J'ai récemment eu
une grande joie, et d'ailleurs qu'un homme me
visite à Berlin, qui — maintenant, comment
devrais-je le dire, avait lu le compte rendu de la
triarticulation sous le titre « Un faux prophète »
dans « Hilfe » (NDT
: « Aide » probablement une publication).
Je ne sais pas si vous connaissez cette
élucubration/élaborat. Un américain l'a donc lue
et s'est dit : ce dont il est ainsi écrit est
quelque chose à quoi je dois m'intéresser. — et il
vint alors chez moi avec Monsieur le Pasteur
Rittelmeyer et démêla ce qu'il avait tiré de tout
le faible style et ainsi de suite, pour qu'on
doive s'intéresser à la chose. Et parmi les
questions qu'il posa, et toutes étaient très
judicieuses, était aussi la suivante, qui m’a
réjoui particulièrement : maintenant, la
triarticulation, on peut très bien l'envisager
pour les temps actuels ; on peut envisager que
maintenant la triarticulation soit nécessaire,
qu'elle doive venir à la place l'ancien État
unitaire. Êtes-vous de l'opinion, que maintenant,
la triarticulation soit la solution définitive de
la question sociale ? — C'était une question très
judicieuse. Je pus lui répondre : je ne le crois
vraiment pas. Mais dans la marche de l'évolution
de l'histoire s'est montré dans les siècles
écoulés que l'État unitaire montait. Maintenant la
triarticulation est devenue nécessaire par les
exigences du temps. Et il viendra de nouveau un
temps, où la triarticulation devra être surmontée.
Mais ce n'est pas le temps actuel, c'est le temps
dans trois à quatre siècles. Alors on devra à
nouveau penser comment on peut dissoudre la
triarticulation.- C'est le contraire de la pensée
millénariste, le contraire de la pensée qui veut
introduire un empire millénaire une fois pour
toutes, la pensée qui se dit : nous devons amener
un contexte bénit à l'humanité, alors il est là,
alors il peut rester. — Si confortablement, ne
peut être vécu dans le monde. Là, il est
nécessaire que ce qui est juste pour une époque
particulière soit amené, soit à nouveau dissous
par ce qui est relativement vrai pour l'époque
suivante. C'est de cela qu’il s'agit. Cela
s'appelle penser organiquement au contraire du
penser mécanique qui domine le présent, où l'on
pense en fait qu'il y a maintenant quelque chose
d'absolument juste pour chaque fois. Une est juste
pour Stuttgart, l'autre pour New York, pour
l'Australie. L'une est juste pour 1919, l'autre
pour 2530. Non, l'évolution du monde ne le fait
pas aussi confortable aux humains, que quoi que ce
soi soit absolument exact. Les choses sont
toujours correctes pour des lieux déterminés et
pour des temps déterminés. Et l'on doit penser
concrètement à partir des conditions.
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Ich habe neulich
eine große Freude gehabt, und zwar dadurch, daß
mich ein Mann besuchte in Berlin, der - nun, wie
soll ich es nennen die Besprechung der
Dreigliederung unter dem Titel «Ein falscher
Prophet», in der «Hilfe» gelesen hatte. Ich weiß
nicht, ob Sie dieses Elaborat kennen. Das hat also
ein Amerikaner gelesen und hat sich gesagt: Wovon
in solcher Weise geschrieben wird, da ist etwas
dran, da muß ich mich dafür interessieren. - Und
er kam dann mit Herrn Pfarrer Rittelmeyer zu mir
und setzte auseinander, daß er aus dem ganzen
schwächlichen Stil und so weiter entnommen habe,
daß man sich für die Sache interessieren müsse.
Und unter den Fragen, die er stellte und die alle
sehr verständig waren, war auch die folgende, die
mich besonders freute: Nun, die Dreigliederung,
man kann sie für die jetzige Zeit sehr gut
einsehen; man kann einsehen, daß jetzt die
Dreigliederung notwendig ist, daß sie an die
Stelle des alten Einheitsstaates treten muß. Sind
Sie der Meinung, daß nun die Dreigliederung die
letzte, endgültige Lösung der sozialen Frage ist?
- Das war eine sehr verständige Frage. Ich konnte
ihm antworten: Das glaube ich ganz und gar nicht.
Sondern im Laufe der Geschichtsentwickelung hat
sich in den verflossenen Jahrhunderten ergeben,
daß mehr der Einheitsstaat heraufkam. Jetzt ist
notwendig geworden durch die Zeitforderung die
Dreigliederung. Und es wird wiederum eine Zeit
kommen, wo die Dreigliederung überwunden werden
muß. Aber das ist nicht die jetzige Zeit, das ist
die Zeit in drei bis vier Jahrhunderten. Da wird
man wiederum denken müssen, wie man die
Dreigliederung ablösen kann. - Das ist der
Gegensatz zu dem chiliastischen Denken, der
Gegensatz zu dem Denken, das ein tausendjähriges
Reich ein für allemal herbeiführen will, dem
Denken, das sich sagt: Wir müssen einen gesegneten
Zustand der Menschheit herbeiführen, dann ist er
eben da, dann kann er bleiben. - So bequem lebt es
sich nicht in der Welt. Da ist notwendig, daß
dasjenige, was als richtig in einer bestimmten
Epoche herbeigeführt wird, wiederum abgelöst wird
von dem, was dann für die folgende Epoche das
relativ Richtige ist. Das ist es, um was es sich
handelt. Das heißt organisch denken im Gegensatz
zum mechanischen Denken, das die Gegenwart
beherrscht, wo man eigentlich meint, es gibt nun
etwas ein für allemal absolut Richtiges. Das eine
ist richtig für Stuttgart, das andere für New
York, für Australien. Das eine ist richtig für
1919, das andere für 2530. Nein, so bequem macht
es die Weltentwickelung den Menschen nicht, daß
irgend etwas absolut Richtiges da ist. Die Dinge
sind immer richtig für bestimmte Orte und für
bestimmte Zeiten. Und man muß konkret aus den
Verhältnissen heraus denken.
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