disponible en librairie (éd.
Triades, EAR, Novalis, et autres)
RUDOLF STEINER
SYMPTÔMES DANS L'HISTOIRE
Neuf conférences
faites à Dornach
du 18 octobre au 3 novembre 1918
Traduit de l'allemand par Henriette Bideau
CENTRE TRIADES
4, rue Grande-Chaumière
75006 PARIS
Titre de l'original allemand :
GESCHICHTLICHE SYMPTOMATOLOGIE
OEuvres complètes (GA) n° 185
Rudolf Steiner Verlag - Dornach (Suisse)
Tous droits réservés
par les Editions du Centre Triades
4, rue Grande-Chaumière
75006 PARIS
ISBN 2-85248-064-6
GA185
SYMPTOMATOLOGIE
HISTORIQUE
(Avec ce titre original allemand, l'accent
est mis sur la méthode d'approche utilisée
par l'auteur et non sur les éléments de savoir qu'une
fois l'acte de connaissance personnel suffisamment
réussi et transposé en concepts de représentation,
tout un chacun peut intégrer dans ses croyances et se
forger une opinion. On peut alors effectivement titrer
"symptômes dans l'histoire"... sans ce rendre compte
alors que c'est bien un symptône d'une attitude à
laquelle les francophones, plus que d'autres pour des
questions de leur histoire culturelle, sont souvent
encore réduits en matière de science de l'esprit)
SOMMAIRE (revu en conformité à l'original allemand)
I. La montée de l'impulsion de
conscience, 18 octobre 1918 11
La véritable réalité derrière les évènements extérieurs.
Le plus important, les bouleversements, les tournants
majeurs. Impulsion universelle au Moyen Âge : le
catholicisme romain. Sa diffusion au milieu des
affrontements constants avec l’Empire romain germanique.
Tournant symptomatique : le transfert du pape à
Avignon en 1309. L’Ordre des seigneurs du Temple, son
lien avec le christianisme et les papes. Autre
symptôme : les migrations mongoles. De la lutte
entre pouvoir spirituel et pouvoir temporel émerge un
empire unifié, qui se scindera plus tard en deux :
la France et l’Angleterre. Tournant : l’apparition
de Jeanne d’Arc, avec les premières apparitions
d'impulsions nationales. Simultanément, le conflit entre
l’Europe centrale et orientale débute. L’ascension de la
maison de Habsbourg. Développement de villes au
caractère distinct. En Angleterre, le
parlementarisme : impulsions de l'âme de
conscience. Formation progressive de ce qui deviendra
plus tard l’Empire russe. En Angleterre, plus de
nuance nationale ; en France, plus d'élément de
personnalité. Ce dernier mène à la révolution, la
première au libéralisme. L'impulsion de l'âme de
conscience en Angleterre : Jacques Ier.
II. Sur la symptômatologie du
temps moderne, 19 octobre 1918
33
Angleterre et France. Dans cette dernière, la pensée
d'État s'est renforcé sur une base nationale. Apogée et
en même temps début du déclin : Louis XIV. La Révolution
française : émancipation de la personnalité. Le slogan
mal compris « Liberté, Égalité, Fraternité » a semé la
confusion. La Révolution française : l'âme sans le corps
; Napoléon : le corps sans l'âme. La franc-maçonnerie
cherche des impulsions de la période égypto-chaldéenne
dans l'ame de conscience. Deux courants de l'histoire
moderne : d'un côté, la liberté, l'égalité et la
fraternité ; de l'autre, l'aspiration d'individualités
particulières d'utiliser l'évolution sur les autres à
leur profit/buts. Le socialisme : trois éléments
caractéristiques : la théorie de la lutte des classes,
la vision d'économie de peuple de la plus-value et
conception matérialiste de l'histoire. Le socialisme
tend vers l'international. Symptôme de l'histoire
moderne : des faits sont créés qui posent des problèmes
insolubles.
III. Côtés caractéristiques de
symptômes d'histoire de temps nouveaux, 20 octobre
1918 .... 54
L'ère des machines. L'importance des efforts de
colonisation pour l'espace-temps de la conscience :
les distinctions traditionnelles/ramenées de l'ancie
entre les êtres humains sont abolies par l'impulsion de
l'âme consciente. La différence entre l'observation de
la nature et la connaitre par
l'expérimentation/l'expérience. Transposition de
l'expérimentation/l'expérience à l'ordre social :
la technique. La technique place du mort dans la vie
moderne. Par le contre-coup, l'humain peut développer
l'âme consciente. Le parlementarisme s'achève par
l'anéantissement de l'individu/l'extinction de la
personnalité. Décisif/donnant la mesure pour l'époque
actuelle/l'âge-temps actuel : mystère de naissance
et mort. L'élément fatal/apportant la mort dans
l'histoire russe, parce que là reposent les germes pour
le développement du soi-esprit. Sens de l'âge-temps de
la conscience : l'ascension vers les impulsions
suprasensibles. Entre autres, la médecine doit
s'orienter vers une symptomatologie tournée vers
l'extérieur, vers les pendants cosmiques.
IV. La signification
historique de la pensée manière de penser de science
de la nature comme symptôme, 25 octobre 1918
70
La différence entre observation de la nature et
recherche par l'expérimentation. Considération de
faits(-choses) historiques comme des révélations
picturales/à puissance d'image de la vraie réalité
sous-jacente conduit à un élément suprasensible. La
Révolution russe : symptôme pour le devenir efficace
d'idées nouvelles. Pourtant, manque d'idées des
dirigeants. Le problème de la pression et de
l'aspiration. Le prolétariat insuffle/apporte des
impulsions tombant sous les sens au développement de
l'humanité, regarde l'édifice du monde comme une grande
machine et veut aussi façonner l'ordre social d'après
son modèle. Le prolétariat a de l'intérêt pour les
questions de vision du monde. L'âge de l'âme de
conscience : séparation de l'un de l'autre. Pour
l'avenir, un vif intérêt d'humain à humain est
nécessaire. La naissance n'est (re)conaissable qu'à
travers la fécondation par la révélation nouvelle ; la
mort, à travers tout ce que l'on créé. Naissance et mort
doivent être consciemment imbriquées/tissés dans la vie
sociale actuelle. Au 5e âge-temps, le mal se développe
dans l'humain intérieurement ; au 6e espace-temps, il
rayonnera vers dehors.
V. L'élément suprasensible dans
la considération de l'histoire, 26 octobre 1918
87
Le pendant entre le mystère du mal avec celui de la mort
et le mystère du Golgotha. La tache des forces cosmiques
qui amènent la mort à l'humain : doter l'humain avec la
faculté de l'âme de conscience. Les forces du mal dans
le cosmos/l'univers/le monde-tout ne causent pas les
actes maléfiques/méchants des humains ; ceux-ci n'en
sont qu'un effet secondaire/annexe/colatéral. Dans
l'inconscient/le subconscient humain, ces forces sont
disponibles par une inclination au mal ; elles
n'affectent/ne saisissent qu'une facette de
l'essence/l'être humain. L'intérêt mutuel entre les
êtres doit être cultivé sur quatre chemins : 1.
L'éducation doit être développée de l'artistique,
favorisant par là l'expérience intérieure au sein de
l'éther de chaleur. 2. Développement de la faculté à
saisir par la langue à l'autre humain sa relation
à la hiérarchie . Si cela réussit de saisir le geste par
le langage, l'âme de l'humain sera entendue,
éveillant/libérant ainsi une sensation des couleurs. 3.
À l'avenir, l'humain ressentira la configuration
émotionnelle de l'autre en soi, dans sa respiration. 4.
Sur le plan de la volonté, les humains devront apprendre
à se "digérer" l'un l'autre. Ce qui apparaît aujourd'hui
comme le mal est un effet secondaire de ce qui doit
nécessairement intervenir dans l'évolution de l'humanité
de cette manière..
VI. Considération épisodique pour
la nouvelle édition de « La Philosophie de la
Liberté», 27 octobre 1918 ...
101
Par saisie du plus intérieur humain comme quelque chose
de cosmique, il est possible d'aboutir à une philosophie
de la liberté. Dans la vie extérieure, la liberté doit
devenir le véritable moteur de l'action humaine, de la
vie sociale. Le but ultime de l'individualisme humain :
l'esprit libre. Par l'élévation à des intuitions, les
penchants mauvais peuvent être transformés en le bien,
en ce qui est digne de l'humain pour l'âme de
conscience. Par le rapport réciproque au sein de
l'humain dans la vie sociale, la liberté doit pouvoir
être réalisée comme l'impulsion de cette vie. La science
de la liberté et la réalité de la liberté mènent à
l'individualisme éthique. La tentative de Rudolf Steiner
de diffuser des idées sur l'avenir par le
« Magazine pour la littérature » a échoué.
Une autre tribune s'est présentée au sein de la
compagnie ouvrière socialiste. Cependant, leur
socialisme avait succombé à la croyance en
l'infaillibilité de la science matérialiste ;
l'aspiration à la liberté n'y avait pas sa place. Vint
alors l'expérience avec la Société théosophique. Si
l'individualisme éthique se construit sur la vue de se
tenir en vis-à-vis d'intuitions spirituelles, ainsi il
saisit en soi la libre pensée et appréhende les
impulsions cosmiques par l'intériorité humaine.
VII. Considérations épisodiques à
l'occasion de la nouvelle édition de «Goethe et sa
conception du monde », 1er novembre 1918
121
À propos du choix du nom « Goetheanum » pour
l'édifice de Dornach. « Être allemand » dans
le Reich allemand et « être allemand » en
Autriche. Saisie du goethéanisme sur la base d’une
mentalité scientifique. Le goethéanisme ne peut devenir
populaire, même s’il est cristallisé à partir des
impulsions de la cinquième espace-temps post-atlantéen.
Le goethéanisme est l’une des forces les plus
significatives de notre espace-temps et aurait pu éviter
les événements catastrophiques actuels s’il avait été
compris. Il est important d’appeler Goetheanum ce qui
cherche à avoir à faire aux impulsions les plus
significatives de notre temps. La vision intuitive de la
nature chez Goethe conduit à l’art ; il place
l’humanité dansl'univers/du monde tout entier cosmos,
comme son épanouissement et son fruit ; pour lui,
l’âme humaine offre le théâtre où l’esprit de la nature
se contemple soi. Goethe est l’« universitas
liberarum scientiarum » (université des sciences
libres), tandis que le système universitaire reste
sourd/s'endort aux impulsions les plus modernes de la
connaissance. Le goethéanisme prépare le terrain à la
réception de la science de l'esprit.
VIII. Impulsions religieuses de la V
époque post-atlantéenne, 2 novembre 1918
141
L'intersection de trois courants évolutifs au sein de
chaque humain. Le retrait progressif des facultés
corporelles de développement humain donne naissance au
premier courant, où l'humanité dans son ensemble
développe l'âme sensible. Le deuxième courant évolutif
est celui où l'individu développe comme un tout la
conscience de l'âme. Et un troisième montre en
développement/évolution les composantes individuelles de
peuple à travers la Terre. Ces trois courants
interviennent dans l'âme de chaque humain.
Différenciations de l'impulsion christique, qui continue
d'agir à travers le temps. Le peuple du Christ. Le
peuple de l'Église. Rébellion contre l'Église catholique
romaine au début du XVe siècle. Le jésuitisme vient en
aide au catholicisme romain/romanisme. Le goethéisme
représente l'antithèse du jésuitisme.
IX. Le pendant d'impulsions européennes plus profondes
avec les impulsion du présent, 3 novembre 1918
156
Effets de trois courants évolutifs allant
parallèles : le courant de peuplité, le courant de
conscience-d'âme-individuel et le courant générzalement
humain-à mesure de sensation. L’ouvrage de l’impulsion
christique sur ses trois stades : dans l’élément
ethnique, alors dans l’individu par l'âme de conscience
; troisièmement, à l'intérieur de l'âge de développement
de toute l’humanité, dans l’âme de sensation. Dans la
mentalité de Goethe, oeuvre l'impulsion-Christ vis-à-vis
de l'âme de conscience. Atmosphère/état d'âme du Graal
dans « Wilhelm Meister » (galerie d’images).
Dans l’arianisme et l’athanasie, une première
différenciation, à mesure de peuple. L’arianisme s’est
perpétué dans le russicisme. Impulsion séculière du
peuple celte : élément organisateur et
aristocratique (chefs et sous-chefs, le roi Arthur et sa
Table ronde) ; il laissa naitre le peuple de loges,
qui a adopté l’athanasie, mais qui, par l’étouffement de
l’impulsion christique, a conduit au théisme, aux
Lumières. Le courant du Graal, qui est aussi disponible
dans le russisme, établit un lien entre les aspects les
plus intimes de l'âme de conscience et les mondes
spirituels. L'interaction de ces éléments avec ce qui
constitue le développement inhérent à tout humain –
l'évolution plus inconsciente de l'âme de sensation –
gronde dans le subconscient, tend au socialisme et se
manifeste de manière tumultueuse. C'est l'élément le
plus prometteur sur le plan international, qui doit
s'unir à une sensation correcte pour tout l'être de
l'humain. Dans l'individualisme qui repose dans le
goethéisme et peut seulement trouver son sommet dans une
philosophie de la liberté, réside le germe d'un
socialisme correctement compris. Conditions du
développement sain du mouvement socialiste : il
doit aller en parallèlle avec lui, outre la fraternité
dans la structure sociale, la liberté de la pensée
religieuse et de l'égalité sur le domaine de la
connaissance.
|
RUDOLF STEINER
Geschichtliche Symptomatologie
Neun Vorträge, gehalten in Dornach
vom 18. Oktober bis 3. November 1918
1982
RUDOLF STEINER VERLAG
DORNACH/SCHWEIZ
Nach einer vom Vortragenden nicht durchgesehenen
Nachschrift
herausgegeben von der Rudolf Steiner-Nachlaßverwaltung
Die Herausgabe besorgten J. Waeger (f) und R.
Friedenthal
1. Auflage Dornach 1942
2. Auflage, Gesamtausgabe Dornach 1962
3., neu durchgesehene Auflage
(photomechanischer Nachdruck)
Gesamtausgabe Dornach 1982
Bibliographie-N r. 185
Zeichen auf dem Umschlag nach einem Entwurf von Rudolf
Steiner
Schrift von Benedikt Marzahn
Alle Rechte bei der Rudolf Steiner-Nachlaßverwaltung,
Dornach/Schweiz
© 1962 by Rudolf Steiner-Nachlaßverwaltung,
Dornach/Schweiz
Printed in Switzerland by Schüler AG, Biel
ISBN 3-7274-1850-8
INHALT
ERSTER VORTRAG, Dornach, 18. Oktober 1918
9
Das Heraufkommen des Bewußtseins-Impulses
Das wahre Wirkliche hinter den äußeren Ereignissen. Am
wichtigsten die Umschwünge, die großen Wendepunkte.
Universalimpuls im Mittelalter: der römische
Katholizismus. Seine Ausbreitung bei dauerndem
Zusammenprallen mit dem römisch-germanischen Imperium.
Symptomatischer Wendepunkt: Übersiedelung des Papstes
nach Avignon 1309. Der Orden der Tempelherren, sein
Zusammenhang mit dem Christentum und den Päpsten.
Anderes Symptom: Die Mongolenwanderungen. Aus dem Kampf
zwischen geistlicher und weltlicher Macht entstand ein
Einheitsreich, das sich später in zwei teilte:
Frankreich und England. Wendepunkt: Die Erscheinung der
Jungfrau von Orléans, zusammen mit dem ersten Auftreten
nationaler Impulse. Gleichzeitig beginnende
Auseinandersetzung zwischen Mittel- und Osteuropa.
Aufsteigen des Hauses Habsburg. Es bilden sich Städte
mit eigener Gesinnung. In England Parlamentarismus:
Impulse der Bewußtseinsseele. Allmähliche Herausbildung
dessen, was später russisches Reich wird. In England
mehr nationale Nuance, in Frankreich mehr
Persönlichkeitselement. Letzteres führt zur Revolution,
ersteres zum Liberalismus. Impuls der Bewußtseinsseele
in England: Jakob I.
ZWEITER VORTRAG, 19. Oktober 1918
35
Zur Symptomatologie der neueren Zeit
England und Frankreich. In letzterem auf nationaler
Grundlage Erstarkung des Staatsgedankens. Höchster Glanz
und zugleich Beginn des Abstiegs: Ludwig XIV.
Französische Revolution: Emanzipation der
Persönlichkeit. Mißverstandene Parole «Freiheit,
Gleichheit, Brüderlichkeit» bewirkt Verwirrung.
Französische Revolution: Seele ohne Leib; Napoleon: Leib
ohne Seele. Freimaurertum holt Impulse des
ägyptisch-chaldäischen Zeitraums in die
Bewußtseinsseele. Zwei Strömungen der neueren
Geschichte: Freiheit, Gleichheit und Brüderlichkeit auf
der einen Seite; das Bestreben einzelner
Individualitäten, die Entwicklung für ihre Zwecke zu
benutzen auf der anderen. Der Sozialismus: drei
charakteristische Elemente: Theorie des Klassenkampfs,
volkswirtschaftliche Anschauung des Mehrwerts,
materialistische Geschichtsauffassung. Der Sozialismus
tendiert zum Internationalen. Neuzeitliches
geschichtliches Symptom: Es werden Tatsachen geschaffen,
die unlösbare Probleme stellen.
DRITTER VORTRAG, 20. Oktober 1918
61
Charakteristische Seiten neuzeitlicher
Geschichtssymptome
Das Maschinenzeitalter. Wichtigkeit der
Kolonisationsbestrebungen für den Bewußtseinszeitraum:
althergebrachte Differenzierungen zwischen den Menschen
werden durch den Impuls der Bewußtseinsseele
aufgehoben. Unterschied zwischen der Naturbeobachtung
und dem Erkennen durch das Experiment. Umsetzung des
Experimentes in die soziale Ordnung: Technik. Technik
stellt Totes in das moderne Leben, Der Mensch kann durch
den Gegenschlag die Bewußtseinsseele entwickeln.
Parlamentarismus endet mit der Auslöschung der
Persönlichkeit. Maßgebend für das jetzige Zeitalter:
Geheimnis von Geburt und Tod. Das todbringende Element
in der russischen Geschichte, weil dort Keime zur
Entwicklung des Geistselbstes liegen. Sinn des
Bewußtseinszeitalters: Aufstieg zu übersinnlichen
Impulsen. U. a. muß die Medizin den Weg finden zur
Symptomatologie nach außen, nach den kosmischen
Zusammenhängen hin.
VIERTER VORTRAG, 25. Oktober 1918
83
Die historische Bedeutung der naturwissenschaftlichen
Denkweise als Symptom
Unterschied zwischen Natur-Beobachtung und -Forschung
durch das Experiment. Betrachtung historischer Tatsachen
als bildhafte Offenbarungen der hinter ihnen liegenden
wahren Wirklichkeit führt in ein übersinnliches Element.
Russische Revolution: Symptom für das Wirksamwerden
neuer Ideen. Jedoch Ideenlosigkeit der Führenden. Druck-
und Saugproblem. Proletariat bringt sinnenfällige
Impulse in die Menschheitsentwicklung, sieht das
Weltgebäude als große Maschine an und will auch die
soziale Ordnung nach deren Muster gestalten. Proletariat
hat Interesse für Weltanschauungsfragen.
Bewußtseinsseelen-Zeitalter: Absonderung des einen vom
anderen. Für die Zukunft reges Interesse von Mensch zu
Mensch notwendig. Geburt nur erkennbar durch Befruchtung
von seiten der neuen Offenbarung; Tod durch alles, was
man schafft. In das soziale Leben muß heute bewußt
Geburt und Tod verwoben werden. Im 5. Zeitalter
entwickelt sich das Böse im Menschen innerlich, im 6.
Zeitraum wird es nach außen strahlen.
FÜNFTER VORTRAG, 26. Oktober 1918
105
Das übersinnliche Element in der Geschichtsbetrachtung
Zusammenhang des Mysteriums des Bösen mit dem des Todes
und
dem Mysterium von Golgatha. Aufgabe der im Weltenall
wirkenden
Kräfte, die dem Menschen den Tod bringen: den Menschen
mit der
Fähigkeit der Bewußtseinsseele zu begaben. Die Kräfte
des Bösen im Weltenall bewirken nicht die bösen
Handlungen der Menschen; diese sind nur Nebenwirkung. Im
menschlichen Unterbewußtsein sind diese Kräfte vorhanden
als Neigung zum Bösen, sie ergreifen nur einen Teil des
menschlichen Wesens. Gegenseitiges Interesse der
Menschen füreinander muß auf vier Wegen gefördert
werden: 1. Erziehung muß aus dem Künstlerischen
entwickelt werden; dadurch innerliches Erlebnis im
Wärmeäther. 2. Entwicklung der Fähigkeit, durch die
Sprache am anderen Menschen dessen Beziehung zur
Hierarchie zu erfassen. Wenn es gelingt, in der Sprache
die Gebärde zu ergreifen, wird durch die Sprache die
Seele des Menschen gehört werden; dadurch wird ein
Farbengefühl ausgelöst werden. 3. wird der Mensch in
Zukunft die Gefühlskonfiguration des anderen in sich, in
seinem Atem erleben. 4. werden die Menschen auf dem
Gebiete des Wollens lernen müssen, einander zu
«verdauen». Was jetzt als das Böse erscheint, ist eine
Nebenwirkung dessen, was in solcher Weise in die
Entwicklung der Menschheit eingreifen muß.
SECHSTER VORTRAG, 27. Oktober 1918
125
Episodische Betrachtung zum Erscheinen der neuen
Auflage der
«Philosophie der Freiheit»
Durch Erfassung des menschlichen Innersten als etwas
Kosmischem ist es möglich, zu einer Philosophie der
Freiheit zu kommen. Im äußeren Leben muß die Freiheit
wirklicher Impuls des menschlichen Handelns, des
sozialen Lebens werden. Letztes Ziel des
Menschen-Individualismus: der freie Geist. Durch die
Erhebung zu Intuitionen können böse Neigungen in das
Gute, in das für die Bewußtseinsseele Menschenwürdige
umgewandelt werden. Durch das gegenseitige Verhältnis
der Menschen im sozialen Leben muß die Freiheit als
Impuls dieses Lebens realisiert werden können.
Wissenschaft der Freiheit und Wirklichkeit der Freiheit
führen zum ethischen Individualismus. Der Versuch Rudolf
Steiners, Zukunftsideen durch das «Magazin für
Literatur» in die Welt einfließen zu lassen, scheiterte.
Eine andere Tribüne ergab sich bei der sozialistischen
Arbeiterschaft. Ihr Sozialismus war aber dem Glauben an
die Unfehlbarkeit der materialistischen Wissenschaft
verfallen; ein Freiheitsimpuls hatte dort keinen Platz.
Dann der Versuch mit der Theosophischen Gesellschaft.
Baut sich der ethische Individualismus auf der Einsicht
auf, geistigen Intuitionen gegenüberzustehen, so erfaßt
er in sich das freie Denken und ergreift die kosmischen
Impulse durch das menschliche Innere.
SIEBENTER VORTRAG, 1. November 1918. .
Episodische Betrachtungen anläßlich der neuen Auflage
von «Goethes Weltanschauung»
Zur Wahl des Namens «Goetheanum» für den Dornacher
Bau. «Deutsch sein» im Deutschen Reich und «Deutsch
sein» in Österreich. Erfassung des Goetheanismus auf der
Grundlage einer naturwissenschaftlichen Gesinnung. Der
Goetheanismus kann nicht populär werden, obgleich er aus
den Impulsen des 5. nachatlantischen Zeitraums
herauskristallisiert ist. Der Goetheanismus ist eine der
bedeutsamsten Kräfte unserer Zeit und hätte die
katastrophalen Ereignisse von heute abwenden können,
wenn er verstanden worden wäre. Es ist wichtig, das, was
mit den bedeutsamsten Impulsen unserer Zeit zu tun haben
will, Goetheanum zu nennen. Goethes intuitive
Naturanschauung führt zur Kunst; den Menschen stellt er
in das ganze Weltenall als dessen Blüte und Frucht; des
Menschen Seele gibt für ihn den Schauplatz ab, auf dem
sich der Geist der Natur selber anschaut. Goethe ist die
«universitas liberarum scientiarum», während das
Universitätswesen die modernsten Impulse des Erkennens
verschläft. Goetheanismus bereitet den Boden vor für die
Aufnahme der Geisteswissenschaft.
ACHTER VORTRAG, 2. November 1918. . .
Religionsgeschichtliche Impulse des fünften
nachatlantischen Zeitraums . 151
Kreuzung dreier Evolutionsströmungen in jedem Menschen.
Das allmähliche Zurücktreten der körperlichen
Entwicklungsfähigkeit des Menschen ergibt die eine, in
welcher jetzt die Menschheit als ein Ganzes die
Empfindungsseele zur Entwicklung bringt. Eine zweite
Evolutionsströmung ist jene, in welcher der Einzelmensch
die Bewußtseinsseele entwickelt. Und eine dritte ist
jene, welche die einzelnen Volkselemente über die Erde
hin in Entwicklung zeigt. In die Seele jedes Menschen
greifen diese drei Strömungen ein. Differenzierungen des
in der Zeit fortwirkenden Christus-Impulses.
Christusvolk. Kirchenvolk. Auflehnung gegen die
römisch-katholische Kirche am Beginn des 15.
Jahrhunderts. Dem Romanismus kommt der Jesuitismus zu
Hilfe. Polarische Gegensätzlichkeit zum Jesuitismus im
Goetheanismus.
NEUNTER VORTRAG, 3. November 1918
198
Der Zusammenhang tieferer europäischer Impulse mit den
Impulsen der Gegenwart
Wirkungen drei parallelgehender Evolutionsströmungen:
der volkstümlichen, der
bewußtseinsseelenhaft-individuellen, der allgemein
menschlich-empfindungsmäßigen. Das Wirken des
Christus-Impulses auf seinen drei Stufen: im ethnischen
Element, dann im Individuum durch die Bewußtseinsseele;
drittens innerhalb des Entwicklungsalters der ganzen
Menschheit, in der Empfindungsseele. In Goethes
Gesinnung wirkt dem Christus-Impuls gegenüber die
Bewußtseinsseele. Gralsstimmung im «Wilhelm Meister»
(Bildergalerie). Im Arianismus und Athanasianismus eine
erste, volksmäßige Differenzierung. Der Arianismus
setzte sich im Russizismus fort. Weltlicher Impuls des
Keltenvolkes: organisierendes, aristokratisches Element
(Führer und Unterführer, König Artus und seine
Tafelrunde); er ließ das Logenvolk entstehen, das den
Athanasianismus aufnahm, aber durch die Ablähmung des
Christus-Impulses zum Theismus, zur Aufklärung führte.
Die Gralsströmung, die auch im Russizismus vorhanden
ist, stellt die Verbindung her zwischen dem Intimsten
der Bewußtseinsseele und den spirituellen Welten. Das
Zusammenwirken dieser Elemente mit dem, was in der
Entwicklung aller Menschen liegt, der unbewußteren
Empfindungsseelen-Evolution, rumort im Unterbewußtsein,
tendiert zum Sozialismus und lebt sich tumultuarisch
aus. Es ist das internationale zukunftträchtige Element,
das sich verbinden muß mit einer richtigen Empfindung
für das ganze Wesen des Menschen. Im Individualismus,
der im Goetheanismus liegt und der nur in einer
Philosophie der Freiheit gipfeln kann, liegt der Keim
eines richtig verstandenen Sozialismus. Bedingungen
einer gesunden Entwicklung der sozialistischen Bewegung:
es muß mit ihr parallel gehen, neben der Brüderlichkeit
in der sozialen Struktur, die Freiheit des religiösen
Denkens und die Gleichheit auf dem Gebiete der
Erkenntnis.
Hinweise 233
Ausführliche Inhaltsangaben 245
Rudolf Steiner über die
Vortragsnachschriften 251
Übersicht über die Rudolf Steiner Gesamtausgabe
. 253
|