1917 triarticulation 1917

Institut pour une triarticulation sociale
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Dans Contributions aux œuvres complètes de R. Steiner, cahier 15  p. 1à 14 – été 1966. Trad. FG

L'année 1917

À la mémoire d’un événement spirituel et historique mondial.

« J'ai connu à satiété hommes d’État, économistes et chefs militaires. Que reste t’il d'eux quand leur temps est écoulé ? Mais de grandes et fructueuses idées comme celles de Steiner sont une puissance spirituelle, dont l'effet est justement rendu remarquable en des temps douloureux de crise mondiale, comme nous la vivons actuellement, et comme anticipant il l’avait prophétisé.».

Jules Sauerwein, Mémoires, 1932.

En cette année -1966 - nous regardons sept fois sept années passées en arrière, depuis qu’avec l'année charnière de 1917, une nouvelle ère s’ouvrait, dans le cours de laquelle, comme en tout cas fait donnant note à l’époque, Rudolf Steiner plaça dans le monde son idée de la triarticulation de l'être humain et de l’organisme social, tout comme les lois spirituelles du devenir historique. Dans quel contexte est-ce arrivé ? 

Les efforts de paix de l'Europe centrale à la fin de 1916 avaient échoué. Le 21 décembre 1916, Rudolf Steiner parle dans la conférence de Noël à Bâle d'un « rugissement » des nostalgies de paix ébranlant le monde. Peu de temps après, en Russie éclate la révolution de Mars et aboutit après une demi-année de la victoire du bolchevisme. Au début avril les États-Unis entrent activement dans la guerre. Avec cela la catastrophe a été scellée pour l’Europe centrale. L’opposition mondiale ouest-est se hissait à l'horizon dans l'histoire du monde. 

Dans ce chaos du changement d’époque Rudolf Steiner planta, presque comme une graine pour une connaissance conforme au temps nouveau, son idée de triarticulation comme un résultat de plus de trente ans de recherche incessante. Et ainsi, comme d’une graine au cours de l’année la vie de la plante entre dans l'apparence visible, ainsi en cette année de bouleversement apparut dans le monde l’idée originelle pérenne de triarticulation en triple forme : artistique, scientifique et sociale.

Au début de 1917 à Dornach naît le modèle de neuf mètres de haut du « Représentant de l'humanité entre Lucifer et Ahriman ». Le 15 mars 1917, le jour abdication du tsar en Russie, Rudolf Steiner présente la première fois la relation tripartite de l'âme humaine au physico-corporel d’une part et au spirituel d'autre part. Cela fut dans une conférence publique à la maison d’alors des architectes berlinois. Au-delà du cadre de cette présentation conférencière, ce membre de liaison de la connaissance entre la science de la nature et la science de l’esprit trouve sa formule classique dans le chapitre « Les dépendances physiques et spirituelles de l'être humain » dans le livre « Des énigmes de l’âme » parut en en novembre de la même année.Dans la conférence de Bâle du 23 novembre 1917 Rudolf Steiner remarque que ce rapport qui s’est donné à lui par investigation spirituelle au cours de plus de trois décennies « se montrera très certainement dans un proche avenir que de l'autre côté par la science de la nature, qui est encore très éloignée aujourd’hui de l'audience d'une telle chose. Car la science spirituelle et la nature de la science de la nature se… rencontreront comme des travailleurs qui creusent un tunnel à partir des deux côtés ». L'ingénieur et philosophe Carl Unger a déjà établi immédiatement après la mort de Rudolf Steiner dans son exposé, « Qu'est-ce que l'anthroposophie ? » (Unger, écrits Volume I) qu’à ce membre de liaison essentiel entre les sciences de la nature et de l’esprit, il vaut « d’acquitter une dette d'honneur à Rudolf Steiner, car il a fait dans ce domaine une découverte qui est aussi importante que la découverte de la circulation du sang par Harvey ".

 

Dans l’intervalle, il est arrivé dans le vrai sens du mot karma que l'aspect social de l'idée de triarticulation soit réalisé. Au début d'été de 1917 Otto Graf Lerchenfeld, neveu du ministre de Bavière à Berlin, le comte Hugo Lerchenfeld, se tourna vers Rudolf Steiner pour obtenir des conseils sur comment l'Europe centrale pourrait encore être conduite de manière honorable hors de la guerre. Dans de longues discussions Rudolf Steiner lui a développé son idée de triarticulation de l'organisme social comme une condition nécessaire de l'évolution historique de l'humanité, dont il dit plus tard (20/07/2019 à Stuttgart): «Je ne pense pas que ce serait venu à ce que l'idée de triarticulation de l'organisme sociale soit obtenue de manière correcte, si n’avais pas précédé par moi l’exploration de l'organisme humain lui-même».
- Aux conversations de Berlin, est alors aussi attiré Ludwig comte Polzer-Hoditz, frère du chef du cabinet autrichien. Ainsi, en juillet 1917 en proviennent les deux «Mémorandums» à l'attention des gouvernements allemand et autrichien avec les préoccupations exprimées dans la plus brève concision de la nécessité de mettre fin à la guerre et pour une reconstruction fructueuse indépendante de la politique, la vie économique et spirituelle L'appel n’a rencontré aucune compréhension. Le 7 novembre 1917, en Russie, le bolchevisme, avec son interprétation historique matérialiste devient la forme d’état régnante. Dans les mêmes jours, Steiner tient des conférences publiques à Zurich sur « Anthroposophie et sciences académiques » (science de l'âme, science de l'histoire,  sciences de la nature et science sociale), dans lesquelles à côté de la connaissance en science de l’esprit de l’entité humaine il présente aussi la connaissance en science de l’esprit du développement historique comme processus à rebours, en tant que devenir plus jeune de l'humanité, au contraire de la vie individuelle – typiquement, le même jour, où en Russie, la conception matérialiste de l'histoire remporte la victoire. Et dans la dernière de ces quatre conférences, le 14 novembre 1917, il présente pour la première fois en public son idée de la triarticulation sociale.

 

À la chronique qui suit de l’époque de transition de l’année 1917 est à relever quelle marque décisive cette année signifie aussi dans le cours de vie de Rudolf Steiner. Placé dans sa prime jeunesse dans le problème de vie des peuples grâce à sa propre situation de destin et parvint par là tôt à la connaissance de l'importance infinie de la question sociale, il intervient aussi agissant à partir de 1917 dans la vie culturelle et politique, et continuera malgré que la tentative ait échoué, pas fatigué comme seul à élever la voix contre ce qu'il appelait le Wilsonisme. Car il prévoyait que « viendra une fois un avenir où on pourra désigner un certain caractère de base de l'ordre actuel peut être même pour un nom, parce que ce nom sera caractéristique pour une pensée intérieurement illusoire de part en part, pensée irréelle.
Et on parlera une fois très certainement à l'avenir du Wilsonisme au début du 20e siècle, parce que ce wilsonisme, c’est dans le domaine politique exactement la même chose que l'homme qui aurait [pour déplacer une voiture] voulu pousser à l'intérieur de la voiture ».  (1. 10. 1917) 

Après sept fois sept années, au cours desquelles sa prévision a été confirmée, rappeler à nouveau ce combat spirituel de Rudolf Steiner, ne devrait pas être justifié qu’historiquement, mais aussi conforme au présent.

 

Chronique de l’année 1917 


1 - 30 janvier

Dornach : poursuite des considérations d’histoire contemporaine commencées en décembre 1916 pour la promotion d’une reconnaissance consciente conforme à la réalité de la vie sociopolitique, et ses arrière-plans spirituels.
22 janvier
États-Unis : discours du Président Wilson (réponse à l'échange de notes sur la paix de décembre 1916) avec élévation des principes américains (la liberté, la démocratie, l'autodétermination des peuples) aux principes d'humanité. Rudolf Steiner, qui, depuis 1913, rend attentif au danger des idéaux wilsoniens comme abstractions, s’investit de plus en plus pendant le reste de 1917 et les années suivantes avec son idée de la triarticulation de l'organisme social, pour opposer aux idées de Wilson une impulsion issue de la spiritualité européenne.

30 janvier
Dornach : conférence d'adieu avant un plus long séjour en Allemagne. Caractérisation de la note de Wilson du 22 comme irréaliste et référence à la nécessité de jeter des ponts des diverses facultés à l'anthroposophie, en particulier dans la médecine, l'éducation, et avant tout de la technique : « Vraiment, justement à partir de la machine sera nécessaire de trouver le chemin dans le monde spirituel ».

Janvier

Dornach : Au cours de ce mois Steiner conduit son travail sur le modèle de plus de neuf mètres grandeur nature pour le groupe point central du bâtiment de Dornach,  qui représente le représentant de l'humanité entre les puissances adverses Lucifer et Ahriman, si loin que, que sans lui ne peut être travaillé plus loin. Sa collaboratrice dans ce travail, la sculptrice anglaise Edith Maryon  le préserva durant ce travail d’une chute d'un échafaudage : « Je travaillais alors que le groupe point central pour le Goetheanum était encore au début de son devenir, dans l'atelier de sculpture avant avec elle sur l'échafaudage, qui était construit autour du grand modèle en  pâte à modeler. Je glissai en profondeur à travers une fissure dans la structure et aurait du tomber sur un pilier pointu si Maryon n'avait pas suspendu ma chute. Si dans les années suivantes j’ai encore pu faire quelque chose pour la chose anthroposophique c’est parce Maryon à ce moment-là m’a sauvé de graves blessures » (Feuille d’information 11.5. 1924)

Début de l’année
Dans une entrevue avec le célèbre journaliste français Jules Sauerwein, il a dit à celui-ci : « Qu'est-ce que la guerre ? - C'est une rébellion, une décharge de forces qui ont été indûment compressées. C’est un processus de guérison par des moyens violents de l'organisme spirituel de notre planète. Tout comme l’organisme physique réagit avec de la fièvre ou des signes extérieurs sur des empoisonnements insupportables, tout comme le feu qui couve sous la croûte terrestre conduit à de brusques décharges volcaniques, ainsi l'utilisation malsaine et anormale de l'énergie conduit aussi à des guerres. Les gouvernements et les peuples ont perdu la raison sous une pression incompréhensible » - « Mais quelles sont ces forces étouffées et mal gérées ? » «  Ce sont des forces économiques et spirituelles. L'économie, c’est la totalité des échanges, et la spiritualité c’est la culture de l'esprit et de l'âme n’ont pas le droit d’être violées. Le pouvoir d'État en abuse, si vous empêchez pour des raisons nationales  la circulation des marchandises et des richesses, de sorte que l'inégalité et la haine surviennent entre les producteurs des différentes nations. Il se mésutilise complètement à partir des raisons politiques totalement fictives quand il empêche les humains de suivre leurs sentiments religieux, leur langue, leur art. Des lois économiques violées, et des libertés spirituelles étouffées sont l’origine de cette guerre, qui ne mènera à rien de bon et n'apportera aucun progrès à l'humanité si elle n'est pas une guerre de la libération intérieure ». (Sauerwein, Mémoires, 1932.) Dans une interview Sauerwein a fait la déclaration : « J’ai connu presque tous les monarques de la terre, presque tous les premiers ministres et maréchaux. Mais personne n'était capable d’exercer une telle impression durable sur moi, comme le philosophe et occultiste Rudolf Steiner. Il fut l’homme le plus intéressant que j'ai rencontré dans ma vie... Les hommes d'État - et ils étaient encore si puissants - avaient toujours fait sur moi une impression d’acteurs qui ne sont pas tout à fait sûrs de leurs rôles. Mais quel plaisir de parler avec Steiner à propos de la politique ! Et seulement, une si grande et riche compréhension était à même de saisir avec une telle justesse les problèmes particuliers ». (Basler National-Zeitung 28/04/1926)


Février à septembre

Séjour en Allemagne, essentiellement à Berlin. En plus de l’activité de conférences Rudolf Steiner écrit en été son livre « Des énigmes de l'âme ».

1er février
Ouverture de la guerre sous-marine sans réserve allemande, qui tire l’Amérique à entrer en guerre.

3 février
Rupture des relations diplomatiques entre les États-Unis et l’Allemagne.

6 février
Berlin : Rudolf Steiner commence une série de conférences christologiques et historiques et remarque en introduction : « Les événements dans lesquels nous nos tenons, sont donc, on peut dire, ainsi que pour beaucoup aujourd'hui encore, même si aussi c’est peu remarqué, ils susciteront une sorte de contexte d’étourdissement. Et ce qui en fait se passe, comment engageantes sont les choses qui en fait se passent là dans le développement humain, reconnaître cela dans son intégralité, pour cela ces âmes qui survivront à cette catastrophe de l’humanité ici sur le plan physique, se réveilleront sans doute seulement après un certain temps. D’autant plus nous devons nous le laisser être établi, d’appeler devant nos âmes, ce que nous pouvons appeler pensées qui sont éclairantes pour le mouvement de science de l’esprit si nécessaire pour l'humanité ».
Dans cette conférence, Rudolf Steiner a aussi fait remarquer pour la première fois que le Christ peut être perçu dans le monde éthérique depuis 1909.

12 mars
Russie : Révolution de mars avec la chute du tsar.

15 mars
Abdication du tsar.

15, 17 mars
Berlin : Rudolf Steiner présente pour la première fois dans les deux conférences publiques à la Maison des architectes les relations de l’être d’âme au physique et au spirituel en plein accord, comme il dit, avec la science de la nature : « Je n’avais jusqu’à présent pas formulé de cette manière, ce dont je vous ai parlé dans les deux dernières conférences, mais il y a maintenant exactement 35 ans depuis que j'ai commencé comme tout jeune homme à Vienne, avec les recherches lesquelles finalement ont pu conduire à exprimer cela comme ça s'est produit dans les deux dernières conférences. Et j'étais sans cesse à cette recherche ». (22.3.17)

17 mars
Mort du philosophe Franz Brentano à Zurich, dont Rudolf Steiner suivait la philosophie depuis ses études à Vienne avec la plus chaude participation et auquel il dédia dans les prochains mois un chapitre de son livre, « Énigmes de l'âme » comme un hommage, car la philosophie de Brentano appartenait aux plus attrayantes recherches sur l'âme du présent (voir « Énigmes de l'âme »).

2 avril
États unis : Le président Wilson recommande au Sénat américain l'entrée dans la guerre de l'Amérique.

6 avril
L’Amérique déclare la guerre à l'Allemagne.
8 avril
Lénine est infiltré par le wagon plombé vers la Russie à partir de Zurich par le gouvernement allemand, avec l'intention de parvenir par une nouvelle révolution à une paix prochaine avec la Russie.
3 avril
Berlin : Dans la conférence Rudolf Steiner indique, « qu'à une toute réelle connaissance du monde contentant l'âme humaine appartient la vue qu’aussi bien l’articulation du monde comme aussi l’articulation de l’humanité, l’articulation de l’être de l'homme, doivent être effectués selon les trois principes de corps, l'âme et l'esprit », comme ils ont déjà été exposés dans le livre « Théosophie » (1904), et que la connaissance de la triarticulation corps, âme et esprit de l’humain est la condition préalable d'une véritable compréhension du Christ.

17 avril
Dans le journal de Mannheim « Nouveau journal de l'État de Bade » paraît (anonymement) l’entretien de Rudolf Steiner « Un document de recherche primée de l'histoire sur l'éclatement de la guerre » par le Dr Jacob Ruchti, Berne.

1 mai
Berlin : Rudolf Steiner discute dans la conférence que dans le livre de l'économiste suédois Rudolf Kjellén parut dans ces semaines « L'État en tant que forme de vie » : « Quand ce livre m’est venu à la main, j'ai eu le sentiment que j’aimerai surtout me réjouir à propos de ce livre, vraiment me réjouir. Car il est écrit par un homme qui, on a le droit de le dire, appartient aux peu nombreux qui pourraient être intéressés par nos efforts de science de l’esprit. Quand j'ai fini de lire le livre, je peux dire que j’ai éprouvé de la nostalgie parce que je pouvais justement voir à un esprit qui, comme je l'ai dit, pourrait être intéressé par les efforts de sciences de l’esprit, combien ses pensées sont encore loin de ces pensées qui seraient avant tout nécessaires au présent... »

11 mai
Stuttgart : Rudolf Steiner commence ici à annuler ses conversations privées avec des membres, fondé par les calomnies d'anciens membres. Cette annulation sera répétée dans plusieurs endroits de conférence supplémentaires. À Leipzig, le 10 juin, il dit entre autres choses : « Il n'est peut-être pas exagéré, si je dis que, si vous parlez à 120 personnes avec tout le sérieux à propos des choses les plus profondes, parmi ces 120, 70 sont vraisemblablement susceptibles d'être des adversaires possibles, 70 ennemis possibles. C'est déjà une fois ainsi... Il ne s’agit pas aussi de ce que, si de tels opposants se lèvent ou non, mais s’ils sont convenables ou pas... C'est maintenant le moment où la question doit être absolument soulevée : la Société anthroposophique être continuée de cette façon, si je dois alors tenir des conférences, ou non ? La Société anthroposophique est donc véritablement quelque chose d’autre qu’Anthroposophie ou science de l’esprit ».

13 mai
Stuttgart : Première présentation de la connaissance de science de l’esprit du rajeunissement de l'humanité comme une loi du devenir historique.
Fin mai
Dornach : On commence à transférer le modèle du groupe central dans le bois, à savoir : le bois pour le bloc de bois nécessaire pour attaquer en premier la figure d’Ahriman enchainée en bas dans le rocher est empilé l’un sur l’autre.

L'exécution de l'ensemble du groupe – originalement planifié, dans des bois différents - doit être limitée par les circonstances de la guerre à une seule sorte de bois (orme) (21/10/1917).
Pourquoi le bois : « Il aurait été impossible de l'essayer avec un autre matériau que le bois. Car en raison de raisons vraiment très mystérieuses l'animique spirituel se laisse amener le mieux plastiquement à l’expression dans des formes de bois. Et ce qui devrait peut-être être valoir comme règle pour la sculpture, comme elle est aujourd’hui souvent habituelle, cela devait être brisé, devait être remplacé par une autre chose dans la création de ce groupe. De telles créatures comme Ahriman et Lucifer, et aussi dans une certaine limite le personnage debout au milieu, de telles formes doivent sortir de l'intérieur, être créer à partir de l’auto créativité de l'animique-spirituel, avec renoncement à tout modèle dans le sens habituel du mot...
Il s'agit d'une première tentative de façonner artistiquement de telles choses qui se déroulent dans le spirituel. Si elles pouvaient donner en ce sens une direction une sorte de suggestion justement à la création artistique, alors elles auraient, à côté des choses qu'elles devraient fournir à la construction, aussi pouvoir fournir un certain service au monde ». (21.10.17)
Berlin : Otto comte Lerchenfeld, Conseiller Imperial de la Couronne de Bavière, a dans le cadre de ses relations au gouvernement un aperçu de l’absence de vue de la direction de guerre allemande et demande des conseils à Rudolf Steiner, sur comment l'Allemagne pourrait encore sortir de la guerre de manière honorable.

D’après la présentation de Otto Lerchenfeld dans « Rudolf Steiner au cours de la Première Guerre mondiale », Dornach 1933 de Roman Boos le premier entretien s'est tenu en mai. Parce que plus de trois semaines durant des conversations quotidiennes s’ajoutèrent, les conversations purent seulement commencer dans la deuxième quinzaine de juin parce que Rudolf Steiner était en voyage de conférences du 9 jusqu’environ 25 mai et du 2 au 18 juin

2e moitié de juin
Dans le premier entretien du comte Lerchenfeld avec Rudolf Steiner, un entretien plus long est convenu pour le lendemain :
«... étais aujourd'hui trois heures chez le Dr Steiner dans la Motzstrasse. Devant moi se tient la solution à tout. Sais, qu'il peut y en avoir aucune autre. (Triarticulation de l’organisme social a-t’il appelé ce qu'il a placé devant moi comme l’oeuf de Colomb. Dans les prochains jours, il veut élaborer l'idée avec moi. Ils deviendront probablement des semaines... »
« Plus de trois semaines, jour après jour, des heures de travail suivirent cette première entrevue, semaines d'expérience la plus élevée, adaptation la plus haute, apprentissage le plus intensif, apprentissage, ce qu’en vérité signifie logique de la vie, du devenir et passé, comment la logique doit empiéter dans l’artistique, ne doit pas être rejeté de la vie réelle et devenir illogique. La politique est un art, pas science seule, et là où elle est seulement science, là l'organisme social, tombe malade, car il est traité comme un mort... »

Juillet
« L'un des derniers jours, alors que ce qui était réalisé devait être maintenant bientôt porté à des personnalités se tenant dans la vie publique, je priai Rudolf Steiner après un genre de bref mémorandum sur celle de ses idées pour les donner à ceux qui ont de l’intérêt et exprimeraient le vœu de se faire familier de plus près avec ces pensées. Peu de temps après, il m'a remis le manuscrit ». (Lerchenfel à l’endroit cité.)

Désormais, Ludwig Comte Polzer-Hoditz sera appelé d’Autriche aux entretiens.
10 juillet
Télégramme de Rudolf Steiner à Polzer-Hoditz : « Vous serait-il possible, vendredi prochain, de venir pour quelques jours à Berlin. Salutation Rudolf Steiner ».

13e juillet
Polzer-Hoditz à Rudolf Steiner, qui lui a dit entre autres : « Le comte Lerchenfeld voulait organiser une réunion conjointe de plusieurs messieurs avec moi, mais ils se sont excusés pour différentes raisons. (Polzer-Hoditz, une remarque historique. Anthroposophie, magazine pour la vie spirituelle libre, 16e année 1933/34)
Encore ce jour-là et dans les jours qui ont suivi Rudolf Steiner familiarisa Polzer-Hoditz avec les idées de la triarticulation, « mais qui, dit-il, n’auraient pas le droit de rester littérature, mais pourront seulement alors être efficace dans le sens de la paix, si elles étaient annoncées d’une position donnant la mesure, sur laquelle regarde le monde... Alors Rudolf Steiner me donna le mémorandum dactylographié rédigé d’abord par lui ». (Opus cité)

16e juillet
Comte Lerchenfeld se rend à Munich, pour préparer un entretien de Rudolf Steiner avec l'ambassadeur d'Allemagne à Washington, le comte Bernstorff.

18 juillet Rudolf Steiner et le comte Polzer-Hoditz voyagent à Munich.
19 juillet
Munich : réunion d'après-midi de Rudolf Steiner avec le comte Bernstorff à l'Hôtel Eden : « Mais la réunion se déroula sans qu’on ait pu l’inciter à une quelque activité ». (Polzer-Hoditz op. cit.)
Berlin : résolution de paix à la majorité du Reichstag pour une paix d’entente et réconciliation.
20 juillet
Rudolf Steiner, Polzer-Hoditz (et Lerchenfeld ?) voyagent à Berlin.
21-22. juillet
Rudolf Steiner rédige dans la nuit, le deuxième mémorandum et le remet à Polzer-Hoditz. « Il était destiné à mon frère, qui était alors chef de cabinet de l'empereur Charles, et ne jouissait pas seulement de sa pleine confiance, mais aussi depuis une longue période se tenait dans un rapport d’amitié très proche de l'empereur. Rudolf Steiner m'a dit : Ce que j'ai écrit là pourrait servir de base pour votre frère pour annoncer de telles pensées à Brest-Litovsk en tant que ministre de l'extérieur comme une volonté de l’Europe centrale. En Russie sont dispersés beaucoup de centres spirituels. Ils le comprendraient, et cela pourrait être un moyen de paix efficace, car l’Est a toujours écouté les idées d’Europe du centre ».
« Steiner pensait notamment, que mon frère devrait aspirer au poste de ministre de l'Extérieur à la place du comte Czernin, et dit encore avec une accentuation particulière :< Quand l'empereur d'Autriche laisserait déclarer cela, alors la phrase de Bismarck pourrait à nouveau être vraie : Lorsque l'empereur d'Autriche se met à cheval, tous ses peuples le suivent > - .. Rudolf Steiner s'engagea à cette époque fortement pour une possibilité en Autriche. Lorsque Rudolf Steiner a vu que je devenais inquiet et anxieux sous le poids de la responsabilité, il dit de la manière la plus gentille : < Soyez juste entièrement calme. Il faut aussi apprendre à regarder comment quelque chose s’effondre. Si ce que je vous ai expliqué comme possibilité de sauvetage n'est pas atteint, une série de catastrophes suivront. Mais ce qui ne peut se dérouler de la raison, se passera quand même après les plus grands bouleversements, car c’est nécessaire par la volonté du monde > ». (Polzer-Hoditz op. cit.)

22 juillet Polzer-Hoditz voyage dans la soirée pour Vienne.
23 juillet
Les deux frères Polzer-Hoditz voyageant ensemble pour Reichenau. Là, Louis transmet à son frère Arthur le

24 juillet
le premier mémorandum de Rudolf Steiner et le deuxième mémorandum écrit pour lui de sa propre main.

26 juillet
Ludwig Polzer-Hoditz se rend avec le premier mémorandum chez le premier ministre autrichien Seidler, « qui tout de suite se trouvait dans un combat en retraite avec le ministre de l'extérieur, le comte Czernin ».

« Après je parlais à plusieurs reprises éclairant autant mon frère, que le premier ministre ». (Polzer-Hoditz op. cit.)

Juillet (pas de date)
Rudolf Steiner donna, à cette époque et même plus tard, ses élaborations à «beaucoup» venant pour des questions (conférence 24/11/1918). Parmi ceux cités ici sont seulement ceux qui sont connus. Selon la conférence du 10 novembre 1918, Rudolf Steiner avait l’intention de « prouver une fois documentairement » ces relations, ce qui n'est malheureusement jamais venu.
Rudolf Steiner explique personnellement au Secrétaire d’État Richard von Kuhlmann, en présence du comte Lerchenfeld dans la maison de la légation de Bavière à Berlin son idée de triarticulation sociale : « J'ai dit dans le temps à Kuhlmann : vous avez le choix, soit maintenant accepter la raison et obéir à ce qui, dans l'évolution de l'humanité est annoncé comme quelque chose qui doit arriver - parce que ce qui est dans ces conflits n'est pas un quelque programme comme aujourd'hui tellement en ont, mais c'est quelque chose qui est lu du développement de l'humanité et ce qui très certainement doit être réalisé dans les prochains quinze, vingt, vingt-cinq ans, mais cela doit être réalisé avant tout à l’intérieur de l’Europe centrale - aujourd'hui, vous avez le choix entre accepter la raison, qui veut se réaliser, la réaliser par la raison, ou vous allez au-devant de révolutions et cataclysmes ». (Stuttgart, 21/04/1919)

Des "bienveillants" conseillent Rudolf Steiner de publier les mémorandums : « C'était à ce moment-là probablement le conseil le plus inapproprié. À quoi cela pouvait-il aider, si dans le domaine (littérature) parmi beaucoup d'autres avait été également parlé de ces impulsions, par une personne privée. Dans la nature de ces impulsions, réside donc, qu’elles auraient seulement pu obtenir une signification par l’endroit à partir duquel elles auraient été énoncées ». (Les fondements de la question sociale, chapitre IV)
1er août
Le pape Benoît XV. Délivre pour 3e anniversaire du déclenchement de la guerre un message de paix aux peuples en guerre.
28 août
La note de réponse du Président Wilson au pape termine par un appel aux Puissances centrales, ce qui tombe probablement par "accident" sur l'anniversaire de Goethe : « Nous devons attendre de nouvelles preuves des objectifs des grands peuples des puissances centrales. Veuille Dieu que cette preuve ai lieu bientôt, et certes, d’une manière qui établisse la confiance de tous les peuples dans la bonne foi des nations et la possibilité d'une paix assurée par contrat ». (Cité d’après Roman Boos, l'idée de triarticulation, le Goetheanum et l’idéal de triarticulation dans la vie de Rudolf Steiner et le destin du monde, 1930)
Rudolf Steiner avait avec son idée de triarticulation fait l’essai « d’opposer à la tâche qui a été placée à partir d'Amérique en des manifestations politiques au monde, une autre à partir de l'Europe, qui soit née des forces de vie de cette l'Europe. Entre la tâche que Wilson avait placée d’un point de vue américain, et celle qui au milieu du tonnerre des canons comme impulsion spirituelle de l'Europe aurait résonné là-dedans, un terrain d’entente aurait été possible. Chaque autre pourparler d’accord sonnait creux en face de la nécessité historique ». (Points fondamentaux de la question sociale, chapitre IV)


10 septembre
Berlin : Rudolf Steiner écrit la préface de son livre, « Énigmes de l'âme », sous cet « élargissement esquissé » sont représentés les relations triarticulées de l'essence de l'âme au corporel et spirituel, tout comme l'extension de la doctrine des sens à douze sens.

« Je tire dans ces représentations certains des fils scientifiques qui doivent être tirés de l’Anthroposophie à la philosophie, la psychologie et la physiologie.

Il pourrait tout à fait sembler comme si à l'heure actuelle les intérêts des humains allaient dans une autre direction que dans celle qui où se meuvent les considérations suivantes. Mais je pense que non seulement on n’est pas tirés des obligations sérieuses vis-à-vis du présent immédiat par de telles considérations, mais que, ce qui repose en elles, sert justement ce présent par des impulsions qui sont peut être moins immédiatement saillantes, mais pour autant ont de plus forts rapports avec l'expérience de ce présent ».

21 septembre
Berlin : Rudolf Steiner envoie à Alexander von Bernus pour le magazine « Das Reich » la première partie de son essai, « Les noces chymiques de Christian Rosecroix » : « J'ai dû mettre beaucoup de soin à saisir certaines vérités qui peuvent être trouvés dans cet essai pour que la publication soit possible. Il y a des occultistes qui étaient jusque-là de l’opinion que des choses telles que l'indication de l’erreur, du vieillissement (la mort) et de la conscience n’ont pas le droit d’être publié. Mais ceux-ci ont tord pour notre temps devant une meilleure compréhension occulte. Mais j'ai juste eu à prendre la juste mesure par la version pour la publication. C'est maintenant justement le bon moment pour dire ces choses ».
29 septembre
Rudolf Steiner expose de nouveau à Dornach et commence en particulier sur les forces du mal associées avec notre époque. Il commence son premier travail de sculpture au groupe en bois et donc à la figure d’Ahriman enchainé en bas dans le rocher avec un burin et un marteau.
30 septembre
Steiner vient à parler dans la conférence de son essai sur les noces chymiques et remarque qu'il s’est beaucoup occupé ces derniers temps avec l'apport significatif qui fut fait, alors au début du 17e Siècle par les écrits rosicruciens pour le développement spirituel ultérieur pour approfondir la connaissance spirituelle de la nature jusqu'à ce point, « où on découvre par une meilleure saisie les lois de la nature aussi les lois de la vie sociale humaine ». Il établit un parallèle à aujourd'hui à partir des efforts balayés par la guerre de Trente Ans, mais souligne en même temps : « Si de telles choses sont là comme approche, on ne doit pas plus tard se laisser arrêter, mais au contraire se laisser inciter à une activité d'autant plus forte, qu’un essai suivant ne soit pas à nouveau manqué. Mais pour cela il est nécessaire d’apprendre vraiment à connaître la vie ».

6 octobre
Lettre à Johanna Mücke à Berlin: « J'espère que je reçois bientôt les corrections de mon livre, que je vous renverrais immédiatement ».
7 octobre
Dans la conférence indication sur le prochain livre à paraitre « Énigmes de l'âme ».
13 octobre
Dans la conférence indication sur la maison d’habitation érigée en béton formé à proximité immédiate du Goetheanum, appelée Duldeck : « Quelque chose comme ça, comme la maison se trouvant la dehors, qui a été réussie à partir du matériau béton avec de nouvelles formes, est un travail de pionnier. Et entre en considération pas seulement le fait que ces formes ont été pensée, mais le fait que la possibilité a été provoquée de placer une fois une telle chose dans le monde... » (Le modèle de cette maison est de Rudolf Steiner.)
18 octobre
Bâle : Dans la conférence publique, Rudolf Steiner exprime qu’il aimerait nommer sa conception du monde, selon les sources à partir desquelles elles proviennent pour lui-même, s'il n'était pas mécompris avec cela, de préférence « goethéanisme », et la construction de Dornanch de préférence «Goetheanum » .
Roman Boos rend attentif à cet égard dans son écrit, « L’idée - triarticulation… » que, Rudolf Steiner, exactement 33 années auparavant en novembre 1884, dans un de ses premiers essais, « Un regard libre dans le présent » fait valoir des points de vue culturels et politiques dans la comparaison de la vie spirituelle anglaise et allemande, dans laquelle le concept goethéanisme et le forcing (NDT « Forcierung ») d'une vie spirituelle libre, ont été affirmés par lui pour la première fois.

21 octobre
Dornach : Lors de l'Assemblée générale de l'Association Johannesbau, la demande est faite, en raison du souhait exprimé par Rudolf Steiner, le 18 à Bâle d’appeler désormais la construction « Goetheanum ».
Il sera rapporté entre autres que le bois pour le personnage principal de la sculpture en bois est rassemblé de sorte qu'en novembre pourra être démarré avec la sculpture.
Rudolf Steiner parle encore sur le groupe, tel que déjà cité ci-dessus sous fin mai.
Dans l'exposé du soir, Rudolf Steiner indique les travaux de Roman Boos « La convention collective selon le droit suisse », « comme exemplaire valable pour jeter des ponts entre les impulsions générales d'étude de l'anthropologie et un domaine complètement spécial, le domaine du droit ».
25 octobre
Lettre à Johanna Mücke à Berlin: « Le livre (Des énigmes de l'âme) peut donc maintenant être imprimé. »
28 octobre
Dans la conférence nouvelle référence au prochain livre, « Des énigmes de l'âme ».
2, 3, 4 novembre
Dans ces conférences, dans le cadre des représentations de scènes du « Faust » de Goethe est traité le problème de la confrontation avec le mal comme tâche de l'époque actuelle.
5-14 novembre
Zurich : conférences publiques, « Anthroposophie et sciences académiques » avec la présentation de la triarticulation de l'être humain, de l’idée de triarticulation pour la refonte de la vie sociale et le résultat de recherche sur le rajeunissement de l'humanité comme une loi spirituelle du devenir historique.

7 novembre
En Russie : victoire du bolchevisme et de la conception matérialiste de l’histoire : le même soir, Rudolf Steiner parle à Zurich sur « Anthroposophie et science de l’esprit » et caractérisée dans la discussion qui a suivi, la science matérialiste de l'histoire comme une telle, par laquelle la réalité sera assassinée.

Novembre
Le livre « Des énigmes de l'âme » paraît.
« Il n'est pas écrit avec la plume, mais il est écrit des bêches de l’âme, qui aimeraient abattre les planches, qui battent le monde, c'est à dire faire disparaître les limites de la connaissance de la nature, mais faire disparaître par travail intérieur de l’âme. "(4.2.23)
Arthur Comte Polzer-Hoditz, chef de cabinet de l'Empereur Karl d’Autriche, expose à celui-ci l’idée de triarticulation sociale de Rudolf Steiner en quelques heures d’entrevue. Il sera chargé d'élaborer l'ensemble du système dans un mémorandum qu’il envoya le 17/02/1918 à Sa Majesté dans une enveloppe scellée « pour ouverture personnelle de haute importance et le même jour parla avec beaucoup de détails avec le Premier ministre Seidler. À peut près vers la même époque (janvier 1918) à Karlsruhe Rudolf Steiner expliqua dans une conversation personnelle avec le prince Max von Baden comme futur chancelier allemand son idée de triarticulation, qu’il sacrifia le 5 octobre 1918 lors de l'annonce de l'offre de paix allemande à « la pensée orientée au futur bonheur des peuples que M. Wilson annonce ». Ici, est encore à noter, ce que Rudolf Steiner a dit le 24 novembre 1918, à Dornach :

«Toutes ces idées ont été présentées à un homme d'État il y a quelque temps (ce qui aurait le droit de se rapporter à Max von Baden), où il était déjà assez tard de toute façon pour la forme de ce temps-là, que j'avais donné à ces idées, mais là j’ai tout de même dit au monsieur que s'il pensait d’une quelque façon qu’il devrait penser à s’approcher de ces idées, je serais naturellement aussi prêt à les remanier de manière appropriée pour le temps qu’était alors le présent (janvier 1918). Aujourd'hui elle serait évidemment de nouveau à remanier pour des circonstances particulières ».

4 Décembre
États unis : Discours du président Wilson qui déjà évoque alors les «14 points »   déjà annoncés le 8 janvier 1918 et que Rudolf Steiner caractérise par la suite sans relâche nettement comme non conforme à la réalité.
15 décembre
Armistice russo-allemande.
22 décembre
Début des négociations de paix à Brest-Litovsk, où le secrétaire d'État Kuhlmann à le mémorandum-triarticulation dans sa serviette, sans en faire usage. L’intention d’alors de Rudolf Steiner était avec sa proposition de triarticulation d’agir façonnant socialement d'Europe centrale également vers l’Europe orientale : « Et ce programme aurait été le seul véritable programme lequel s’il avait été présenté à Brest-Litovsk, aurait été efficace. Bien sûr, Brest-Litovsk n’aurait jamais eu lieu si compréhension avait été apporté à un tel programme. Les choses auraient dû prendre un tout autre cours. Car je l’avais élaboré dans ces années comme fil conducteur non seulement d’une politique intérieure, mais d’une politique étrangère, la politique intérieure me semblait inutile quand tout est occupé à fabriquer des munitions... Il me semble nécessaire une véritable impulsion - pas un programme - une réelle impulsion qui aurait été en mesure de donner aux choses une autre tournure ». (24.11.1918)

 
23, 24, 26 décembre
Dans ces conférences Rudolf Steiner décrit son résultat de recherche en sciences de l’esprit sur la signification de la circulation de 33 ans des événements historiques pour une observation symptomatologique de la vie sociale.

À l'automne de 1917, Rudolf Steiner donna (selon Roman Boos « L'idée de triarticulation... » p. 28) au « faire-valoir de l’impulsion spirituelle du peuple allemand par lui-même sorti de la volonté européenne – pendant que les instances allemandes demeuraient muettes - dans les exposés et les conversations  de cette époque, un commentaire, dont toute la signification bouleversante n'est que progressivement, devenu visible par les événements extérieurs. À partir du destin de l'humanité – ainsi disait-il à peu près, si je peux résumer les nombreux propos de ces mois – que la guerre aurait dû prendre fin en 1917. Sinon, elle deviendrait quelque chose qui ne serait absolument plus saisissable avec l'ancien concept de guerre. Car l'humain serait complètement évincé de la direction des événements, et à la place du devenir guidé par l’humain pénétrerait à l'avenir un déroulement mécanique d’effets ahrimaniens ».

 Quelle métamorphose - sur le principe de la manière d’agir constamment à la mesure de la réalité - les efforts de Rudolf Steiner, de façonner un organisme social d’après ses entières réalités spécifiques survint sept ans après 1917 sera encore regardé dans la discussion du nouveau volume sur l'histoire de la Société anthroposophique, page 38 ss.

 
Hella Wiesberger

Puis p. 38 à 40 

La Constitution de la Société anthroposophique générale et l'École de Science de l'Esprit. La reconstruction du Goetheanum

Articles et annonces, conférences et discours de janvier 1924 à mars 1925. Volume IX de la série : « L'essence vivante de l'anthroposophie et son soin » Documentation pour l’histoire du mouvement anthroposophique et de la société anthroposophique.

Qu’est-ce que l’homme peut gagner de plus dans la vie que nature-dieu se dévoile à lui, comme elle laisse dans l'esprit la matière partir en fumée. Et comme dans la matière l'esprit s’expérimente lui-même.

 Avec ces paroles de Goethe formées à nouveau par Rudolf Steiner – à côté desquelles dans le contexte suivant on aimerait placer d’autres paroles de Goethe citées par Rudolf Steiner : « Qui possède la science et l'art, a aussi la religion » - Rudolf Steiner a conclu le 15 mars 1917 à Berlin sa présentation initiale de l'interaction triarticulée esprit-matière dans l'humain. Le point de départ de ce résultat de recherche qu'il caractérise dans « Chemin de vie », chapitre 5, en décrivant ses études en sciences de la nature des années 1879-1882, quand il est venu à sa manière à la théorie de la métamorphose de Goethe, qu’il a mise au même rang qu’un fait copernicien dans ses introductions aux  écrits scientifiques de Goethe (1883) comme le principe de la connaissance de la matière organique, le devenir vivant, et développa avec plus de quarante ans de travail de chercheur en sciences de l’esprit orienté selon l’anthroposophie comme elle est aujourd’hui, dans l’œuvre complète, là dans le monde, comme source féconde pour science, art et religion.


Sept ans après la première description fondée scientifiquement du rapport substance-esprit triarticulé chez l'humain en 1917, cette connaissance expérimenta une amélioration insoupçonnée. Fusionné avec la connaissance des forces de l’essence du monde se dévoilant triplement, comme elles travaillent dans l'être humain depuis les hauteurs, le pourtour et les profondeurs, elles furent relevées du domaine des pensées dans la création artistique, dans lequel Rudolf Steiner les façonna dans la forme de sentences « Âme humaine, tu vis dans les membres..., dans la pulsation cœur-poumon..., dans la tête au repos... » en « pierre de fondation »et en tant que tel plongea lors de la pose de pierre de fondation « idéelle-spirituelle » pour la nouvelle fondation de la Société anthroposophique comme Société anthroposophique universelle à la Noël 1923 « dans les cœurs et les âmes des personnes réunies dans la Société anthroposophique ». Et Rudolf Steiner a expliqué qu'il a seulement pu amener à maturité cette connaissance perçue par lui depuis des décennies seulement d’abord pendant les années de guerre -1917. À cette époque, l'idée de la triarticulation de l'organisme social a également été conçue à partir de cette connaissance de l’humain qui conduisit alors dans les années 1919-1921à l'essai à grande échelle du mouvement pour la triarticulation. 
Cette tentative de réorganisation de la vie sociale a échoué. Désormais par la nécessité d'une nouvelle ordonnance de la Société anthroposophique, la connaissance de l'humain et du monde triarticulée comme pierre de fondation formée artistiquement-religieusement devrait devenir impulsion agissante socialement pour une nouvelle vie de société, pour « une vraie union d’humains pour Anthroposophia » que l'esprit de la pensée pierre de fondation comme « esprit (NDT « Gesinnung ») sourçant de la conception de vie anthroposophique » devrait porter vers dehors dans le monde, « où il agira éclairant et réchauffant pour le progrès des âmes humaines, pour le progrès du monde ».

Un événement lors du congrès de Pâques en 1924, le premier congrès majeur au Goetheanum après le Congrès de Noël, constitua une amélioration supplémentaire : là, la connaissance formée en paroles de sagesse, comme elles pouvaient être entendues alors, était désormais à voir transposées en formes eurythmiques par Rudolf Steiner. Comme « poursuite », comme « pas supplémentaire » de ce qui « a été inauguré par le Congrès de Noël » il valorisa cet événement.

Rudolf Steiner put travailler pendant neuf mois dans une intensité croissante et six mois seulement encore, fortement diminué, à partir de son lit pour un organisme de société à la mesure de l’être vivant de l’anthroposophie. Puis sa mort a apporté un tournant de destin. Ce qui de son essai, par prise en main personnelle de la direction de société, de « donner une forme à la Société anthroposophique comme le mouvement anthroposophique en a besoin pour son soin », cela signifie, d’amener cette forme extérieure en résonnance avec la vie portée personnellement par lui du mouvement anthroposophique, est conservé en documentations, est désormais accessible à l'étude avec le volume en nouvelle édition.

Le volume englobe tout ce que Rudolf Steiner a dit et écrit après le Congrès de Noël jusqu'à sa mort en relation avec la formation de la société. La partie I contient les « lettres aux membres » y afférents – La partie II, les essais et conférences sur la constitution et l’articulation de l’École supérieure de Science de l'Esprit, la partie III, le rapport sur les travaux et tous les exposés en conférences sur le Congrès de Noël et intentions lui étant associé, de sorte qu'avec cela une vue d'ensemble complète sur tous ceux-là de ses exposés soit disponible. La partie IV contient les différents protocoles d'assemblées et procès verbaux, qui s’occupent dans le détail de l'ordre administratif et de la reconstruction du Goetheanum.


Pour la numérotation bibliographique un nouveau numéro - 260 A -  a été mis en place, pour que le volume s’assemble avec l'extension prévue à l'origine du n ° 260 (« Le Congrès de Noël... ») et les articles correspondants du n ° 37 (« L'essence vivante de l'anthroposophie et de son entretien »). Ce regroupement était conditionné par l’abrogation de la séparation pour ce département de l’édition complète, sinon strictement réalisée entre écrit et parlé qui permet une vue unifiée de la documentation disponible. Un registre des différentes institutions avec la mise en évidence de l’histoire de leurs origines, un registre des personnes avec les données biographiques, et avant tout le rassemblement sous forme de journal dans la « Chronique 1924-1925 » de tous les événements jusqu'à la mort de Rudolf Steiner devraient donner au lecteur une image la plus vivante possible des si nombreuses et grandes choses s'étendant sur des quinze derniers mois de la vie de Rudolf Steiner.

Hella Wiesenberger


In Beiträge Heft 15 Sommer 1966.

Das Jahr 1917 


Im Gedenken an ein geistes- und weltgeschichtliches Ereignis


«Staatsmänner, Volks- und Heerführer habe ich zur Genüge gekannt. Was bleibt von ihnen, wenn ihre Zeit aus ist? Aber große und fruchtbare Gedanken wie die von Steiner sind eine geistige Macht, deren Wirkung sich gerade in schmerzhaften Weltkrisenzeiten, wie wir sie augenblicklich erleben, und wie er sie vorausschauend prophezeit hatte, bemerkbar macht.»
Jules Sauerwein, Memoiren, 1932.

In diesem Jahre —1966 — schauen wir auf sieben mal sieben verflossene Jahre zurück, seitdem mit dem Epochenjahr 1917 sich ein neues Zeitalter einleitete, in dessen Verlauf, als ebenfalls epochal zu wertende Tat, Rudolf Steiner seine Idee von der Dreigliederung der Menschenwesenheit und des sozialen Organismus, sowie der geistigen Gesetzmäßigkeit des geschichtlichen Werdens, in die Welt stellte. In welchem Zusammenhang geschah dies?
Die mitteleuropäischen Friedensbestrebungen vom Ende 1916 waren fehlgeschlagen. Am 21. Dezember 1916 spricht Rudolf Steiner im Baseler Weihnachtsvortrag von einem welterschütternden «Verbrüllen» der Friedenssehnsuchten. Kurz darauf bricht in Rußland die Märzrevolution aus und führt nach einem halben Jahr zum Sieg des Bolschewismus. Anfang April tritt Amerika aktiv in den Krieg ein. Damit war die Katastrophe Mitteleuropas besiegelt. Der durch keine eigenständige Mitte versöhnte Weltgegensatz West—Ost zog am Horizonte der Weltgeschichte herauf.
In dieses Chaos des Zeitenumbruchs pflanzte Rudolf Steiner, gleichsam wie ein Samenkorn für eine der neuen Zeit gemäße Erkenntnis, seine DreigliederungsIdee als Ergebnis eines mehr als dreißigjährigen, unablässigen Forschens. Und so, wie aus einem Samenkorn im Jahreslaufe das Pflanzenleben in sichtbare Erscheinung tritt, so tritt in diesem Zeitenumbruchsjahr die urbildhafte Dreigliederungs-Idee in dreifacher Gestaltung in die Welt: künstlerisch, wissenschaftlich und sozial.

Zu Beginn des Jahres 1917 entsteht in Dornach das über neun Meter hohe Modell des «Menschheitsrepräsentanten zwischen Luzifer und Ahriman». Am 15. März 1917, dem Tage der Zaren-Abdankung in Rußland, stellt Rudolf Steiner zum erstenmal die dreigliedrigen Beziehungen des menschlichen Seelenwesens zum Physisch-Leiblichen einerseits und zum Geistigen andererseits dar. Es war dies in einem öffentlichen Vortrag im damaligen Berliner Architektenhaus. über den Rahmen dieser vortragsmäßigen Darstellung hinaus findet dieses Erkenntnis-Verbindungsglied zwischen Naturwissenschaft und Geisteswissenschaft seine klassische Formel in dem Kapitel «Die physischen und die geistigen Abhängigkeiten der Menschenwesenheit» in dem im November desselben Jahres erscheinenden Buche «Von Seelenrätseln». Im Baseler Vortrag vom 23. November 1917 bemerkt Rudolf Steiner, daß dieser sich ihm im Laufe von mehr als drei Jahrzehnten geistesforscherisch ergebene Zusammenhang «auf der andern Seite ganz gewiß in der nächsten Zeit der Naturwissenschaft, die heute von der Anhörung einer solchen Sache noch weit entfernt ist, auch ergeben wird. Denn Geistesforschung und Naturwissenschaft werden ... sich treffen, wie Arbeiter, die einen Tunnel graben, von beiden Seiten her». Der Techniker und Philosoph Carl Unger stellte schon unmittelbar nach Rudolf Steiners Tod in seinem Vortrag «Was ist Anthroposophie?» (Unger, Schriften Band I) fest, daß es diesem unentbehrlichen Bindeglied zwischen Natur- und Geisteswissenschaft gegenüber gilt, «eine Ehrenschuld an Rudolf Steiner abzutragen, denn er hat auf diesem Gebiete eine Entdeckung gemacht, die ebenso bedeutend ist wie die Entdeckung des Blutkreislaufes durch Harvey».
In der Zwischenzeit fügte es im wahren Sinne des Wortes das Karma, daß auch der soziale Aspekt der Dreigliederungs-Idee realisiert wird. Im Frühsommer 1917 wandte sich Otto Graf Lerchenfeld, Neffe des bayrischen Gesandten in Berlin, Hugo Graf Lerchenfeld, ratsuchend an Rudolf Steiner, wie Mitteleuropa noch auf ehrenvolle Weise aus dem Kriege herausgeführt werden könne. In langen Gesprächen entwickelt ihm Rudolf Steiner seine Idee von der Dreigliederung des sozialen Organismus als notwendiges Erfordernis des geschichtlichen Werdens der Menschheit, von der er später (Suttgart 20. 7. 1919) sagt: «Ich glaube nicht, daß es dazu gekommen wäre, die Idee der Dreigliederung des sozialen Organismus in richtiger Art zu erhalten, wenn nicht vorausgegangen wäre durch mich die Erforschung des menschlichen Organismus selber.» — Zu den Berliner Gesprächen wird dann auch Ludwig Graf Polzer-Hoditz, Bruder des österreichischen Kabinettchefs, zugezogen. Daraus entstehen im Juli 1917 die beiden «Memoranden» zu Handen der deutschen und der österreichischen Regierung mit den in knappster Prägnanz formulierten Notwendigkeiten für eine Beendigung des Krieges und der für einen fruchtbaren Neuaufbau notwendigen Verselbständigung von Politik, Wirtschaftsund Geistesleben. Der Appell stieß auf kein Verständnis. Am 7. November 1917 wird in Rußland der Bolschewismus mit seiner materialistischen Geschichtsauffassung die herrschende Staatsform. In denselben Tagen hält Rudolf Steiner in Zürich öffentliche Vorträge über «Anthroposophie und akademische Wissenschaften» (Seelenwissenschaft, Geschichtswissenschaft, Naturwissenschaft und Sozialwissenschaft), in denen er neben der geisteswissenschaftlichen Erkenntnis der Menschenwesenheit auch die geisteswissenschaftliche Erkenntnis des geschichtlichen Werdens als rückläufigen Prozeß, als Jüngerwerden der Menschheit im Gegensatz zum individuellen Lebenslauf, darstellt — bezeichnenderweise an demselben Tag, da in Rußland die materialistische Geschichtsauffassung den Sieg davonträgt. Und im letzten dieser vier Vorträge, am 14. November 1917, stellt er zum ersten-male in der Offentlichkeit seine Idee von der sozialen Dreigliederung dar.
An der nachfolgenden Chronik des Epoche-wandelnden Jahres 1917 ist abzulesen, welche einschneidende Markierung dieses Jahr auch im Lebensgang Rudolf Steiners bedeutet. Durch seine eigene Schicksalssituation bereits in früher Jugend in das Problem des Völkerlebens hineingestellt und dadurch früh zur Erkenntnis von der unbegrenzten Bedeutung der sozialen Frage gelangt, greift er ab 1917 auch handelnd ins kulturpolitische Leben ein und wird, trotzdem der Versuch scheiterte, nicht müde, als Einziger weiter seine Stimme zu erheben gegen das, was er Wilsoneanismus nannte. Denn er sah voraus, daß «einmal eine Zukunft kommen wird, wo man einen gewissen Grundcharakter der Gegenwartsordnung vielleicht sogar nach einem Namen benennen wird, weil dieser Name charakteristisch sein wird für ein innerlich durch und durch illusionäres Denken, unwirkliches Denken. Und man wird ganz gewiß in der Zukunft einmal sprechen von dem Wilsoneanismus im Beginne des 20. Jahrhunderts, denn dieser Wilsoneanismus, das ist auf politischem Gebiete ganz genau dasselbe, was der Mann hatte, der [um einen Wagen zu bewegen] im Innern des Wagens anschieben wollte». (1. 10. 1917)
Nach sieben mal sieben Jahren, deren Verlauf seine Vorausschau bestätigt hat, an diesem Geisteskampf Rudolf Steiners wieder zu erinnern, dürfte nicht nur historisch berechtigt, sondern auch gegenwartsgemäß sein.

Chronik des Jahres 1917


1.-30. Januar
Dornach: Fortführung der im Dezember 1916 begonnenen zeitgeschichtlichen Betrachtungen zur Förderung eines bewußten wirklichkeitsgemäßen Erkennens des sozialpolitischen Lebens und seiner geistigen Hintergründe.

22. Januar
USA: Rede Präsident Wilsons (Antwort auf den Friedensnotenwechsel vom Dezember 1916) mit der Erhebung amerikanischer Grundsätze (Freiheit, Demokratie, Selbstbestimmungsrecht der Völker) zu Grundsätzen der Menschheit. Rudolf Steiner, der seit 1913 auf die Gefahr der Wilsonschen Ideale als Abstraktionen hinwies, setzt sich im weiteren Verlauf des Jahres 1917 und der folgenden Jahre immer mehr dafür ein, mit seiner Idee der Dreigliederung des sozialen Organismus den Ideen Wilsons einen aus europäischer Geistigkeit heraus geborenen Impuls entgegenzustellen.

30. Januar
Dornach: Abschiedsvortrag vor einem längeren Deutschlandaufenthalt. Charakterisierung der Note Wilsons vom 22. als wirklichkeitsfremd und Hinweis auf die Notwendigkeit des Brückenschlagens von den verschiedenen Fakultäten zur Anthroposophie, insbesondere von der Medizin, der Pädagogik und vor allem von der Technik: «Wirklich, gerade von der Maschine aus wird man den Weg finden müssen in die spirituelle Welt hinein.»

Januar

Dornach: Während dieses Monats führt Rudolf Steiner seine Modellierarbeit an dem über neun Meter hohen originalgroßen Modell für die Mittelpunktsgruppe des Dornacher Baues, die den Repräsentanten der Menschheit zwischen den Widersachermächten Luzifer und Ahriman darstellt, so weit, daß daran ohne ihn weitergearbeitet werden kann. Seine Mitarbeiterin an diesem Werk, die englische Bildhauerin Edith Maryon, bewahrte ihn während dieser Arbeit von einem Sturz vom Gerüst: «Ich arbeitete, als die plastische Mittelpunktsgruppe für das Goetheanum noch im Anfange ihres Werdens war, in dem vorderen Bildhaueratelier mit ihr auf dem Gerüste, das um das große Plastilin-Modell errichtet war. Ich glitt durch einen Spalt im Gerüst in die Tiefe und hätte auf einen spitzen Pfeiler auffallen müssen, wenn Maryon meinen Fall nicht aufgefangen hätte. Wenn ich in den folgenden Jahren noch etwas leisten konnte für die anthroposophische Sache, so ist es, weil Maryon mich damals vor einer schweren Verletzung bewahrt hat.» (Nachrichtenblatt 11.5.1924)

Anfang des Jahres
In einer Unterredung mit dem prominenten französischen Journalisten Jules Sauerwein sagte er zu diesem: «Was ist der Krieg? — Es ist eine Auflehnung, eine Entladung von Kräften, die ungebührlich zusammengepreßt waren. Es ist ein Gesundungsprozeß durch Gewaltmittel des geistigen Organismus unseres Planeten. So wie der physische Organismus durch Fieber oder äußerliche Anzeichen auf unerträgliche Vergiftungen reagiert, so wie das Feuer, das unter der Erdrinde schwelt, zu plötzlichen vulkanischen Entladungen führt, so führt auch der ungesunde und anormale Gebrauch von Energie zu Kriegen. Regierungen und Völker haben dann unter einem ihnen unbegreiflichen Druck den Verstand verloren.» — «Aber welches sind diese erstickten und schlecht geleiteten Kräfte?» «Es sind wirtschaftliche und geistige Kräfte. Die Wirtschaft, das ist die Gesamtheit des Austausches, und die Geistigkeit, das ist die Kultur des Geistes und der Seele, dürfen nicht vergewaltigt werden. Die Staatsgewalt mißbraucht sie, wenn sie aus nationalen Gründen die Zirkulation von Waren und Reichtümern verhindert, so daß Ungleichheit und Haß unter den Produzenten der verschiedenen Nationen entstehen. Sie mißbraucht sie aus vollkommen fiktiven politischen Gründen, wenn sie die Menschen daran hindert, ihrem religiösen Gefühl, ihrer Sprache, ihrer Kunst zu folgen. Vergewaltigte Wirtschaftsgesetze und unterdrückte geistige Freiheiten sind der Ursprung dieses Krieges, der zu nichts Gutem führen und der der Menschheit keinen Fortschritt bringen wird, wenn er nicht ein Krieg der inneren Befreiung ist.» (Sauerwein, Memoiren, 1932.) In einem Interview machte Sauerwein die Aussage: «Ich habe fast alle Monarchen der Erde gekannt, fast alle Premierminister und Marschälle. Aber niemand vermochte auf mich einen so nachhaltigen Eindruck auszuüben, wie der Philosoph und Okkultist Rudolf Steiner. Dies war der interessanteste Mann, dem ich in meinem Leben begegnet bin ... Die Staatsmänner — und wären sie noch so mächtig — hatten auf mich immer den Eindruck von Schauspielern gemacht, die ihrer Rolle nicht ganz sicher sind. Aber welch ein Genuß, mit Steiner über Politik zu sprechen! Und nur ein so großer und reicher Verstand vermag auch mit solcher Richtigkeit die einzelnen Probleme zu erfassen.» (Basler National-Zeitung 28.4.1926)

Februar bis September

Aufenthalt in Deutschland, hauptsächlich in Berlin. Neben der Vortragstätigkeit schreibt Rudolf Steiner im Sommer sein Buch «Von Seelenrätseln».

1. Februar
Eröffnung des uneingeschränkten deutschen U-Bootkrieges, der den Eintritt Amerikas in den Krieg nach sich zieht.
3. Februar
Abbruch der diplomatischen Beziehungen zwischen USA und Deutschland.

6. Februar
Berlin: Rudolf Steiner beginnt eine Reihe christologisch-geschichtlicher Vorträge und bemerkt einleitend: «Die Ereignisse, innerhalb welcher wir stehen, sind ja, man kann sagen, so, daß sie für viele heute noch, wenn es auch wenig bemerkt wird, eine Art Zustand der Betäubnis hervorrufen. Und was eigentlich geschieht, wie eingreifend die Dinge, die da geschehen, in die menschliche Entwicklung sind, das in vollem Umfang zu erkennen, dazu werden diejenigen Seelen, welche diese Menschheitskatastrophe hier auf dem physischen Plan überleben, wohl erst nach einiger Zeit aufwachen. Um so mehr müssen wir es uns angelegen sein lassen, dasjenige vor unsere Seele zu rufen, was wir Gedanken nennen können, die beleuchtend sind für die Aufgaben und Ziele dieser für die Menschheit so notwendigen geisteswissenschaftlichen Bewegung.»
In diesem Vortrag weist Rudolf Steiner auch erstmals darauf hin, daß der Christus in der ätherischen Welt seit dem Jahre 1909 wahrgenommen werden kann.

12. März
Rußland: Märzrevolution mit Sturz des Zarenreaimes.

15. März
Abdankung des Zaren.

15., 17. März
Berlin: Rudolf Steiner stellt in den beiden öffentlichen Architektenhausvorträgen zum erstenmal die Beziehungen des Seelenwesens zum Physischen und zum Geistigen in, wie er sagt, vollem Einklang mit der Naturwissenschaft, dar. «Ich habe bisher in dieser Weise nicht formuliert, was ich in den beiden letzten Vorträgen ausgesprochen habe, aber es ist jetzt ganz genau 35 Jahre her, seit ich als ganz junger Mann in Wien begonnen habe mit den Forschungen, welche zuletzt dazu führen konnten, das auszusprechen, wie es in den letzten zwei Vorträgen geschehen ist. Und ich war unablässig bei diesem Forschen.» (22.3.17)

17. März
Tod des Philosophen Franz Brentano in Zürich, dessen Philosophie Rudolf Steiner seit seiner Studienzeit in Wien mit wärmstem Anteil verfolgte und dem er in den folgenden Monaten ein Kapitel in seinem Buch «Von Seelenrätseln» als Nachruf widmete, da die Brentanosche Philosophie für ihn zu den anziehendsten Leistungen der Seelenforschung in der Gegenwart gehöre (vgl. «Von Seelenrätseln»).
2. April
USA: Präsident Wilson empfiehlt dem amerikanischen Senat den Eintritt Amerikas in den Krieg.

6. April
Amerika erklärt Deutschland den Krieg.
8. April
Lenin wird von Zürich aus durch die deutsche Regierung im plombierten Wagen nach Rußland geschleust, in der Absicht, durch eine neue Revolution zu einem baldigen Friedensschluß mit Rußland zu kommen.
3. April
Berlin: Im Vortrag Hinweis Rudolf Steiners, «daß zu einer jeglichen wirklichen, die Menschenseele befriedigenden Welterkenntnis die Einsicht gehört, daß sowohl die Weltengliederung als auch die Menschheitsgliederung, die Gliederung des Wesens des Menschen, nach den drei Prinzipien von Leib, Seele und Geist vorgenommen werden muß», wie dies schon im Buche «Theosophie» (1904) durchgeführt worden sei, und daß die Erkenntnis der Dreigliederung des Menschen nach Leib, Seele und Geist die Vorbedingung für ein wahres Christus-Verständnis bedeutet.

17. April
In der Mannheimer Zeitung «Neue Badische Landeszeitung» erscheint (anonym) die Besprechung Rudolf Steiners «Eine preisgekrönte wissenschaftliche Arbeit über die Geschichte des Kriegsausbruches» von Dr. Jacob Ruchti, Bern.

1.Mai
Berlin: Rudolf Steiner bespricht im Vortrag das in diesen Wochen erschienene Buch des schwedischen Nationalökonomen Rudolf Kjellén «Der Staat als Lebensform»: «Als mir dieses Buch in die Hand kam, hatte ich das Gefühl, daß ich mich am allerliebsten über dieses Buch freuen möchte, recht freuen möchte. Denn es ist geschrieben von einem Mann, der zu den, man darf sagen, wenigen gehörte, die interessiert werden konnten für unsere geisteswissenschaftlichen Bestrebungen .. . Als ich das Buch gelesen hatte, kann ich sagen, empfand ich Wehmut, weil ich gerade an einem Geiste, der, wie gesagt, interessiert werden konnte für die geisteswissenschaftlichen Bestrebungen, sehen konnte, wie weit entfernt seine Gedanken noch sind von denjenigen Gedanken, die der Gegenwart vor allen Dingen not tun würden ... »
11.Mai
Stuttgart: Rudolf Steiner beginnt hier seine Privatgespräche mit Mitgliedern abzusagen, begründet durch Verleumdungen ehemaliger Mitglieder. Diese Absage wird an verschiedenen weiteren Vortragsorten wiederholt. In Leipzig am 10. Juni sagte er u. a.: «Es ist vielleicht nicht zu hoch gegriffen, wenn ich sage, daß, wenn man zu 120 Menschen in allem Ernste über die tiefsten Dinge spricht, unter diesen 120 wahrscheinlich 70 mögliche Gegner sich befinden; 70 mögliche Feinde. Das ist schon einmal so ... Es handelt sich auch nicht darum, ob sich solche Gegner erheben oder nicht, sondern darum, ob sie anständig sind oder nicht ... Es ist heute die Zeit, wo die Frage durchaus aufgeworfen werden muß: Kann in dieser Weise die Anthroposophische Gesellschaft fortgeführt werden, wenn ich dann Vorträge halten soll, oder nicht? Die Anthroposophische Gesellschaft ist doch wahrhaftig etwas anderes als Anthroposophie oder Geisteswissenschaft.»

13. Mai
Stuttgart: Erste Darstellung der geisteswissenschaftlichen Erkenntnis vom Jüngerwerden der Menschheit als eine Gesetzmäßigkeit des geschichtlichen Wer .
Ende Mai
Dornach: Es wird begonnen, das Modell der Zentralgruppe in Holz zu übertragen, d. h.: das Holz für den erforderlichen Holzblock der zuerst in Angriff genommenen unteren im Felsen verketteten Ahrimanfigur wird aufeinandergeschichtet.
Die Ausführung der Gesamtgruppe — ursprünglich in verschiedenen Hölzern geplant — muß aus kriegsbedingten Umständen auf eine Holzart (Rüster) beschränkt werden (21.10.17).
Warum Holz: «Unmöglich wäre es gewesen, es mit einem andern Material zu versuchen als mit dem Holz. Denn aus wirklich sehr geheimnisvollen Gründen läßt sich das Geistig-Seelische plastisch am besten in Holz formen, überhaupt zum Ausdruck bringen. Und dasjenige, was vielleicht gerade als Regel gelten müßte für die Plastik, wie sie heute vielfach üblich ist, das mußte durchbrochen werden, mußte durch anderes ersetzt werden beim Schaffen dieser Gruppe. Solche Gestalten wie Ahriman und Luzifer, und auch in gewissen Grenzen die Gestalt, die in der Mitte steht, solche Gestalten müssen aus dem Inneren heraus, aus dem Selbstschöpferischen des Geistig-Seelischen heraus geschaffen werden, mit Absehen von jeglichem Modell im gewöhnlichen Sinne des Wortes ... Es ist ein erster Versuch, solche Dinge, die sich im Geistigen abspielen, künstlerisch zu gestalten. Wenn sie nach dieser Richtung hin eine Art Anregung geben könnten gerade dem künstlerischen Schaffen, dann würden sie neben den Dingen, die sie dem Bau leisten sollten, auch der Welt einen gewissen Dienst leisten können.» (21.10.17)
Berlin: Otto Graf Lerchenfeld, Reichsrat der Krone Bayern, hat durch seine Beziehungen zur Regierung Einblick in die Aussichtslosigkeit der deutschen Kriegsführung und erbittet von Rudolf Steiner Ratschläge, wie Deutschland noch auf ehrenvolle Weise aus dem Kriege herauszuführen sei.

Nach der Darstellung Otto Lerchenfelds in Roman Boos «Rudolf Steiner während des Weltkrieges», Dornach 1933, fand die erste Unterredung im Mai statt. Da sich mehr als drei Wochen lang tagtägliche Gespräche anschlossen, können die Gespräche jedoch erst in der zweiten Junihälfte begonnen haben, denn Rudolf Steiner war vom 9. bis ca. 25. Mai und vom 2.-18. Juni auf Vortragsreisen.


2. Junihälfte
Bei der ersten Unterredung Graf Lerchenfelds mit Rudolf Steiner wird eine längere Unterredung für den nächsten Tag vereinbart:
« ... war heute drei Stunden bei Dr. Steiner in der Motzstraße. Vor mir steht die Lösung von allem. Weiß, daß es keine andere geben kann. (Dreigliederung des sozialen Organismus> hat er genannt, was er wie das Ei des Columbus vor mich hingestellt hat. In den nächsten Tagen will er die Idee mit mir ausarbeiten. Werden wohl Wochen daraus werden ... »
«Mehr als drei Wochen tagtäglicher, stundenlanger Arbeit folgten dieser ersten Unterredung, Wochen höchsten Erlebens, höchster Anpassung, intensivsten Lernens, Lernens, was in Wahrheit bedeutet Logik des Lebens, des Werdens und Vergehens, wie Logik hinübergreifen muß ins Künstlerische, soll sie vom wirklichen Leben nicht abgelehnt und zur Unlogik werden. Politik ist Kunst, nicht Wissenschaft allein, und, wo sie nur mehr Wissenschaft ist, da erkrankt der soziale Organismus, weil er behandelt wird wie ein Totes ... »

Juli
«An einem der letzten Tage, als das so Zustandegekommene nun bald an die im öffentlichen Leben stehenden Persönlichkeiten herangetragen werden sollte, erbat ich von Rudolf Steiner eine Art kurzen Memorandums über diese seine Idee, um es denen geben zu können, die Interesse haben und den Wunsch äußern würden, sich näher mit diesen Gedanken bekanntzumachen. Kurz darauf übergab er mir das Manuskript.» (Lerchenfel a. a. O.)
Nunmehr wird Ludwig Graf Polzer-Hoditz aus Osterreich zu den Gesprächen zugezogen.
10. Juli
Telegramm Rudolf Steiners an Polzer-Hoditz: «Wäre Ihnen möglich, nächsten Freitag für einige Tage nach Berlin zu kommen. Gruß Rudolf Steiner.»

13. Juli
Polzer-Hoditz bei Rudolf Steiner, der ihm u. a, sagte: «Graf Lerchenfeld wollte eine gemeinsame Besprechung einiger Herren mit mir veranstalten, diese haben sich aber aus verschiedenen Gründen entschuldigt.. (Polzer-Hoditz, Eine historische Bemerkung. Anthroposophie, Zeitschrift für freies Geistesleben, 16. Jg. 1933/34)
Noch an diesem Tage und an den darauffolgenden Tagen machte Rudolf Steiner Polzer-Hoditz mit den Gedanken der Dreigliederung bekannt, «die aber, wie er sagte, nicht Literatur bleiben dürfe, sondern nur dann wirksam werden könne im Sinne eines Friedens, wenn sie von einer maßgebenden Stelle aus, auf welche die Welt hinblickt, verkündet würde ... Dann gab mir Rudolf Steiner das zuerst von ihm verfaßte Memorandum in Maschinenschrift.» (a. a. O.)
16. Juli
Graf Lerchenfeld reist nach München, um eine Unterredung Rudolf Steiners mit dem deutschen Botschafter in Washington, Graf Bernstorff, vorzubereiten.
18. Juli Rudolf Steiner und Graf Polzer-Hoditz reisen nach München.
19. Juli
München: Nachmittags Unterredung Rudolf Steiners mit Graf Bernstorff im Edenhotel: «Die Besprechung verlief aber, ohne daß man ihn zu irgendeiner Aktivität hätte veranlassen können.» (Polzer-Hoditz a. a. O.)
Berlin: Friedensresolution der Reichstagsmehrheit für einen Frieden der Verständigung und Versöhnung.
20. Juli
Rudolf Steiner, Polzer-Hoditz (und Lerchenfeld?) reisen zurück nach Berlin.
21./22. Juli
Rudolf Steiner verfaßt in der Nacht das zweite Memorandum und übergibt es Polzer-Hoditz. «Es war für meinen Bruder bestimmt, der damals Kabinettchef des Kaisers Karl war und nicht nur dessen volles Vertrauen genoß, sondern auch seit längerer Zeit in einem sehr nahen Freundschaftsverhältnis zum Kaiser stand. Rudolf Steiner sagte mir: (Das, was ich da aufgeschrieben habe, könnte Ihrem Bruder als Grundlage dienen, um solche Gedanken als Minister des Außeren in BrestLitowsk zu verkünden als mitteleuropäische Willensäußerung. In Rußland sind viele verstreute geistige Zentren. Die würden es verstehen, und das könnte ein wirksames Friedensmittel werden; denn auf mitteleuropäische Ideen hat der Osten immer gehört.> »
«Rudolf Steiner meinte nämlich, daß mein Bruder den Posten eines Ministers des Außeren an Stelle des Grafen Czernin anstreben sollte, und sagte dann noch mit besonderer Betonung: <Wenn der Kaiser von Österreich solches verkünden ließe, dann könnte der Ausspruch Bismarcks wieder wahr werden: Wenn der Kaiser von Österreich zu Pferde steigt, folgen. ihm alle seine Völker.) — Rudolf Steiner setzte sich damals besonders stark für eine Möglichkeit in Österreich ein. Als Rudolf Steiner sah, daß ich unter der Schwere der Verantwortung unruhig und ängstlich wurde, sagte er in der liebevollsten Art: <Seien Sie nur ganz ruhig. Man muß auch zusehen lernen, wie etwas zugrunde geht. Wenn das, was ich Ihnen als rettende Möglichkeit auseinandergesetzt habe, nicht zustande kommt, werden eine Reihe von Katastrophen folgen. Aber das, was sich aus der Vernunft nicht vollziehen kann, wird nach den größten Umwälzungen doch geschehen; denn es wird vom Weltenwillen gefordert.>» (Polzer-Hoditz a. a. O.)

22. Juli Polzer-Hoditz reist am Abend nach Wien.

23. Juli
Die beiden Brüder Polzer-Hoditz reisen zusammen nach Reichenau. Dort übergibt Ludwig seinem Bruder Arthur am
24. Juli
das erste Memorandum Rudolf Steiners und in eigener handschriftlicher Abschrift das für ihn verfaßte zweite Memorandum.
26. Juli
Ludwig Polzer-Hoditz begibt sich mit dem ersten Memorandum zum österreichischen Ministerpräsidenten Seidler, «der sich damals gerade in einem Rückzugsgefecht mit dem Minister des Außeren, Grafen Czernin, befand».
«Nachher sprach ich noch wiederholt aufklärend sowohl mit meinem Bruder, wie mit dem Ministerpräsidenten.» (Polzer-Hoditz a. a. O.)

Juli (ohne Tagesdatum)
Rudolf Steiner gab, damals und auch noch später, seine Ausarbeitungen «vielen» dafür in Frage Kommenden (lt. Vortrag 24. 11. 1918). Von diesen sind hier nur angeführt diejenigen, die bekannt sind. Laut Vortrag vom 10. November 1918 hatte Rudolf Steiner die Absicht, diese Zusammenhänge «einmal dokumentarisch zu beweisen», wozu es leider nie gekommen ist.
Rudolf Steiner setzt persönlich dem Staatssekretär Richard von Kühlmann in Gegenwart von Graf Lerchenfeld im Hause der bayrischen Gesandtschaft in Berlin seine Idee der sozialen Dreigliederung auseinander: «Ich habe Kühlmann dazumal gesagt: Sie haben die Wahl, entweder jetzt Vernunft anzunehmen und auf das hinzuhorchen, was in der Entwickelung der Menschheit sich ankündigt als etwas, was geschehen soll — denn was in diesen Auseinandersetzungen steht, ist nicht irgendein Programm, wie es heute so viele haben, sondern ist etwas, was herausgelesen ist aus der Entwicklung der Menschheit und was ganz gewiß realisiert wird in den nächsten fünfzehn, zwanzig, fünfundzwanzig Jahren, was aber vor allen Dingen realisiert werden muß innerhalb Mitteleuropas —, heute haben Sie die Wahl, entweder Vernunft anzunehmen, was sich realisieren will, durch Vernunft zu realisieren, oder Sie gehen Revolutionen und Kataklysmen entgegen.» (Stuttgart, 21.4.1919)
«Wohlwollende» raten Rudolf Steiner, die Memoranden zu veröffentlichen: «Das war in jenem Zeitpunkt wohl der unzweckmäßigste Rat. Was konnte es helfen, wenn auf dem Gebiete der (Literatur) unter manchem andern auch von diesen Impulsen gesprochen worden wäre; von einem Privatmanne. In der Natur dieser Impulse liegt es doch, daß sie damals eine Bedeutung nur hätten erlangen können durch den Ort, von dem aus sie gesprochen worden wären.» (Die Kernpunkte der sozialen Frage, IV. Kap.)
1. August
Papst Benedikt XV. richtet am 3. Jahrestag des Kriegsausbruches eine Friedensbotschaft an die kriegführenden Völker.
28. August
Die Antwortnote Präsident Wilsons an den Papst endet mit einem Appell an die Mittelmächte, der wohl durch «Zufall» auf den Geburtstag Goethes fällt: «Wir müssen irgendeinen neuen Beweis der Ziele der großen Völker der Mittelmächte abwarten. Gebe Gott, daß dieser Beweis bald erfolge, und zwar auf eine Weise, die das Vertrauen aller Völker in den guten Glauben der Nationen und die Möglichkeit eines durch Vertrag gesicherten Friedens wieder herstellt.» (Zitiert nach Roman Boos, Die Dreigliederungs-Idee, das Goetheanum und das DreigliederungsIdeal im Lebensgang Rudolf Steiners und im Schicksal der Welt, 1930)
Rudolf Steiner hatte mit seiner Dreigliederungs-Idee den Versuch gemacht, «der Aufgabe, welche von Amerika aus in politischen Kundgebungen der Welt gestellt worden ist, von Europa aus eine andere entgegenzustellen, die aus den Lebenskräften dieses Europa heraus geboren war. Zwischen der Aufgabe, die aus amerikanischen Gesichtspunkten Wilson gestellt hatte, und derjenigen, die in den Donner der Kanonen als geistiger Impuls Europas hineingetönt hätte, wäre eine Verständigung möglich gewesen. Jedes andere Verständigungsgerede klang vor den geschichtlichen Notwendigkeiten hohl.» (Die Kernpunkte der sozialen Frage, IV. Kap.)

10. September
Berlin: Rudolf Steiner schreibt das Vorwort zu seinem Buch «Von Seelenrätseln», unter dessen «Skizzenhafter Erweiterung» die dreigliedrigen Beziehungen des Seelenwesens zum Leiblichen und zum Geistigen, sowie die Erweiterung der Sinneslehre auf zwölf Sinne dargestellt sind.
«Ich ziehe in diesen Darstellungen einige der wissenschaftlichen Fäden, die von der Anthroposophie zur Philosophie, zur Psychologie und zur Physiologie gezogen werden müssen.
Es könnte wohl scheinen, als ob in der gegenwärtigen Zeit die Interessen des Menschen nach anderer Richtung gehen müßten, als diejenige ist, in welcher die folgenden Betrachtungen sich bewegen. Doch glaube ich, daß man nicht nur nicht abgezogen von den ernsten Pflichten dieser unmittelbaren Gegenwart gegenüber durch solche Betrachtungen wird, sondern daß, was in ihnen liegt, gerade dieser Gegenwart dient durch Impulse, die vielleicht weniger unmittelbar hervorstechende, aber dafür um so stärkere Beziehungen zu dem Erleben dieser Gegenwart haben.»
21. September
Berlin: Rudolf Steiner schickt an Alexander von Bernus für die Zeitschrift «Das Reich» den ersten Teil seines Aufsatzes «Die chymische Hochzeit des Christian Rosenkreutz»: «Ich mußte viel Sorgfalt darauf verwenden, gewisse Wahrheiten, die Sie in diesem Aufsatz finden werden, so zu fassen, daß die Veröffentlichung überhaupt möglich ist. Es gibt Okkultisten, welche bisher der Meinung waren, daß solche Dinge, wie der Hinweis auf Täuschung, Altern (Tod) und Bewußtsein nicht veröffentlicht werden dürfen. Doch haben diese für unsere Zeit vor einer besseren okkultistischen Einsicht unrecht. Aber ich mußte eben durch die Fassung das rechte Maß für die Veröffentlichung treffen. Es ist jetzt gerade die rechte Zeit, diese Sachen zu sagen.»
29. September
Rudolf Steiner trägt wieder in Dornach vor und beginnt im besonderen über die mit unserer Zeit verbundenen Kräfte des Bösen zu sprechen. Er beginnt nun auch seine erste Schnitzarbeit mit Meißel und Hammer an der Holzgruppe und zwar an der unteren im Felsen verketteten Ahrimanfigur.
30. September
Rudolf Steiner kommt im Vortrag auf seinen Aufsatz über die Chymische Hochzeit zu sprechen und bemerkt, daß er sich in der letzten Zeit viel beschäftigt habe mit dem bedeutsamen Ansatz, der dazumal durch die Rosenkreuzerschriften im Beginn des 17. Jahrhunderts für die spirituelle Weiterentwicklung gemacht wurde, um die Geisterkenntnis der Natur bis zu jenem Punkte zu vertiefen, «wo man durch eine tiefere Erfassung der Naturgesetze auch die Gesetze des sozialen Menschenlebens entdeckt». Er zieht eine Parallele von den durch den Dreißigjährigen Krieg hinweggefegten Bestrebungen zu heute, aber betont gleichzeitig: «Wenn solche Dinge als Ansatz da sind, muß man sich später nicht abhalten lassen, sondern im Gegenteil sich zu um so stärkerer Tätigkeit anspornen lassen, damit ein folgender Versuch nicht wiederum mißglückt. Aber dazu ist es notwendig, das Leben wirklich kennenzulernen.»
6. Oktober
Brief an Johanna Mücke in Berlin: «Hoffentlich erhalte ich bald die Korrekturen meines Buches, die ich Ihnen dann sogleich zurückschicken werde.»
7. Oktober
Im Vortrag Hinweis auf das demnächst erscheinende Buch «Von Seelenrätseln».
13. Oktober
Im Vortrag Hinweis auf das in unmittelbarer Nähe des Goetheanum in gestaltetem Beton errichtete Wohnhaus, das sogenannte Duldeck: «So etwas, wie das da draußen stehende Haus, das aus dem Betonmaterial heraus mit neuen Formen geschaffen worden ist, ist eine Pionierarbeit. Und nicht allein die Tatsache, daß diese Formen gedacht worden sind, kommt in Betracht, sondern die Tatsache, daß die Möglichkeit herbeigeführt worden ist, so etwas einmal in die Welt hineinzustellen.. (Das Modell zu diesem Haus ist von Rudolf Steiner.)
18. Oktober
Basel: Im öffentlichen Vortrag äußert Rudolf Steiner, daß er seine Weltanschauung, nach den Quellen, aus denen sie für ihn selber stammt, wenn er damit nicht mißverstanden würde, am liebsten «Goetheanismus», und den Bau in Dornach am liebsten «Goetheanum» nennen würde.

Roman Boos macht in diesem Zusammenhang in seiner Schrift «Die Dreigliederungs-Idee ... » darauf aufmerksam, daß Rudolf Steiner vor genau 33 Jahren, im November 1884, in einem seiner ersten Aufsätze «Ein freier Blick in die Gegenwart», kulturpolitische Gesichtspunkte geltend machte am Vergleich englischen und deutschen Geisteslebens, in denen der Begriff Goetheanismus und die Forcierung eines freien Geisteslebens, von ihm zum erstenmal ausgesprochen wurden.
21. Oktober
Dornach: In der Generalversammlung des Johannesbau-Vereins wird der Antrag gestellt, aufgrund des am 18. in Basel von Rudolf Steiner ausgesprochenen Wunsches, den Bau künftig «Goetheanum» zu nennen.
Es wird u. a. berichtet, daß zur Zeit das Holz für die Hauptfigur der Holzplastik zusammengefügt wird, so daß im November mit dem Schnitzen begonnen werden kann.
Rudolf Steiner spricht noch über die Gruppe, wie oben unter Ende Mai bereits zitiert.
Im Abendvortrag weist Rudolf Steiner auf das Werk von Roman Boos «Der Gesamtarbeitsvertrag nach Schweizerischem Recht» hin «als mustergültig gerade für das Brückenbauen zwischen den allgemeinen Betrachtungsimpulsen der Anthroposophie und einem vollständigen Spezialgebiete, dem Rechtsgebiete».
25. Oktober
Brief an Johanna Mücke in Berlin: «Das Buch Von Seelenrätseln) kann also jetzt gedruckt werden.»
28. Oktober
Im Vortrag neuerlicher Hinweis auf das demnächst erscheinende Buch «Von Seelenrätseln».
2., 3., 4. November
In diesen Vorträgen im Zusammenhang mit Aufführungen von Szenen aus Goethes «Faust» wird die Auseinandersetzung mit dem Problem des Bösen als die Aufgabe der gegenwärtigen Epoche bezeichnet.
5.-14. November
Zürich: öffentliche Vorträge «Anthroposophie und akademische Wissenschaften» mit der Darstellung der Dreigliederung der Menschenwesenheit, der Dreigliederungs-Idee für die Neugestaltung des sozialen Lebens und des Forschungsergebnisses vom Jüngerwerden der Menschheit als geistiger Gesetzmäßigkeit des geschichtlichen Werdens.
7. November
In Rußland: Sieg des Bolschewismus und der materialistischen Geschichtsauffassung. Am selben Abend spricht Rudolf Steiner in Zürich über «Anthroposophie und Geschichtswissenschaft» und charakterisiert in der anschließenden Diskussion die materialistische Geschichtswissenschaft als ein solche, wodurch die Wirklichkeit ertötet wird.
November
Das Buch «Von Seelenrätseln» erscheint.
«Es ist nicht mit der Feder geschrieben, sondern es ist geschrieben mit seelischen Spaten, welche die Bretter, die die Welt verschlagen, niederreißen möchten, das heißt die Grenzen des Naturerkennens beseitigen möchten, aber beseitigen durch innere Seelenarbeit.» (4.2.23)
Arthur Graf Polzer-Hoditz, Kabinettschef des Kaisers Karl von Österreich, trägt diesem in mehrstündiger Unterredung die soziale Dreigliederungs-Idee Rudolf Steiners vor. Er wird beauftragt, das ganze System in einer Denkschrift auszuarbeiten, die er am 17.2.1918 in versiegeltem Kuvert «zur allerhöchstpersönlichen Eröffnung» Seiner Majestät übersandte und an demselben Tage sehr eingehend mit dem Ministerpräsidenten Seidler besprach. Ungefähr zur selben Zeit (Januar 1918) setzte in Karlsruhe Rudolf Steiner in persönlichem Gespräch Prinz Max von Baden als dem zukünftigen deutschen Reichskanzler seine Dreigliederungs-Idee auseinander, der diese bei der Bekanntgabe des deutschen Friedensangebotes am 5. Oktober 1918 den «auf das künftige Glück der Völker gerichteten Gedanken, die Herr Wilson verkündet», opferte. Hier ist noch zu beachten, was Rudolf Steiner am 24. Nov. 1918 in Dornach sagte:
«Als diese Ideen einem Staatsmanne vorgelegt wurden vor einiger Zeit (was sich auf Max von Baden beziehen dürfte), wo es ohnehin schon ziemlich zu spät war für die damalige Gestalt, die ich diesen Ideen gegeben hatte, da habe ich aber immerhin dem Herrn gesagt: Wenn er irgendwie daran dächte, an diese Ideen heranzutreten, so würde ich natürlich gern bereit sein, auch für die Zeit, die damals die Gegenwart war (Januar 1918), sie in entsprechender Weise umzuarbeiten. Heute müßten sie selbstverständlich wiederum für die besonderen Verhältnisse umgearbeitet werden.»

4. Dezember
USA: Rede Präsident Wilsons, die bereits die dann am 8. Januar 1918 verkündeten «14 Punkte» antönt und die Rudolf Steiner in der Folgezeit unermüdlich scharf als unwirklichkeitsgemäß charakterisiert.
15. Dezember
Deutsch-russischer Waffenstillstand.
22. Dezember
Beginn der Friedensverhandlungen in Brest-Litowsk, bei denen Staatssekretär von Kühlmann das Dreigliederungs-Memorandum in der Tasche hat, ohne Gebrauch davon zu machen. Rudolf Steiners damalige Absicht war, mit seinem Dreigliederungsvorschlag von Mitteleuropa aus auch nach Osteuropa sozialgestaltend hin überzuwirken: «Und dieses Programm wäre das einzig wirkliche Programm gewesen, welches, wenn es vor Brest-Litowsk vorgebracht worden wäre, wirksam gewesen wäre. Natürlich wäre Brest-Litowsk nie erfolgt, wenn solchem Programm Verständnis entgegengebracht worden wäre. Die Dinge hätten einen ganz anderen Verlauf nehmen müssen. Denn ich hatte es in diesen Jahren ausgearbeitet als Richtschnur nicht nur einer inneren Politik, sondern einer äußeren Politik; Innenpolitik schien mir überflüssig zu sein, wenn alles beschäftigt ist damit, Munition zu fabrizieren ... Notwendig schien mir zu sein ein wirklicher Impuls — nicht ein Programm —, ein wirklicher Impuls, der imstande gewesen wäre, den Dingen eine andere Wendung zu geben.» (24.11.1918)
23., 24., 26. Dezember
In diesen Vorträgen stellt Rudolf Steiner sein geisteswissenschaftliches Forschungsergebnis von der Bedeutung des 33jährigen Umlaufes geschichtlicher Ereignisse für eine symptomatologische Betrachtung des sozialen Lebens dar.
Im Herbst 1917 gab Rudolf Steiner (nach Roman Boos «Die DreigliederungsIdee ... » S. 28) zu der «aus europäischem Wollen heraus geholten Geltendmachung der geistigen Impulse des deutschen Volkes durch ihn selber — während die deutschen Instanzen stumm blieben — in den Vorträgen und Gesprächen jener Zeit einen Kommentar, dessen ganze erschütternde Bedeutung erst nach und nach auch durch die äußeren Ereignisse sichtbar geworden ist. Aus Menschheitsschicksal — so sagte er etwa, wenn ich die vielen Außerungen in jenen Monaten knapp zusammenfassen darf — müßte der Krieg im Jahre 1917 zu Ende gehen. Sonst würde er zu etwas werden, was mit dem alten Begriff Krieg überhaupt nicht mehr faßbar wäre. Denn der Mensch würde aus dem Lenken der Ereignisse völlig verdrängt, und an die Stelle des von Menschen gelenkten Geschehens würde in die Zukunft hinein ein mechanischer Ablauf ahrimanischer Wirkungen treten.»
Welche Metamorphose — nach dem Prinzip des stets wirklichkeitsgemäßen Vorgehens — das Bestreben Rudolf Steiners, einen sozialen Organismus nach seinen ganz spezifischen Gegebenheiten zu gestalten, sieben Jahre nach 1917 erfuhr, wird noch in der Besprechung des neuen Bandes zur Geschichte der Anthroposophischen Gesellschaft, Seite 38 ff., betrachtet.


Hella Wiesberger

Dann s.38 bis 40

Die Konstitution der Allgemeinen Anthroposophischen Gesellschaft und der Freien Hochschule für Geisteswissenschaft. Der Wiederaufbau des Goetheanum

Aufsätze und Mitteilungen, Vorträge und Ansprachen Januar 1924 bis März 1925. Band IX der Reihe: «Das lebendige Wesen der Anthroposophie und seine Pflege», Dokumentationen zur Geschichte der anthroposophischen Bewegung und der Anthroposophsichen Gesellschaft.

Was kann der Mensch im Leben mehr gewinnen Als daß sich Gott-Natur ihm offenbare, wie sie im Geiste läßt den Stoff zerrinnen Und wie im Stoff der Geist sich selbst erfahre.

Mit diesem von Rudolf Steiner neu gebildeten Goethe-Wort — welchem man im folgenden Zusammenhang noch einen anderen von Rudolf Steiner oft zitierten Ausspruch Goethes an die Seite stellen möchte: «Wer Wissenschaft und Kunst besitzt, der hat auch Religion» — schloß Rudolf Steiner am 15. März 1917 in Berlin seine erstmalige Darstellung vom dreigliedrigen Geist-Stoff-Ineinanderwirken im Menschen. Den Ausgangspunkt dieses zentralen Forschungsergebnisses charakterisiert er im «Lebensgang», 5. Kapitel, bei der Schilderung seiner naturwissenschaftlichen Studien der Jahre 1879-82, als er auf seine Art auf die Goethesche Metamorphosenlehre kam, die er dann in seinen Einleitungen zu Goethes naturwissenschaftlichen Schriften (1883) als das Erkenntnisprinzip des Organischen, des lebendigen Werdens, einer kopernikanischen Tat gleichsetzte und in mehr als vierzigjähriger Forscherarbeit zu der anthroposophisch orientierten Geisteswissenschaft ausbildete, wie sie heute im Gesamtwerk als befruchtende Quelle für Wissenschaft, Kunst und Religion in der Welt da ist.
Sieben Jahre nach der ersten wissenschaftlich begründeten Darstellung des dreigliedrigen Geist-Stoff-Verhältnisses im Menschen im Jahre 1917, erfuhr diese Erkenntnis eine ungeahnte Steigerung. Verschmolzen mit der Erkenntnis der dreifach sich offenbarenden Kräfte des Weltenwesens, wie sie aus den Höhen, dem Umkreis und den Tiefen in das Menschenwesen hereinwirken, wurde sie aus dem Bereiche des Gedankens in den der künstlerischen Gestaltung erhoben, indem Rudolf Steiner sie in der Spruchform «Menschenseele, du lebest in den Gliedern ... , im Herzens-Lungen-Schlage ... , im ruhenden Haupte ... » zum «Grundstein» bildete und als solchen bei der «ideell-geistigen» Grundsteinlegung zur Neubildung der Anthroposophischen Gesellschaft als Allgemeine Anthroposophische Gesellschaft Weihnachten 1923 «in die Herzen und Seelen der in der Anthroposophischen Gesellschaft vereinigten Persönlichen» versenkte. Und Rudolf Steiner erklärte, daß er diese seit Jahrzehnten von ihm wahrgenommene Erkenntnis erst während der Kriegsjahre —1917 — zur Reife bringen konnte. Damals wurde ja auch aus dieser Menschenerkenntnis heraus die Idee der Dreigliederung des sozialen Organismus konzipiert, die dann in den Jahren 1919-21 zu dem groß-angelegten Versuch der Dreigliederungsbewegung führte. Dieser Versuch zur Neugestaltung des sozialen Lebens war gescheitert. Nunmehr sollte durch die Notwendigkeit einer neuen Ordnung der Anthroposophischen Gesellschaft die dreigliedrige Menschen- und Welterkenntnis als künstlerisch-religiös geformter Grundstein zum sozial wirkenden Impuls werden für ein neues Gesellschaftsleben, für «eine wahre Vereinigung von Menschen für Anthroposophia», die den Geist des Grundsteingedankens als «die aus der anthroposophischen Lebensgestaltung quellende Gesinnung» hinaustragen sollte in die Welt, «wo er leuchten und wärmen soll für den Fortschritt der Menschenseelen, für den Fortschritt der Welt.»

Eine weitere Steigerung bildete ein Geschehen bei der Osterveranstaltung 1924, der ersten größeren Veranstaltung am Goetheanum nach der Weihnachtstagung, da die zu Weisheitsworten geformte Erkenntnis, wie sie damals gehört werden konnten, nunmehr durch Rudolf Steiner in eurythmische Formen umgesetzt, zu schauen waren. Als «Fortsetzung», als «weiteren Schritt» dessen, «was mit der Weihnachtstagung inauguriert war», wertete er dieses Ereignis.
Während neun Monaten konnte Rudolf Steiner in sich steigernder Intensität und sechs Monate nur noch stark reduziert von seinem Krankenlager aus für die Realisierung eines dem lebendigen Wesen der Anthroposophie gemäßen Gesellschaftsorganismus wirken. Dann brachte sein Tod eine Schicksalswende. Was von seinem Versuch, durch persönliche Übernahme der Gesellschaftsleitung der «Anthroposophischen Gesellschaft eine Form zu geben, wie sie die anthroposophische Bewegung zu ihrer Pflege braucht», das heißt, deren äußere Form mit dem Leben der durch ihn persöhnlich getragenen anthroposophischen Bewegung in Einklang zu bringen, an Dokumentationen erhalten ist, ist mit dem neuerschienenen Bande nunmehr dem Studium zugänglich.
Der Band umfaßt alles, was Rudolf Steiner nach der Weihnachtstagung bis zu seinem Tod in bezug auf die Gesellschaftsformung gesprochen und geschrieben hat. Teil I enthält die darauf bezüglichen «Briefe an die Mitglieder»- Teil II die Aufsätze und Vorträge über die Konstitution und Gliederung der Freien Hochschule für Geisteswissenschaft, Teil III die Bericht über die Arbeit und alle Ausführungen in Vorträgen über die Weihnachtstagung und die mit ihr verbundenen Absichten, so daß damit auch ein vollständiger Überblick über alle diese seine Ausführungen vorliegt. Teil IV enthält die verschiedenen Versammlungsprotokolle und Niederschriften, die sich mit der Verwaltungsordnung im einzelnen und mit dem Wiederaufbau des Goetheanum befassen.
Für die bibliographische Zählung mußte eine neue Nummer — 260 a — eingeschaltet werden, da sich der Band zusammensetzt aus der ursprünglich geplanten Erweiterung von Nr. 260 («Die Weihnachtstagung ... ») und den entsprechenden Aufsätzen von Nr. 37 («Das lebendige Wesen der Anthroposophie und seine Pflege»). Bedingt wurde diese Umgruppierung durch die für diese Abteilung der Gesamtausgabe aufgehobene, sonst streng durchgeführte Trennung von Geschriebenem und Gesprochenem, um einen einheitlichen Überblick über die vorhandenen Dokumentationen zu ermöglichen. Ein Register der verschiedenen Institutionen mit dem Nachweis ihrer Entstehungsgeschichte, ein Personenregister mit biographischen Angaben und vor allem die in der «Chronik 1924-1925» tagebuchartige Zusammenfassung aller Geschehnisse bis zum Tode Rudolf Steiners, sollen dem Leser zu einem möglichst lebendigen Bild von den so Vieles und so Großes umspannenden fünfzehn letzten Lebensmonaten Rudolf Steiners verhelfen.

Hella Wiesenberger