: Diese Demokratie kann sich nur ausleben in einer Volksvertretung oder durch ein Referendum, wenn jeder einzelne mündig gewordene Mensch, indem er gleichgestellt ist jedem anderen mündig gewordenen Menschen gegenüber, entscheiden kann durch sein Urteil, was eben auf demokratischem Boden durch die Urteilsfähigkeit eines jeden mündig gewordenen Menschen entschieden werden kann.

Nun gibt es — so sagt die Idee von der Dreigliederung des sozialen Organismus ein ganzes Lebensgebiet, das ist eben das Gebiet des Rechtslebens, das Gebiet des Staatslebens, das Gebiet der politischen Verhältnisse, in dem jeder mündig gewordene Mensch berufen ist, aus seinem demokratischen Bewuβtsein heraus mitzureden. Aber nimmermehr kann dann, wenn so mit der Demokratie ernst gemacht und das Staatsleben ganz demokratisiert werden soll, das geistige Gebiet auf der einen Seite einbezogen werden in diese Demokratie, und nimmermehr kann der Kreislauf des Wirtschaftslebens einbezogen werden in diese demokratische Verwaltung.

In dieser demokratischen Verwaltung ist ein Parlament durchaus am Platze. Aber in einem solchen demokratischen Parlament kann niemals entschieden werden über das, was sich auf dem Boden des Geisteslebens, auch auf dem Boden des Erziehungs- und Unterrichtswesens, zu vollziehen habe. Was ich im vierten Vortrage viel genauer auszuführen haben werde, will ich heute einleitungsweise andeuten: die Dreigliederung des sozialen Organismus erstrebt ein selbständiges Geistesleben insbesondere in den öffentlichen Angelegenheiten, im Erziehungs- und Unterrichtswesen. Das heiβt, es soll künftig nicht durch irgendwelche Staatsverordnungen bestimmt werden, was und wie zu lehren sei, sondern diejenigen, die wirklich drinnen stehen im praktischen Lehren, im praktischen Erziehen, die sollen auch die Verwalter des Erziehungswesens selber sein. Das heiβt, von der untersten Volksschulstufe bis hinauf zu der höchsten Unterrichtsstufe soll die Lehrperson unabhängig sein von irgendeiner anderen, staatlichen oder wirtschaftlichen Macht in bezug auf dasjenige, was und wie sie zu unterrichten habe. Das soll aus dem folgen, was als angemessen empfunden wird für das Geistesleben innerhalb der selbständigen Geistkörperschaft selbst. Und nur so viel Zeit soll der einzelne für den Unterricht zu verwenden brauchen, daβ ihm die Zeit noch übrigbleibt, um Mitverwalter zu sein des gesamten Unterrichts- und Erziehungswesens, aber auch des gesamten geistigen Lebens.

Ich werde im vierten Vortrage zu beweisen versuchen, wie durch diese Selbständigkeit des Geisteslebens die geistige Verfassung der Menschen überhaupt auf einen ganz anderen Boden gestellt und wie gerade dasjenige eintreten wird, wovon man nach dem heutigen Vorurteil am wenigsten glauben kann, daβ es kommen werde: Durch diese Selbständigkeit wird das Geistesleben die Kraft bekommen, wirklich von sich aus fruchtbar einzugreifen in das Staats- und namentlich in das Wirtschaftsleben. Und innerlich wird gerade ein selbständiges Geistesleben nicht graue Theorie, nicht weltfremde wissenschaftliche Anschauungen liefern, sondern zu gleicher Zeit eindringen in das menschliche Leben, so daβ sich der Mensch von einem solchen selbständigen Geistesleben aus durchdringen wird nicht mit bloss abstrakten Geistesanschauungen, sondern mit Erkenntnissen, durch die er im wirtschaftlichen Leben seinen Mann stellen kann. Gerade durch die Selbständigkeit wird das Geistesleben zugleich praktisch werden. So dass man sagen kann: Geistesleben wird zu herrschen haben Sachkenntnis und Anwendung der Sachkenntnis. Nicht wird zu herrschen haben, was aus dem Urteil eines jeden urteilsfähigen, mündig gewordenen Menschen kommen kann. Es muss also aus dem Parlamentarismus herausgenommen werden die Verwaltung des Geisteslebens. Wer glaubt, daβ da ein demokratisches Parlament herrschen soll, der miβversteht gründlich gerade den Antrieb zur Dreigliederung des sozialen Organismus.

Ähnlich ist es im Wirtschaftsleben. Aber das Wirtschaftsleben hat seine selbständigen Wurzeln. Es muβ verwaltet werden aus seinen eigenen Bedingungen heraus. Es kann wiederum nicht über die Art und Weise, wie gewirtschaftet werden soll, demokratisch geurteilt werden von jedem mündig gewordenen Menschen, sondern nur von dem, der drinnen steht in irgendeinem Wirtschaftszweige, der tüchtig geworden ist für einen Wirtschaftszweig, der die Verkettungen kennt, wie dieser Wirtschaftszweig mit anderen Wirtschaftszweigen zusammenhängt. Fachkundigkeit und Fachtüchtigkeit, das sind die Bedingungen, durch die im Wirtschaftsleben allein etwas Fruchtbringendes zustande kommen kann. Dieses Wirtschaftsleben wird also losgegliedert werden müssen auf der einen Seite von dem Rechtsstaate, auf der anderen Seite vom Geistesleben. Es wird auf seine eigene Basis gestellt werden müssen.

Das wird auch von sozialistisch Denkenden heute am allermeisten verkannt. Diese sozialistisch Denkenden stellen sich irgendeine Gestalt vor, welche das Wirtschaftsleben annehmen soll, damit gewisse Schäden sozialer Natur in der Zukunft der Menschheit verschwinden. Man hat gesehen, und es ist ja leicht zu sehen, dass durch die privatkapitalistische Wirtschaftsordnung der letzten Jahrhunderte gewisse Schäden entstanden sind. Diese Schäden sind offenbar. Wie urteilt man? Man sagt sich: Die privat-kapitalistische Wirtschaftsordnung ist heraufgekommen; sie hat die Schäden gebracht. Die Schäden werden verschwinden, wenn wir die privat-kapitalistische Wirtschaftsordnung abschaffen, wenn wir an die Stelle der privat-kapitalistischen Wirtschaftsordnung die Gemeinwirtschaft treten lassen. Was als Schäden heraufgezogen ist, ist dadurch gekommen, dass einzelne Besitzer persönlich die Produktionsmittel zum Eigentum haben. Wenn nun nicht mehr einzelne Besitzer die Produktionsmittel zu ihrem Eigentum haben werden, sondern die Gemeinschaft die Produktionsmittel verwalten wird, dann werden die Schäden verschwinden.

Nun kann man sagen: Einzelerkenntnisse haben sich auch schon sozialistisch Denkende heute errungen, und es ist interessant, wie diese Einzelerkenntnisse durchaus schon in sozialistischen Kreisen wirksam sind. Man sagt heute schon: Ja, gemeinschaftlich verwaltet werden sollen die Produktionsmittel oder das Kapital, welches ja der Repräsentant der Produktionsmittel ist. Aber man hat gesehen, wozu geführt hat zum Beispiel die Verstaatlichung gewisser Produktionsmittel, die Verstaatlichung der Post und der Eisenbahnen und so weiter, und man kann durchaus nicht sagen, dass die Schäden dadurch beseitigt seien, dass der Staat nun zum Kapitalisten geworden ist. Also man kann nicht verstaatlichen. Man kann auch nicht kommunalisieren. Man kann auch nicht etwas Fruchtbringendes dadurch erreichen, dass man Konsumgenossenschaften gründet, in denen sich die Leute zusammentun, die für irgendwelche Artikel Konsum nötig haben. Diejenigen Leute, die diesen Konsum regeln und auch danach regeln wollen die Produktion der zu konsumierenden Güter, die werden, auch nach der Ansicht von sozialistisch Denkenden, als Konsumierende zu Tyrannen der Produktion. Und so ist die Erkenntnis schon durchgedrungen, dass sowohl die Verstaatlichung wie die Kommunalisierung, wie auch die Verwaltung durch Konsumgenossenschaften zur Tyrannis wird der Konsumierenden. Die Produzierenden würden ganz in tyrannische Abhängigkeit kommen von den Konsumierenden. So denken dann manche, daβ gegründet werden können, als eine Art von gemeinschaftlicher Verwaltung, Arbeiter-Produktivassoziationen, Arbeiter-Produktivgenossenschaften; da würden sich die Arbeiter selbst zusammenschlieβen, würden nach ihren Meinungen, nach ihren Grundsätzen für sich selber produzieren.

Wiederum haben sozialistisch Denkende eingesehen, daβ man auch dadurch nichts anderes erreichen würde, als daβ man an die Stelle eines einzelnen Kapitalisten eine Anzahl von kapitalistisch produzierenden Arbeitern treten lassen würde. Und diese kapitalistisch produzierenden Arbeiter wären auch nicht imstande, etwas anderes zu tun als der einzelne Privatkapitalist. Also auch die Arbeiterproduktivgenossenschaften weist man zurück.

Aber damit ist man noch nicht zufrieden, einzusehen, daβ diese einzelnen Gemeinsamkeiten zu nichts Fruchtbringendem in der Zukunft führen können. Man denkt sich nun, die gesamte Gesellschaft irgendeines Staates, irgendeines geschlossenen Wirtschaftsgebietes könne gewissermaßen doch eine Großgenossenschaft werden, eine Großgenossenschaft, in der alle daran Beteiligten zu gleicher Zeit Produzenten und Konsumenten sind, so daβ nicht der einzelne Mensch unmittelbar von sich aus die Initiative entwickelt, das oder jenes zu produzieren für die Gemeinschaft, sondern daβ die Gemeinschaft selbst die Losungen ausgibt, wie produziert werden soll, wie das zu Produzierende verteilt werden soll und so weiter. Ja, solch eine Großgenossenschaft also, die Konsum und Produktion umfaβt, will man an die Stelle der privatwirtschaftlichen Verwaltung unseres modernen Wirtschaftslebens setzen.

Wer nun genauer in die Wirklichkeit hineinsieht, der weiss, daβ im Grunde genommen dieses Aufsteigen zu der Anschauung über diese Großgenossenschaft nur davon herrührt, daβ bei ihr das Irrtümliche nicht so leicht zu überschauen ist wie im einzelnen bei der Verstaatlichung, bei der Kommunalisierung, bei den Arbeiterproduktivgenossenschaften, bei den Konsumgenossenschaften. Bei den letzteren ist gewissermassen der Umkreis dessen, was man zu überschauen hat, kleiner. Man sieht leichter die Fehler, die man dabei macht, wenn man solche Einrichtungen anstrebt, als bei der Großgenossenschaft, die ein ganzes Gesellschaftsgebiet umfaβt. Hier redet man hinein in das, was man machen will, und überschaut noch nicht, daβ dieselben Irrtümer entstehen müssen, die man im kleinen ganz gut anerkennt, und die man im großen nur nicht anerkennt, weil man nicht fähig ist, die ganze Sache zu überblicken. Das ist es, worauf es ankommt. Und man muβ einsehen, worauf der Grundfehler dieses ganzen Denkens eigentlich beruht, das in eine Großgenossenschaft hineinsegelt, welche sich darüber hermachen soll, den gesamten Konsum und die gesamte Produktion von sich aus zu verwalten.

Wie denkt man eigentlich, wenn man so etwas verwirklichen will? Nun, wie man dabei denkt, das zeigen zahlreiche Parteiprogramme, die gerade in unserer Gegenwart auftreten. Wie treten sie auf, diese Parteiprogramme ? Man sagt sich: Nun ja, da sind gewisse Produktionszweige, die müssen nun gemeinschaftlich verwaltet werden. Dann wiederum müssen sie sich zusammenschließen zu größeren Zweigen, zu größeren Verwaltungsgebieten. Da muss wiederum so irgendeine Verwaltungszentrale sein, welche das Ganze verwaltet, und so hinauf bis zu der Zentralwirtschaftsstelle, die das Ganze des Konsums und der Produktion verwaltet. Welche Gedanken, welche Vorstellungen wendet man dabei an, wenn man so das Wirtschaftsleben gliedern will? Man wendet nämlich das an, was man sich anzueignen hat im politischen Leben, so wie es sich herauf entwickelt hat in der neueren Menschheitsgeschichte. Die Menschen, die heute von wirtschaftlichen Programmen sprechen, haben zum großen Teil ihre Schule durchgemacht im rein politischen Leben. Sie haben teilgenommen an alledem, was sich abspielt bei Wahlkämpfen, was sich abspielt, wenn man gewählt wird und dann in irgendeiner Volksvertretung diejenigen zu vertreten hat, von denen man gewählt ist. Sie haben durchgemacht, in welche Beziehungen man dann zu Amtsstellen, die politische Stellen sind, tritt und so weiter. Sie haben gewissermassen die ganze Schablone der politischen Verwaltung kennengelernt, und sie wollen diese Schablone der politischen Verwaltung stülpen über den ganzen Kreislauf des Wirtschaftslebens. Das heiβt, das Wirtschaftsleben soll nach solchen Programmen durch und durch verpolitisiert werden, denn man hat nur kennengelernt das Politische der Verwaltung.

Was uns heute bitter not tut, ist: einzusehen, daβ diese ganze Schablone, wenn man sie auf das Wirtschaftsleben draufstülpt, etwas dem Wirtschaftsleben total Fremdes ist. Aber die allermeisten Leute, die heute von irgendwelchen Reformen des Wirtschaftslebens oder gar von Revolution des Wirtschaftslebens reden, sind im Grunde genommen bloβe Politiker, die von dem Aberglauben ausgehen, dasjenige, was sie auf politischem Felde gelernt haben, lasse sich in der Verwaltung des Wirtschaftslebens anwenden. Eine Gesundung aber unseres Wirtschaftskreislaufes wird nur eintreten, wenn dieses Wirtschaftsleben aus seinen eigenen Bedingungen heraus betrachtet und gestaltet wird.

Was fordern denn solche politisierenden Wirtschaftsreformer? Sie fordern nichts Geringeres, als daβ durch diese Hierarchie der Zentralstelle in der Zukunft bestimmt werde: Erstens, was produziert werden solle und wie produziert werden solle. Zweitens fordert sie, daβ die ganze Art des Produktionsprozesses von den Verwaltungsstellen aus bestimmt werden solle. Drittens fordert sie, dass diejenigen Menschen, die am Produktionsprozeβ teilnehmen sollen, durch diese Zentralstellen ausgewählt und bestimmt und an ihre Plätze gesetzt werden. Viertens fordert sie, daβ diese Zentralstellen die Verteilung der Rohmaterialien an die einzelnen Betriebe bewirken. Also die gesamte Produktion soll unterstellt werden einer Hierarchie von politischer Verwaltung. Das ist es doch, auf das die meisten wirtschaftsreformerischen Ideen der Gegenwart hinauslaufen. Nur sieht man nicht ein, daβ man mit einer solchen Reform ganz auf dem Boden stehen bleiben würde, den man heute auch schon hat, und seine Schäden nicht beseitigen, sondern im Gegenteil ins Maßlose vergrößern würde. Man sieht ein, wie es nicht geht mit Verstaatlichung, Kommunalisierung, mit den Konsumgenossenschaften, mit Arbeiterproduktionsgenossenschaften; man sieht aber nicht ein, wie man nur übertragen würde, was man so schwer tadelt an dem privat kapitalistischen System, auf die Gemeinverwaltung der Produktionsmittel.

Das ist es, was heute vor allen Dingen wirklich eingesehen werden muss: daβ durch eine solche Maßnahme, durch solche Einrichtungen wirklich überall da, wo sie getroffen werden, das eintreten müβte, was heute schon sehr deutlich sich zeigt im Osten von Europa. In diesem Osten von Europa waren einzelne Leute imstande, solche wirtschaftsreformerische Ideen auszuführen, sie in Wirklichkeit umzusetzen. Die Menschen, die von Tatsachen lernen wollen, die könnten sehen an dem Schicksal, dem der Osten Europas entgegengeht, wie diese Maβnahmen sich selbst ad absurdum führen. Und wenn die Menschen nicht bei ihren Dogmen beharren würden, sondern von den Tatsachen wirklich lernen wollten, dann würde man heute nicht sagen, aus diesen oder jenen untergeordneten Gründen sei die Sozialisierung, die wirtschaftliche Sozialisierung in Ungarn miβglückt, sondern man würde studieren, warum sie miβglücken müsste, und man würde einsehen, daβ jede solche Sozialisierung nur zerstören, nichts Fruchtbares für die Zukunft schaffen kann.

Aber es wird weiten Kreisen heute noch schwer, in dieser Weise von den Tatsachen zu lernen. Das zeigt sich ja am besten an Dingen, die eigentlich von sozialistischen Denkern oftmals nur wie in Parenthese angeführt werden. Sie sagen: Ja, es ist richtig, das ganze moderne Wirtschaftsleben ist umgestaltet worden durch die moderne Technik. Wollten sie aber diesen Gedankengang fortsetzen, dann müssten sie den Zusammenhang erkennen zwischen moderner Technik und Sachkenntnis und Fachtüchtigkeit. Sie müβten sehen, wie überall in das Wirtschaften selber diese moderne Technik hineingreift. Aber das wollen sie nicht sehen. Und so sagen sie in Parenthese: sie wollen sich nichts zu schaffen machen mit der technischen Art der Produktionsprozesse. Die möge auf sich selbst beruhen. Sie wollen sich nur zu schaffen machen mit der Art und Weise, wie die Menschen, die an den Produktionsprozessen beteiligt sind, gesellschaftlich im Leben drinnen stehen, wie sich das gesellschaftliche Leben für die am Produktionsprozesse beteiligten Menschen gestalte.

Aber es ist doch handgreiflich — wenn man es nur sehen will, wenn man es nur greifen will wie Technik selbst hineingreift in das unmittelbare wirtschaftliche Leben. Nur ein Beispiel, das geradezu ein klassisches Beispiel ist, sei angeführt. Die moderne Technik hat es dahin gebracht — wenn ich mich summarisch ausdrücke durch zahlreiche Maschinen Produkte hervorzubringen, die dann dem Konsum dienen. Und diese Maschinen hängen einzig und allein davon ab, dass vierhundert bis fünfhundert Millionen Tonnen Kohlen gefördert worden sind in der Zeit, bevor diese Kriegskatastrophe hereingebrochen ist, für die wirtschaftliche Tätigkeit. Rechnet man um, was durch die Maschine, die auf menschlichen Gedanken beruht, die nur durch menschliche Gedanken verwendet werden kann, an wirtschaftlichen Energien, an wirtschaftlichen Kräften aufgebracht wird, so ergibt sich folgendes interessante Resultat: Rechnet man achtstündige Arbeitstage, so ergibt sich, daβ durch die Maschinen, das heiβt durch die in den Maschinen verkörperten menschlichen Gedanken, durch die Erfindungsgabe der Geister, so viel Arbeitsenergien, so viel Arbeitskraft aufgebracht wird, wie aufgebracht werden könnte durch siebenhundert bis achthundert Millionen Menschen.

Wenn Sie daher sich vorstellen, daβ die Erde zu ihrer Bevölkerung ungefähr tausend fünfhundert Millionen Menschen hat, die ihre Arbeitskräfte anwenden, so hat sie durch die Erfindungsgabe der Menschen in der neueren Kulturentwickelung durch die technische Entwickelung siebenhundert bis achthundert Millionen mehr dazu bekommen. Also zweitausend Millionen Menschen arbeiten; das heiβt, wirklich arbeiten diese siebenhundert bis achthundert Millionen Menschen nicht, aber es arbeiten für sie die Maschinen. Was arbeitet denn in den Maschinen ? Da arbeitet der menschliche Geist.

Das ist auβerordentlich bedeutsam, daβ man solche Tatsachen, die sich leicht vermehren lassen, wirklich durchschaut. Denn aus solchen Tatsachen heraus wird man erkennen, daβ die Technik nicht so in Parenthese beiseite gelassen werden kann, sondern daβ die Technik als solche immerwährend im Wirtschaftsprozesse aktiv mitarbeitet, daβ sie drinnen steckt. Das moderne Wirtschaftsleben ist ohne die Grundlage der modernen Technik, ohne Sach- und Fachkenntnis überhaupt nicht denkbar.


Nicht mit der Wirklichkeit rechnet man, sondern mit vorgefassten, aus den menschlichen Leidenschaften hervorgehenden Ideen, wenn man solche Dinge übersieht. Die Idee von der Dreigliederung des sozialen Organismus meint es gewiss ehrlich mit der sozialen Frage. Deshalb aber kann sie nicht auf dem Boden stehen, auf dem diejenigen stehen, die so aus Schlagworten, aus Parteiprogrammen heraus reden. Sie muβ aus dem Sachlichen heraus reden. Sie muβ daher, indem sie auf dem Boden der Wirklichkeit steht, anerkennen, daβ das Wirtschaften, insbesondere in unserem komplizierten Leben, ganz und gar gestellt ist in die Initiative des einzelnen. Stellt man an die Stelle der Initiative des einzelnen die abstrakte Gemeinsamkeit, so bedeutet das das Auslöschen, den Tod des Wirtschaftslebens. Der Osten Europas wird es beweisen können, wenn er noch lange unter derselben Herrschaft bleibt, unter der er eben ist. Die Auslöschung, den Tod des Wirtschaftslebens bedeutet es, wenn man von dem einzelnen abnimmt die Initiative, die von seinem Geiste ausgehen muβ und hineinfliegen muβ in die Bewegung der Produktionsmittel, gerade zum Wohle der menschlichen Gemeinsamkeit.

Wodurch ist nun aber das entstanden, was wir heute als Schaden sehen? Daβ der moderne Produktionsprozess durch seine technischen Vollkommenheiten die Initiative des einzelnen fordert, daher auch die Möglichkeit fordert, daβ der einzelne über Kapital verfüge und den Produktionsprozeβ aus seiner Initiative ausführen kann, das ist es, was die neuere Menschheitsentwickelung heraufgebracht hat. Und die Schäden, die mitgekommen sind — man erkennt ihren Ursprung aus ganz anderen Untergründen heraus. Will man diesen Ursprung erkennen, dann muβ man sich vor allen Dingen statt auf den Boden des Genossenschaftsprinzipes, auch wenn man Großgenossenschaften meint, auf den Boden des Assoziationsprinzips stellen.

Was heiβt das, sich statt auf den Boden des Genossenschaftsprinzips auf den Boden des Assoziationsprinzips stellen? Das heiβt das folgende : Wer sich auf den Boden des Genossenschaftsprinzips stellt, der behauptet, die Menschen brauchen sich nur zusammenzutun, aus ihrer Gemeinsamkeit heraus Beschlüsse zu fassen, dann können sie die Produktionsprozesse verwalten. Also man beschlieβt zuerst die Assoziierung der Menschen, die Zusammenschlieβung der Menschen, und dann will man produzieren von dem gemeinsamen Zusammenschlug, von der Gemeinschaft der Menschen aus. Die Idee vom dreigliederten Organismus stellt sich auf den Boden der Wirklichkeit und sagt: Zuerst müssen da sein die Menschen, die produzieren können, die sachkundig und fach tüchtig sind. Von ihnen muβ der Produktionsprozess abhängen. Und diese sachkundigen und fachtüchtigen Menschen, die müssen sich nun zusammenschliegen und das Wirtschaftsleben besorgen auf Grundlage jener Produktion, die aus der Initiative des einzelnen fliegt. — Das ist das wirkliche Assoziationsprinzip. Da wird zuerst produziert und dann das Produzierte auf Grundlage des Zusammenschlusses der produzierenden Personen zum Konsum gebracht.

Daβ man den Unterschied, den radikalen Unterschied zwischen diesen zwei Prinzipien heute nicht einsieht, das ist gewissermassen das Unheil unserer Zeit. Denn auf diese Einsicht kommt im Grunde alles an. Man hat nicht den Instinkt dafür, einzusehen, daβ jede abstrakte Gemeinschaft den Produktionsprozess, wenn sie ihn verwalten will, untergraben muβ. Die Gemeinschaft, die eine Assoziation sein soll, kann nur das aufnehmen, was aus der Initiative des einzelnen heraus produziert wird und kann es sozial zur Verteilung an die Konsumierenden bringen.

Man durchschaut heute das Wichtige nicht, was diesen Dingen zugrunde liegt, aus einem Grunde, den ich gestern schon angeführt habe: daβ ungefähr zu der Zeit, in welcher in der neueren Menschheitsgeschichte die Renaissance, die Reformation sich ereigneten, herüber gewandert sind aus Mittel- und Südamerika die Edelmetalle, welche aus der bis dahin fast einzig noch maβgebenden Naturalwirtschaft zur Geldwirtschaft geführt haben. Damit hat sich eine bedeutsame wirtschaftliche Revolution in. Europa vollzogen. Verhältnisse haben sich herausgebildet, unter deren Einflusse wir heute durchaus noch stehen. Aber diese Verhältnisse haben zu gleicher Zeit, ich möchte sagen, Vorhänge gebildet, durch die man nicht hindurchsehen kann auf die wahren Wirklichkeiten.

Sehen wir uns noch diese Verhältnisse einmal genauer an. Gehen wir aus, obwohl sie heute ja nicht mehr in ihrer Ausdehnung da ist, von der alten Naturalwirtschaft. Man hat es da im Wirtschaftsprozesse nur zu tun mit dem, was der einzelne hervorbringt. Das kann er austauschen gegen das, was der andere hervorbringt. Und man möchte sagen: innerhalb dieser Naturalwirtschaft, wo nur Produkt gegen Produkt ausgetauscht werden kann, muβ eine gewisse Gediegenheit herrschen. Denn will man ein Produkt, das man braucht, eintauschen, so muss man eins haben, das man dafür austauschen kann, und man muss ein solches Produkt haben, das der andere als gleichwertig annimmt. Das heiβt, die Menschen sind gezwungen, wenn sie etwas haben wollen, auch etwas zu erzeugen. Sie sind gezwungen, auszutauschen, was einen realen, einen offenbar liegenden realen Wert hat.

An die Stelle dieses Austausches von Gütern, die für das menschliche Leben einen realen Wert haben, ist die Geldwirtschaft getreten. Und das Geld ist etwas geworden, mit dem man wirtschaftet, mit dem man ebenso wirtschaftet, wie man in der Naturalwirtschaft wirtschaftet mit realen Objekten. Dadurch aber, daβ das Geld ein wirkliches Wirtschaftsobjekt geworden ist, spiegelt es wirklich etwas Imaginäres den Menschen vor, und indem es so wirkt, tyrannisiert es zu gleicher Zeit die Menschen.

Nehmen wir einen extremen Fall: das gerade die Kreditwirtschaft, auf die ich gestern am Schlusse hingedeutet habe, hineinfließt in die Geldwirtschaft. Das hat sie ja in der letzten Zeit vielfach getan. Da stellt sich dann zum Beispiel das folgende heraus: Man will irgendeine Anlage machen, als Staat oder als einzelner, eine Telegraphenanlage oder dergleichen. Man kann Kredit beanspruchen, Kredit von einer ganz bedeutenden Höhe. Man wird diese Telegraphenanlage zustande bringen können. Gewisse Verhältnisse werden gewisse Geldmengen in Anspruch nehmen. Aber diese Geldmengen müssen verzinst werden. Für diese Verzinsung muβ man aufkommen. Und in zahlreichen Fällen, was stellt sich innerhalb unserer sozialen Struktur heraus — am meisten in der Verstaatlichung, wenn der Staat selber wirtschaftet was stellt sich heraus? daβ dasjenige, was man dazumal hergestellt hat und wozu man das betreffende Geld verwendet hat, längst verbraucht ist, daβ es nicht mehr da ist, und daβ die Leute noch immer das abzahlen müssen, was damals als Kredit gefordert worden ist! Das heiβt: Was kreditgemäss geschuldet wird, das ist schon fort, aber an dem Geld wirtschaftet man noch immer herum.

Solche Dinge haben auch weltwirtschaftliche Bedeutung. NapoleonIII., der ganz eingefädelt war von den modernen Ideen, bekam die Idee, Paris zu verschönern, und er hat sehr vieles bauen lassen. Die Minister, die seine gefügigen Werkzeuge waren, haben gebaut. Die Einkünfte des Staates — sie kamen darauf — kann man verwenden, um einfach die Zinsen zu bezahlen. Nun ist Paris viel schöner geworden, aber die Leute bezahlen heute noch die Schulden, die damals gemacht worden sind! Das heiβt: Nachdem die Dinge längst dasjenige nicht mehr sind, was Reales zugrunde liegt, wirtschaftet man noch immer an dem Gelde herum, das selber ein Wirtschaftsobjekt geworden ist.

Das hat auch seine Lichtseite. In der alten Naturalwirtschaft, da war es nekig, wenn man wirtschaftete, Güter hervorzubringen. Die unterlagen selbstverständlich dem Verderben, die konnten zugrunde gehen, und man war darauf angewiesen, immer weiter zu arbeiten, immer neue Güter zu erarbeiten, wenn solche da sein sollten. Beim Gelde ist das nicht nötig. Man gibt es hin, leiht es jemandem, stellt sich sicher. Das heisst, man wirtschaftet mit dem Gelde ganz frei von denjenigen, die die Güter erzeugen. Das Geld emanzipiert gewissermaβen den Menschen von dem unmittelbaren Wirtschaftsprozeβ, gerade indem es selber zum Wirtschaftsprozess wird. Dies ist auβerordentlich bedeutsam. Denn in der alten Naturalwirtschaft war ja der einzelne auf den einzelnen angewiesen, Mensch auf Mensch angewiesen. Die Menschen muβten zusammenwirken, sie müβten sich vertragen. Sie müβten übereinkommen über gewisse Einrichtungen, sonst ging das Wirtschaftsleben nicht weiter. Unter der Geldwirtschaft ist natürlich derjenige, der Kapitalist wird, auch abhängig von denen, die arbeiten, aber denen, die arbeiten, steht er ganz fremd gegenüber. Wie nahe stand auch der Konsument dem Produzenten in der alten Naturalwirtschaft, wo man es mit wirklichen Gütern zu tun hatte! Wie fern steht derjenige, der mit dem Geld wirtschaftet, denjenigen, die dafür arbeiten, daβ dieses Geld seine Zinsen abwerfen kann! Es werden Klüfte aufgerissen zwischen den Menschen. Die Menschen stehen sich nicht mehr nahe unter der Geldwirtschaft. Das muss vor allem Dingen in Erwägung gezogen werden, wenn man einsehen will, wie die arbeitenden Menschenmassen, gleichgültig ob sie geistige, ob sie physische Arbeiter sind, wie diejenigen, die wirklich produzieren, wiederum nahegebracht werden müssen denen, die auch mit Kapitalanlagen das Wirtschaften möglich machen. Das aber kann nur geschehen durch das Assoziationsprinzip, dadurch, daβ sich die Menschen wiederum als Menschen zusammenschlissen. Das Assoziationsprinzip ist eine Forderung des sozialen Lebens, aber eine solche Forderung, wie ich es charakterisiert habe, nicht eine solche, wie sie vielfach in sozialistischen Programmen fungiert.

Und was ist noch anderes eingetreten gerade unter der immer mehr und mehr überhandnehmenden Geldwirtschaft der neueren Zeit? Dadurch ist auch derjenige, was man menschliche Arbeit nennt, abhängig geworden vom Gelde. Um die Hineinordnung der menschlichen Arbeit in die soziale Struktur streiten ja Sozialisten und andere. Und man kann für und gegen das, was von beiden Seiten vorgebracht wird, recht gute Gründe anführen. Man versteht es vollkommen, insbesondere wenn man gelernt hat, nicht über das Proletariat zu denken und zu empfinden, sondern mit dem Proletariat zu denken und zu empfinden, man versteht es völlig, wenn der Proletarier sagt, es dürfe in Zukunft nicht mehr seine Arbeitskraft Ware sein, es dürfe nicht das Verhältnis weiter bestehen, daβ man auf der einen Seite auf dem Warenmarkte Güter bezahlt, und auf der anderen Seite auf dem Arbeitsmarkte in der Form des Lohnes die menschliche Arbeit bezahlt. Das ist gut zu begreifen. Und es ist gut zu begreifen, dass Karl Marx viele Anhänger gefunden hatte, als er ausrechnete, dass derjenige, der arbeitet, einen Mehrwert erzeugt, dass er nicht das volle Erträgnis seiner Arbeitskraft bekommt, sondern einen Mehrwert erzeugt, dass dieser Mehrwert abgeliefert wird an den Unternehmer, und dass dann der Arbeiter unter dem Einflusse einer solchen Theorie um diesen Mehrwert kämpft. Aber es ist auf der anderen Seite ebenso leicht zu beweisen, daβ der Arbeitslohn aus dem Kapital bezahlt wird, dass das moderne Wirtschaftsleben ganz geregelt wird durch die Kapitalwirtschaft, daβ gewisse Produkte kapitalistisch etwas abwerfen, und daβ man nach dem, was sie abwerfen, den Arbeitslohn bezahlt, die Arbeit kauft; das heiβt, es wird der Arbeitslohn aus dem Kapital erzeugt. — Man kann das eine ebenso gut wie das andere beweisen. Man kann beweisen, daβ das Kapital der Parasit der Arbeit ist, man kann beweisen, daβ das Kapital der Schöpfer überhaupt des Arbeitslohnes ist, kurz, man kann Parteimeinungen mit der gleichen Geltung vertreten von der einen und von der anderen Seite.

Das sollte man einmal durchgreifend einsehen. Dann würde man einsehen, wie es kommt, dass in der Gegenwart vorzugsweise nur durch Kampf etwas zu erreichen gesucht wird und nicht durch das sachliche Fortschreiten und Klären der Verhältnisse. Die Arbeit ist etwas, was so durchaus verschieden ist von den Waren, daβ es ganz und gar ohne wirtschaftliche Schäden unmöglich ist, in der gleichen Weise Geld zu zahlen für die Ware und für die Arbeit. Nur sehen die Menschen nicht ein, wie die Zusammenhänge sind. Sie durchschauen heute noch nicht die wirtschaftliche Struktur gerade auf diesem Gebiete.

Es sind heute zahlreiche Nationalökonomen, die sagen sich: Wenn die Geldmittel, die Umlaufsmittel, also Metallgeld oder Papiergeld, in beliebiger Weise vermehrt werden, so wird das Geld billig, und insbesondere die notwendigsten Lebensgüter werden dann teuer. — Man bemerkt das, und man sieht ein das Unsinnige der einfachen Geldvermehrung. Denn diese einfache Geldvermehrung — so kann man es mit Händen greifen — bewirkt nichts anderes, als daβ die Lebensmittel auch teuer werden. Die bekannte Schraube ohne Ende geht immer, bewegt sich immer. Aber man sieht etwas anderes nicht ein: daβ in dem Augenblicke, wo man Arbeit ebenso bezahlt, wie man Ware, wie man Erzeugnisse bezahlt, die Arbeit selbstverständlich danach streben muss, durch Kämpfe immer bessere und bessere Bezahlung, immer bessere und bessere Entlohnung zu bekommen. Aber was die Arbeit an Geld als Entlohnung bekommt, das hat dieselbe Funktion für die Preisbildung wie die bloße Vermehrung der Geldumlaufsmittel. Das ist es, was man einsehen müsste.

Sie können, wie es manche Finanzminister getan haben, statt die Produktion zu erhöhen, statt dafür zu sorgen, daβ die Produktion fruchtbarer wird, einfach. Noten bringen, die Umlaufsmittel vermehren. Dann werden die Menschen mehr Umlaufsmittel haben, aber alle Produkte, insbesondere die notwendigen Lebensprodukte werden auch teurer. Das sehen die Menschen schon ein. Daher sehen sie ein, wie unsinnig es ist, einfach abstrakt die Geldumlaufsmittel zu vermehren. Aber man sieht nicht ein, daβ all das Geld, das man nur unter dem Gesichtspunkt ausgibt, Arbeit zu bezahlen, geradeso wirkt auf die Verteuerung der Güter. Denn gesunde Preise können sich nur im selbständigen Wirtschaftsleben selber drinnen bilden. Gesunde Preise können sich nur bilden, wenn sie heranentwickelt werden an der Bewertung der menschlichen Leistung. Deshalb sucht die Idee von der Dreigliederung des sozialen Organismus — und das im genaueren auszuführen wird die Aufgabe sein besonders morgen — die Arbeit vollständig herauszugliedern aus dem Wirtschaftsprozesse.

Die Arbeit als solche ist gar nicht etwas, was in den Wirtschaftsprozeβ hineingehört. Denken Sie doch einmal das folgende. Es sieht sonderbar, paradox aus, wenn man es sagt, aber viele Dinge nehmen sich heute paradox aus, die eben durchaus eingesehen werden müssen. Die Menschen sind sehr weit abgekommen von geradem Denken; deshalb finden sie manches ganz absurd, was gerade aus den Grundlagen der Wirklichkeit heraus gesagt werden muss. Nehmen Sie an, heute treibt einer Sport vom Morgen bis zum Abend. Er treibt eine Art Sport. Er wendet genau ebenso die Arbeitskraft auf wie einer, der Holz hackt; ganz genau ebenso wendet er die Arbeitskraft auf. Nur kommt es darauf an, dass einer Arbeitskraft aufwendet für die menschliche Gemeinschaft. Der, der Sport treibt, tut das dadurch nicht für die menschliche Gemeinschaft, höchstens dadurch, daβ er sich stark macht; nur wendet er es in der Regel nicht an. Aber für die Gemeinschaft hat das in der Regel gar keine Bedeutung, wenn einer seine Arbeit wegen des Sportes betreibt, wodurch er sich ebenso ermüdet wie durch das Holzhacken. Das Holzhacken, das hat Bedeutung.


Das heiβt, Arbeitskraft aufzuwenden, das ist etwas, was gar nicht sozial in Frage kommt; aber dasjenige, was durch das Aufwenden der Arbeitskraft entsteht, das ist es, was im sozialen Leben in Frage kommt. Auf das, was durch die Arbeitskraft entsteht, muss man sehen. Das hat für die Gemeinschaft Wert. Daher kann auch innerhalb des Wirtschaftslebens nur in Frage kommen das Produkt, das durch die Arbeitskraft hervorgebracht wird. Und es kann sich die Wirtschaftsverwaltung nur damit befassen, den gegenseitigen Wert der Produkte zu regeln. Aus dem Wirtschaftskreislauf muβ die Arbeit ganz drauβen liegen.

Sie muβ liegen auf dem Rechtsboden, auf dem Boden, den wir morgen besprechen werden, wo jeder mündig gewordene Mensch als ein Gleicher zu urteilen hat jedem mündig gewordenen Menschen gegenüber. Art und Zeit, Charakter der Arbeit wird bestimmt durch die Rechtsverhältnisse der Menschen untereinander. Arbeit muβ herausgehoben werden aus dem Wirtschaftsprozeβ. Dann wird für den Wirtschaftsprozefi nur zurückbleiben, was man nennen kann die Regelung der gegenseitigen Bewertung der Waren, die Regelung, wieviel man zu kriegen hat von den Leistungen eines anderen für seine eigene Leistung. Dafür werden aufzukommen haben die Menschen, die sich herausgliedern aus den Assoziationen, die geschlossen werden zwischen Produzierenden und anderen Produzierenden, Produzierenden und Konsumierenden und so weiter. Mit der Preisbildung wird man es zu tun haben.

Die Arbeit wird überhaupt kein Gebiet sein, das man zu regeln hat innerhalb des Wirtschaftslebens; die wird hinausgewiesen aus dem Wirtschaftsleben. Wenn die Arbeit im Wirtschaftsleben drinnen steht, so hat man die Arbeit aus dem Kapital heraus zu bezahlen. Dadurch wird gerade das bewirkt, was im neueren Wirtschaftsleben das Streben genannt werden kann nach bloβem Profit, nach bloβem Gewinn. Denn dadurch steht derjenige, der wirtschaftliche Produkte liefern will, ganz drinnen in einem Prozeβ, der zuletzt seinen Abschluss findet im Märkte.

Und hier müβte eigentlich von dem, der wirklich einsichtig werden will, eine Idee, ein Begriff zurechtgestellt werden, der heute sehr, sehr irrtümlich gestaltet ist. Man sagt: Der kapitalistisch Produzierende bringt seine Produkte auf den Markt; er will profitieren. Und nachdem lange Zeit mit einem gewissen Rechte die sozialistisch Denkenden gesagt haben: Die ganze Sittenlehre hat gar nichts zu tun mit diesem Produzieren, allein das wirtschaftliche Denken - will man heute gar sehr von ethischen, von sittlichen Gesichtspunkten aus den Profit, den Gewinn mit der Sittenlehre vermischen. Hier soll nicht gesprochen werden vom einseitig sittlichen, nicht vom einseitig wirtschaftlichen, sondern vom gesamtgesellschaftlichen Standpunkte aus. Und da muss man sagen: Was sich im Gewinn, im Profit zeigt, was ist es denn.? Etwas, wovon man eigentlich im wirklichen volkswirtschaftlichen Zusammenhänge nur so sprechen kann, wie man davon sprechen kann, wenn die Thermometersäule, die Quecksilbersäule im Zimmer steigt, de es wärmer geworden ist. Wenn jemand sagt: Diese Quecksilbersäule zeigt mir, dass es wärmer geworden ist dann wird er wissen, dass nicht diese Quecksilberseule das Zimmer wärmer gemacht hat, dass diese Quecksilbersäule nur anzeigt, dass es im Zimmer durch andere Faktoren wärmer geworden ist. Der Gewinn auf dem Markte, der sich ergibt unter unseren heutigen Produktionsverhältnissen, ist auch zunächst nichts anderes als der Anzeiger dafür, clae man die Produkte produzieren darf, die einen Gewinn abwerfen. Denn ich müchte wissen, woher in aller Welt man heute irgendeinen Anhaltspunkt dafür gewinnen sollte, ein Produkt zu produzieren sei, wenn es sich nicht herausstellt, dass es, wenn man es produziert und zu Markte bringt, einen Gewinn abwirft! Dies ist das einzige Kennzeichen dafür, dass man die wirtschaftliche Struktur so gestalten darf, daβ dieses Produkt hervorkommt. daβ ein Produkt nicht produziert werden darf, zeigt sich nur dadurch, de man, wenn man es zu Markte bringt, merkt: Es ist kein Absatz da. Die Menschen verlangen es nicht. Man erzielt keinen Gewinn. — Das ist der wirkliche Sachverhalt, nicht all das Gefabel und Gefasel, welches von Angebot und Nachfrage gesprochen worden ist in vielen Nationalökonomien. Das Urphänomen, die Urerscheinung auf diesem Gebiete ist, daβ heute einzig und allein das Gewinnabwerfen den Menschen in den Stand setzt, sich zu sagen: Du kannst ein gewisses Produkt produzieren, denn es wird einen gewissen Wert haben innerhalb der menschlichen Gemeinschaft.


Die Umgestaltung des Marktes, der heute diese Bedeutung hat, wird sich ergeben, wenn ein wirkliches Assoziationsprinzip in unserem sozialen Leben drinnen sein wird. Dann wird nicht die unpersönliche, vom Menschen abgesonderte Nachfrage und das Angebot auf dem Märkte entscheiden, ob ein Produkt produziert werden soll oder nicht, dann werden aus diesen Assoziationen durch das soziale Wollen der darin beschäftigten Menschen andere Persönlichkeiten hervorgehen, welche sich damit beschäftigen werden, das Verhältnis zu untersuchen zwischen dem Wert eines erzeugten Gutes und seinem Preise.

Der Wert eines erzeugten Gutes kommt heute in einer gewissen Beziehung gar nicht in Frage. Er bildet allerdings den Antrieb zur Nachfrage. Aber diese Nachfrage ist ja deshalb in unserem heutigen sozialen Leben eine recht problematische, weil ihr immer die Frage gegenübersteht, ob auch zur Nachfrage die entsprechenden Mittel, die entsprechenden Besitzverhältnisse vorhanden sind. Man kann gut Bedürfnisse haben: wenn man nicht die nötigen Mittel besitzt, sie zu befriedigen, so wird man sie gar nicht nachfragen können. Aber es handelt sich darum, daβ ein Verbindungsglied geschaffen werden muss zwischen den menschlichen Bedürfnissen, die den Gütern, den Erzeugnissen ihren Wert geben, und den Preisen. Denn was man bedarf, hat je nach diesem Bedürfnis seinen menschlichen Wert. Es werden sich Einrichtungen herausgliedern müssen aus der sozialen Ordnung, die die Brücke schaffen von diesem Wert, der den Erzeugnissen aufgedrückt wird durch die menschlichen Bedürfnisse, und den Preisen, die sie haben müssen.

Heute wird der Preis bestimmt durch den Markt, danach, ob Leute da sind, die diese Güter kaufen können, die das nötige Geld haben. Eine wirkliche soziale Ordnung muβ dahin orientiert sein, daβ die Menschen, die aus ihren berechtigten Bedürfnissen heraus Güter haben müssen, sie auch bekommen können, das heiβt, daβ der Preis dem Werte der Güter wirklich angeähnelt wird, daβ er ihm entspricht. An die Stelle des heutigen chaotischen Marktes muβ eine Einrichtung treten, durch welche nicht etwa die Bedürfnisse der Menschen, der Konsum der Menschen tyrannisiert wird, wie durch Arbeiterproduktivgenossenschaften oder durch die sozialistische Groβgenossenschaft, sondern durch welche der Konsum der Menschen erforscht und danach bestimmt wird, wie diesem Konsum entsprochen werden soll.

Dazu ist notwendig, daβ unter dem Einflug des Assoziationsprinzipes wirklich die Möglichkeit herbeigeführt werde, Ware so zu erzeugen, daβ sich den beobachteten Bedürfnissen entspreche, das heisst, Einrichtungen müssen da sein mit Personen, die die Bedürfnisse studieren. Die Statistik kann nur einen Augenblick aufnehmen; sie ist niemals für die Zukunft maβgebend. Die Bedürfnisse, die jeweils vorhanden sind, müssen studiert werden, danach müssen die Einrichtungen für das Produzieren getroffen werden. Wenn ein Artikel irgendwie die Tendenz entwickelt, zu teuer zu werden, dann ist das ein Zeichen dafür, daβ zu wenige Menschen für diesen Artikel arbeiten. Es müssen Verhandlungen gepflogen werden, durch die aus anderen Produktionszweigen zu diesem Produktionszweig arbeitende Menschen übergeführt werden, so daβ mehr von diesem Artikel erzeugt wird. Hat ein Artikel die Tendenz, zu billig zu werden, verdient sein Erzeuger zu wenig, dann müssen Verhandlungen eingeleitet werden, durch die weniger Menschen gerade an diesem Artikel arbeiten. Das heiβt: Von der Art und Weise, wie die Menschen an ihre Plätze gestellt werden, muβ in der Zukunft abhängig werden, wie die Bedürfnisse befriedigt werden. Der Preis des Produkts bedingt sich durch die Zahl der Menschen, die daran arbeiten. Aber er wird durch solche Einrichtungen dem Werte ähnlich sein, gleich sein im wesentlichen dem, Werte, den das menschliche Bedürfnis dem betreffenden erzeugten Gut beizulegen hat.Da sehen wir, wie an der Stelle des Zufallsmarktes die Vernunft der Menschen wirken wird, wie der Preis zum Ausdruck bringen wird, was die Menschen verhandelt haben, in welche Verträge die Menschen eingegangen sind durch die Einrichtungen, welche bestehen. So sehen wir die Umwandelung des Marktes gegeben dadurch, daβ Vernunft tritt an die Stelle des Marktzufalles, der heute herrscht.

Wir sehen überhaupt: Sobald wir das Wirtschaftsleben abgliedern von den beiden anderen Gebieten, die wir in den nächsten Tagen besprechen werden auch die Beziehung zum Wirtschaftsleben werden wir besprechen und manches, was heute unklar bleiben muss, wird dann klar werden sobald wir das Wirtschaftsleben abgliedern von den beiden anderen, dem Rechts- oder Staatsgebiet und dem Geistesleben, so wird das Wirtschaftsleben auf eine gesunde, vernünftige Basis gestellt. Denn es wird dann darin nur gesehen auf die Art und Weise, wie man wirtschaftet. Man braucht dadurch nicht mehr die Preise der Waren beeinträchtigen zu lassen, daβ die Warenpreise nun auch feststellen sollen, wie lang gearbeitet werden soll, oder wieviel gearbeitet werden soll, oder wieviel Lohn bezahlt werden soll und dergleichen, sondern man hat es im Wirtschaftsleben nur zu tun mit dem vergleichsweisen Wert der Waren. Damit steht man im Wirtschaftsleben auch auf einem gesunden Boden.

Dieser gesunde Boden muss für das gesamte Wirtschaftsleben erhalten werden. Daher wird in einem solchen Wirtschaftsleben wiederum dasjenige, was heute durch die bloβe Geldwirtschaft, wo das Geld selbst Wirtschaftsobjekt ist, nur Scheingebilde sein kann, zurückgeführt auf seine natürliche gediegene Grundlage. Man wird es in der Zukunft nicht mehr zu tun haben können mit dem Wirtschaften durch das Geld und für das Geld, denn die Einrichtungen werden es zu tun haben mit dem gegenseitigen Werte der Waren. Das heiβt, man wird wiederum auf das Gediegene der Güter zurückgehen, und damit auch zurückgehen auf die Leistungsfähigkeit, auf die Tüchtigkeit der Menschen. Und nicht mehr wird man die Kreditverhältnisse abhängig machen können davon, ob Geld vorhanden ist oder nicht, oder ob Geld so und so riskiert wird, sondern die Kreditverhältnisse werden abhängig davon sein, ob Menschen vorhanden sind, die tüchtig dazu sind, das eine oder das andere wirklich in Szene zu setzen, das eine oder das andere hervorzubringen. Kredit wird haben die menschliche Tüchtigkeit.

Und indem die menschliche Tüchtigkeit die Grenze abgibt, wie weit man Kredit gewährt, wird dieser Kredit nicht gewährt werden können über diese menschliche Tüchtigkeit hinaus. Wenn Sie bloβ Geld hingeben und Geld wirtschaften lassen, dann kann dasjenige, was dadurch geschaffen wird, längst verbraucht sein — an dem Gelde muss man noch immer herumwirtschaften. Wenn Sie Geld nur hingeben für menschliche Tüchtigkeit, dann hört selbstverständlich mit dieser menschlichen Tüchtigkeit auch auf, was man mit dem Gelde wirtschaften kann. Davon wollen wir dann in den nächsten Tagen sprechen.

Nur dann, wenn dem Wirtschaftsleben die beiden anderen Gebiete zur Seite stehen, das Rechtsgebiet, das selbständig ist, und das selbständige Geistesgebiet, kann das Wirtschaftsleben sich in gesunder Weise auf seine eigenen Füsse stellen. Dann aber muβ auch alles innerhalb des Wirtschaftslebens aus wirtschaftlichen Voraussetzungen selbst folgen.

Aus den wirtschaftlichen Voraussetzungen werden die materiellen Güter produziert. Man braucht nur an etwas, was im sozialen Leben wie, ich möchte sagen, ein Abfall vom Wirtschaftsleben dasteht, zu denken, und man wird sehen, wie ein wirkliches wirtschaftliches Denken manches von dem hinwegschaffen muβ, was heute noch wie eine Selbstverständlichkeit in der sozialen Ordnung gilt, ja wofür man als für einen Fortschritt kämpft.

Es denkt heute noch keiner von denen, die da glauben, von dem wirklichen Leben etwas zu verstehen, daran, daβ es nicht einen grossen Fortschritt bedeute, wenn man von allen möglichen indirekten Steuern oder sonstigen Einnahmen des Staates übergehe zu der sogenannten Einkommenssteuer, insbesondere zu der steigenden Einkommenssteuer. Es denkt heute jeder, es sei selbstverständlich das Gerechte, das Einkommen zu besteuern. Und doch, so paradox es für den heutigen Menschen klingt, dieser Gedanke, daβ man die gerechte Besteuerung durch die Besteuerung des Einkommens erreichen Unne, rührt nur von der Täuschung her, die die Geldwirtschaft gebracht hat.

Geld nimmt man ein. Mit Geld wirtschaftet man. Durch das Geld befreit man sich von der Gediegenheit des produktiven Prozesses selbst. Man abstrahiert gewissermaβen das Geld im Wirtschaftsprozesse, wie man im Gedankenprozeβ die Gedanken abstrahiert. Aber geradesowenig wie man aus abstrakten Gedanken irgendwelche wirklichen Vorstellungen und Empfindungen hervorzaubern kann, so kann man aus dem Gelde etwas Wirkliches hervorzaubern, wenn man übersieht, daβ das Geld bloβ ein Zeichen ist für Güter, die produziert werden, daβ das Geld gewisserrnagen bloβ eine Art Buchhaltung ist, eine fliegende Buchhaltung, daβ jedes Geldzeichen stehen muβ für irgendein Gut.

Auch darüber soll noch im genaueren in den folgenden Tagen gesprochen werden. Heute aber muβ gesagt werden, daβ eine Zeit, die nur sieht, wie das Geld zum selbständigen Wirtschaftsobjekt wird, daβ eine solche Zeit in den Geldeinnahmen dasjenige sehen was man vor allen Dingen besteuern soll. Aber damit macht man sich ja als der Besteuernde mitschuldig an der abstrakten Geldwirtschaft! Man besteuert, was eigentlich kein wirküches Gut ist, sondern nur Zeichen für ein Gut. Man arbeitet mit etwas Wirtschaftlich-Abstraktem. Geld wird erst zu einem Wirklichen, wenn es ausgegeben wird. Da tritt es über in den Wirtschaftsprozess, gleichgültig ob ich es für mein Vergnügen oder für meine leiblichen und geistigen Bedürfnisse ausgebe, oder ob ich es in einer Bank anlege, so dass es da für den wirtschaftlichen Prozess verwendet wird. Wenn ich es in einer Bank anlege, so ist es eine Art von Ausgabe, die ich mache — das ist natürlich festzuhalten. Aber Geld wird in dem Augenblicke zu etwas Realem im Wirtschaftsprozesse, wo es sich von meinem Besitze ablöst, in den Wirtschaftsprozess übergeht. Die Menschen brauchten ja auch nur eines zu bedenken: Es nützt dem Menschen gar nichts, wenn er viel einnimmt. Wenn er die grofie Einnahme in den Strohsack legt, so mag er sie haben; das nützt ihm gar nichts im Wirtschaftsprozess. Den Menschen nützt nur die Möglichkeit, viel ausgeben zu können.
Und für das öffentliche Leben, für das wirkliche produktive Leben ist das Zeichen für viele Einnahmen eben, dass man viel ausgeben kann. Daher muss man, wenn man im Steuersystem nicht etwas schaffen will, was parasitär am Wirtschaftsprozesse ist, sondern wenn man etwas schaffen will, was eine wirkliche Hingabe des Wirtschaftsprozesses an die Allgemeinheit ist, das Kapital in dem Augenblicke versteuern, in dem es in den Wirtschaftsprozess übergeführt wird. Und das Sonderbare stellt sich heraus, dass die Einnahmesteuer verwandelt werden muss in eine Ausgabensteuer — die ich bitte, nicht zu verwechseln mit indirekter Steuer. Indirekte Steuern treten in der Gegenwart oftmals als Wünsche gewisser Regierender nur aus dem Grunde hervor, weil man an den direkten Steuern, an den Einnahmesteuern gewahnlich nicht genug hat. Nicht um indirekte Steuern und nicht um direkte Steuern handelt es sich, indem hier von Ausgabensteuer gesprochen wird, sondern darum handelt es sich, daβ dasjenige, was ich erworben habe, in dem Momente, wo es übergeht in den Wirtschaftsprozess, wo es produktiv wird, auch besteuert wird.
Gerade an dem Steuerbeispiel sieht man, wie ein Umlernen und Umdenken notwendig ist. Der Glaube, dass es auf eine Einnahmesteuer vorzugsweise ankomme, ist eine Begleiterscheinung jenes Geldsystems, das in der modernen Zivilisation seit der Renaissance und Reformation heraufgekomrnen ist. Wenn man das Wirtschaftsleben auf seine eigene Basis stellt, dann wird es sich nur darum handeln können, daβ das, was wirklich wirtschaftet, was darinnensteckt im Produktionsprozess, die Mittel zur Arbeit desjenigen hergibt, was der Gemeinschaft notwendig ist. Dann wird es sich handeln um eine Ausgabensteuer, niemals um eine Einkommenssteuer.


Sehen Sie, man muss, wie ich schon gestern sagte, umlernen und umdenken. Ich konnte Ihnen bisher in diesen beiden Vorträgen nur skizzenhaft einiges andeuten. In den vier folgenden soll vieles davon ausgeführt werden. Wer heute solche Dinge ausspricht, der weiss ganz gut, dass er Anstoss erregen muss nach links und nach rechts, daβ ihm zunächst kaum irgend jemand Recht geben wird, denn alle diese Angelegenheiten sind untergetaucht in die Sphäre der Parteimeinung. Aber nicht früher ist ein Heil zu erhoffen, bevor diese Angelegenheiten nicht wieder aufsteigen aus dem Gebiete, wo die Leidenschaften der Parteien wüten, in das Gebiet des sachlichen, des wirklich dem Leben entnommenen Denkens.

Und das möchte man so gern: dass die Menschen, indem sie der Dreigliederung des sozialen Organismus entgegentreten, nicht urteilen nach Parteischablonen, nach Parteiprinzipien, sonder daβ sie zu Hilfe nehmen zu ihren Urteilen den Wirklichkeitsinstinkt. Parteimeinungen und Parteiprinzipien haben die Menschen vielfach abgebracht von diesem Wirklichkeitsinstinkt. Daher erlebt man es immer wieder und wiederum, gerade diejenigen, die heute mehr oder weniger auf den bloßen Konsum angewiesen sind, im Grunde genommen recht leicht aus ihren Instinkten heraus verstehen, was eine solche Wirklichkeitsidee wie die von der Dreigliederung des sozialen Organismus eigentlich will. Dann aber kommen die Führer, insbesondere der sozialistischen Massen. Und da darf es heute nicht verhehlt werden, daβ diese Führer der sozialistischen Massen durchaus nicht geneigt sind, auf das Gebiet der Wirklichkeit einzugehen.

Und eines ist heute leider zu bemerken, und das gehört auch, insbesondere auf dem Wirtschaftsgebiete, zu den drängenden Dingen der sozialen Frage: Wir haben es erlebt, indem wir gearbeitet haben für die Dreigliederung, wie zu den Massen gesprochen worden ist, und wie die Massen aus ihrem Wirklichkeitsinstinkt heraus gut verstanden haben, was gesprochen worden ist. Dann sind die Führer gekommen und haben erklärt: Das ist utopistisch! — In Wahrheit stimmte es nur nicht mit dem, was sie seit Jahrzehnten gewohnt sind, in ihren Köpfen zu tragen und herumzuwirbeln, und dann sagen sie ihren getreuen Anhängern, das sei utopistisch, das sei keine Wirklichkeit. Und leider hat sich in der Gegenwart zu stark ein blinder Glaube herausgebildet, eine blinde Anhängerschaft, ein furchtbares Autoritätsgefühl auf diesem Gebiete. Und man muss sagen: Was einmal aufgebracht worden ist an Autoritätsgefühl, sagen wir, gegenüber den Bischöfen und Erzbischöfen der katholischen Kirche, das ist ein Kleines gegenüber dem starken Autoritätsgefühl der modernen Arbeitermassen gegenüber ihren Führern. Daher haben es diese Führer verhältnismässig leicht, mit dem, was sie wollen, durchzudringen.

Was aber gefordert wird, ist, darauf hinzuweisen vor allen Dingen, was ehrlich ist auf diesem Gebiete, nicht was für die Parteischablone spricht. Wenn es mir gelingen sollte, gerade in diesen Vorträgen zu zeigen, dass dasjenige, was durch die Dreigliederung angestrebt wird, wirklich ehrlich gemeint ist für das Gesamtwohl der ganzen Menschheit, ohne Unterschied von Klasse, Stand und so weiter, dann wird im wesentlichen erreicht sein, was durch solche Vorträge nur angestrebt werden kann.


Fragenbeantwortung nach dem zweiten Vortrag

Ein Maschinentechniker bringt einen im heutigen System oft anzutreffenden Missstand zur Sprache: daβ mehrere Fabriken Kapital in gleichartigen Maschinen investieren, die überall nur teilweise ausgenutzt werden. Er fragt, ob nicht in einer assoziativ geführten Wirtschaft diese Kapitalverschwendung beseitigt werden könnte.

Dr. Steiner: Ich darf vielleicht gleich darauf sagen: Was der Herr eben gesagt hat, bestätigt durchaus das Assoziationsprinzip. Wenn gearbeitet wird in vollständig rein individueller Weise, ohne daβ sich die Produzenten assoziieren, also zusammenarbeiten, so wird natürlich eintreten, was Sie vorausgesetzt haben: dass eine Maschine nur teilweise ausgenützt wird. Die vollständige Ausnützung aber, die kann nur bewirkt werden dadurch, daβ sich wirklich die Betreffenden assoziieren. Also es liegt durchaus in der Linie desjenigen, was mit dem Assoziationsprinzip gemeint ist, was Sie sagen.

Es wird gefragt, wie es im Osten Europas unter den damaligen Umständen anders hätte angefasst werden können, und ob nicht gegenüber dem Zarismus die Verhältnisse verheißungsvoller geworden seien.

Dr. Steiner: Nicht wahr, es gibt heute in wirklich gar nicht so engen Kreisen — das muss gesagt werden, ohne daβ man weder mit Furcht noch mit Hoffnung bei den Meinungen dieser Kreise steht — die Meinung, was im Osten geschieht, sei etwas Furchtbares. Es gibt auch wiederum Kreise, welche darinnen etwas Zukunftsverheissendes sehen. Gewöhnlich wird von denjenigen, die mit mehr oder weniger Recht die Verhältnisse im Osten verurteilen, dann das eine oder das andere Furchtbare, was geschieht, vorgebracht; es werden die Zustände geschildert, und von manchem, was da geschildert wird, kann es ja schon den Menschen recht gruselig werden; das ist klar. Diejenigen, die dann solche Dinge zurechtrücken wollen, die mehr Anhänger dessen sind, was da gemacht wird, ja, die wollen dann die furchtbaren Verhältnisse etwas beschönigen oder hinwegleugnen und dergleichen.

Ja, aber sehen Sie, damit kommt man wirklich nicht weiter. Aus einzelnen Symptomen lassen sich diese Dinge tatsächlich nicht beurteilen. Es mögen noch so viele Journalisten nach dem Osten reisen und die Dinge, die sie da bemerken, beschreiben, aus solchen Beschreibungen wird niemand ein Urteil sich bilden dürfen, aus dem einfachen Grunde, weil ja heute auch noch kein Mensch beurteilen kann, was zum Beispiel von den Schrecknissen des europäischen Ostens, die ja wahrhaftig nicht kleine sind, zu schreiben ist auf das Konto der gegenwärtigen Herrscher und was zu schreiben ist auf das Konto der Nachwirkungen des furchtbaren Krieges. Diese Dinge gehen durcheinander: die Nachwirkungen des Krieges und dasjenige, was aus den gegenwärtigen Verhältnissen sich herausentwickelt. Was man so unmittelbar sieht und was so unmittelbar geschieht, das mag Gegenstand sein recht netter feuilletonistischer Unterhaltungen, aber zur Beurteilung der Lage gibt es keinen Anhalt. Da muss man schon fähig sein, einzugehen auf die Intentionen, aus denen heraus das geschieht, was eben im Osten zur Einleitung einer sozialen Menschenzukunft getan wird.

Nun frägt der Herr, ob ich glaube, dass etwas anderes hätte getan werden können, oder ob die gegenwärtigen Verhältnisse nicht doch verheissungsvoller seien als die vorhergehenden.

Nun weiss ich sehr gut, wie wenig verheissungsvoll die vorhergehenden zaristischen Verhältnisse waren. Dass sie sehr vielen Leuten gefallen, das rührt ja nur davon her, daβ sich diese Leute nicht wirklich einen Untergrund für ein wahres Urteil zustande gebracht haben und gar nicht den Willen dazu hatten, ihn zustande zu bringen. Wer alles, was der Zarismus verbrochen hat, namentlich was er in der allerneuesten Zeit verbrochen hat, wirklich ins Auge fast, der kann unter Umständen schon zu der Frage kommen: Was ist besser, das Damalige oder das Heutige? — Aber darum kann es sich auch wiederum nicht handeln, sondern es kann sich nur darum handeln: Ist dasjenige, was da heute eingetreten ist, im Prinzip, im Wesen etwas, was die alten Zustände wirklich verbessert hat? — Da muss man in der Lage sein, einzugehen auf die Intentionen, und man muss sich auf einem solchen Gebiete ein unbefangenes Urteil wahren.

Solch ein unbefangenes Urteil können Sie zum Beispiel gewinnen, wenn Sie eingehen auf Intentionen wie die des Lenin. Lesen Sie so etwas wie «Staat und Revolution» von Lenin. Da finden Sie aus Vorkriegszeiten heraus — das Buch ist ja schon vorher geschrieben gewesen — die Intentionen Lenins. Man darf sagen: Lenin hat in einem gewissen Sinne sogar Recht, wenn er abkanzelt alle die halben oder Viertels oder Dreiviertelsmarxisten und sich schlisslich für den einzig wirklichen, wirklich konsequenten Marxisten hält: Es müβten die Menschen in der Zukunft in der sozialen Ordnung so gestellt sein, dass jeder darinnen leben kann «nach seinen Fähigkeiten und seinen Bedürfnissen». Das müβte erst ein weiterer Zustand werden, der sich aus dem ungerechten, unmöglichen Zustand ergeben kante. Nun findet sich bei Lenin eine höchst interessante Auseinandersetzung, die darauf hinausläuft, daβ er sagt: Aber das kann man mit den heutigen Menschen nicht machen, daβ sie nach ihren Fähigkeiten und Bedürfnissen in der sozialen Ordnung leben, sondern das kann man erst machen, wenn andere Menschen da sein werden, eine ganz andere Menschenrasse. Diese ganz andere Menschenrasse muss erst geschaffen werden.

Ja, sehen Sie, da haben Sie das Hineinsegeln in die allererste Unwirklichkeit und das Rechnen mit etwas, das ja gar nicht zu erhoffen ist. Denn durch die Zustände, die von Lenin herbeigeführt werden, wird ganz gewiβ diese neue Menschensorte nicht gezüchtet, die dann die gerechten sozialen Zustände herbeiführt. Auf so brüchigem Grunde stehen die Intentionen zu dem, was vorgeht. Und da mag man über die Einzelheiten sich entsetzen oder sie notwendig finden, sie loben oder tadeln — darauf kommt es nicht an. Sondern darauf kommt es an, daβ man einsieht: da wird mit unwirklichen Gedanken gerechnet. Und deshalb ist dasjenige, was so verwirklicht wird, nichts anderes als Raubbau an der Vergangenheit.

Mir trat das, wie einem an Symptomen manchmal die wichtigsten Dinge entgegentreten, vor einigen Monaten besonders schön in Basel entgegen, wo ich vor einer Versammlung auch über den Gegenstand, über den ich jetzt zu Ihnen spreche, gesprochen habe. Da stand ein Herr auf, der sagte: Ja, das ist ja alles ganz schön und wäre auch sogar schön, wenn es verwirklicht würde; aber das kann nicht früher verwirklicht werden, als bis Lenin Weltherrscher wird. — Ich musste dazumal antworten : Wenn irgend etwas sozialisiert werden soli, so handelt es sich doch darum, daβ vor allen Dingen die Herrschaftsverhältnisse sozialisiert werden. Aber dieser Sozialist, der ein Anhänger des Lenin war, der will Lenin zum Weltherrscher machen, zum Weltkaiser oder zum Weltpapst wirtschaftlicher Sorte. Da werden die Herrschaftsverhältfisse nicht sozialisiert, auch nicht demokratisiert, sondern da werden sie monarchisiert, tyrannisiert, da wird eine Autokratie geschaffen. Wer so etwas behauptet, versteht noch nicht einmal, wie man anfangen muss damit, vor allem die Herrschaftsverhältnisse zu sozialisieren.

So stellt sich für den, der genauer zusieht, für die Wirklichkeitsstruktur des heutigen Ostens etwas sehr Merkwürdiges heraus: Es glauben diejenigen, die Bekenner der Intentionen des heutigen Ostens sind, dass damit etwas erzielt werde. Nein, was da gewollt wird, das ist in seinem Wesen nicht in Opposition gegen den Zarismus, das ist nur das ganze Wesen des Zarismus für eine andere Klasse weiter ausgebaut, in schlimmerer Weise der Zarismus fortgesetzt als er war, wie überhaupt diejenigen, die auf dem linkesten Flügel der radikalen Parteien stehen, heute schon gar nicht mehr damit zurückhalten, dass sie nicht Fortschrittsmenschen sind, sondern noch viel ärgere Reaktionäre als diejenigen waren, die früher Reaktionen getragen haben. Indem gefordert wird die Diktatur einer Klasse, würde ja aus dieser Klasse nichts anderes herauskommen als die Tyrannis einzelner ich will nicht einmal sagen: Erwählter —; es würden ganz gewiss nicht die Erwählten sein, sondern diejenigen, die den anderen Sand in die Augen streuen. Es würde die Tyrannis derienigen aus den einzelnen Klassen herauskommen, die den anderen Sand in die Augen streuen. Es würde nur eine Umkugelung der Menschheit stattfinden. Aber die Verhältnisse, sie würden sich ganz gewiss nicht verbessern, sondern im wesentlichen eher verschlechtern.

Also es handelt sich da darum, dass man wirklich auf das Prinzip sieht, dass man aus der Wirklichkeit heraus denkt, nicht aus vorgefassten grauen Theorien heraus denkt. Sehen Sie, manchmal haben diejenigen, die gesund aus der Wirklichkeit heraus denken, von einzelnen Erscheinungen her schon ein sehr gesundes Urteil. Ich habe Ihnen heute ausgeführt, dass die Geldherrschaft eigentlich verwirrend wirkt über die wirklichen sozialen Zustände. Das muss man nur durchschauen. Sie wirkt tatsächlich so, dass das Geld Machtverhältnisse, tyrannisierte Verhältnisse bewirkt, dass an die Stelle alter Eroberermächte und dergleichen einfach Geldmacht tritt. In Europa durchschaut man solche Dinge noch wenig. Ein amerikanisches Sprichwort gibt es, das sagt ungefähr: Reich geworden durch blosse Kapitalwirtschaft bedeutet, nach drei Generationen wiederum in Hemdsärmeln herumgehen! — Da wird das Imaginäre der Kapitalwirtschaft ganz deutlich hingestellt, dieses Sich-Auflösen, dieses Imaginäre. Man kann Milliardär werden, und nach drei Generationen gehen die Nachkommen selbstverstandlich Hemdsärmeln herum, weil das Geld der Herrscher wird über den Menschen.

Und nun handelt es sich diejenigen, die nach den Intentionen des Lenin arbeiten, durchaus nicht darum, neue Prinzipien zu finden, wirklich zu erforschen aus den Lebensbedingungen der Menschheit heraus, wie die soziale Struktur sein soll, sondern es handelt sich für sie darum, was sie über den Kapitalismus gelernt haben, auf einen Großkapitalisten, den sie rekrutieren aus dem ihnen zur Verfügung stehenden Gebiete, zu übertragen. Was in der kapitalistischen Herrschaft gewirkt hat, das wird dann durch Spionenwirtschaft, durch Protektionswirtschaft und alles mögliche andere weiter wirken. Früher hat man gesagt: Thron und Altar. Da im Osten sagt man: Kontor und Maschine. Aber der Aberglaube ist ein gleich grösser Es handelt sich eben heute darum, nicht mit den alten Begriffen, nur durch eine andere Menschenklasse, neue Zustände herbeiführen zu wollen, sondern es handelt sich heute darum, sich zu scharen um wirklich neue Prinzipien, um eine wirklich neue Einsicht.

Schlisslich geht das hervor auch aus der Wirklichkeit der Entwickelung. Nehmen Sie wiederum Amerika. Da haben Sie heute eine Republikanische und eine Demokratische Partei.Wenn man diese Parteien heute studieren und gar nichts wissen würde von der Geschichte, so würde man nicht einsehen, warum sich diese Parteien so nennen; denn die Republikanische Partei ist nicht republikanisch und die Demokratische Partei ist nicht demokratisch, sondern es sind Vertretungen von Cliquen, die jede ihr besonderes Cliqueninteresse vertritt. Die Parteibenennungen sind geblieben als Reste aus früheren Zeiten. Was mit diesen Parteienennungen gemeint ist, hat längst seine Bedeutung verloren. Die Wirklichkeit ist eine ganz andere. Heute handelt es sich durchaus nicht darum, sich durch irgendwelche Parteischablonen blenden zu lassen, sondern in die Wirklichkeit praktisch hineinzuschauen. Das ist es.

Und wer in die Wirklichkeit des Ostens praktisch hineinschaut, der sagt sich dann das Folgende. Ich darf vielleicht dabei eine kleine Geschichte erzählen. Es ist ja wichtig, daβ solche Dinge zur Symptomatologie der Zeit nicht ganz verschwiegen werden. Als ich im Januar 1918 aus der Schweiz wiederum nach Berlin kam, da sprach ich mit einem Manne, der in den Ereignissen sehr tief drinnen stand, sehr in sie verstrickt war, und der längst meine Ideen kannte: daβ nun in Mittel- und Osteuropa die Idee von der Dreigliederung des sozialen Organismus gefasst werden müsse. Ich habe sie dazumal ausgearbeitet gehabt und nach der damaligen Zeitlage den Menschen, die hätten daran arbeiten können, vorgelegt. Der Mann hat das auch gewusst. Es schien ihm sehr plausibel, daβ es sich darum hätte handeln können, auf geistigem Wege aus der Misere herauszukommen. Darüber war dazumal gesprochen gewesen bereits seit längerer Zeit. Ich kam, wie gesagt — erinnern Sie sich an das, was dazumal im Januar 1918 war nach Berlin. Der Mann, er war Militär, ein höherer Militär, sagte, als ich ihm sprach von der unglückseligen, der unmöglichen Idee, noch einmal diese schreckliche Frühjahrsoffensive vom Jahre 1918 zu beginnen, anstatt einer geistigen Aktion — er sagte: Was wollen Sie denn, hat nicht der Kühlmann die Dreigliederung in der Tasche gehabt? — Er hatte sie in der Tasche; und dennoch hat er Brest-Litowsk gemacht!

Es mag Ihnen heute ausschauen wie die Mitteilungen irgendeines Phantasten; ich weiβ aber, daβ diese «Phantasterei» tief in der Wirklichkeit wurzelt. Ich weiβ, daβ im russischen Volk gerade die Elemente drinnen liegen, um zuallererst, wenn man sie in der richtigen Weise mitteilt, die Idee von der Dreigliederung zu fassen. Das hätte treten müssen als eine geistige Aktion an die Stelle der unmöglichen Aktion von Brest-Litowsk. Da hätte es eine Kommunion geben können zwischen Mitteleuropa und dem Osten Europas, die eine geistige Aktion gewesen wäre, ein Zusichkommen. Das wäre etwas ganz anderes gewesen.

Was war es aber, das den Leninismus nach Ruβland gebracht hat? Ich erinnere nur daran, dass Lenin im plombierten Wagen durch Deutschland nach Ruβland geführt worden ist. Der Leninismus ist ein Import. Will man vom «deutschen Militarismus» sprechen, so muss man davon sprechen, daβ der Leninismus ein Import gewesen ist.

Wohl aber kann man die Meinung haben, daβ eine geistige Aktion etwas ganz anderes hätte bewirken können als die Tatsache, daβ diese geistige Aktion ausgeblieben ist und an ihre Stelle, anstelle dessen, was aus dem russischen Volk heraus spielt, eine abstrakte, allgemeine, marxistische Phrase über Verwirklichung von sozialen Zuständen gesetzt wurde, die, wenn sie überhaupt verwirklicht werden könnte, ebensogut wie man sie auf Ruβland hinaufstülpt, auf Brasilien, Argentinien, irgendwo anders, ganz ohne Kenntnis der Volkszusammenhänge, meinetwillen auch auf den Mond hinaufgestülpt werden kannte. Dieser Aberglaube, daβ alles auf jedes draufgestülpt werden kann, das ist das groβe Unglück des Ostens, das ist es, was dort die Tyrannis einer Idee begründet, die furchtbar in ihren Ergebnissen sein wird, weil sie mit dem Vergangenen Raubbau treibt. Wenn sie noch so sehr ein Schlechtes ablast: worinnen sie produktiv ist, das sind nur die Überreste, die Überbleibsel des Alten. Wenn sie aber selbst produktiv sein soll, wird sie in die Nullität gesetzt sein.

Diese Dinge heute nicht unbefangen zu beurteilen, das ist ein soziales Versäumnis. Denn heute liegen die Dinge in Wahrheit ausserordentlich ernst. Daher kann man nicht aus irgendeiner Parteimeinung heraus solche wichtigen Dinge beurteilen, sondern man muβ sie beurteilen aus dem ganzen Umfang der Wirklichkeit selber. Da muβ man fragen: Was hätte herausgestaltet werden müssen aus den Grundlagen der russischen Sozietät selber? Jedenfalls nicht der Leninismus, der eine Abstraktion ist, und eine solche Abstraktion, die noch dazu sagt: Es muβ die Menschenrasse erst erzeugt werden. Deshalb ist Lenins Arbeit nicht für die Russen, sondern für Menschen, die er heranzüchten will durch unmögiche Zustände, die er erst herbeiführt. Das ist das wirkliche Faktum.


-Wahrhaftig, nicht liegt dem, was ich sage, irgendeine Sympathie oder Antipathie zugrunde, sondern das Streben nach Einsicht. Es nützt nichts, diese Dinge heute nicht in ihrem vollen, in ihrem umfänglichen Ernste zu betrachten.

Eine weitere Frage ist diese:

In welchem Zusammenhange steht mit dem heute Gesagten die Szene des Geldschwindels des Mephistopheles im «Faust» von Goethe?

Es ist interessant, daβ diese Frage gestellt wird, denn man kann darauf antworten, wie tief eigentlich der Goetheanismus durch Goethe schon hineinsah in die realen Verhältnisse. Stellen Sie sich einmal die ganze Szene im zweiten Teil des «Faust» vor Augen, wo Mephistopheles, der Teufel, das Papiergeld erfindet, wo er den ganzen Geldschwindel vor den Kaiser hinstellt. Sie haben im Grunde genommen eine schöne Imagination, eine bildhafte Darstellung dessen, was man heute als soziale Wahrheiten aussprechen muβ Das ganze Abheben der Geldwirtschaft von der gediegenen Wirklichkeit ist hingestellt als eine Schöpfung des «Geistes, der stets verneint», der nichts Positives schafft, in grandioser dichterischer Gestaltung. Das zeigt nur, wie Goethe dichterisch gestaltete, was er zu seiner Zeit wahrhaftig nicht in der Wirklichkeit hätte gestalten können. Denn selbst der sehr vorurteilslose Herzog Karl August von Weimar würde wenig haben eingehen können auf das, was Goethe eigentlich gemeint hat mit dieser Schaffung des Geldes als solchem durch den «Geist, der stets verneint». Aber Goethe wollte sich doch aussprechen. Und sehen Sie einmal nach, wie vieles in «Wilhelm Meisters Wanderjahren» von solchen Ideen drinnen ist. Goethe wollte sich aussprechen. Er konnte sich in seiner Zeit nicht anders aussprechen, als er sich ausgesprochen hat. Aber es liegt ungeheuer viel von sozial Impulsivem und sozial impulsierender Einsicht gerade in dieser Szene.

Man wird überhaupt erst nach und nach erkennen, was es bei Goethe bedeutet, daβ er sein ganzes Leben hindurch in Entwickelung begriffen war. Das versteht man in der heutigen Zeit sehr wenig; denn heute — man redet von der Entwickelung in der Naturwissenschaft, aber Entwickelung des Menschen durch das Leben hindurch? Wenn man zwanzig Jahre alt ist, ist man reif, in das Staatsparlament gewählt zu werden, Feuilletons zu schreiben, zu urteilen über alles mögliche! Daβ man sich dann noch entwickeln soll, daran denkt man ja heute, nicht wahr, wenig.

Goethe dachte daran. Er wuβte ganz gut, daβ er sich in späteren Jahren seiner Entwickelung Dinge erobert hatte, die er in früheren Jahren nicht hatte. Ja, es gibt einen Achtzeiler, recht nett, aus Goethes Nachlaβ. Darin hat er sich ausgesprochen über diejenigen Menschen, welche sagten: 0 ja, Goethe ist alt geworden. Die Jugendwerke — dazumal war nur der erste Teil des «Faust» gedruckt —, die zeugen von wirklicher künstlerischer Kraft. Aber der alte Goethe, der ist eben alt geworden! — Das hat man ja noch nachträglich gesagt. Sehen Sie, der Schwaben-Vischer, der V-Vischer, er hat den zweiten Teil des «Faust» ein zusammengeschustertes, zu sammengeleimtes Machwerk des Alters genannt. Ich habe gar nichts gegen den V-Vischer sonst einzuwenden und schätze ihn sehr; aber ein Philister, der nicht verstehen konnte, was Goethe sich durch seine Entwickelung errungen hat, war der V-Vischer durchaus, voll philiströsen Geistes. Goethe selbst hat einen Achtzeiler hinterlassen, der für die Zeitgenossen und auch sonst noch gilt. Da steht:

Da loben sie den Faust,

— er meint den ersten Teil des «Faust»; der zweite Teil war noch nicht gedruckt, er war ein Werk der reifen Entwickelung —

Und was noch sunsten

In meinen Schriften braust Zu ihren Gunsten;

Das alte Mick und Mack

Das freut sie sehr;

Es meint das Lumpenpack,

Man wär's nicht mehr!

Sehen Sie, Goethe war sich dessen schon bewuβt, daβ er etwas erreicht hat, was er eben nur der Entwickelung des höheren Alters verdanken konnte. Und so ist das, was er hineingeheimnifit hat in den zweiten Teil des «Faust», wirklich recht künstlerisch. Und es zeigt sich erst, wie künstlerisch es auch in der Gestaltungskraft ist, wenn man es eurythmisch darstellt, wie wir demnächst die Szene aus dem zweiten Teil des «Faust» über die Sorge darstellen wollen.

Aber die Menschen sind ja nicht gerade auf die Entwickelung aufmerksam. Sie denken, eine entwickelte Weltanschauung zu treffen damit, dass sie auf das abstrakte Gefühl hinweisen und sagen, beim jungen Goethe stehe ja schon alles: «Name ist Schall und Rauch Gefühl ist alles... Wer darf ihn nennen und wer bekennen? . den Allerhalter, Allumfasser » und so weiter. Das soll grösser sein als jede entwickelte Weltanschauung! Sogar Philosophen zitieren das, vergessen ganz, dass Goethe es dem Faust in den Mund gelegt hat, wo Faust ein sechzehnjähriges Backfischchen katechisiert. Also die sechzehnjährigeBackfischlehre, die soll angeführt werden gegen die entwickelte Weltanschauung! In vielen Dingen muss eben heute durchaus umgelernt werden. Und der Goetheanismus ist schon etwas, an dem sich umlernen lässt. Und ebenso wie diese Szene mit dem Geldschwindel, so kannte manches andere gerade aus dem zweiten Teil des «Faust», aus «Wilhelm Meisters Wanderjahren», aus manchem anderen angeführt werden, das zeigen könnte, was menschliche Entwickelung ist, wie man sich anlehnen kann an diesen Goethe.


Nun bin ich noch gefragt worden:

Wovon soll der Arbeitslohn bezahlt werden, wenn nicht durch den Erlös der Ware?

Über den Arbeitslohn zu denken — es ist ja die Zeit so vorgeschritten, daβ ich nur kurz darauf eingehen kann ist eigentlich recht interessant. Es ist merkwürdig, wie nach und nach einzig und allein das Wirtschaftsleben so stark hypnotisierend gewirkt hat, daβ in der Zeit, in der die Menschheit begann sich der groβen Täuschung hinzugeben, das sozialistische Programm eine vollständige Umgestaltung erfuhr gerade mit Bezug auf solche Dinge. Es gehôrt zum interessantesten Studium der modernen Arbeiterbewegung, kennenzulernen die drei Programme: Das Eisenacher Programm, das Gothaer, das Erfurter Programm. Nimmt man die Programme — bis zum Erfurter, das im Jahre 1891 gefaβt worden ist so findet man überall: Da ist noch ein Bewuβtsein davon vorhanden, daβ aus gewissen Rechts- und Staats- und politischen Anschauungen heraus gearbeitet werden soll. Daher findet man als die zwei Hauptforderungen der älteren Programme die Abschaffung des Lohnes und die Herstellung gleicher politischer Rechte. Das Erfurter Programm aber ist ganz ein bloβes Wirtschaftsprogramm, aber ein politisierendes, wie ich heute dargestellt habe. Da werden als die Hauptforderungen aufgestellt: überführung der Produktionsmittel in die Gemeinverwaltung, in das Gemeineigentum, und Produktion durch die Gemeinschaft. Rein wirtschaftlich, aber politisch gedacht, wird das Programm festgelegt.

Man denkt so stark im Sinne der heutigen Gesellschaftsordnung, der heutigen sozialen Ordnung, daβ man in weitesten Kreisen überhaupt gar nicht gewahr wird, wie der Lohn als solcher ja in Wirklichkeit eine soziale Unwahrheit ist. In Wirklichkeit besteht das Verhältnis so, daβ der sogenannte Lohnarbeiter zusammenarbeiter mit dem Leiter der Unternehmung, und was stattfindet, ist in Wirklichkeit eine Auseinandersetzung — die nur kaschiert wird durch allerlei täuschende Verhältnisse, durch Machtverhältnisse meistens und so weiter — über die Verteilung des Erlöses. Wenn man paradox sprechen wollte, so könnte man sagen: Lohn gibt es ja gar nicht, sondern Verteilung des Erlöses gibt es — heute schon, nur daβ in der Regel derjenige heute, der der wirtschaftlich Schwache ist, sich bei der Teilung übers Ohr gehauen findet. Das ist das ganze. Es handelt sich darum, hier nicht etwas, was nur auf einem sozialen Irrtum beruht, auf die Wirklichkeit zu übertragen. In dem Augenblicke, wo die soziale Struktur so ist, wie ich sie dargestellt habe in meinem Buch: «Die Kernpunkte der sozialen Frage», wird es durchsichtig sein, wie ein Zusammenarbeiten besteht zwischen dem sogenannten Arbeitnehmer und Arbeitgeber, wie diese Begriffe Arbeitnehmer und Arbeitgeber aufhören, und wie ein Verteilungsverhältnis besteht. Dann hat das Lohnverhältnis überhaupt vollständig seine Bedeutung verloren.

Dann aber darf nicht mehr daran gedacht werden, die Arbeit als solche zu bezahlen. Das ist natürlich der andere Pol. Die Arbeit wird einem Rechtsverhältnis - ich werde morgen davon noch sprechen- unterstellt; die Arbeit wird nach Maβ und Art bestimmt im demokratischen Zusammenleben, im Rechtsstaat. Die Arbeit wird so, wie die Naturkräfte, zur Grundlage der wirtschaftlichen Ordnung, und das, was produziert wird, wird nicht als Maβstab für irgendeine Entlöhnung da sein.

Was da sein wird auf dem Wirtschaftsboden, wird lediglich die Bewertung der Leistung sein. Da handelt es sich darum, kennenzulernen das Fundament, gewissermaβen die Urzelle des Wirtschaftslebens. Diese Urzelle, ich habe sie höfter so ausgesprochen, dass ich sagte: Im wesentlichen müssen die Einrichtungen, die ich heute geschildert habe, darauf hinauslaufen, daβ durch die lebendige Wirksamkeit der Assoziationen ein jeder Mensch als Gleichwertiges für das, was er erzeugt, das bekommt, was ihn in den Stand setzt, seine Bedürfnisse so lange zu befriedigen, bis er ein gleiches Produkt wieder erzeugt haben wird. Einfach gesprochen: Erzeuge ich ein paar Stiefel, so müssen durch die Einrichtungen, die ich heute geschildert habe, diese Stiefel so viel wert sein, muβ ich so viel dafür bekommen, als ich brauche, bis ich wieder ein paar Stiefel angefertigt habe.

Also es kann sich gar nicht handeln um irgendwelche Bestimmung des Lohnes für Arbeit, sondern um die Bestimmung der gegenseitigen Preise. Eingerechnet muf3 natürlich sein alles, was Invaliden-, Kranken-und so weiter -Unterstützung ist, für Kindererziehung und so weiter. Darüber soll noch gesprochen werden. Es handelt sich darum, daβ eine solche soziale Struktur geschaffen werde, wodurch wirklich die Leistung in den Vordergrund geschoben wird, die Arbeit aber bloβ auf ein Rechtsverhältnis begründet werden kann, denn die kann nicht anders geregelt werden, als daβ der eine für den anderen arbeitet. Das aber muβ auf dem Rechtsboden geregelt werden: wie der eine für den anderen arbeitet; das darf nicht auf dem Marktboden der wirtschaftlichen Verhältnisse stehen. Sie werden ja morgen sehen, daβ diese Dinge durchaus auch auf realer wirklicher Grundlage stehen.

Dann werde ich noch gefragt:

Wie sollen die Ausgaben erfaβt werden?

Ja, das ist sehr leicht, die Ausgaben zu erfassen. Man kann sie nicht verbergen. Jedesmal, wenn ich irgend etwas überführe in den sozialen Prozess, kann es selbstverständlich erfasst werden, geradeso wie ein Brief erfaβt wird, den mir die Post befördert, die es auch nicht auβer acht lassen wird, dafür die Postmarke mir abzufordern und so weiter. Diese einzelnen, speziellen Einrichtungen wer nur darüber nachdenkt, der wird sie nicht allzuschwierig finden.

Nun noch:

Wie verhalten sich die landwirtschaftlichen Kreditverhältnisse?

Es würde heute zu spät werden, um auf diese Dinge einzugehen. Ich werde im Lauf der nächsten Vorträge gerade auf die landwirtschaftlichen Verhältnisse in anderen Zusammenhängen noch zu sprechen kommen.