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Institut pour une triarticulation sociale
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Collection: 01-Questions fondamentales
Sujet: Illustration du principe " Institution spécialisée aspire d'elle même à idéal propre"
 
Les référencesRudolf Steiner Oeuvres complètes 081 108-116 (1994) 09/03/1922
Traducteur: FG Editeur: SITE

 

Vous savez donc tous, que dans un si terrible chaos où allait la vie de la civilisation, tombèrent à un certain moment, les « quatorze points » de Woodrow Wilson. Qu'étaient donc à vrai dire ces quatorze points ?
Ils n'étaient au fond rien d'autre que les principes abstraits d'un homme étranger au monde, les principes abstraits d'un homme, qui savait peu de la réalité, comme elle s'est montrée à Versailles, où il aurait pu jouer dans la réalité un rôle prestigieux.

Un homme étrange à la réalité voulait à partir de l'intellectualisme montrer au monde, comme il devrait s'organiser.

On doit seulement avoir vécut avec quel enthousiasme l'humanité civilisée se tint à ces quatorze points, à l'exception cependant d'une grande partie de la population centre européenne, mais pour laquelle il n'y eut aussi malheureusement, qu'un bien court espace de temps où elle ne tomba dans ces quatorze points.

En l'année 1917, je cherchais contre cela, des personnalités individuelles d'Europe du centre, qui s'intéressaient à cela, derrières lesquelles ne fut pas couru, mais qui soit vinrent ou furent amenées, pour montrer combien abstrait, combien étranger à la réalité, était là ce qui voulait entrer dans la formation du monde, comme pour ainsi dire tout ce qui, règne comme mauvaises maximes d'éducation dans la civilisation moderne, se présentait condensé en ce maître d'école mondial Woodrow Wilson, et comment les maximes abstraites de ce — dans le mauvais sens — maître d'école mondial était pris avec enthousiasme par les gens.

Cette fois là j'essayais de montrer qu'un assainissement de ces conditions ne pouvait intervenir, que si l'on se posait face à toutes abstractions sur le sol tel que ne soient exclues les pensées, mais que justement amène les pensées ainsi qu'elles poussent du réel, de la réalité.

Là, on n'a pas le droit de se représenter quelque chose utopique quelconque — je voudrai dire, les maximes Woodrow-wilsonniennes étaient l'utopisme le plus condensé, étaient l'utopisme déjà à la puissance trois —, mais alors on doit être au clair, que l'on doit chercher à partir des réelles conditions de l'humanité présente, quelles impulsions sont à trouver.

De ce fait, je m'abstenais en ce que, j'avais à me confronter, de chaque théorie utopique, m'abstenais là-dessus, de dire somme toute, comment capital, comment travail ou semblable, devaient se former ; je donnais tout au plus quelque exemples pour cela, comment on pouvait se le penser, pour à partir des conditions actuelles pouvoir former dans le proche avenir.

Tout cela ne fut donc dit que comme illustration de ce qu'elles pourraient devenir ; car tout comme j'avais bien parlé dans mes « Points fondamentaux » sur la transformation des forces du capital, aussi bien cette transformation pourrait se dérouler de manière modifiée.
Il ne me vint pas, de présenter une image abstraite de l'avenir, mais de dire, à partir de quels soubassements, de manière réelle, on pouvait venir maintenant — non pas à une solution préconçue, mais véritable des ainsi nommées questions sociales.

Il ne s'agit pas pour cela de dire : ceci ou cela est la solution de la question sociale.
Pour tenter une telle solution cela j'ai fait maintenant beaucoup trop d'expériences.
Je fût déjà dans les années 80 du siècle dernier en la tranquille Vienne presque chaque après-midi après deux heures, une heure avec tous les gens intelligents possibles.
Là, au cours d'une heure, la question sociale a été résolue plusieurs fois chaque après-midi !
Et celui qui, suffisamment non prévenu, regarde dans les relations du présent, sait déjà très bien, que des solutions, qui surgissent aujourd'hui souvent en d'épais livres, n'ont pas plus de valeur que celles, qui alors à Vienne furent traitées avec quelques coups de crayon et beaucoup de mots fanatiques par dessus un plateau de table blanc.
Pour cela il ne peut donc s'agir, et ce fut le malentendu le plus fâcheux que me fut opposé qu'il s'agissait de quelque chose du genre.

Ce que je voulais montrer fut : la solution du problème social peut seulement survenir de manière réelle d'elle-même ; cette solution ne peut absolument pas survenir par des discussions, mais seulement par événement, par action. Mais à cette action doivent d'abord être mises les conditions, et je cherchais à indiquer ces conditions dans mes « Points fondamentaux » et d'autres discussions.
Je cherche à montrer, que nous avons besoin une fois dans notre organisme social, d'institutions qui permettent, qu'une vie spirituelle puisse se développer à partir de ses propres conditions, où donc seules agissent les conditions de la vie spirituelle ; que nous avons tout autant besoin d'un deuxième membre, où seules les impulsions juridiques-étatiques agissent, et par ailleurs un troisième membre, où seules agissent les impulsions qui dépendent de la production de marchandises et de la consommation de marchandises, et qui finalement, si elles se développent d'un système économique associatif, doivent culminer dans une saine formation de prix. Avec cela les vieux états (statuts?) ne devraient pas être reconduits dans l'existence (Dasein=être là). Non les humains ne devraient pas s'articuler en un statut d'enseignement, un statut de défense, et un statut de nourricier ; mais l'humain des temps récents est parvenu jusqu'à l'individualité, et il ne sera pas introduit de manière abstraite dans un statut particulier. Mais ce qui dehors est disponible comme institutions, cela émane simplement des forces qui sont disponibles dans le devenir historique, pour que, indépendamment des conditions individuelles, soit négocié, soit fait quelque chose pour la vie spirituelle, pour la vie juridique ou étatique, pour la vie économique. Alors seulement, quand les conditions seront réalisées pour cela, que par exemple l'économiste puisse purement former à partir d'impulsions purement économiques, ce qui devrait modifier les rapports réciproques de marché, ou ce qui devrait modifier les rapports réciproques de capitaux, seulement quand de telles possibilités sont réalisées, se développe entre les humains ce qui, — mais qui est en continuel devenir — peut être appelé, une réelle solution de la question sociale.

Il ne s'agit donc pas pour moi, de résoudre la question sociale, car je devrais être de l'opinion, qu'absolument cette solution ne peut être donnée comme quelque chose de fermé en un seul moment, par ce que le problème social, après qu'il soit une fois apparu, est en flux continuel. L'organisme social est quelque chose, qui devient jeune, vieilli, et dans lequel toujours de nouvelles impulsions doivent influer, mais duquel on ne pourra jamais dire : ainsi et ainsi est sa forme. Si l'organisme social n'est pas ainsi, que les humains siègent en un parlement mêlant ensemble tous les intérêts, ou alors des intéressés économiquement décident sur des questions de la vie spirituelle, où alors des intérêts étatiques sur des questions économiques et ainsi de suite, mais quand dans un organisme social sain les domaines particuliers sont regardés à partir de leurs conditions propres, là pourra être posé une fois la vie d'État sur une réelle base démocratique ; alors, ce qui a à être dit, ne sera pas dit par un humain dans un tel parlement unique, mais cela ressortira de la persistante négociation continuelle entre les membres particuliers de l'organisme social.

Dans ce sens, mon livre fut donc un avertissement à enfin arrêter avec le parler infructueux sur la question sociale et à se placer sur un sol, d'où l'on puisse prendre chaque jour en main la solution des problèmes sociaux. Ce fut un appel, allant aux compréhensifs, pour vraiment transposer ce qui est pensé seulement abstraitement en un agir pensé. À cela devraient par exemple servir les associations dans la vie économique. De telles associations sont fondamentalement différentes de ce qui dans les temps récents est apparu comme sociétarisation, et peuvent chaque jour être formées des soubassements économiques. Chez elles il s'agit de ce que les humains qui sont attachés à l'ouvrage de production de marchandises, à la circulation de marchandises et à la consommation de marchandises — ce que chaque humain est —, se rassemblent en associations, pour que de cela ressorte avant tout une saine formation de prix. C'est un long chemin qu'auront à fournir les humains assemblés dans les associations à partir de la connaissance des choses et des spécialités, jusqu'a ce qui se donnera comme saine formation de prix qui ne peut être par promulgation de loi, résultat de discussions, mais comme résultat de l'expérience.

Quand même avant tout les humains avaient-ils le besoin de discuter des caractères fondamentaux, ce qui jadis était voulu, et ce que j'ai maintenant présenté devant vous en ces paroles d'introduction ; car le monde était tant enscolarisé dans un penser abstrait, que l'on prit ces suggestions seulement du point de vue de la pensée abstraite, et que l'on s'aide ainsi seulement en discutant des heures durant de ce que je ne donnais que comme illustrations, alors qu'il devait s'agir, de vraiment comprendre, comment chaque jour l'articulation de l'organise social peut être saisie de la manière dont c'est indiquer dans les « Points fondamentaux ».

Ainsi il ne s'agit pas aujourd'hui de ce que des solutions théoriques à la question sociale soient cherchées, mais de rechercher les conditions, sous lesquelles les humains vont vivre socialement. Et ils vivront socialement, lorsque l'organisme social travaillera selon ses trois membres, comme donc l'organisme naturel travaille justement à l'unité sous l'influence de sa relative triarticulation.

Voyez-vous, on doit aujourd'hui d'abord dire une fois, comment de telles choses sont pensées . Et lorsqu'on les énonce, est toujours seulement promu, que seuls les mots, dont il faut bien une fois se servir, soient pris, comme on les prend d'après la signification intellectuelle, qu'on leur attribue aujourd'hui. On traduit immédiatement dans son intellectualisme ce qui tout expressément n'y est pas plongé comme intellectualisme. De cela est parler dans mon livre ainsi que les idées soient simplement pensées pour la vie sur capital, sur les fondements naturels de la production, sur le travail.

Si nous discutons abstraitement, nous pouvons longtemps définir, et c'est aussi arrivé. L'un dit du même droit : capital est du travail cristallisé, est travail qui est conservé — , alors que l'autre avec le même droit dit : capital est travail économisé.
Et ainsi on peut faire des concepts avec tout ce qui de l'économie politique, lorsque l'on reste debout dans l'intellectualisme. Mais tout cela ne sont pas des choses, avec lesquelles on ne puisse avoir à faire que théoriquement, mais que l'on doit saisir vivantes dans leur formation. Et qui s'applique a l'abstraction en ces choses, comme les praticiens qui s'approprient beaucoup de leurs pratiques et routines, celui-là peut faire ce qui suit, que je vais expliciter par une comparaison.

Je vois le Ernst Müller. Il est petit, a par là des attitudes enfantines et des particularités enfantines. Je vois ce Ernst Müller à nouveau après vingt ans et dit : ce n'est pas le Ernst Müller, car celui-là est petit, a des particularités enfantines et une tout autre physionomie. — Oui, si je me suis autrefois formé mon concept du Ernst Müller et maintenant après vingt ans veut l'amener à recouvrir avec ce qui me vient comme être réel, alors je fais une terrible erreur.

Ainsi, les humains peuvent-ils le croire si peu : c'est ainsi, lorsqu'ils pensent économie aujourd'hui. Ils se font des pensées et concepts sur capital, et travail et ainsi de suite, et ils pensent, ces concepts devraient toujours être valeur. Mais là on n'a pas besoin d'attendre vingt ans, on a juste besoin d'aller d'un employeur à l'autre, d'un pays à l'autre et découvre alors, que le concept, que l'on s'est formé à une place, m'est justement plus valable à l'autre, s'il ne s'est pas de lui-même transformé — comme le Ernst Müller. On ne comprend pas ce qui est là, lorsqu'on n'a pas des concepts mobiles, qui se tiennent pleinement en la vie.

C'est ce qui rendit possible, que justement sur sol anthroposophique en nos temps présents, la nécessité aussi d'institutions économiques trouva son expression, parce qu'anthroposophie doit faire d'après sa nature vis-à-vis de l'esprit mobile avec des idées mobiles, parce qu'à elles on peut apprendre, comment alimenter ses idées avec des forces de croissance, avec de la mobilité intérieure et de telles idées — si peu que peuvent aujourd'hui le croire les actuels praticiens — aussi pouvoir plonger dans l'autre réalité endurcie, qui se joue comme vie sociale d'humain à humain, de peuple à peuple par toute l'économie mondiale désormais devenue nécessaire et si artificiellement altérée.

Et ainsi, peut être volontiers dit : ce n'est pas une chose extérieure que justement sur sol anthroposophique fut aussi fait l'essai, de venir — non pas à des idées sociales, mais à des impulsions sociales.
Je me rappelle encore à l'époque, en laquelle fut discuté beaucoup sur les choses. J'ai toujours du dire : je veux dire impulsions sociales! — Cela a fortement énervé les gens. Bien entendu, j'aurais dû dire : idées sociales ou pensées sociales ; car les gens avaient seulement des pensées dans la tête pour ces choses. Que je parle d'impulsions les énervait énormément ; car ils ne remarquaient pas que j'utilisai « impulsions » pour la raison que je pensais à des réalités et pas des idées abstraites. S'exprimer, on doit bien sûr le faire avec des idées abstraites.

Ainsi doit de nouveau, être compris aujourd'hui, qu'une nouvelle compréhension doit être recherchée pour ce qu'on appelle le problème social. Nous vivons aujourd'hui sous d'autres conditions qu'en l'an 1919. Le temps est extraordinairement fiévreux particulièrement dans le domaine économique. Il est nécessaire, qu'elles-mêmes de telles idées, qui déjà pour les temps d'alors étaient tenues pour mobiles, soient maintenues au flot, et que l'on se tienne dans ses observations au point de vue de l'actualité spirituelle. Celui qui parvient à saisir des yeux réellement les rapports de la vie économique, celui-là sait qu'ils se sont fondamentalement transformés depuis la conception des « points fondamentaux », et que l'on ne peut simplement déduire comme jadis. Mais on trouvera là [dans les « Points fondamentaux »] au moins un essai, pour chercher de manière réaliste cette méthode de pensée sociale, justement peut être parce que, cet essai a éclôt d'un sol, où les réalités ont toujours été recherchées, où l'on ne voulait pas tomber en rêveries ou fausse mystique — parce que cet essai a poussé sur le sol visant l'exactitude de la vision anthroposophique du monde.