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(Avertissement du traducteur: le
présent extrait d'une conférence
publique nous a donné plus de mal
que d'habitude, et contient encore
plusieurs passages demandant une
lecture "pas à pas". Steiner passant
sans arrêt d'une situation de
conscience à l'autre parmi plusieurs
(celle du penseur du début du 20e
siècle baignant dans le
matérialisme, celle du penseur au
fait de la science de l'esprit,
celle de Jeanne d'arc, celle des
théologiens du temps de Jeanne
d'arc.) Certaines finesses m'
échappent probablement encore et en
tout cas, je ne pense pas être
arrivé à les rendre en français de
manière satisfaisante - 18/06/2012)
Un homme vraiment significatif, qui
pensait véritablement sincèrement au
progrès social de l’humanité a été
assassiné à Paris la veille du
déclenchement de cette funeste guerre
mondiale : Jaurès. Jaurès a
assurément été justement une des
personnalités les plus sincères sur le
sol de l’aspiration sociale du
présent, et il fut aussi un de ceux
qui, avec tout le discernement humain,
aspirait à gagner une compréhension
des conditions de vie contemporaines
et des causes qui conduisent toujours
plus ad absurdum, toujours plus à
l’appauvrissement et la précarisation
sur le plan spirituel et matériel de
l’humanité.
Et il a de toutes ses forces aspiré à
trouver des idées, des pensées, qu’il
voulait transmettre aux humains, afin
qu’ils tendent à arriver d’une
certaine mesure aux solutions des
grandes questions de vie du présent.
On peut justement apprendre beaucoup à
des personnalités telles que Jaurès,
car on apprend le plus souvent,
lorsque l’on doit voir la grande
pénurie dans notre présent du point de
vue de science spirituelle, sur
laquelle on doit se faire des pensées
claires, non pas en considérant
des petites, mais de grandes
personnalités, chez lesquelles on peut
être pénétré avant toutes choses
par leur mentalité pure et
leur sincère aspiration à la
connaissance et, aussi, par une
certaine aptitude à comprendre adaptée
au temps.
On gagne infiniment bien plus, lorsque
l’on évalue les dégâts de notre époque
à des humains que l’on considère et
estime hautement, que si l'on veut les
évaluer à des humains que l’on
considère moins, parce que l’on ne
peut leur imputer dans le plus haut
sens bienveillance et bonne mentalité.
De tels humains donc, qui vouaient ce
qu’ils avaient comme penser, sentir et
vouloir au service de l’humanité, au
service, qui doit être fourni dans le
relèvement de l’humanité à un niveau
social plus élevé, à de tels humains
comme Jaurès il devient
extraordinairement difficile – et il
n’est véritablement pas une exception,
mais nous voyons les meilleurs humains
de notre époque dans cette difficulté
-, à de tels humains il est
véritablement difficile, de parler sur
des choses comme notre science de
l’esprit. Et justement, ces humains
très doués ne pourraient tout d’abord
faire pour l’humanité ce qu’ils
veulent faire, s’ils pouvaient
dire : tout ce que je peux
atteindre avec ma pensée ordinaire et
mes moyens scientifiques, cela ne me
livre donc que des impulsions, qui
sont trop faibles, pour saisir
vraiment la vie ; je dois
considérer que toutes ces impulsions,
que je veux livrer à l’humanité sur
mon chemin, se tiennent là sans sol.
Je dois d’abord me créer un sol, je
dois parcourir et fluer au travers ce
que j’ai cru jusqu’à présent, avec de
plus profonds fondements du côté de la
science de l’esprit. Je dois
reconnaître des faits spirituels, de
véritables faits spirituels.
Voyez-vous, celui, qui ne reconnaît
pas de tels faits spirituels et se
fait toute sorte de pensées et imagine
des idéaux sur comment on pourrait
aujourd’hui promouvoir le progrès
humain, ressemble à celui, qui a
devant lui un jardin avec beaucoup de
plantes, qui commencent à montrer des
signes de dépérissement, et fait cela,
fait ceci, fait beaucoup, et s’efforce
tout le temps – mais n’atteint rien.
Oui, à une plante cela va un peu
mieux, mais à l’autre en cela
plus mal, dans l’ensemble cela ne va
pas mieux avec les plantes. Pourquoi
ça ne va pas mieux ?
Parce que peut-être une maladie a
atteint les racines, qu’il n’évalue
pas. Il en est ainsi avec l’aspiration
sociale de tels humains comme Jaurès.
Ils se donnent énormément de mal, ils
font aussi énormément beaucoup
d’efficaces en rapport avec la surface
des choses, mais ils ne pénètrent pas
dans les racines, car dans les racines
de notre vie humaine contemporaine, là
il manque la reconnaissance d’un
véritable monde spirituel. Et l’on
érige encore tant de connaissances
sociales apparemment bien fondées,
elles ne deviennent en réalité pas des
fruits pour l’humanité, si elles ne
sont pas appuyées sur les
considérations qui ne peuvent venir
que de la science de l’esprit.
En cela une véritable avancée de
l’humanité contemporaine ne sera
possible que si la science de l’esprit
peut être suffisamment
reconnue comme justement la plus
importante partie de la science de
l’esprit pour notre temps : que
les humains ne butent plus sur la
reconnaissance d’êtres spirituels et
de forces spirituelles véritables, que
justement les meilleurs humains ne
butent plus.
Faisons-nous là-dessus des pensées
claires, que les meilleurs humains,
qui sont de bonne mentalité, ont
justement les plus sérieuses
difficultés vis-à-vis de notre
affaire : la reconnaissance du
monde spirituel comme tel.
J’ai rendu attentif là-dessus à
Zurich, sur un point qui rend cela
particulièrement observable. Là est un
humain, qui a parlé plein de bonne
volonté justement sur notre science de
l’esprit, et aussi laissé imprimer ce
qu’il a dit, un monsieur, qui devant
une assemblée très cultivée a saisi le
courage de ne plus considérer comme
une pure folie ce qui vit en fait à
l’intérieur de notre mouvement
spirituel. Mais ce monsieur ne peut
pas aussi ne pas s’arrêter justement
devant le plus important, devant la
reconnaissance de la vie spirituelle.
Que dit-il ? « Nous devons au
moins comme cercle rassemblé autour de
Steiner chercher à le [le mouvement
spirituel] comprendre comme un
mouvement religieux parmi nos
contemporains, même sinon de manière
initiale, mais syncrétique, mais quand
même orienté sur la base de toute
vie ; nous avons le droit de le
juger comme un mouvement pour la
satisfaction des intérêts
suprasensibles des humains, et en cela
comme une excroissance par-dessus le
réalisme collant au sensible ;
nous avons le droit d’y reconnaître
avant tout un mouvement qui indique
aux humains l’autodétermination sur
les problèmes moraux qui leur sont
posés, et vise à un travail pour une
renaissance intérieure à partir d’une
pénible attention à l’éducation de
soi-même ; on n’a besoin que de
lire le livre steinérien
d’introduction à la théosophie, pour
remarquer, avec quel sérieux l’humain
est invité ici au travail sur sa
purification morale et le
perfectionnement de lui-même. »
Je ne vous lis pas ces mots à partir
d’une niaiserie, mais parce que nous
voulons aussi regarder avec des vues
claires, comment le monde extérieur se
comporte vis-à-vis de nos efforts.
Nous voyons, c’est un humain de bonne
volonté, qui d’ailleurs considère
notre mouvement comme un syncrétiste,
parce qu’avant toute chose il ne le
connaît pas, ne sait pas, comment il
est déjà un nouveau mouvement, parce
qu’il repose sur quelque chose qui est
nouveau dans le monde : sur la
nouvelle direction des sciences de la
nature, qui est donc sa fondation.
Là-dessus il ne peut donc pas donner
de renseignement, parce qu’il ne le
comprend pas ; mais il se tient
vis-à-vis de notre mouvement plein de
bonne volonté. Et si l’on laisse agir
sur soi maintenant tout l’exposé qu’il
a tenu – « Le monde conceptuel
des érudits » - alors on
voit : le monsieur pense qu’une
éducation spirituelle de l’humain est
nécessaire en notre temps, et il
trouve dans notre mouvement un des
essais à promouvoir ce mouvement
spirituel de l’humanité. Mais il
dit alors : « Mais il
est plus loin dans ses spéculations
orientées vers le suprasensible, une
réaction contre le
matérialisme ; il perd
d’ailleurs en cela facilement le sol
de la réalité et se laisse aller en
hypothèses » - il croit
que les véritables connaissances
spirituelles seraient des hypothèses,
pas des connaissances – « en des
fantaisies clairvoyantes, en le règne
des rêves, ainsi qu’elle ne comporte
plus suffisamment de force pour la
réalité de la formation de vie
individuelle et sociale. »
Vous voyez, malgré qu’il juge si
bienveillant, qu’il dit ensuite :
« Malgré tout, nous voulons et
devons classer la Théosophie comme une
manifestation de correction dans le
cours de la formation du
présent », il se sent obligé de
reculer devant tout sans quoi notre
mouvement ne peut pas du tout être
pensé, devant ce que nous apportons
dès le début : des faits
suprasensibles ; donc sans que
l’humain ne gagne le rapport avec des
faits suprasensibles, l’humanité ne
peut se sortir de l’impasse dans
lequel elle est.
Mais eux-mêmes, les humains
bienveillants croient que pendant que
notre mouvement cherche justement le
sol ferme sous les pieds, sans que
tous les autres idéaux sociaux pendent
dans l’air – ce mouvement conduit dans
les rêves, que justement il n’a
pas « assez en reste de forces »
en rapport à la formation de la vie
sociale.
Comme dit, ce n’est pas vouloir du mal
par méfiance, mais c’est une méfiance
bourgeonnante d’une timidité
inconsciente, d’un découragement
inconscient vis-à-vis de la
reconnaissance des faits spirituels.
C’est la claire absence de vue, ou
bien plus, de ce que la science de
l’esprit peut fournir justement aussi
à l’aspiration sociale.
Et ainsi aussi des humains de la
sorte de Jaurès se
tiennent évidemment dans la vie
aujourd’hui sans une possibilité de
reconnaître, à partir des pensées
qu’ils ont assimilé de leur éducation,
de toute leur contemporanéité, que
tout ce qui se passe physiquement est
dépendant d’êtres spirituels, et que
l’humain dans la sphère dans laquelle
il est appelé à saisir la vie, par
exemple aussi en rapport à la vie
sociale, ne peux la saisir
correctement, que quand lui est rendu
possible, parce qu’il connaît les lois
spirituelles, d’introduire la vie
spirituelle dans la vie physique.
Et que de tels humains du présent se
tiennent devant cette impossibilité,
que cela soit vraiment une
manifestation du temps largement
répandue parmi les meilleurs humains
du présent, cela apporte les
significatifs, d’ailleurs
inconscients, mais à cause de cela pas
moins significatifs mensonges de vie
(NDT : Lebenslügen ) dans
notre époque. On peut intercepter ces
mensonges de vie partout.
Mettons-nous, car c’est un cas
typique, le cas Jaurès devant les
yeux. Là se tenait debout un humain
devant le reste de l’humanité, qui
avec tous les moyens de la
connaissance sociale cherchait après
une amélioration de celle-ci, ce qu’il
reconnut de manière correcte ainsi,
que cela ne peut conduire l’humain que
dans une impasse. Là se tient un
humain devant le reste de l’humanité,
qui, pour obtenir les vues nécessaires
en ce domaine, se rend véritablement
proche de tous les faits historiques,
qui étudie l’histoire des temps passés
et à partir des faits des temps passés
veut apprendre, ce qui dans le présent
doit se passer, pour que les erreurs,
qui se sont montrées dans des essais
sociaux précédents de l’humanité,
puissent être évités.
Dans toute son aspiration seulement,
Jaurès, comme d’autres, est placé dans
l’impossibilité, de reconnaître un
monde spirituel, de reconnaître d’une
véritablement réelle manière, que par
les humains des courants continuels de
la vie spirituelle s’écoulent du monde
spirituel dans ce monde. Un des plus
beaux essais, que Jaurès a écrit,
traite des rapports qui se créent
entre socialisme et patriotisme dans
le sens Jaurésien.
Là, Jaurès essaye de montrer, comment
les choses historiques saisissent
l’évolution humaine, agissent dans
l’évolution humaine.
Après qu’il se soit conduit
différentes choses devant l’âme pour y
apprendre comment doit être œuvré dans
le présent, ce qui a œuvré dans le
monde grec, pour y apprendre, comment
doit être œuvrer en d’autres temps,
après qu’il se soit posé vraiment
devant son âme beaucoup de différent
avec un extraordinairement fondamental
besoin de connaissance, là il se place
aussi un chapitre des temps récents
devant l’âme. Un chapitre remarquable
est dans ce livre de Jaurès, qui
traite du prolétariat et du
patriotisme, et il est intéressant, de
se présenter une fois ce petit
chapitre, pour voir, ce qui en fait se
passe chez les meilleurs humains de
notre environnement.
Il arrive à Jaurès dans ce chapitre
de montrer, que dans le progrès social
le plus récent ce n’est pas la
propriété foncière la chose
principale, mais l’industrie et ainsi
de suite, mais sur ces choses nous ne
nous embarquerons pas ;
l’important est qu’il est ici obligé,
d’indiquer la personnalité de Jeanne
d’Arc, la pucelle d’Orléans.
Maintenant représentez-vous un
monsieur qui vit entièrement dans les
idées du présent, indique la pucelle
d’Orléans, une personnalité, de
laquelle chacun, qui connaît
l’histoire la plus récente, sait –
cela, chacun qui reconnaît
objectivement les faits, devra
l’admettre – que la carte d’Europe
devrait simplement être une tout
autre, si elle n’était intervenue.
Jaurès le considère naturellement
aussi. Il dit :
« Jeanne d’Arc remplit sa mission
et se sacrifie à la guérison du pays
en une France, dont fond et sol ne
signifient plus la seule force de
vie ; les communes jouent déjà un
grand rôle, Saint Louis a sanctionné
et promulgué le livre des métiers et
les statuts des corporations, où les
révolutions parisiennes des règnes de
Charles V et Charles VI ont fait
apparaître des forces neuves, la
bourgeoisie marchande et le peuple
artisan, les plus clairvoyants entre
chacun, qui voulaient réformer la
royauté, rêvaient d’une alliance entre
bourgeoisie et paysannerie contre le
non-respect de la loi et
l’arbitraire ; dans cette France
moderne sur laquelle devait bientôt
régner le ‘roi-citoyen’ – le fils du
pauvre régnant, que Jeanne était dans
l’idée de sauver -, dans ce pays
diversifié, cultivé et raffiné, qui
suivait chaque tendre douleur
littéraire de ce Charles d’Orléans,
dont la captivité remuait le cœur des
bons Lorrains, dans cette société, qui
était tout plutôt que rurale, apparu
Jeanne d’Arc.
Humble fille des champs qui avait vu
les douleurs et les angoisses des
paysans qui l'entouraient, mais pour
qui ces détresses mêmes n'étaient que
l'exemple prochain d'une douleur plus
auguste et plus vaste, la douleur de
la royauté dépouillée, de la nation
envahie. Il n'y a dans son âme, dans
sa pensée, rien de local, rien de
terrien, elle regarde bien au-delà des
champs de Lorraine. Son cœur de
paysanne est plus grand que toute
paysannerie. Il bat au loin avec les
bonnes villes investies par
l'étranger. Vivre aux champs, ce n'est
pas nécessairement s'absorber aux
choses de la terre. Dans le bruit
naissant et dans la cohue grossière
des cités, le rêve de Jeanne eût été
sans doute moins libre, moins
audacieux et moins vaste. La solitude
a protégé la hardiesse de sa pensée,
et elle vivait d'autant mieux avec la
grande communauté de la patrie qu'elle
pouvait sans trouble, emplir l'horizon
silencieux d'une douleur et d'une
espérance qui allaient au-delà.
Ce n'est pas une révolte de paysanne
qui montait en elle; c'est toute une
grande France qu'elle voulait
délivrer, pour la mettre ensuite dans
le monde au service de Dieu, de la
chrétienté et de la justice. Son
dessein lui paraît si religieux et si
grand qu'elle aura le courage, pour
l'accomplir, de résister même à
l'Église et de se réclamer d'une
révélation supérieure à toute
révélation. » (NDT : si
quelqu’un a le texte français
original, je suis preneur)
Là nous voyons un humain qui est
condamné, car il se tient dans la
pensée matérialiste du présent, pour
ainsi dire à penser sur la base de
principes matérialistes, mais qui est
forcé, parce qu’il veut en même temps
être sincère historiquement d’indiquer
cette manifestation étrange de la
pucelle d’Orléans et de la prendre au
sérieux en un si haut degré, comme
nous le constatons à ses mots. Donc,
devant Jaurès se tient toute la
signification historique de Jeanne
d’Arc. Mais maintenant nous nous
demandons : qu'est-ce qui peut
finalement – même si pour Jaurès ce
que nous affirmons pouvait être poussé
un peu loin, pour beaucoup d’autres,
qui agissent dans l’esprit de Jaurès,
ça ne l’est sûrement pas -, que peut,
pour un tel humain, qui vit dans une
telle vision sociale comme Jaurès,
être Jeanne d’Arc en vérité d’autre
que quelqu’un, qui par un certain
extase religieux, auquel, si l’on veut
rester un humain raisonnable, on ne
doit pas aspirer, est arrivé aux
impulsions, auxquelles elle est
maintenant déjà une fois
arrivée ? Très certainement ces
gens ne reconnaitront pas ce qui doit
nous être clair à partir de la science
de l’esprit : que dans un temps,
dans lequel la connaissance moderne de
l’esprit ne s’est pas encore
développée comme nous l’avons
aujourd’hui, pouvait être atteint,
dans les mondes de l’esprit des
courants de vie spirituelle agissant
en y pénétrant par de telles
personnalités agissantes, plus ou
moins sous-conscientes, comme la
pucelle d’Orléans, qui fût un médium,
d’ailleurs pas pour des humains, de
ces médiums qui sont si diversement
mésusé dans les temps récents, mais
pour des mondes divins spirituels, qui
voulaient agir pénétrant le monde
physique terrestre. Que ce qui vint de
la pucelle d’Orléans, fût de plus de
valeur, que ce que les autres à partir
de leurs vues humaines voulaient et
pouvaient communiquer, cela dût être
reconnu.
Que ce monde spirituel parlait par
cette Jeanne d’Arc, cela ne pouvaient
évidemment pas reconnaître de telles
gens.
Et cependant, vous devez, si vous
parlez des véritables faits, parler
d'humains tels la pucelle
d’Orléans, même la reconnaître, vous
devez donc – pensez seulement à ce qui
se passe -, remonter à des
personnalités, dont vous ne
reconnaissez pas la vie spirituelle,
dont vous ne voudriez très
certainement pas aspirer à leur vie
spirituelle.
C’est, quand encore aujourd’hui on ne
veut pas admettre cela – on peut aussi
s’endormir sur ce fait -, ce n’est pas
comme le plus profond mensonge de vie.
C’est véritable mensonge de vie, et je
ne vous caractérise qu’un cas de ce
mensonge de vie, qui pulse partout
aujourd’hui par notre vie sociale, et
qui est à ramener sur ce que les
humains ne reconnaissent pas ce qui
est véritable, qui est le plus
véritable, mais doivent le considérer
comme un fait par ce que le plus
récent développement spirituel le fait
remonter. Les mensonges sont
maintenant aussi des réalités, et ils
agissent conformément. Et quant
absolument ce sont aussi des humains
bienveillants significatifs, aux
aspirations sincères, comme Jaurès,
qui par les conditions du temps sont
attachés en de tels mensonges de vie,
ce qui vient d’eux ne peut cependant
pas encore agir libérateur pour
l’humanité.
Oui, là nous nous tenons dans une
réalité de vie contemporaine, que nous
devons laisser agir sur la toute
profondeur de nos âmes claire et
distinctement. Nous devons avoir le
courage, de regarder avec une vue
claire dans de tels mensonges de vie,
et nous devons trouver la force, de
nous prémunir vis-à-vis de tout ce qui
influe de tout côté, et de ce qui
quand même d’un côté ou de l’autre
provient parfois caché et masqué de ce
mensonge de vie.
Que peuvent donc en fait gagner des
humains qui se tiennent dans un tel
mensonge de vie à une véritable vue
intérieure sur la vie humaine ?
Ils doivent se penser : allons
bon, là de tels hurluberlus
extraordinaires apparaissent, qui
veulent avoir un rapport aux mondes
spirituels comme la pucelle d’Orléans,
et on doit même leur prêter une
signification historique ; mais
on ne doit véritablement pas
l'installer comme un exemple, que l’on
doit suivre, pour que l’on
puisse aussi introduire avec
d’une manière quelconque des forces
spirituelles dans le monde
physique ! --
Il s’écoulera encore beaucoup d’eau
dans le Rhin, jusque de plus larges
cercles d’humains considèrent et
reconnaissent toute la gravité
factuelle dont nous avons donc parlé.
Aujourd’hui aussi les naturalistes ont
déjà pris les allures, qu’alors les
théologiens avaient prises vis-à-vis
de la pucelle d’Orléans. Car ce qui,
ce à quoi finalement Jaurès rend
attentif, appartient à la tragédie de
la manifestation de la pucelle
d’Orléans dans le temps. Les
théologiens disaient dans le
temps : Ce qu’elle déballe là
comme sa connaissance spirituelle des
mondes, cela ne correspond pas avec ce
que nous reconnaissons par notre
théologie ! – Ce fût en ce
temps-là dans le domaine théologique
s’écoulant de la même mentalité, par
laquelle aujourd’hui déjà après
relativement peu de temps, comme ce
fût le cas pour la théologie, parlent
les gens des sciences de la nature.
La pucelle d’Orléans a répondu en ce
temps-là à ceux qui de la théologie la
jugeait et qui disait là, qu’elle
devait justifier des livres saints ses
miracles et sa mission : dans le
livre de Dieu est plus que dans vos
livres ! – C’est une parole
historique. Mais c’est aussi une
parole, qui a encore sa validité
aujourd’hui.
Car il peut être répliqué aux
injonctions théologiques et des
sciences de la nature : dans le
livre des mondes spirituels est écrit
plus que tout ce que se rêvent les
adversaires. – Et Jaurès ajoute à ces
mots : « Une parole
merveilleuse, qui dans un certain
rapport se tient au contraire d’une
âme paysanne, dont la croyance racine
avant tout dans le devenir. Combien
cela est éloigné du sourd patriotisme
de cœurs étroitement limité de la
propriété foncière ! Jeanne
perçoit les voix divines de son cœur,
dans lequel elle regarde dans les
hauteurs célestes rayonnantes et
douces. »
Oui, dans la bouche de nos
contemporains raisonne certainement
très bien une telle reconnaissance,
mais qu’est-elle dans la bouche des
meilleurs de nos contemporains ?
Une reconnaissance de quelque chose,
qu’ils tiennent plus ou moins pour un
poème, qui peut plus ou moins embellir
la vie, mais auquel ne revient aucune
réalité.
Et cela fait le mensonge de vie !
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p.154
Ein recht bedeutender Mann, der es mit
den sozialen Fortschrittsimpulsen der
Menschheit wahrhaftig ehrlich meinte,
ist am Tage vor dem Ausbruch dieses
unseligen Weltkrieges in Paris
ermordet worden: Jaurès. Jaurès ist
gewiß gerade auf dem Boden des
sozialen Strebens eine der ehrlichsten
Persönlichkeiten der Gegenwart
gewesen, und er war auch einer
derjenigen, die mit allem menschlichen
Erkennen danach strebten, Einsicht zu
gewinnen in die gegenwärtigen
Lebensverhältnisse und in die Gründe,
durch die sie sich immer mehr ad
absurdum, immer mehr und mehr zur
Verarmung und Verelendung auf
geistigem und materiellem Gebiet der
Menschheit führen. Und er hat mit all
seinen Kräften danach gestrebt, Ideen,
Gedanken zu finden, die er den
Menschen übermitteln wollte, damit im
gemeinsamen Streben die großen
Lebensfragen der Gegenwart
einigermaßen ihrer Lösung
entgegengehen können.
Gerade an solchen Persönlichkeiten wie
Jaurès kann man viel lernen, denn man
lernt am meisten, wenn man die großen
Mängel, die man gerade in unserer
Gegenwart vom
geisteswissenschaftlichen
Gesichtspunkte aus sehen muß, über die
man sich klare Gedanken machen muß,
nicht an kleinen, sondern an großen
Persönlichkeiten ins Auge faßt, bei
denen man vor allen Dingen von ihrer
lauteren Gesinnung und ihrem ehrlichen
Erkenntnisstreben und auch von einer
gewissen zeitgemäßen
Einsichtsfähigkeit überzeugt sein
kann. Man gewinnt ungeheuer viel mehr,
wenn man die Schäden unserer Zeit
prüft an Menschen, die man achtet und
hochschätzt, als wenn man sie prüfen
will an Menschen, die man weniger
achtet, weil man ihnen nicht im
höchsten Sinne wohlwollende und gute
Gesinnung zuschreiben kann. Solchen
Menschen nun, die alles, was sie an
Denken, Fühlen und Wollen hatten,
widmeten dem Menschheitsdienste, dem
Dienste, der geleistet werden muß in
der Erhebung der Menschheit zu einem
höheren sozialen Niveau, solchen
Menschen wie Jaurès wird es
außerordentlich schwer — und er ist
wahrhaftig keine Ausnahme, sondern die
besten Menschen unserer Zeit sehen wir
in dieser Schwierigkeit —, solchen
Menschen wird es wahrhaftig schwer, zu
reden über Dinge wie unsere
Geisteswissenschaft. Und gerade diese
sehr begabten Menschen würden doch
erst dasjenige wirken können für die
Menschheit, was sie wirken wollen,
wenn sie sagen könnten: Alles
dasjenige, was ich mit meinen
gewöhnlichen Denk- und
wissenschaftlichen Mitteln erreichen
kann, das liefert mir doch nur
Impulse, die zu schwach sind, um
wirklich das Leben zu ergreifen; ich
muß einsehen, daß alle diese Impulse,
die ich der Menschheit auf meinem Wege
liefern will, ohne Boden dastehen. Ich
muß mir erst einen Boden schaffen, ich
muß durchdringen und durchströmen
dasjenige, was ich bisher geglaubt
habe, mit der tieferen Fundierung von
seiten der Geisteswissenschaft her.
Ich muß geistige Tatsachen, wirkliche
geistige Tatsachen anerkennen.
Sehen Sie, derjenige, der solche
geistigen Tatsachen nicht anerkennt
und sich allerlei Gedanken macht und
Ideale bildet, wie man den
Menschenfortschritt heute fördern
könne, der gleicht demjenigen, der
einen Garten vor sich hat mit vielen
Pflanzen, die anfangen,
Absterbeerscheinungen zu zeigen, und
er tut das, tut jenes, tut vieles, und
bemüht sich die ganze Zeit—aber er
erreicht nichts. Ja, der einen Pflanze
geht es ein bißchen besser, der
anderen dafür schlechter, im ganzen
wird es nicht besser mit den Pflanzen.
Warum wird es nicht besser? Weil
vielleicht irgendeine Krankheit die
Wurzeln ergriffen hat, die er nicht
prüft. So ist es gerade mit dem
sozialen Streben solcher Menschen wie
Jaurès. Sie geben sich ungeheuer viel
Mühe, sie machen auch ungeheuer viel
Treffliches mit Bezug auf die
Oberfläche, aber sie dringen nicht in
die Wurzeln ein, denn in den Wurzeln
unseres heutigen Menschheitslebens, da
mangelt es an der Anerkennung einer
wirklichen geistigen Welt. Und man
stelle noch so viele scheinbar recht
gut begründete soziale Erkenntnisse
auf, sie werden nichts in Wirklichkeit
fruchten für die Menschheit, wenn sie
nicht gestützt sind auf diejenigen
Einsichten, die nur aus der
Geisteswissenschaft kommen können.
Daher wird ein wirkliches
Vorwärtsschreiten der gegenwärtigen
Menschheit nur möglich sein, wenn
Geisteswissenschaft soweit anerkannt
werden kann, daß gerade der für unsere
Zeit wichtigste Teil der
Geisteswissenschaft: die Anerkennung
wirklicher geistiger Wesenheiten und
geistiger Kräfte, bei den Menschen auf
keine Schwierigkeit mehr stößt, gerade
bei den besten Menschen auf keine
Schwierigkeit mehr stößt. Machen wir
uns nur darüber klare Gedanken, daß
die besten Menschen, die von guter
Gesinnung sind, gerade dem Wichtigsten
in unserer Sache gegenüber
Schwierigkeiten haben: der Anerkennung
der geistigen Welt als solcher.
Ich habe drüben in Zürich auf einen
Punkt aufmerksam gemacht, der das
besonders anschaulich macht. Da ist
ein Mensch, der ganz wohlwollend
gerade über unsere Geisteswissenschaft
gesprochen hat, und sein Gesprochenes
auch hat drucken lassen, ein Mann, der
vor einer sehr gebildeten
Zuhörerschaft einmal den Mut gefaßt
hat, dasjenige, was namentlich
innerhalb unserer geistigen Bewegung
lebt, nicht mehr als bloße Torheit
anzusehen. Dieser Mann kann aber auch
nicht umhin, haltzumachen gerade vor
dem Wichtigsten, vor der Anerkennung
der geistigen Welt. Was sagt er? «Wir
müssen sie [diese geistige Bewegung],
wenigstens in dem um Steiner
gesammelten Kreis, vielmehr zu
verstehen suchen als eine religiöse
Bewegung unter unseren Zeitgenossen,
wenn auch nicht ursprünglicher,
sondern nur synkretistischer Art, aber
doch auf den Grund alles Lebens
gerichtet; wir dürfen sie beurteilen
als eine Bewegung zur Befriedigung der
übersinnlichen Interessen der
Menschen, und damit als ein
Hinauswachsen über den am Sinnlichen
haftenden Realismus; wir dürfen in ihr
vor allem eine Bewegung erkennen,
welche die Menschen zur
Selbstbesinnung auf die sittlichen
Probleme, die ihnen gestellt sind,
hinweist, und welche auf eine Arbeit
zur inneren Wiedergeburt hinzielt aus
einem peinlichen Achten auf die
Selbsterziehung heraus; man braucht
nur das Steinersche Buch zur
Einführung in die Theosophie zu lesen,
um zu merken, mit welchem Ernste hier
der Mensch auf die Arbeit an seiner
sittlichen Läuterung und
Selbstvervollkommnung gewiesen wird.»
Nicht aus irgendeiner Albernheit
heraus lese ich Ihnen diese Worte vor,
sondern weil wir wirklich mit klarem
Blicke auch schauen wollen, wie sich
die Außenwelt zu unseren Bestrebungen
verhält. Wir sehen, es ist ein
wohlwollender Mensch, der zwar unsere
Bewegung als eine synkretistische
ansieht, weil er sie vor allen Dingen
nicht kennt, nicht weiß, wie sie schon
deshalb eine durchaus neue Bewegung
ist, weil sie auch auf etwas, was in
der Welt neu ist, beruht: auf der
neuen naturwissenschaftlichen
Richtung, die ja ihr Unterbau ist.
Darüber kann er eben keine Auskunft
geben, weil er es nicht versteht; aber
er steht unserer Bewegung wohlwollend
gegenüber. Und wenn man nun diesen
ganzen Vortrag, den er gehalten hat —
«Die Gedankenwelt der Gebildeten» —
auf sich wirken läßt, so sieht man:
Der Mann denkt nach, daß eine geistige
Erziehung des Menschen notwendig ist
in unserer Zeit, und er findet in
unserer Bewegung einen der Versuche,
diese geistige Bewegung der Menschheit
zu fördern. Dann aber sagt er, und das
ist das Charakteristische: «Sie ist
weiter in ihrer auf das Übersinnliche
gerichteten Spekulation eine Reaktion
gegen den Materialismus; allerdings
verliert sie dabei leicht den Boden
der Wirklichkeit und versteigt sich in
Hypothesen» — er glaubt, die
wirklichen geistigen Erkenntnisse
seien Hypothesen, nicht Erkenntnisse —
«in hellsehende Phantasien, in ein
Reich der Träume, so daß sie für die
Wirklichkeit der individuellen und
sozialen Lebensgestaltung keine
genügende Kraft mehr übrig behält.»
Sie sehen, trotzdem er so wohlwollend
urteilt, daß er nachher sagt: «Aber
immerhin, wir wollen und müssen die
Theosophie als eine
Korrekturerscheinung im Bildungsgang
der Gegenwart registrieren», er fühlt
sich gezwungen, haltzumachen vor
alledem, ohne das unsere Bewegung gar
nicht gedacht werden kann, vor dem,
was wir gleich im Anfange bringen:
übersinnliche Tatsachen; denn ohne daß
der Mensch den Zusammenhang gewinnt
mit übersinnlichen Tatsachen, ist die
Menschheit aus der Sackgasse, in die
sie hineintendiert heute, nicht
herauszukriegen. Aber selbst
wohlwollende Menschen glauben, daß —
während unsere Bewegung gerade den
festen Boden unter den Füßen sucht,
ohne den alle anderen sozialen Ideale
in der Luft hängen — diese Bewegung in
das Reich der Träume führt, daß sie
gerade in bezug auf die soziale
Lebensgestaltung keine «genügende
Kraft mehr übrig behält». Wie gesagt,
das ist kein Übelwollen aus Mißtrauen,
sondern das ist ein aus unbewußter
Zaghaftigkeit, unbewußter Mutlosigkeit
gegenüber der Anerkennung der
geistigen Tatsachen entsprossenes
Mißtrauen. Das ist die klare
Einsichtslosigkeit oder vielmehr, es
ist klar, daß es die
Einsichtslosigkeit ist in dasjenige,
was gerade Geisteswissenschaft an
Fundierung auch des sozialen Strebens
leisten kann.
Und so stehen auch Menschen von der
Art des Jaurès selbstverständlich
heute im Leben darinnen ohne eine
Möglichkeit, aus den Gedanken, die sie
aufgenommen haben aus ihrer Erziehung,
aus ihrer ganzen Zeitgenossenschaft,
anzuerkennen, daß alles dasjenige, was
physisch geschieht, von geistigen
Welten abhängig ist, und daß der
Mensch in der Sphäre, in der er
berufen ist, in das Leben
einzugreifen, zum Beispiel auch in
bezug auf das soziale Leben, nur da
richtig eingreifen kann, wenn ihm das
möglich gemacht ist dadurch, daß er
die geistigen Gesetze kennt, mit denen
eben die geistige Welt in die
physische hereingeführt werden kann.
Und daß solche Menschen vor dieser
Unmöglichkeit stehen, daß dies
wirklich eine bei den besten Menschen
der Gegenwart weitverbreitete
Zeiterscheinung ist, das bringt die
bedeutsamen, zwar unbewußten, aber
deshalb nicht minder bedeutsamen
Lebenslügen in unser Zeitalter hinein.
Man kann diese Lebenslügen geradezu
überall abfangen.
Stellen wir uns, weil es ein typischer
Fall ist, den Fall Jaurès vor Augen.
Da stand ein Mensch vor der übrigen
Menschheit, welcher mit allen Mitteln
sozialen Erkennens nach einer
Verbesserung desjenigen suchte, was er
in richtiger Art so erkannte, daß es
die Menschen nur in eine Sackgasse
führen muß. Da steht ein Mensch vor
der übrigen Menschheit, der, um die
nötigen Einsichten auf diesem Gebiet
zu erlangen, sich wirklich
bekanntmacht mit allen historischen
Tatsachen, der die Geschichte
vergangener Zeiten studiert und aus
den Tatsachen früherer Zeiten lernen
will, was in der Gegenwart geschehen
kann, damit Fehler, die sich als
deutliche Fehler in früheren sozialen
Menschheitsversuchen gezeigt haben,
vermieden werden können.
In all seinem Streben nun ist Jaurès,
so wie andere, in die Unmöglichkeit
versetzt, in wirklicher realer Weise
eine geistige Welt anzuerkennen, in
wirklicher realer Weise anzuerkennen,
daß durch die Menschen fortwährende
Ströme des geistigen Lebens aus der
spirituellen Welt herunterfließen in
diese Welt. Einer der schönen
Aufsätze, die Jaurès geschrieben hat,
handelt über die Beziehungen, welche
bestehen zwischen Sozialismus und
Patriotismus im Jaurèsschen Sinne.
Da versucht Jaurès zu zeigen, wie die
geschichtlichen Dinge in die
Menschheitsentwickelung eingreifen, in
der Menschheitsentwickelung wirken.
Nachdem er verschiedenes sich vor die
Seele geführt hat, was gewirkt hat im
Römischen Reich, um daran zu lernen,
wie in der Gegenwart gewirkt werden
soll, was gewirkt hat in der
griechischen Welt, um daran zu lernen,
wie gewirkt werden soll zu anderen
Zeiten, nachdem er verschiedenes
wirklich mit einem außerordentlich
gründlichen Erkenntnisdrang sich vor
die Seele gestellt hat, da führt er
sich auch ein Kapitel aus der neueren
Zeit vor die Seele. Ein merkwürdiges
Kapitel ist in diesem Buche Jaurès’,
das über das Proletariat und den
Patriotismus handelt, und es ist
interessant, gerade dieses kleine
Kapitel sich einmal vorzuführen, um zu
sehen, was bei den besten Menschen
unserer Umgebung eigentlich heute in
den Seelen vorgeht.
Es kommt Jaurès in diesem Kapitel
darauf an, zu zeigen, daß im neueren
sozialen Fortschritt nicht der
Grundbesitz die Hauptsache ist,
sondern die Industrie und so weiter,
aber auf diese Dinge werden wir uns
nicht einlassen; das Wichtige ist, daß
er hier gezwungen ist, hinzuweisen auf
die Persönlichkeit der Jeanne d’Arc,
der Jungfrau von Orléans. Nun denken
Sie sich, ein Mann, der ganz in den
Ideen der Gegenwart lebt, weist hin
auf die Jungfrau von Orléans, eine
Persönlichkeit, von der jeder, der die
neuere Geschichte kennt, weiß—das wird
jeder, der objektiv die Tatsache
erkennt, zugeben müssen —, daß die
Karte Europas einfach heute eine ganz
andere sein würde, wenn sie nicht
eingegriffen hätte. Das sieht
natürlich auch Jaurès ein. Er sagt:
«Jeanne d’Arc erfüllt ihre Mission und
opfert sich dem Heil des Vaterlandes
in einem Frankreich, dem Grund und
Boden nicht mehr die einzige
Lebenskraft bedeuten; die Gemeinden
spielten bereits eine große Rolle,
Ludwig der Heilige hatte die
Handwerksbriefe und das Gildenrecht
sanktioniert und feierlich verkünden
lassen, die Pariser Revolutionen unter
den Regierungen Karls V. und Karls VI.
hatten das handeltreibende Bürgertum
und die Handwerkerschaft als neue
Mächte auf den Plan treten sehen, die
Hellsichtigsten unter jenen, die das
Königreich reformieren wollten,
träumten von einem Bündnis zwischen
Bürgertum und Bauernstand gegen
Gesetzlosigkeit und Willkür; in diesem
modernen Frankreich, das bald darauf
der <Bürgerkönig> — der Sohn des
armen Herrschers, den Jeanne d’Arc zu
retten im Begriffe stand — regieren
sollte, in diesem vielfältigen,
durchbildeten und verfeinerten Land,
dem die zarten literarischen Schmerzen
jenes Charles d’Orléans nahegingen,
dessen Gefangenschaft das Herz des
guten Lothringen rührte, in dieser
Gesellschaft, die alles eher als
ländlich war, erschien Jeanne d’Arc.
Sie war ein schlichtes Landmädchen,
das die Schmerzen und Nöte der Bauern,
die sie umgaben, gesehen hatte, dem
aber alle diese Bedrängnisse nur ein
nahe gerücktes Beispiel des erhabenen
und größeren Leides bedeuteten,
welches das geplünderte Königtum und
die überfallene Nation erduldeten. In
ihrer Seele und in ihrem Denken spielt
kein Ort, kein Grundbesitz eine Rolle;
sie blickt über die lothringischen
Felder hinweg. Ihr Bauernherz ist
größer als alles Bauerntum. Es schlägt
für die fernen guten Städte, die der
Fremdling umzingelt. Auf den Feldern
leben, bedeutet nicht,
notwendigerweise in den Fragen des
Ackerbodens aufzugehen. Im Lärm und
Getriebe der Städte wäre Jeannes Traum
sicherlich weniger frei, weniger kühn
und umfassend gewesen. Die Einsamkeit
beschützte die Kühnheit ihres Denkens,
und sie erlebte die große
vaterländische Gemeinschaft viel
stärker, da ihre Phantasie ohne
Verwirrung den stillen Horizont mit
einem Schmerz und einer Hoffnung
erfüllen konnte, die darüber
hinausgingen. Nicht der Geist
bäuerlicher Auflehnung erfüllte sie;
sie wollte ein ganzes großes
Frankreich befreien, um es späterhin
dem Gottesdienst, der Christenheit und
Gerechtigkeit zu weihen.
Ihr Ziel erscheint ihr so hoch und
gottgefällig, daß sie, um es zu
erreichen, später den Mut findet, sich
sogar der Kirche zu widersetzen und
sich auf eine Offenbarung zu berufen,
die hoch über jeder anderen
Offenbarung stehe.»
Da sehen wir einen Menschen, der
verurteilt ist, weil er im
materialistischen Denken der Gegenwart
drinnensteht, nur auf Grundlage
materialistischer Prinzipien sozusagen
zu denken, der aber gezwungen ist,
weil er zugleich historisch ehrlich
sein will, auf diese merkwürdige
Erscheinung der Jungfrau von Orléans
hinzuweisen und sie in einem so hohen
Grade ernst zu nehmen, wie wir das aus
seinen Worten erkennen. Also vor
Jaurès steht die ganze historische
Bedeutung der Jeanne d’Arc. Aber nun
fragen wir uns: Was kann schließlich —
möge das vielleicht sogar persönlich
für Jaurès zu weit getrieben sein,
wenn wir das behaupten, aber für viele
andere, die in Jaurès’ Geist handeln,
ist das ganz gewiß nicht zu weit
getrieben —, was kann für einen
solchen Menschen, der in einer solchen
sozialen Anschauung drinnen lebt wie
Jaurès, Jeanne d’Arc in Wirklichkeit
anderes sein als jemand, der durch
eine gewisse religiöse Ekstase, der
man ja nicht, wenn man ein
vernünftiger Mensch bleiben will,
nachstreben soll, zu den Impulsen
gekommen ist, zu denen sie nun schon
einmal gekommen ist? Ganz gewiß werden
diese Leute dasjenige nicht erkennen,
was uns aus der Geisteswissenschaft
klar sein muß: daß in einer Zeit, in
der noch nicht die modern entwickelte
Geist-Erkenntnis, wie wir sie heute
haben, erreicht werden konnte, aus den
geistigen Welten Ströme geistigen
Lebens durch solche mehr oder weniger
unterbewußt wirkenden Persönlichkeiten
wie die Jungfrau von Orléans
hereinwirkten, daß sie ein Medium war,
zwar nicht für Menschen, von denen
Medien in der neueren Zeit so vielfach
mißbraucht werden, sondern für
göttlich-geistige Welten, die
hineinwirken wollten in die physische
Erdenwelt. Daß dasjenige, was von der
Jungfrau von Orléans kam, mehr wert
war, als was die anderen aus ihren
menschlichen Einsichten heraus
mitteilen wollten und konnten, das
mußte anerkannt werden. Daß die
geistige Welt durch diese Jeanne d’Arc
sprach, das konnten selbstverständlich
solche Leute nicht anerkennen.
Und dennoch müssen sie, wenn sie von
den wirklichen Tatsachen reden, von
solchen Menschen wie der Jungfrau von
Orléans reden, sie sogar anerkennen,
sie müssen also dasjenige, was
geschieht—bedenken Sie das nur:
dasjenige, was geschieht —,
zurückführen auf Persönlichkeiten,
deren Geistesleben sie nicht
anerkennen, deren Geistesleben sie
ganz gewiß nicht nachstreben möchten.
Das ist, wenn man dies auch heute noch
nicht zugeben will — man kann sich
auch betäuben gegenüber dieser
Tatsache —, das ist nichts als tiefste
Lebenslüge. Das ist wirkliche
Lebenslüge, und ich charakterisiere
Ihnen damit nur einen Fall von jener
Lebenslüge, die überall heute durch
unser soziales Leben pulsiert, und die
darauf zurückzuführen ist, daß die
Menschen dasjenige, was wirklich ist,
was das Allerwirklichste ist, nicht
anerkennen, es aber wie ein Faktum
ansehen müssen durch das, was die
neuere Geistesentwickelung
heraufbringt. Lügen sind nun auch
Tatsachen, und sie wirken demgemäß.
Und wenn es auch durchaus
wohlgesinnte, ernst strebende,
bedeutende Menschen sind, wie Jaurès —
da sie durch die Zeitverhältnisse
gebunden sind in solcher Lebenslüge,
kann dasjenige, was von ihnen kommt,
dennoch nicht befreiend für die
Menschheit wirken.
Ja, da stehen wir darinnen in einer
gegenwärtigen Lebenstatsache, die wir
klar und deutlich, die wir in aller
Tiefe auf unsere Seelen müssen wirken
lassen. Wir müssen den Mut haben, mit
klarer Einsicht hinzuschauen auf
solche Lebenslügen, und wir müssen aus
diesem klaren Hinschauen die Kraft
finden, uns aufrechtzuerhalten
gegenüber alldem, was von allen Seiten
einströmt, und was doch von der einen
oder anderen Seite her manchmal sehr
maskiert und kaschiert aus dieser
Lebenslüge herausstammt. Was können
Menschen, die in einer solchen
Lebenslüge stehen, an wirklicher
innerer Einsicht über die
Zusammenhänge des Menschenlebens denn
eigentlich gewinnen? Sie müssen sich
denken: Ach, da treten solche
sonderbaren Käuze auf, die Beziehungen
haben wollen zu den geistigen Welten
wie die Jungfrau von Orléans, und man
muß ihnen sogar historische Bedeutung
zuschreiben; aber man muß doch das
wahrhaftig nicht als ein Beispiel
hinstellen, dem man nachstreben soll,
damit man auch irgendwie geistige
Kräfte in die physische Welt einführen
könne! -- Es wird zwar noch viel
Wasser den Rhein hinunterfließen, bis
weitere Kreise von Menschen die ganze
schwerwiegende Tatsache einsehen und
anerkennen, von der wir also
gesprochen haben. Heute haben auch die
Naturwissenschafter schon die Allüren
angenommen, die dazumal der Jungfrau
von Orléans gegenüber die Theologen
angenommen haben. Denn dasjenige, auf
das Jaurès da zuletzt aufmerksam
macht, das gehört zur tiefen Tragik
dieser Erscheinung der Jungfrau von
Orléans dazumal. Die Theologen sagten
damals: Das, was die da als ihre
geistigen Welterkenntnisse auskramt,
das stimmt nicht überein mit dem, was
wir erkennen durch unsere Theologie! —
Das war dazumal auf theologischem
Gebiete aus derselben Gesinnung
geflossen, aus der heute schon nach
verhältnismäßig kürzerer Zeit, als es
bei der Theologie der Fall war, die
naturwissenschaftlichen Leute
sprechen. Die Jungfrau von Orléans hat
dazumal denjenigen, die von der
Theologie her sie beurteilten und die
da sagten, sie müsse aus den Heiligen
Büchern ihre Wunder und ihre Mission
rechtfertigen, geantwortet: Im Buche
Gottes steht mehr geschrieben als in
all euern Büchern! — Das ist ein
historisches Wort. Das ist aber auch
ein Wort, das heute noch Gültigkeit
hat. Denn es kann vom Standpunkte der
Geisteswissenschaft allen Einwänden
erwidert werden, theologischen und
naturwissenschaftlichen Einwänden: In
dem Buche der geistigen Welten steht
mehr geschrieben als alles dasjenige,
was sich die Widersacher träumen
lassen. — Und Jaurès fügt hinzu zu
diesen Worten: «Ein wunderbares Wort,
das in gewisser Beziehung im Gegensatz
zur Bauernseele steht, deren Glauben
vor allem im Herkommen wurzelt. Wie
fern ist das alles von dem dumpfen
engherzigbeschränkten Patriotismus des
Grundbesitzes! Jeanne aber vernimmt
die göttlichen Stimmen ihres Herzens,
indem sie zu den strahlenden und
sanften Himmelshöhen aufblickt.»
Ja, in dem Munde unserer Mitwelt
klingt gewiß eine solche Anerkennung
ganz gut; aber was ist sie im Munde
selbst der Besten in aller unserer
Mitwelt? Eine Anerkennung von etwas,
das sie doch mehr oder weniger für
eine Dichtung halten, für eine
Dichtung, die das Leben mehr oder
weniger schön machen kann, der sie
aber keine Realität zugestehen. Und
das macht die Lebenslüge!
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