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Institut pour une triarticulation sociale
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Les seuls passages de l’œuvre complète où Rudolf Steiner parle explicitement de "fédér*"

Merci d'avance à qui en trouvera d'autres !


Les mises en évidence sont les miennes

264 - p429 – R - 19111215
in  Une impulsion d'avenir ésotérique-sociale.
Tentative à "Fondation" d'une société pour la façon théosophique et l'art.
Allocution, Berlin 15 décembre1911 (avant midi)

in EIN ESOTERISCH-SOZIALER ZUKUNFTSIMPULS
VERSUCH ZUR «STIFTUNG» EINER GESELLSCHAFT FÜR THEOSOPHISCHE ART UND KUNST
Ansprache, Berlin 15. Dezember 1911 (vormittags) 1*

Ici, le principe du fédéralisme (issu d'une pensée politique/de vie de droit) est évoqué dans une initiative visant à tenir un cercle humain de vie de l'esprit le plus loin possible de celle-ci afin de faciliter la recherche spirituelle. En effet, dans une telle recherche, ce qui donne du"poids" ne peut pas être le nombre de ceux qui pensent une chose, mais le long échange avec chacun dans le but d' "épuiser" les compréhensions respectives. L'initiative n'a pas vraiment abouti à l'époque, mais servira d'expérience lors de la création de l'actuelle Université de  science de l'esprit au sein de la Société anthroposophique.


Il s'agit de ce qu'à l'intérieur du cercle de travail une tâche purement spirituelle devrait s'éveiller, une tâche qui s'épuisera/tarira dans une manière spirituelle de travail et dans ce qui résulte d'une telle manière spirituelle de travailler. Et il s'agit de ce que personne ne peut devenir membre de ce cercle de travail (de cette manière de travail) d'un autre point de vue que par ce qu'il a une (certaine) volonté d'engager ses forces pour le positif de la chose. Vous direz peut-être : je prononce des paroles multiples qui ne sont peut-être pas tout à fait compréhensibles. Il doit en être ainsi pour une chose telle que celle dont il s'agit, car la chose doit être saisie dans sa vie immédiate. Or, ce qui a déjà pu se passer au sein de cette fondation, c'est que, selon des principes (lois) purement occultes, on a créé d’abord un tout petit, minuscule cercle qui doit voir son obligation de coopérer à ce dont il s'agit en cela. Ce tout petit cercle est d'abord conçu de telle sorte qu'avec lui on puisse faire un commencement pour cette fondation, pour en quelque sorte détacher de moi-même ce qu'est notre courant spirituel, et lui donner un fond/contenu (substance) propre, fondée en soi-même, un contenu fondé en soi-même! Ainsi donc, d'abord, ce petit cercle se présente devant vous avec votre sanction, qu'il a reçu sa tâche comme telle qu'il est capable de reconnaître notre courant spirituel, et qu'il considère, d'une certaine manière, le principe de la souveraineté de l'aspiration spirituelle, le principe du fédéralisme et de l'autonomie de toute aspiration spirituelle qu’il voit comme une nécessité inconditionnelle pour l'avenir spirituel, et qu'il l'introduise dans l'humanité de la façon qu'il tient pour appropriée. C'est pourquoi, au sein de la Fondation dont il s'agit, je n’aurais à valoir comme l'interprète d'abord des principes qui sont disponibles en tant que tels seulement dans le seul monde spirituel, comme l'interprète de ce qu'il y a à dire ainsi sur les intentions qui reposent à la base de la chose. Par contre, un curateur est d'abord nommé pour le soin externe de cette fondation. Et comme les fonctions qui sont créées d'abord n'ont rien d'autre que des devoirs, aucun honneurs, aucunes dignités, il est impossible que des rivalités ou d'autres malentendus surgissent aussitôt si l'on comprend correctement les choses. Il s'agira donc, que dans un premier temps, Mlle de Sivers soit reconnue comme commissaire/curateur par la Fondation. Cette reconnaissance est aucune autre que celle qui est interprétée à partir de la Fondation elle-même; il n'y a aucune nominations, mais seulement des interprétations: Mlle von Sivers est interprétée comme curatrice de la Fondation. Et ce sera sa tâche, dans les prochains temps, de faire ce qui peut être fait dans l'esprit de cette fondation, afin de recruter (de rassembler) pour elle un cercle correspondant de membres, - non pas au sens extérieur, mais seulement de manière à ce qu'elle laisse venir à elle ceux qui ont la volonté sérieuse de faire avec cette manière de travail.

Es handelt sich darum, daß innerhalb des Arbeitskreises eine rein geistige Aufgabe erwachen soll, eine Aufgabe, welche sich erschöpfen wird in einer geistigen Arbeitsweise und in dem, was resultiert aus einer solchen geistigen Arbeitsweise. Und es handelt sich darum, daß niemand unter einem anderen Gesichtspunkte Mitglied werden kann dieses Arbeitskreises (dieser Arbeitsweise), als allein dadurch, daß er irgendwelchen (einigen) Willen hat, für das Positive der Sache seine Kräfte einzusetzen. Sie werden vielleicht sagen: Ich spreche mannigfache Worte, die vielleicht nicht ganz verständlich sind. Das muß so sein bei einer solchen Sache, wie die, um welche es sich dabei handelt, denn die Sache muß erfaßt werden in ihrem unmittelbaren Leben. Nun, dasjenige was schon geschehen konnte innerhalb dieser Stiftung, besteht eigentlich darin, daß nach rein okkulten Grundsätzen (Gesetzen) ein zunächst ganz kleiner, winzig kleiner Kreis geschaffen wurde, welcher seine Verpflichtung darin sehen soll, mitzuwirken an dem, worum es sich dabei handelt. Dieser winzig kleine Kreis ist zunächst so beschaffen, daß mit ihm ein Anfang gemacht werden soll für diese Stiftung, um in einem gewissen Sinne dasjenige, was unsere geistige Strömung ist, von mir selber abzulösen und ihr einen eigenen, in sich selbst begründeten Bestand (Substanz) zu geben, einen in sich selbst begründeten Bestand! So daß also zunächst dieser kleine Kreis mit der Sanktion vor Sie hintritt, daß er als solcher seine Aufgabe empfangen hat vermöge seiner eigenen Anerkennung unserer geistigen Strömung, und daß er in einer gewissen Weise das Prinzip der Souveränität des geistigen Strebens, das Prinzip des Föderalismus und der Selbständigkeit alles geistigen Strebens als die unbedingte Notwendigkeit für die geistige Zukunft sieht, und es in der Art, wie er es für angemessen hält, in die Menschheit hineintragen soll. Daher werde ich selbst innerhalb der Stiftung, um die es sich handelt, nur zu gelten haben als der Interpret zunächst der Grundsätze, die als solche nur in der geistigen Welt allein vorhanden sind, als Interpret desjenigen, was auf diese Weise zu sagen ist über die Intentionen, die der Sache zugrunde liegen. Dagegen wird zunächst ein Kurator bestellt für die äußere Pflege dieser Stiftung. Und da mit den Ämtern, die zunächst kreiert werden, nichts anderes verbunden ist als Pflichten, keine Ehren, keine Würden, so ist es unmöglich, daß bei dem richtigen Verständnis der Sache irgendwelche Rivalitäten oder andere Mißverständnisse sogleich auftreten können. Es wird sich also darum handeln, daß von der Stiftung selber Fräulein von Sivers als Kurator zunächst aner- kannt wird. Diese Anerkennung ist keine andere als diese, welche aus der Stiftung selbst heraus interpretiert wird; es gibt keine Ernennungen, sondern nur Interpretationen: Fräulein von Sivers wird als Kurator der Stiftung interpretiert. Und es wird in der nächsten Zeit ihre Aufgabe sein, dasjenige zu tun, was getan werden kann im Sinne dieser Stiftung, um für dieselbe einen entsprechenden Kreis von Mitgliedern zu werben (sammeln), - nicht im äußerlichen Sinne, sondern nur so, daß sie herankommen lassen wird an sich diejenigen, welche den ernstlichen Willen haben, in dieser Arbeitsweise mitzutun.

174 - p076 – R -19170108
Septième conférence, Dornach, 8 janvier 1917

S I E B Z E H N T E R VORTRAG, Dornach, 8.Januar 1917

Ici RS présente l'Autriche comme fédérale. Aller plus avant dans ce sens aurait peut-être permis d'éviter la guerre.

Si l'on considère ce que voulait l'héritier François-Ferdinand, on peut imaginer que, si ça avait été réalisé, cela aurait conduit à une individualisation des différentes tribus slaves du Sud dans une sorte de communauté slave du Sud à l'intérieur des territoires austro-slaves. On aurait ainsi fait un pas vers l’objectif d’une certaine fusion des Slaves occidentaux avec la culture occidentale et d’un travail contre ce que j’ai appelé dans ces considérations le russicisme. Cela aurait été tout à fait possible, car l'Autriche est un État absolument fédéraliste, non centraliste, et avait, avant la guerre, tendance à apporter de plus en plus le fédéralisme aux différentes nationalités. De 1867 à 1879, on s'était efforcé de centraliser, à partir de 1879, on pouvait considérer les efforts de centralisation comme un échec, et l'Etat s'orienta vers le fédéralisme. En revanche, la Serbie cherchait à établir une confédération slave du sud sous l'hégémonie de la Serbie. Cela ne venait pas du peuple serbe, mais j'ai décrit la façon dont les peuples sont, d'une certaine manière, simplement suggestifs. Pour ce faire, il a fallu, bien sûr, détacher les régions slaves méridionales de l'Autriche-Hongrie. J'ai donc brièvement résumé ce qui est à la base du conflit austro-serbe. En effet, dans le cadre de ce que j'ai essayé d'exprimer, nous avons affaire au conflit austro-serbe. Il eût été concevable que ce conflit - j'ai déjà utilisé l'expression - ait été «localisé». Dans ce cas, la guerre mondiale en Europe aurait été évitée - disons-le hypothétiquement. Que se serait-il passé si les intentions strictement circonscrites des hommes d'État autrichiens s'étaient concrétisées?

Wenn man bedenkt, was der Thronfolger Franz Ferdinand wollte, so kann man sich vorstellen, daß dies im Falle der Verwirklichung zu einer individualisierung der einzelnen südslawischen Stämme geführt hätte in einer Art südslawischen Gemeinschaft innerhalb der öster- reichisch-slawischen Gebiete. Damit wäre man dem Ziele einen Schritt nähergekommen, die westlichen Slawen gewissermaßen mit der westlichen Kultur zu amalgamieren, und dem, was ich in diesen Betrachtungen Russizismus genannt habe, entgegenzuarbeiten. Es wäre dies durchaus möglich gewesen, denn Österreich ist eine durchaus föderalistische Staatsgestaltung, nicht eine zentralistische, und hatte vor dem Kriege die Tendenz, den einzelnen Völkerschaften mehr und mehr den Föderalismus zu bringen. Von 1867 bis 1879 hatte man den Zentralis- mus angestrebt, von 1879 an konnte man die zentralistischen Bestre- bungen als gescheitert ansehen, und der Staat steuerte von da an dem Föderalismus zu. Dem stand gegenüber, daß von Serbien das Bestreben ausging, eine südslawische Konföderation zu begründen unter der Hegemonie von Serbien. Nicht ging dies vom serbischen Volke aus, aber ich habe es ja charakterisiert, wie die Völker in einer gewissen Weise eben einfach suggestiv geführt werden. Dazu mußten natürlich die südslawischen Gebiete Österreich-Ungarns losgerissen werden. Damit habe ich kurz zusammengefaßt, was dem österreichisch- serbischen Konflikt zugrunde liegt. Denn innerhalb dessen, was ich jetzt zum Ausdruck zu bringen versuchte, haben wir es zu tun mit dem österreichisch-serbischen Konflikt. Es wäre denkbar gewesen, daß die- ser Konflikt - ich habe den Ausdruck schon einmal gebraucht - «lokalisiert» worden wäre. Dann wäre - es sei dies hypothetisch gesagt - der europäische Weltkrieg vermieden worden. Was wäre geschehen, wenn die streng umgrenzten Intentionen der österreichischen Staatsmänner sich verwirklicht hätten?

175 - p337 – R - 19170206
Première conférence, 6 février 1917

ERSTER V O R T R A G
Berlin, 6. Februar 1917

RS cite d'abord ??? Et c'est Knauer qui parle de " fédéralisme d'États libres". RS semble tenir ce propos pour encore plus problématique que celui de Kant, entrainant avec celui-ci.

"Parmi les philosophes récents, nul autre que Emmanuel Kant n'a repris cette idée - il pense l'idée de la Société des Nations - et l'a déclarée réalisable, dans son ouvrage trop peu remarqué <Pour la paix perpétuelle. Une esquisse philosophique>. L'idée de base de Kant est en tout cas tout à fait juste et pratique. Il explique en effet que la paix perpétuelle doit se produire lorsque les États les plus puissants de la terre ont une véritable constitution représentative." Oui, maintenant, on appelle cela une réorientation/nouvelle orientation dans un affaiblissement ombrageux. Chez Kant, c'est déjà très affaibli, mais maintenant c'est encore plus affaibli, maintenant on appelle ça la réorientation. Mais en poussant plus loin la réflexion sur Kant, Knauer trouve que "dans un tel régime, les possédants et les instruits, qui sont les plus lésés par la guerre, seront en mesure de décider de la guerre et de la paix. Mais nos constitutions, inspirées de l'anglaise, Kant ne les tient pas pour aucune de telles constitutions représentatives. En elles règnent le plus souvent seulement la passion de parti et le système de cliques, que le code électoral, fondé presque exclusivement sur des principes arithmétiques et statistiques, favorise le plus. Mais le point central de ces explications est le suivant : <Le droit international doit être fondé sur un fédéralisme d'États libres >." Ecoutons-nous Kant ou entendons-nous les choses de la réorientation ? Chez Kant, la chose est encore plus forte, sur un bien meilleur fondement. Je ne veux surtout pas lire ce qui suit, sinon ce bon vieux Kant pourrait entrer en conflit avec la censure. Vous voyez, ce que je viens d'exposer a conduit un écrivain que j'ai déjà mentionné à plusieurs reprises, Brooks Adams, à étudier en Amérique, en tant que penseur solitaire, le cours de l'évolution de l'humanité. A examiner ce qu'avait comme signification, quand toujours de nouveau et à nouveau par certains groupes le devenu vieux de l'évolution de l'humanité a été raffraichi, comme par les peuples germaniques l'Empire romain. Maintenant, Brooks Adams regarde autour de lui et trouve beaucoup de ressemblances avec l'Empire romain, mais il ne trouve nulle part ceux qui devraient venir le rafraîchir. Il ne tient notamment pas les Américains pour cela - il écrit en Amérique - et c'est aussi fondé. Car ce rafraîchissement ne viendra pas de l'extérieur, il doit venir de l'intérieur ; il doit venir du fait que l'esprit soit vivifié. Aucun rafraîchissement ne viendra des corps, c'est des âmes que doit venir le rafraîchissement. Mais celui-ci peut venir si l'impulsion du Christ est saisie dans sa vitalité/vivacité. Et toutes les façons de parler stupides qui apparaissent si souvent aujourd'hui sont valables pour le passé, mais pas pour le présent et l'avenir, ces façons de parler stupides qui disent toujours : oui, le proverbe est valable : la chouette de Minerve ne peut déployer son vol qu'au crépuscule. - C'était vrai autrefois, quand on pouvait dire : quand les peuples étaient devenus vieux, ils fondaient les écoles de philosophie ; ils regardaient en arrière, en quelque sorte en esprit, sur ce que l'instinct avait accompli. - À l'avenir, il en ira autrement. Car cet instinct ne viendra plus ; mais l'esprit lui-même doit redevenir instinctif, et de l'esprit lui-même doit naître la possibilité du créer.

«Unter den neueren Philosophen hat diesen Gedanken» - er meint den Gedanken des Völkerbundes - «kein Geringerer wieder aufgegriffen und für durchführbar erklärt, als Immanuel Kant in seiner viel zu wenig beachteten Schrift <Zum ewigen Frieden. Ein philosophischer Entwurf.) Der zugrundeliegende Gedanke Kants ist jedenfalls ein ganz richtiger und praktischer. Er führt nämlich aus, der ewige Friede müsse dann eintreten, wenn die mächtigsten Staaten der Erde eine wahre Repräsentativ-Verfassung haben.» Ja, jetzt nennt man es Neuorientierung in einer schattenhaften Abschwächung. Bei Kant ist es ja schon sehr abgeschwächt, aber jetzt ist es noch mehr abgeschwächt, jetzt nennt man es Neuorientierung. Aber indem er Kant weiter betrachtet, findet Knauer: «In einer solchen werden die Besitzenden und Gebildeten, die durch den Krieg am meisten geschädigt werden, in der Lage sein, über Krieg und Frieden zu entscheiden. Unsere der englischen nachgebildeten Konstitutionen aber hält Kant für keine solchen Repräsentativ-Verfassungen. In ihnen herrscht zumeist nur die Parteileidenschaft und das Cliquenwesen, dem die fast nur auf arithmetisch-statistischen Grundsätzen beruhende Wahlordnung den größten Vorschub leistet. Der Angelpunkt dieser Ausführungen aber ist: <Das Völkerrecht soll auf einen Föderalismus freier Staaten gegründet sein.»> Hören wir Kant oder hören wir die Dinge von der Neuorientierung? Bei Kant ist die Sache noch viel kräftiger, noch auf viel besserem Untergrunde. Nun, was dann noch nachfolgt, das will ich schon gar nicht vorlesen, sonst könnte noch der gute alte Kant mit der Zensur in einen unliebsamen Konflikt kommen. Sehen Sie, das, was ich da auseinandergesetzt habe, das hat einen von mir auch schon öfter erwähnten Schriftsteller, Brooks Adams, in Amerika dazu geführt, als eine Art einsamer Denker den Entwickelungsgang der Menschheit zu untersuchen. Zu untersuchen, was es für eine Bedeutung hatte, wenn immer wieder und wiederum durch gewisse Völkerschaften das Altgewordene der Menschheitsentwickelung aufgefrischt worden ist, wie durch die germanischen Völker das Imperium Romanum. Jetzt schaut sich Brooks Adams um und findet viele Ähnlichkeiten mit dem Imperium Romanum; aber nirgends findet er diejenigen, die da kommen sollen, es aufzufrischen. Die Amerikaner hält er nämlich nicht dafür - er schrieb in Amerika - , und das ist auch begründet. Denn von außen wird diese Auffrischung nun nicht kommen, von innen muß sie kommen; sie muß dadurch kommen, daß der Geist belebt werde. Von den Leibern wird keine Auffrischung kommen, von den Seelen muß nun die Auffrischung kommen. Die kann aber nur kommen, wenn der Christus-Impuls in seiner Lebendigkeit erfaßt wird. Und alle blöden Redensarten, die heute so vielfach auftauchen, gelten für die Vergangenheit, nicht aber für Gegenwart und Zukunft, die blöden Redensarten, die immer wiederum sagen: Ja, das Sprichwort gilt: Die Eule der Minerva kann nur in der Dämmerung ihren Flug entfalten. - Das hat für frühere Zeiten gegolten, da konnte man sagen: Wenn die Völker alt geworden waren, dann gründeten sie die Philosophenschulen; blickten gleichsam im Geiste zurück auf dasjenige, was der Instinkt geleistet hat. - In Zukunft wird es anders werden. Denn dieser Instinkt wird nicht mehr kommen; aber der Geist selber muß wieder instinktiv werden, und aus dem Geiste selber muß die Möglichkeit des Schaffens entstehen.

024 p340-341 – R - 19170700
Les mémorandas de juillet 1917
1er mémorandum

DIE MEMORANDEN VOM JULI 1917
Erstes Memorandum

Il s'agit ici du 1er mémorandum que Steiner rédigea a la demande de ceux qui étaient venu lui demander s'il avait quelque chose à proposer pour sortir dignement du conflit et voulurent ensuite faire des démarches pour promouvoir son point de vue. La phrase mise en italique est donc la seule rédigée par lui où il met explicitement la question fédérale en rapport à sa triarticulation. Et donc au sens de ce contexte dans la liberté de la vie de peuple étant comprise comme non géopolitique et non économique (pour simplifier). On peut évidemment passer sur la subtilité du passage et ramener la vie de peuple à une vie politique et justement choisir du mauvais côté l'alternative qui suit

Une question se pose : pourquoi le concept fedéral n'est-pas présent dans la 2éme version ? La nature du destinataire ?


2. L'Autriche-Hongrie était depuis longtemps transposeée dans la nécessité, d'entreprendre quelque chose qui puisse contrer le danger qui la menace d'être réduite par l'union des Slaves du Sud sous la direction des Serbes du Sud-est extra-autrichiens. On peut tranquillement admettre que l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand et toute l'histoire de l'ultimatum n'était qu'un prétexte. Si cette occasion n'avait pas été saisie, la prochaine aurait pu l'être. L'Autriche n'aurait pas pu rester autrichienne si elle n'avait pas fait quelque chose pour sécuriser ses provinces du sud-est ou si elle n'avait pas pu résoudre la question slave par une autre action généreuse. Or, depuis 1879, la politique autrichienne s'était vidée de son sang à cause de cette autre action. Mieux : elle s'était vidée de son sang parce que cette autre action n'avait pas pu être trouvée. On ne pouvait justement pas maîtriser la question slave. Dans la mesure où l'Autriche-Hongrie entre en ligne de compte pour l'origine de la guerre, et donc aussi l'Allemagne, dont la participation a eu lieu parce qu'elle ne pouvait pas laisser l'Autriche-Hongrie en plan sans devoir craindre d'être confrontée à l'Entente quelques années plus tard sans l'alliance de l'Autriche, il faut reconnaître que la question slave contient la raison de l'origine de cette guerre. L' "autre action" est donc la solution internationale de la question slave. Elle est demandée à l'Autriche et non à la Russie. Car la Russie pourra toujours mettre son caractère fondamental slave dans la balance de la solution. L'Autriche-Hongrie ne peut opposer à ce poids que celui de la libération des Slaves occidentaux. Cette libération peut seulement aller de soi sous le point de vue de l'autonomisation de toutes les branches de la vie du peuple qui concernent l'existence/l'être-là national et tout ce qui s'y rattache. On n'a pas la permission de reculer d'effroi devant la pleine liberté au le sens de l'autonomisation et de la fédéralisation de la vie de peuple. Cette fédéralisation est préfigurée dans la vie fédérale étatique allemande, qui est en quelque sorte le modèle tracé par l'histoire de ce qu'il faut développer en Europe centrale jusqu'au façonnement pleinement fédéraliste-libérale/libertaire complet de toutes les conditions/les rapports de vie qui ont leur impulsion dans l'humain lui-même, donc pas immédiatement, comme les militaro-politiques, des géographiques, et, comme les économiques qui sont dépendantes des géographiques-opportunistes. Le façonnement de ces rapports surviendra seulement alors de manière plus saine quand/lorsque le national est detaché (à partir) de la liberté, et non la liberté (à partir) du national. Si l'on aspire à la première au lieu de la dernière, on se place sur le sol du devenir de l'histoire universelle. Si l'on veut la dernière, on travaille contre ce devenir et on jette les bases de nouveaux conflits et de nouvelles guerres. Demander aux hommes d'état autrichiens d'abandonner l'ultimatum à la Serbie reviendrait à leur demander d'agir contre les intérêts du pays qu'ils dirigent. Un tel reclamer, les théoriciens de n'importe quelle couleur. peuvent le poser. Un humain qui compte sur les faits disponibles ne devrait pas du tout sérieusement en parler. Car si les Slaves du Sud avaient obtenu ce que voulaient les grands héritiers dirigeants, l'Autriche n'aurait pas pu être maintenue sous la forme qu'elle avait, malgré les actions des autres Slaves autrichiens. On pourrait encore s'imaginer que l'Autriche aurait alors pris une autre forme. Mais peut-on exiger d'un homme d'État autrichien dirigeant qu'il attende avec résignation une telle issue ? On ne pourrait apparemment le faire que si l'on était d'avis qu'il appartient aux exigences inconditionnelles d'un homme d'État autrichien d'être un pacifiste absolu et d'attendre fatalement le sort de l'Empire. C'est sous de toute autre condition qu'il faut comprendre la démarche de l'Autriche concernant l'ultimatum.

3) Une fois l'ultimatum posé par l'Autriche, la suite des événements ne pouvait être arrêtée que si la Russie se montrait passive. Dès que la Russie faisait un pas agressif, rien ne pouvait arrêter la suite.

2. Österreich-Ungarn war seit langem in die Notwendigkeit versetzt, irgend etwas zu unternehmen, das der ihm drohenden Gefahr entgegenwirkt, durch Zusammenschluß der Südslaven unter der Führung der außerösterreichischen Serben von Südosten her verkleinert zu werden. Man kann ruhig zugeben, daß die Ermordung des Erzherzogs Franz Ferdinand und die ganze Ultimatumsgeschichte nur ein Anlaß war. Wäre nicht dieser Anlaß ergriffen worden, so hätte bei nächster Gelegenheit eben ein anderer ergriffen werden müssen. Österreich hätte eben nicht Österreich bleiben können, wenn es nicht irgend etwas zur Sicherung seiner Südostprovinzen tat, oder durch eine großzügige andere Handlung die Slavenfrage zur Lösung bringen konnte. An dieser anderen Handlung hatte sich aber die österreichische Politik seit 1879 verblutet. Besser gesagt: sie hatte sich daran verblutet, daß diese andere Handlung nicht aufgefunden werden konnte. Man konnte eben der Slavenfrage nicht Herr werden. Soweit für die Entstehung des Krieges ÖsterreichUngarn in Betracht kommt, und damit auch Deutschland, dessen Beteiligung erfolgte, weil es Österreich-Ungarn nicht im Stiche lassen konnte, ohne befürchten zu müssen, dass es nach einigen Jahren ohne Österreichs Bundesgenossenschaft der Entente gegenüberstehe - , soweit muß erkannt werden, daß die Slavenfrage den Grund enthält für die Entstehung dieses Krieges. Die «andere Handlung» ist also die internationale Lösung der Slavenfrage. Sie ist gefordert von Österreich, nicht von Rußland. Denn Rußland wird immer seinen slavischen Grundcharakter in die Waagschale der Lösung werfen können. Österreich-Ungarn kann diesem Gewichte nur das der Befreiung der Westslaven entgegenstellen. Diese Befreiung kann nur unter dem Gesichtspunkte der Autonomisierung aller Zweige des Volkslebens vor sich gehen, welche das nationale Dasein und alles, was damit zusammenhängt, betreffen. Man darf eben nicht zurückschrecken vor der völligen Freiheit im Sinne der Autonomisierung und Föderälisierung des Volkslebens. Diese Föderalisierung ist vorgebildet im deutschen bundesstaatlichen Leben, das gewissermaßen das von der Geschichte vorgebildete Modell ist für dasjenige, was in Mitteleuropa fortgebildet werden muß bis zur völligen föderalistisch-freiheitlichen Gestaltung aller derjenigen Lebensverhältnisse, die ihren Impuls in dem Menschen selber haben, also nicht unmittelbar, wie die militärisch-politischen, von den geographischen, und, wie die wirtschaftlichen, von den geo- graphisch-opportunistischen Verhältnissen abhängig sind. Die Gestaltung dieser Verhältnisse wird nur dann in gesunder Weise erfolgen, wenn das Nationale aus der Freiheit, nicht die Freiheit aus dem Nationalen entbunden wird. Strebt man statt des letzteren das erstere an, so stellt man sich auf den Boden des weltgeschichtlichen Werdens. Will man das letztere, so arbeitet man diesem Werden entgegen und legt den Grund zu neuen Konflikten und Kriegen. Von den leitenden Staatsmännern Österreichs verlangen, daß sie deshalb das Ultimatum an Serbien hätten unterlassen sollen, hieße von ihnen verlangen, daß sie gegen das Interesse des von ihnen geleiteten Landes hätten handeln sollen. Ein solches Verlangen können Theoretiker irgendeiner Färbung stellen. Ein Mensch, der mit den vorhandenen Tatsachen rechnet, sollte im Ernste von dergleichen gar nicht sprechen. Denn hätten die Südslaven erreicht, was die führenden Großserben wollten, so wäre unter den Aktionen der übrigen österreichischen Slaven Österreich in der Form, in der es bestand, nicht zu erhalten gewesen. Man könnte sich noch vorstellen, daß eben dann Österreich eine andere Form bekommen hätte. Kann man aber einem leitenden österreichischen Staatsmanne zumuten, resigniert auf einen solchen Ausgang zu warten? Man könnte es offenbar nur, wenn man der Ansicht wäre, es gehöre zu den unbedingten Anforderungen eines österreichischen Staatsmannes, absoluter Pazifist zu sein und das Schicksal des Reiches fatalisch abzuwarten. Unter jeder anderen Bedingung muß man den Schritt Österreichs bezüglich des Ultimatums verstehen.
3. Hatte nun einmal Österreich das Ultimatum gestellt, dann war die weitere Folge der Ereignisse nur aufzuhalten, wenn Rußland sich passiv verhielt. Sobald Rußland einen aggressiven Schritt tat, war durch nichts das Weitere aufzuhalten.

338 - p052 - - R - 19210213
Première conférence
Stuttgart, 2 mars 1920
Esprit et non esprit dans leurs effets sur la vie

ERSTER VORTRAG
Stuttgart, 2. März 1920
Geist und Ungeist in ihren Lebenswirkungen

Deux passages d'interprétation délicate :
- le premier au sujet de la vie de l'esprit recevant (peut-être) sa qualité de membre de l'organisme triarticulé par la question slave
- le second sur le concept de société des nations (considéré comme une abstraction) qui rendrait alors superflues les "Bundnis" (fédérations). Une recherche supplémentaire serait à faire sur "bund•" "bundnis".

Seuls les gens que l'on a exclus de cette civilisation européenne, qu'on a seulement placés à la machine, ils ont amené à la surface une pensée qui n'a apparemment aucun rapport, mais qui, en réalité, a le pendant le plus profond avec ces rapports: c'est le monde prolétarien. Et c'est très intéressant quand on regarde les choses de façon conforme à la réalité. L'Autriche, je l'ai déjà dit, était le pays d'expérimentation. Dans les années soixante-dix et quatre-vingt de la vie politique autrichienne, des choses très étranges se produisent. D'un côté, il y a beaucoup de discussions sur la question des Slaves. Maints l'appelaient de meilleure manière le «fédéralisme autrichien». Toute la vie spirituelle en Autriche, celle-ci un membre de l'organisme triarticulé, reçoit sa structure pleinement de cette discussion sur la question slave. L'autre, c'est qu'il y a - on le trouve dans les annexes des discours parlementaires beaucoup plus que l'on pourrait dire que s'est tout de suite soulevé de la bonne manière -, il apparait des craintes terribles quant à l'effondrement de la vie de l'économie autrichienne par l'américanisme, par l'économie anglo-saxonne. Partout en Autriche, on a pu constater à quel point les exportations, par exemple de céréales hongroises, sont affectées par ce qui vient de l'Ouest. Des gens très perspicaces disaient alors en Autriche: le train d'ouest en est, il inonde notre pays d'hypothèques, l'agriculture est en train de disparaître. Il s'agissait là d'indices de symptômes qui correspondaient à des fondements historiques plus profonds, de sorte qu'à l'époque, on parlait beaucoup en Autriche de ce qui apparaissait d'une part comme la question des Slaves sur le plan intellectuel et d'autre part comme la question agricole sur le plan économique. Et là, par exemple, je crois que c'était en 1880, un étrange plan est apparu dans l'esprit des uns et des autres, qui a fait une étrange impression; on en a aussi parlé au parlement autrichien: le plan d'une Société des Nations est apparu, mais d'une Société des Nations sous la forme qu'on disait: Société des Nations de l'Europe occidentale. Mais on ne peut pas conclure des alliances/fédérations de manière à englober le monde entier; c'est une absurdité. Cela ne peut apparaître que dans la tête d'un abruti/abstrait comme l'est Woodrow Wilson, que l'on résume le monde entier. Si cela était, on n'aurait plus besoin d'aucune alliance/fédération. Donc déja dans les années 80 est apparue l'idée d'une Société des Nations.

Nur die Leute, die man ausgeschlossen hat von dieser europäischen Zivilisation, die man nur an die Maschine gestellt hat, die haben ein Denken an die Oberfläche gebracht, das eben scheinbar keinen Zusammenhang, aber in Wirklichkeit den allertiefsten Zusammenhang mit diesen Verhältnissen hat: das ist die proletarische Welt. Und es ist höchst interessant, wenn man die Dinge wirklichkeitsgemäß betrachtet. Österreich, sagte ich schon, war das Experimentierland. In den siebziger, achtziger Jahren des österreichischen Staatslebens treten ganz merkwürdige Dinge auf. Auf der einen Seite wird viel diskutiert über die Slawenfrage. Manche nannten sie in besserer Weise den «Österreichischen Föderalismus». Das ganze geistige Leben in Österreich, dieses eine Glied des dreigliedrigen Organismus, bekommt seine Struktur völlig von dieser Diskussion über die Slawenfrage. Das andere ist: es treten auf - man findet es in den Nebensätzen der Parlamentsreden viel mehr, als daß man sagen könnte, es ist geradezu herausgehoben in der richtigen Weise -, es treten auf furchtbare Befürchtungen über den Untergang des österreichischen Wirtschaftslebens durch den Amerikanismus, durch die angelsächsische Wirtschaft. Man konnte in Österreich überall sehen, wie der Export, zum Beispiel an Getreide aus Ungarn, beeinträchtigt wird durch dasjenige, was von Westen kommt. Ganz einsichtsvolle Leute sagten dazumal in Österreich: Der Zug von Westen nach Osten, der überflutet unser Land mit Hypotheken, die Landwirtschaft geht allmählich zugrunde. Das waren durchaus Hinweise auf Symptome, die tieferen historischen Grundlagen entsprachen, so daß dazumal in Österreich viel die Rede war von demjenigen, was auf der einen Seite hereinleuchtete als die Slawenfrage in geistiger Beziehung, und auf der anderen als die Agrarfrage in wirtschaftlicher Beziehung. Und da tauchte zum Beispiel, ich glaube es war 1880, gerade in Österreich ein merkwürdiger Plan in einzelnen Köpfen auf, der einem eigentlich einen sonderbaren Eindruck machte; es ist auch im österreichischen Parlament davon die Rede gewesen: der Plan eines Völkerbundes tauchte auf, eines Völkerbundes allerdings in der Form, daß man sagte: Westeuropäischer Völkerbund. Aber Bündnisse kann man nicht so schließen, daß man die ganze Welt damit umfaßt; das ist ein Unsinn. Das kann nur im Kopf eines solchen Abstraktlings, wie es Woodrow Wilson ist, auftauchen, daß man die ganze Welt zusammenfaßt. Wenn das wäre, dann brauchte man natürlich kein Bündnis mehr. Also, schon in den achtziger Jahren trat diese Idee eines Völkerbundes auf.

338 – p 082 - 083 – R - 19210214
Quatrième conférence, Stuttgart 14 février 1921 (après midi)

VIERTER VORTRAG
Stuttgart, 14. Februar 1921 (nachmittags)

Essayer d'identifier la période


Eh bien, au fond, historiquement, aussi désagréable que cela puisse parfois paraître aujourd'hui, c'est dans l'esprit d'une certaine solidarité patriarcale entre la population paysanne et la population urbaine que sont nées en Italie des zones territoriales particulières et que s'est formé un certain fédéral système d'État , tandis qu'un autre s'en formait en Espagne, en France et en Angleterre. Et même si, comme je l'ai dit, mainte chose est inconfortable à penser, ainsi c'est quand même ainsi que plus vers l'Europe centrale et l'Est, les formations étatiques ont même été créées par imitation, comme les formations de villes sont apparues jadis.

Nun, es ist im Grunde genommen, historisch betrachtet, so unangenehm das heute manchmal scheinen mag, so, daß in Italien aus dem Geiste gewisser patriarchalischer Zusammengehörigkeit der Bauernbevölkerung und der Städtebevölkerung die eigentümlichen territorialen Gebiete entstanden sind und sich ein gewisses föderalistisches Staatssystem herausgebildet hat, während ein anderes sich in Spanien, Frankreich und England herausbildete. Und wenn es auch, wie gesagt, manchem unangenehm zu denken ist, so ist es doch so, daß mehr gegen Mitteleuropa und Osten hin die Staatenbildungen sogar, wie die Städtebildungen früher, durch Imitation entstanden sind.

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Exposés de Rudolf Steiner lors du rassemblement de fondation
Kristiania (Oslo), 17 mai 1923

Ausführungen Rudolf Steiners bei der Gründungsversammlung
Kristiania (Oslo), 17. Mai 1923**

Ici à nouveau du fédéralisme dans la vie de l'esprit, mais à l'international.

Penser aussi aux passages où il est dit que les délimitations géographiques des domaines se distingueront progressivement de celles des états unitaires initiaux et celles où est dit que les domaines aurons des rapport entre eux comparables à ceux d'États souverains

C'est ce qui nous différencie de nos adversaires : nous sommes justement mal organisés ; les adversaires sont bien mieux organisés que vous ne le pensez, dans tous les pays ! C'est pourquoi nous devons commencer par une organisation, afin de pouvoir travailler calmement et avec force. Je pourrais vous donner de nombreux exemples de la manière dont les opposants travaillent. Je pourrais par exemple vous citer une organisation qui va de Berlin à la Suisse en passant par Leipzig ; elle communique continuellement par courrier et tout ce qui peut être fait dans une organisation est fait. Les gens sont unis ! Les protestants sont toujours d'accord avec les catholiques lorsqu'il s'agit de l'anthroposophie.Vous voyez, il est nécessaire que nous trouvions un terrain où nous soyons bien organisés — même si je n'ai pas beaucoup de sympathie pour l'organisation — mais nous en avons besoin. C'est pourquoi je vous demande d'en discuter maintenant, comme je l'ai suggéré. Je pense qu'elle a peut-être été comprise.
Au cours des négociations, des questions sont posées à M. Steiner, auquel il répond comme suit: la question de l'admission des membres: la question est la suivante: l'admission des membres serait évidemment assurée par la société nationale; mais pour que toute la société ait une structure uniforme dans le monde entier, on pourrait déjà envisager le mode de délivrance des cartes de membre à Dorach - ou bien, dans les «principes» que vous avez traduits en norvégien, il n'est pas question d'admission. Comme c'est habituellement le cas pour les sociétés ou les associations, mais toujours d'une reconnaissance; cela doit être compris un peu différemment dans une société spirituelle. Et ce serait alors la reconnaissance finale que quelqu'un est membre, cependant, par la signature du centre à Dornach. C'est une proposition que je fais, mais il serait souhaitable, pour que la communauté internationale soit unie, que l'accueil soit assuré par les sociétés nationales, mais que la carte de membre soit signée par le siège de Dornach. C'est ce qu'on a fait partout. D'une part, il établirait un certain fédéralisme, ce qui est très souhaitable, mais d'autre part, il montrerait qu'une grande société part de Dornach. Pour cela, il faut naturellement que Dornach ait confiance en celui qui représente la société nationale vis-à-vis de Dornach. C'est ce qui compte. En effet, toute la constitution de la société repose sur ce système de personnalités de confiance. En ce qui concerne le secrétaire général, la représentation devant le siège de Dornach serait assurée par un secrétaire général. Comment La question de l'obtention de la licence est à nouveau est l'affaire de la société nationale. Mais cela présuppose que l'on ait à Dornach, d'avoir une confiance totale dans la personnalité qui sera puis qui fait le lien avec la centrale.

Dadurch unterscheiden wir uns von den Gegnern: Wir sind eben schlecht organisiert; die Gegner sind in allen Ländern viel besser organisiert, als Sie glauben! Deshalb müssen wir mit einer Organisation beginnen, damit wir ruhig und kraftvoll arbeiten können. Ich könnte Ihnen viele Beispiele erzählen, wie die Gegner arbeiten. Ich könnte Ihnen zum Beispiel eine Organisation nennen, die von Berlin über Leipzig bis in die Schweiz hinein geht; die verständigt sich fortwährend durch Briefe, und alles wird da gemacht, was in einer Organisation gemacht werden kann. Da sind die Leute einig! Da sind die Evangelischen mit den Katholischen immer einig, wenn es gegen Anthroposophie geht. Also Sie sehen, es ist notwendig, daß wir einen Boden finden, auf dem wir gut organisiert sind — obwohl ich selber gar nicht eine große Sympathie habe fürs Organisieren - , aber wir brauchen es. Deshalb würde ich Sie bitten, jetzt diese Sache zu beraten, wie ich sie vorgeschlagen habe. Ich glaube, sie ist vielleicht verstanden worden.
Im Laufe der Verhandlungen werden Fragen an Dr. Steiner gerichtet, die er wie folgt beantwortet: Zur Frage der Aufnahme von Mitgliedern: Die Sache ist diese: Die Aufnahme von Mitgliedern würde natürlich von Seiten der nationalen Gesellschaft besorgt werden; aber damit die ganze Gesellschaft über die Welt eine einheitliche Struktur hat, könnte man ja schon den Modus anstreben, daß die Mitgliedskarten in Dornach ausgestellt würden - respektive es ist in den «Grundsätzen», die Sie ja auch ins Norwegische übersetzt haben, nicht von einer Aufnahme die Rede, wie es sonst ist bei Gesellschaften oder Vereinigungen, sondern immer von einer Anerkenntnis; das muß schon bei einer spirituellen Gesellschaft etwas anders aufgefaßt werden. Und es würde dann die letzte Anerkennung, daß jemand Mitglied ist, allerdings durch die Unterschrift des Zentrums in Dornach besorgt. Das ist allerdings ein Vorschlag, den ich mache; aber es würde doch, damit die internationale Gesellschaft eine Einheit sein könne, wünschenswert sein, daß zwar die Aufnahme besorgt wird von den nationalen Gesellschaften, daß aber die Mitgliedskarte unterschrieben würde von der Zentralstelle in Dornach. Es ist so überall gehandhabt worden. Es würde erstens einen gewissen Föderalismus begründen, der sehr wünschenswert ist, auf der anderen Seite aber dokumentieren, daß da eine große Gesellschaft von Dornach ausgeht. Dazu ist natürlich notwendig, daß von Dornach aus das Vertrauen besteht zu demjenigen, der dann die nationale Gesellschaft gegenüber Dornach vertritt. Darauf kommt es an. Es beruht ja die ganze Konstitution der Gesellschaft auf diesem System von Vertrauenspersönlichkeiten. Zur Frage über einen Generalsekretär: Die Vertretung gegenüber der Zentrale in Dornach würde ein Generalsekretär besorgen. Wie der zustande kommt, ist dann wiederum eine Angelegenheit der Landesgesellschaft. Nur setzt es voraus, daß man in Dornach volles Vertrauen hat zu derjenigen Persönlichkeit, die dann die Brücke bildet zu der Zentrale.

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Première conférence, Dornach, 6 avril 1924

ERSTER VORTRAG, Dornach, 6. April 1924

Hausner et le fédéralisme autrichien et suisse.

Eh bien, il y a une chose qui ressortait presque à chaque discours d'Otto Hausner, et qui est devenue pour moi, à côté de quelques autres choses pas très significatives de la vie de Hausner, l'impulsion de suivre la démarche karmique chez cette personnalité. Otto Hausner pouvait difficilement faire un discours sans tenir entre parenthèses une sorte de panégyrique sur la Suisse. Il a toujours pris comme modèle la Suisse et l'Autriche. Etant donné qu'en Suisse trois nationalités s'entendent bien, qu'elles sont des modèles par rapport au Traité, il voulait aussi que les treize nationalités autrichiennes prennent pour modèle la Suisse et qu'elles s'entendent de la même manière, de façon fédéraliste, que ces trois nationalités en Suisse. Il n'arrêtait pas d'y revenir, c'était bizarre. Les discours de Hausner avaient de l'ironie, de l'humour, même de la logique intérieure; pas toujours, mais souvent, le Panegyrikus revenait sur la Suisse. La on pouvait toujours voir : développer une sympathie pure; ça le pique, c'est ce qu'il veut dire. Puis il a su orienter ses discours de telle sorte qu'en fait, il n'y avait personne d'autre qu'un groupe de députés de gauche, des députés libéraux - mais celui-ci terrible! - s'énervait. C’était très intéressant de voir lorsqu'un quelque député de gauche libérale avait parlé, comment Otto Hausner se levait pour le contredire et, avec son œil monoculaire, ne détournait de lui aucun regard, mais faisait rouler à gauche les ??? les plus incroyables. Il y avait là des hommes significatifs, mais il ne s'arrêtait devant personne. Et ses points de vue a toujours été au fond de grands ; il était l'un des hommes les plus éduqués du Reichstag autrichien. Le karma d'une telle personne peut déjà vous intéresser. Je partais maintenant de ce qu'il avait cette passion annexe/insidieuse de revenir encore et encore à un discours d'éloges sur la Suisse, et qu'un jour, dans un discours sur l'«Allemagne et le Reich allemand», paru aussi sous forme de brochure, il avait rassemblé avec une grande futilité/non-utilité, mais avec génie, tout ce qui se laissait dire à ce moment-là pour l'Allemagne/le reeègne allemand/l'allémanité et contre le Reich allemand. Il y a vraiment quelque chose de grand et prophétique dans ce discours qui a été prononcé au début des années 80, dans lequel, pour ainsi dire, l'Empire allemand est foré dans le/cloué au sol, lui dit tout le mal, dans lequel il est nommé le destructeur de l'être allemand. Et ces phrases ont été prouvées. C'était la deuxième chose, sa haine amoureuse particulière, aimerais-je dire, et son amour haineux pour la germanité et l'Empire allemand. Et la troisième chose, c'est la façon dont Otto Hausner parlait avec une vivacité incroyable à l'époque, lorsque le tunnel de l'Arlberg, le chemin de fer de l'Arlberg, devait être construit, le chemin de fer qui allait de l'Autriche à la Suisse et qui devait donc relier l'Europe centrale à l'Ouest. Naturellement, il a aussi fait l'éloge de la Suisse à l'époque, car le chemin de fer devait entrer en Suisse. Mais lorsqu'il tenait ce discours, qui était salé et poivré, mais d'une manière vraiment délicate, on avait vraiment l'impression que l'homme savait partir de choses qui devaient avoir été préprogrammées en lui d'une manière étrange dans une vie terrestre antérieure.

Nun, eines trat bei Otto Hausner fast bei jeder Rede hervor, und das wurde für mich, neben einigen anderen, wiederum nicht sehr bedeutenden Dingen des Hausner-Lebens, der Impuls, den karmischen Gang bei dieser Persönlichkeit zu verfolgen. Otto Hausner konnte kaum eine Rede halten, ohne daß er so in Parenthesen eine Art Panegyrikus auf die Schweiz hielt. Immer stellte er die Schweiz Österreich als Muster hin. Weil in der Schweiz drei Na- tionalitäten sich gut vertragen, in Beziehung auf das Vertragen muster- gültig sind, wollte er auch, daß sich die dreizehn österreichischen Nationalitäten die Schweiz zum Muster nehmen und diese dreizehn sich in ähnlicher Weise, föderalistischer Weise vertragen würden wie diese drei Nationalitäten in der Schweiz. Er kam immer wieder darauf zurück, es war merkwürdig. Die Hausnerschen Reden hatten Ironie, hatten Humor, auch innere Logik; nicht immer, aber oftmals wieder kam der Panegyrikus auf die Schweiz. Da konnte man immer sehen: das Ent- wickeln einer reinen Sympathie; es sticht ihn, er will das sagen. Dann wußte er seine Reden so auszurichten, daß eigentlich weiter niemand außer einer Gruppe von links, von liberalen Abgeordneten - aber diese schrecklich! - sich ärgerte. Es war sehr interessant zu sehen, wenn so irgendein linksliberaler Abgeordneter geredet hatte, wie dann Otto Hausner sich zur Gegenrede erhob und mit seinem bemonokelten Auge keinen Blick von ihm abwandte, aber die unglaublichsten Schnödigkeiten hinüberrollen ließ nach der Linken. Es waren bedeutende Männer da, aber vor keinem machte er halt. Und seine Gesichtspunkte waren im Grunde genommen immer große; er war einer der gebildesten Männer des österreichischen Reichsrats. Das Karma eines solchen Menschen kann einen schon interessieren. Ich ging nun davon aus, daß er so diese Nebenleidenschaft hatte, immer wiederum auf eine Lobrede auf die Schweiz zurückzukommen, und dann, daß er einmal in einer Rede über «Deutschtum und Deutsches Reich», die auch als Broschüre erschienen ist, mit einer großen Nichtsnutzigkeit, aber mit Genialität alles zusammengestellt hatte, was sich für das Deutschtum und gegen das Deutsche Reich von dazumal sagen ließ. Es ist wirklich auch da etwas grandios Prophetisches darinnen in dieser Rede, die im Beginn der achtziger Jahre gehalten worden ist, in der sozusagen das Deutsche Reich in den Grund gebohrt wird, ihm alles Schlechte nachgesagt wird, in der es der Ruinierer des deutschen Wesens genannt wird. Und bewiesen wurden diese Sätze. Das war das zweite, sein eigentümlicher, ich möchte sagen, liebender Haß und seine hassende Liebe für Deutschtum und Deutsches Reich. Und das dritte war, wie Otto Hausner wirklich mit einer ungeheuren Lebendigkeit damals sprach, als der Arlbergtunnel, die Arlbergbahn gebaut werden sollte, die Bahn, die von Österreich herüber nach der Schweiz geht und die also Mitteleuropa mit dem Westen verbinden sollte. Natürlich brachte er auch damals sein Loblied auf die Schweiz, denn die Bahn sollte ja in die Schweiz hineinführen. Aber man hatte, als er diese Rede hielt, die ja gesalzen und gepfeffert war, aber in einer wirklich delikaten Weise, man hatte da wirklich das Gefühl: der Mann, der weiß von Dingen auszugehen, die auf eine merkwürdige Weise in einem früheren Erdenleben in ihm veranlagt sein müssen.