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Collection: 08 - L'IMPULSION SOCIALE ANTHROPOSOPHIQUE

Sujet : Confrérie* et combat pour l'être-là.

*(NDT j'ai spontanément d'abord traduit « Bruderschaft » par « Fraternité », mais selon les lexiques,c'est « confrérie ». Fraternité c'est « Brüderlichkeit ». RS utilise aussi «  Brüderlichkeit ». Y aurait-il pour lui par là une graduation dans le principe ?) Ou bien la confrérie serait de l'ordre de la réalité humaine, là où la fraternité peut rester un principe ?

 
Les références Rudolf Steiner Oeuvres complètes GA054 179-199 (1983) 23/11/1905
Traducteur: FG v.02 / 24/07/2017 Editeur: SITE

 

C'est aujourd'hui notre tâche de parler sur deux contenus de l'âme desquels l'un représente un idéal englobant pour l'humanité depuis quelle ressent véritablement : la confrérie, et l'autre quelque chose qui vient particulièrement à notre rencontre aujourd'hui dans les moindres faits et gestes : le combat pour l'être-là (NDT « Dasein » qu'on traduit généralement par « existence », mais qui me semble faire appel à un autre registre philosophique, en tout cas aujourd'hui).
Ceux parmi vous qui se sont seulement un peu occupés avec les buts du mouvement de science de l'esprit connaissent donc notre premier principe : former le noyau d'une confrérie fondée sur un amour universel de l'humain, sans différence de race, sexe, métier, confession et ainsi de suite. Avec cela la société théosophique elle-même a placé ce principe de fraternité universelle à la pointe de son mouvement et en fait son idéal le plus important. Elle a affiché par là que ces aspirations de culture qui nous sont nécessaires aujourd'hui avant toutes les autres choses, elle considère ce grand train éthique après la confrérie comme le pendant intime de ce qui est absolument le but de l'évolution de l'humanité.

L'aspirant en science de l'esprit est convaincu, et pas seulement convaincu, mais entièrement au clair là-dessus, que les profondes connaissances, les connaissances du monde spirituel, quand l'humain les saisit vraiment, doivent conduire à la confrérie, que les fruits les plus nobles de la plus intérieure connaissance sont justement cette confrérie. Avec cela la conception du monde de science de l'esprit semble toutefois contredire maintes choses qui se sont introduites dans l'humanité. Dans certains cercles sera tout de suite indiqué toujours de nouveau et de nouveau sur les forces agissantes de la lutte pour l'être-là, et combien souvent nous pouvons encore l'entendre aujourd'hui que des forces poussent à l'humain de l'adversité, que l'humain devient fort en volonté et initiative intellectuelle par ce qu'il doit mesurer ses forces à des adversaires. Une conception du monde qui est provenue de bases pleines d'esprit, la conception du monde de Friedrich Nietzsche a aussi parmi maints autres principes enthousiasmants pour la lutte celui-ci : j'aime le critique, j'aime plus le grand critique que le petit. - Nous pouvons toujours de nouveau et de nouveau trouver tout de suite cela en différentes variantes chez Nietzsche comme quelque chose qui appartient entièrement à sa conception de la vie. Avec certaines façons de voir économiques, qui règnent depuis longtemps est en rapport qu'on voit un levier puissant de progrès dans le combat de tous contre tous dans la concurrence générale. Combien souvent a été dit que l'humanité pouvait le mieux progresser par ce que l'individu, aussi bien que ça va, s'utilise lui-même et s'amène à validité/se fait valoir. Le mot individualisme est pour ainsi dire devenu un slogan, bien sûr plus dans le domaine de la vie extérieure matérielle, mais aussi non sans validité dans le domaine de la vie intérieure spirituelle.

Que l'humain utilise le plus souvent son semblable quand il extirpe autant que possible économiquement de la vie, car par ce qu'il devient fort économiquement, il peut aussi servir plus à la collectivité : c'est la profession de foi de beaucoup d'économistes nationaux et de sociologues. De l'autre côté nous entendons, comme toujours sera souligné que l'humain ne devrait pas s'investir dans un modèle, qu'il développe les forces reposant en lui de tout côté, qu'il doit se vivre sans retenue, qu'il devrait amener au déploiement ce qui repose en son intérieur et qu'il pourrait ainsi servir au mieux à ses semblables. Il y en a beaucoup parmi nos camarades du peuple qui ne peuvent pas faire assez là-dedans et sont anxieux pour ainsi dire de se vivre dans la réalisation de ce principe. La conception du monde de science de l'esprit ne méconnaît pas la nécessité de la lutte pour l'être-là, tout de suite en notre temps, mais en même temps, cette conception du monde est aussi claire sur ce qu'aujourd'hui, où cette lutte pour l'être-là abat ses plus puissantes vagues, le principe de la confrérie doit de nouveau être rapproché de la compréhension dans sa signification profonde.

La question la plus importante sera celle-là : est-ce donc correct ce qui sera crû par tant, que les forces humaines croissent en premier lieu à l'adversité, que c'est avant toutes choses la lutte que l'humain a à conduire qui l'a fait grand et fort ? Dans la conférence sur l'idée de paix que j'ai eu la permission de tenir devant vous, j'ai déjà rendu attentif que ce principe de la lutte pour l'être-là obtient aujourd'hui une forte nourriture parce que la science de la nature l'a fait un principe général du monde, qu'elle a, notamment à l'ouest, crû durant un temps que dans le monde seraient formés au plus utile ces êtres qui ont battu leur adversaire au champ de bataille et qui sont restés de ce combat de l'être-là.

Le chercheur de la nature Huxley dit : si nous regardons la vie dehors, elle nous apparaît comme un combat de gladiateurs, le plus fort reste vainqueur, les autres disparaissent.-Si on croyait le chercheur de la nature, on devrait accepter que tous les êtres qui aujourd'hui peuplent le monde, ont été dans la situation d'abattre du champ de combat les autres qui étaient encore plus tôt. Il y a aussi une école de sociologues qui a voulu, à partir de ce principe de la lutte pour l'être-là, faire pour ainsi dire une théorie de l'évolution pour l'humanité. Dans un livre intitulé « De Darwin jusqu'à Nietzsche », Dekan Alexander Tille a tenté de montrer que le bonheur de l'humanité dépend de ce qu'à l'avenir on écrive sans retenue cette lutte pour l'être-là sur les drapeaux de l'évolution de l'humanité, qu'on veille à ce que l'incapable disparaisse, que par contre on devrait promouvoir et cultiver le fort et vigoureux. Le faible devrait disparaître. Nous avons besoin d'une organisation de la société telle qui opprime le faible parce qu'il serait nuisible.- Je vous demande : qui est le fort, celui qui a une force d'esprit idéale, mais un corps faible, ou l'autre, qui a une force d'esprit moins élevée, mais possède un corps robuste ? - Ici peu est fait avec des règles générales, comme vous voyez. C'est difficile de décider qui devait en fait rester dans le combat pour l'être-là. S' il devait s'agir de mesures pratiques, devrait d'abord être décidé sur cette question. Nous nous demandons maintenant qu'est-ce qui se montre à nous quand nous regardons la vie humaine ?
Dans l'évolution de l'humanité, le principe de la confrérie ou le principe de la lutte pour l'être-là a-t-il fourni le grand, ou les deux ont-ils contribués à l'évolution de l'humanité ? Avec de brèves paroles, je voudrais seulement rendre encore une fois attentif sur ce que j'ai dit dans la conférence sur l'idée de paix que même la science de la nature ne se tient plus aujourd'hui sur le sol sur lequel elle s'est tenue encore voici une décennie. J'ai déjà rendu attentif sur la conférence fondamentale de 1880 du chercheur russe Kessler dans laquelle a été montré que les espèces animales capables d'évolution et progressant en fait ne sont pas celles qui mènent le plus grand combat, mais celles se tenant les unes à côté des autres en se fournissant de l'aide mutuellement. Avec cela ne devrait pas être prétendu que dans le monde des animaux n'existent pas la lutte et la guerre. Certainement, elles sont disponibles, mais une autre question est ce qui promeut plus l'évolution : la guerre ou la prestation d'aide réciproque ? Plus loin la question a été lancée : est-ce que survivent les espèces dont les individus combattent perpétuellement les uns contre les autres ou celles qui se fournissent de l'aide mutuelle ? Ici, par la recherche évoquée est déjà prouvé que pas la lutte, mais en fait la prestation d'aide est ce qui promeut le progrès. J'ai déjà indiqué le livre du prince Kropotkin « Aide mutuelle dans le règne animal et dans la vie humaine ».
À ce qui sera expliqué aujourd'hui aux questions qui nous occupent ici, vous trouverez maintes belles contributions dans le livre.

Qu'a donc fournie la confrérie dans l'évolution de l'humanité ? Nous avons seulement besoin de regarder une fois nos propres ancêtres sur le même sol où nous vivons aujourd'hui. On peut facilement recevoir la représentation comme si la chasse et la guerre avaient en fait été les promoteurs et avaient conditionnés le caractère de ces humains. Mais qui parvient plus profondément dans l'histoire, trouvera, que cela n'est pas correct, que tout de suite ceux, aussi parmi les origines germaniques, qui ont le mieux prospéré, avaient extraordinairement formé le principe de la confrérie. Avant toutes choses, nous trouvons ce principe de la confrérie formé dans l'art et de la manière dont était réglé la possession dans les temps avant et après les migrations des peuples. Dans la mesure la plus déployée, il y avait là une propriété commune à fond et sol. Le banc du village dans lequel les humains vivaient ensemble était une propriété foncière commune, à l’exception du peu qui appartient immédiatement à l'usage de la maison, à l'exception des outils, peut être aussi un jardin, tout ce qui était possession, était communautaire. De temps en temps fond et sol étaient de nouveau partagés entre les humains, et il se montrait que ces lignées étaient devenues fortes par ce qu'elles avaient pratiqué la confrérie à une hauteur extraordinaire en rapport aux biens matériels.

Quand nous continuons quelques siècles nous trouvons que ce principe vient à notre rencontre d'une manière apportant des fruits extraordinaires. Le principe de la confrérie comme il est manifesté dans les anciens bancs de villages, dans les vieux contextes, où les humains trouvaient leur liberté dans la vie en commun fraternelle, s'exprimait particulièrement caractéristique dans ce qu'on allait aussi loin qu'on brûlait sur son fond ce que l'individu possédait à sa mort parce qu'on ne voulait pas posséder après la mort ce qui appartenait à celui-ci comme possession individuelle. Lorsqu’a été rompu avec ce principe à la suite de différentes conditions, notamment parce que des individus s'étaient approprié de grandes propriétés et les humains ont été contraints par là à servage et corvées dans la région environnante, là, le principe de confrérie se fit valoir d'une autre manière éclairante. Ceux qui étaient opprimés par les maîtres, les possédants, voulurent se rendre libres de leur oppression. Ainsi, nous voyons dans le milieu du moyen-âge, un grand, puissant mouvement de libération aller par toute l'Europe. Ce mouvement de libération se tenait sous le signe de la confrérie universelle, fleurissait d'une culture universelle. Nous sommes dans l'ainsi nommée culture des villes dans le milieu du Moyen-âge. Ces humains-là qui ne pouvaient le supporter sous la corvée sur les biens-fonds, fuirent leurs maîtres et cherchèrent leur liberté dans les villes éloignées. Là vinrent les humains de haut en bas, d'Écosse, de France et Russie, ils vinrent de tous les côtés et constituèrent les villes. Par cela se développa le principe de la confrérie et la façon dont cela se concrétisa, fut promoteur de culture dans une haute mesure. Ceux qui avaient des occupations communautaires, semblables se lièrent ensemble en associations, qu'on appelait des jurandes (NDT lit. confréries de serment) et qui s'agrandirent en guildes. Ces jurandes sont de loin plus que de pures associations d'humains professionnels ou artisanaux. Elles se développèrent à partir de la vie pratique à une hauteur morale. Le se tenir à proximité mutuel, l'entraide mutuelle était développée en une haute mesure dans ces confréries, et beaucoup de choses desquelles presque plus personne ne se soucie aujourd'hui, étaient le contexte de telles assistances. Ainsi, les membres de telles confréries se fournissaient de l'aide par exemple de cette manière qu'ils se soutenaient dans des cas de maladie. De jour en jour deux frères étaient définis qui devaient tenir la veille au lit d'un frère malade. Les malades étaient soutenus avec des aliments, oui, il était même pensé fraternellement au-delà de la mort en ce que valait comme particulièrement honorable d'enterrer de manière correspondante celui qui appartenait à la confrérie. Enfin appartenait aussi à l'honneur de la jurande de prendre soin de la veuve et des orphelins. De cela vous voyez comment a grandi une compréhension pour la morale dans la vie communautaire, comment cette morale se forme sur la base d'une conscience dont l'humain d'aujourd'hui peut difficilement se faire une représentation. Ne croyez pas qu'ici en quelque manière les rapports d'aujourd'hui devraient être blâmés. Ils sont devenus nécessaires ainsi que de leur façon les rapports médiévaux sont venus à l'expression. Nous devons seulement comprendre qu'il y a aussi eu d'autres phases de développement que l'actuelle.

Dans les villes libres du moyen-âge, on parlait partout d'un « prix de juridiction » d'un « marché de juridiction » (NDT« Gerichtspreis », « Gerichtsmarkt » > « Gericht » = tribunal, mais ici l'organe social des « jurés » formant « jurande »). Qu'est-ce qui était pensé avec cela ? Je veux vous l'illustrer avec un exemple concret. Quand des séries de contrées alentour, des produits étaient apportés dans la ville, ainsi il était strictement interdit qu'ils soient écoulés dans les premiers jours autrement que dans le petit commerce. Personne n'avait la permission d'acheter en gros et de devenir commerçant intermédiaire. Personne n'était rendu à penser en ce temps-là à ce que le prix devrait être réglé par l'offre et la demande. On s'entendait jadis à réguler les deux. Les groupes dans les villes ou les guildes devaient fixer le prix pour ces produits aux membres qui avaient été accueillis après explication de ce qui était nécessaire pour fabriquer des marchandises, pour devenir producteur. Quand nous-mêmes maintenons un peu le regard alentour sur les rapports de travail, alors nous voyons comment une compréhension fondamentale était disponible pour ce dont avait besoin un humain. Quand nous regardons les salaires du travail de ce temps-là sous la considération des conditions tout autres, ainsi nous devons nous dire : comme le travailleur de jadis était rémunéré, cela ne tient aucune comparaison avec la rémunération aujourd'hui. Souvent ce fait a été interprété entièrement faussement par les chercheurs.
Ces confréries étaient formées sous des points de vue pratiques et de ce fait se formaient aussi d'après de tels points de vue pratiques. Elles gagnaient d'une ville à l'autre, car il était naturel que ceux, qui dans les différentes villes avaient un artisanat et des intérêts semblables, se liassent les uns aux autres et se soutenaient mutuellement. Ainsi se déployaient les unions de ville en ville.

L'humanité n'était en ce temps-là, pas encore unifiée sous des dispositions de police, mais sous des points de vue pratiques. Qui se prend la peine d'étudier les rapports qui en ces temps-là étaient visibles dans la même mesure dans les villes d'Europe, celui-là remarque très vite qu'il a ici à faire avec une phase d'approfondissement du principe de confrérie. Cela se montre particulièrement quand nous voyons quels fruits se sont développés de cela. Nous pouvons tout d'abord indiquer sur les plus hauts sommets, sur les puissantes prestations artistiques des 12 et 13 èmes siècles. Elles n'auraient pas été possibles sans cet approfondissement du principe de confrérie. L'œuvre puissante de Dante, « La divine comédie », nous la comprenons alors seulement quand nous comprenons le principe de confrérie. Regardez-vous plus loin ce qui est apparu sous les influences de ce principe, par exemple l'art typographique, la taille douce, la préparation du papier, l'horlogerie et les inventions apparues ultérieurement se sont préparés sous le libre principe de confrérie. Ce que nous sommes habitués à nommer bourgeoisie provient du soin du principe de la confrérie dans les villes moyenâgeuses. Beaucoup de ce qui a été produit par l'approfondissement scientifique et artistique n'aurait pas été possible sans le soin de ce principe de confrérie. Lorsqu'une cathédrale devait être construite, prenons celle de Cologne ou une quelque autre, alors nous voyons, que tout d'abord une association se forme, une guilde de construction ainsi nommée, par laquelle une collaboration décisive des membres d'une telle guilde apparaissait. On peut, quand ou a un regard intuitif pour cela, voir même le principe de confrérie porté à l'expression dans le style de construction, on peut le voir porté à l'expression dans presque chaque ville moyenâgeuse, et vous le trouvez partout, que vous alliez au nord de l’Écosse ou à Venise, si vous regardez une ville russe ou polonaise. Nous devons accentuer une chose : que le principe de confrérie est sorti sous l'influence d'un courant d'époque rentrant comme décisif dans la culture matérielle et c'est pourquoi nous voyons aussi bien en ce qui provient de culture plus élevée, comme en ce qui nous reste comme fruit de chaque temps, partout le matériel, le physique. Cela devrait une fois être soigné et pour le soigner correctement, le former, ce principe de confrérie a été nécessaire en ce temps là. Ce principe de confrérie est sorti en son temps d'une abstraction, et par cette abstraction, par cette pensée à la mesure de l'entendement notre vie a été divisée ainsi qu'on ne sait plus très bien, ne comprend plus très bien comment lutte pour l'être-là et principe de confrérie œuvrent ensemble dans leur relation réciproque.

D'un côté, la vie de l'esprit devenait toujours plus abstraite et abstraite. Morale et justice, façons de voir en rapport au système d'État et les autres rapports sociétaux ont été amenés sous des principes toujours plus abstraits et la lutte pour l'être-là a été toujours de plus en plus séparée par un fossé de ce que l'humain ressent en fait comme son idéal. Cette fois-là, au milieu du Moyen Âge, il y avait là une harmonie entre ce qu'on sentait comme idéal et ce qu'on faisait vraiment, et quand donc une fois a été montré qu'on peut être en même temps idéaliste et praticien, ainsi cela a donc été le cas au Moyen Âge.
Aussi le rapport du droit romain à la vie était encore un harmonique. Regardez-vous par contre la chose aujourd'hui, alors vous trouvez comment nos rapports de droit planent par-dessus la vie morale. Beaucoup disent : nous savons ce qui est bien, correct et juste, mais ce n'est pas pratique. - Cela vient de ce que le penser sur les plus hauts principes est séparé de la vie.

À partir du 16e siècle, nous voyons la vie spirituelle se développer plus sous les principes de l'entendement. Celui-là qui, à partir de sa guilde, était assis ensemble au jury/tribunal avec les douze autres juges non professionnels sur un quelque délit qu'un membre de la guilde avait commis, il était le frère de celui qui devait être jugé. La vie se liait avec la vie. Chacun savait ce que l'autre travaillait et chacun cherchait à comprendre pourquoi il avait une fois dévié du chemin correct. On voyait pour ainsi dire dans le frère et on voulait voir en lui.

Maintenant s'est formé une jurisprudence (NDT les lexiques proposent droit, mais là encore, il est possible que la conception du droit de RS, l'attache davantage à l'observation des faits de la vie des humains qu'aux « principes » abstraits, c'est pourquoi je garde « jurisprudence » en français pour « Jurisprudenz » en allemand) de sorte que n'intéresse le juge et l'avocat que le code de loi, que les deux ne voient qu'un « cas », sur lequel ils ont à appliquer la loi . Regardez seulement, comment tout ce qui est pensé moralement est détaché de la science du droit. Nous avons vu ce contexte se développer de plus en plus dans le dernier siècle, pendant qu'au Moyen Âge sous le principe de la confrérie s'était formé ce qui est nécessaire et important pour chaque progrès fructueux : compréhension factuelle et confiance, qui aujourd'hui deviennent toujours plus caduques comme principe. Le jugement de l'expert est aujourd'hui presque entièrement en retrait vis-à-vis du parlementarisme abstrait. La raison commune, la majorité devrait donner la mesure aujourd'hui, pas l'expertise. La préférence de la majorité devait venir. Mais tout aussi peu qu'en mathématique on peut voter pour obtenir un résultat correct – car 3 fois 3 est toujours 9 et 3 fois 9 toujours 27 -, ainsi c'est aussi là. Il serait impossible de mettre en œuvre le principe de l'expertise sans le principe de la confrérie, de l'amour fraternel.

La lutte pour l'être-là a sa justification dans la vie. Par cela que l'humain est un être particulier, qu'il doit aller son chemin par la vie comme individu, il est rendu attentif à la lutte pour l'être-là. Dans une certaine relation vaut ici aussi la parole de Rückens : quand la rose se sent elle-même, elle sent aussi le jardin.- Si nous ne nous rendons pas capable d'aider nos semblables, ainsi nous pourrons aussi mal les aider. Ne nous ne regardons pas à ce que toutes nos dispositions soient formées, ainsi nous n'aurons que de faibles résultats à aider nos frères. Et pour amener ces dispositions au développement, un certain égoïsme doit être disponible, car l'initiative est en rapport à l'égoïsme. Qui le comprend, ne se laisse pas conduire, qui le comprend, ne laisse pas chaque image de l'environnement agir sur soi, mais descend dans son intérieur, où sont les sources des forces, il se formera en un humain vigoureux et capable et chez lui sera la possibilité de fournir du service à d'autres, parce que plus est disponible que chez celui qui se soumet à toutes les influences possibles de son environnement. Cela va de soi que ce principe, qui est nécessaire pour l'humain, peut être élargi au radical. Mais seulement alors ce principe portera ses fruits corrects quant- il est jumelé avec le principe de l'amour du frère.

J'ai introduit tout de suite pour cette raison l'exemple pratique des guildes de villes du Moyen Âge comme exemple pratique pour montrer comment tout de suite le pratique est devenu si fort sous le principe de l'aide réciproque individuelle personnelle. D'où ont-ils tété la force ? De ce qu'ils ont vécu en confréries avec leurs semblables. C'est correct de se faire aussi fort que possible. Mais la question est si nous pouvons absolument devenir forts sans l'amour du frère. Cette question, celui qui se lance dans une connaissance véritable des âmes, doit y répondre par un non résolu.

Nous voyons dans toute la nature des modèles de la collaboration d'êtres particuliers dans un tout. Prenez purement le corps humain. Il consiste en êtres autonomes, en des millions et des millions d'êtres vivants individuels autonomes ou cellules. Quand vous regardez une partie de ce corps humain sous le microscope, ainsi vous trouvez qu'il est tout simplement composé de tels êtres vivants. Mais comment œuvrent-ils ensemble ? Comment est devenu désintéressé ce qui devrait former un tout dans la nature ? Aucune de nos cellules ne fait valoir sa particularité de manière égoïste. L'outil merveilleux des pensées, le cerveau, est en tout cas formé de millions de fines cellules, mais chacune agit à sa place de manière harmonieuse avec les autres. Qu'est-ce qui met en œuvre la collaboration de ces petites cellules, qu'est-ce qui met en œuvre qu'un être plus élevé vient à l'expression à l'intérieur de ces petits êtres vivants ? C'est l'âme humaine qui provoque cet effet. Mais jamais l'âme humaine ne pourrait agir ici sur Terre quand ces millions d'êtres plus petits abandonnaient leur particularité et se plaçaient au service du grand être commun, que nous décrivons comme l'âme. L'âme voit avec les cellules des yeux, pense avec les cellules du cerveau, vit avec les cellules du sang. Là nous voyons ce que signifie association. Possibilité qu'un être plus élevé s'exprime par les membres associés. Cela est un principe universel dans toute vie.

Cinq humains qui sont ensemble, pensent et sentent harmonieusement les uns avec les autres sont plus que 1 + 1 + 1 + 1 +1, ne sont pas purement la somme des cinq, justement aussi peu que notre corps est la somme de nos cinq sens, mais la vie en commun, le vivre l'un dans l'autre des humains signifie quelque chose d'entièrement similaire au vivre l'un dans l'autre des cellules d'un corps humain. Un être nouveau, plus élevé est au milieu parmi les cinq, oui déjà parmi deux ou trois. « Où deux ou trois sont unis/associés en mon nom, là je suis au milieu parmi eux ». Ce n'est pas l'un et l'autre et le troisième, mais quelque chose d'entièrement nouveau qui apparaît/naît par l'association/l'union. Mais cela apparaît seulement quand l'individu vit dans l'autre, quand l'individu ne crée pas sa force purement de lui-même, mais de l'autre. Mais cela peut seulement se passer, quand il vit désintéressé dans l'autre. Ainsi, les associations humaines sont les lieux pleins de secrets dans lesquels des entités spirituelles plus élevées s'abaissent vers en bas pour agir à travers l'humain particulier comme l'âme agit par les membres du corps.

Dans notre époque matérialiste, on ne croira pas cela facilement, mais dans la conception du monde de science de l'esprit ce n'est pas purement quelque chose d'imagé, mais de réel à un haut degré. C'est pourquoi le chercheur en science de l'esprit ne parle pas purement de choses abstraites, quand il parle d'âme du peuple ou de l'esprit de famille ou de l'esprit d'une autre communauté. On ne peut voir cet esprit qui agit dans une association, mais il est là, et il est là par l'amour du frère des personnalités agissant dans cette association. Comme le corps a une âme, ainsi une guilde, une confrérie a aussi une âme, et je répète encore une fois, cela n'est pas purement parlé imagé, mais à prendre comme pleine réalité.

Les humains qui œuvrent ensemble dans une confrérie sont des magiciens parce qu'ils tirent des êtres plus élevés dans leur cercle. On n'a plus besoin d'en appeler aux manipulations du spiritisme, quand on collabore avec amour du frère dans une communauté. Des êtres plus élevés se manifestent là. Nous abandonnons-nous dans la confrérie, ainsi cet abandon est un affermissement, un renforcement de nos organes. Quand nous agissons ou parlons comme membre d'une telle communauté, ainsi agit ou parle en nous, non l'âme individuelle, mais l'esprit de la communauté. Cela est le secret du progrès de l'humanité future, d'agir à partir de communautés.
Comme une époque en dissout une autre, et chacune a sa tâche particulière, ainsi c'est aussi avec l'époque moyenâgeuse en rapport à la nôtre, avec notre époque en rapport aux futures. Dans la vie pratique immédiate, lors de la fondation de l'art utilitaire, les confréries moyenâgeuses ont œuvré. Elles ont en premier montré une vie matérialiste, après qu'elles aient obtenus leurs fruits, mais leur fondement de conscience, à savoir la fraternité, avait plus ou moins disparu, après que soit entré le principe abstrait d'État, la vie abstraite, spirituelle à la place d'un véritable se sentir l'un l'autre.
Il incombe au futur de fonder de nouveau des confréries, et d'ailleurs à partir du spirituel, des plus hauts idéaux de l'âme. La vie des humains a montré jusque-là les plus diverses associations, elle a suscité un terrible combat pour l'être-là qui est pour ainsi dire arrivé à son sommet aujourd'hui. La vision du monde de la science de l'esprit veut former les plus hauts biens de l'humanité au sens du principe de confrérie, et ainsi vous voyez alors que le mouvent mondial de science de l'esprit place ce principe de confrérie dans tous les domaines à la place de la lutte pour l'être-là. Nous devons apprendre à conduire une vie de communauté. Nous n'avons pas le droit de croire que l'un ou l'autre serait en état de mettre en œuvre ceci ou cela.

Tout un chacun aimerait bien savoir comment on unifie la lutte pour l'être-là et l'amour fraternel. Cela est très simple. Nous devons apprendre à remplacer la lutte par du travail positif, remplacer la guerre par l'idéal. On ne comprend que trop peu aujourd'hui ce que cela signifie. On ne sait pas de quelle lutte on parle, car on parle dans la vie absolument encore seulement de combats. Là nous avons la lutte sociale, la lutte pour la paix, la lutte pour l'émancipation de la femme, la lutte pour fond et sol et ainsi de suite, partout où nous regardons, nous voyons la lutte.

La conception du monde de science de l'esprit se dirige seulement vers cela, de placer le travail positif à la place de cette lutte. Celui qui s'est intégré dans cette conception, il sait que le lutter/combattre ne conduit à aucun résultat véritable. Cherchez à introduire dans la vie, à rendre valable, ce qui s'avère comme le correct dans votre expérience et votre connaissance, sans combattre l'opposant. Ce ne peut naturellement être qu'un idéal, mais un tel idéal doit être disponible, lequel est à introduire dans la vie comme principe de science de l'esprit. Des humains qui se rattachent à des humains et mettent en œuvre leurs forces pour tous, ce sont ceux-là qui déposent les fondements pour une évolution prospère dans le futur. La société théosophique veut même être valable comme modèle sous ce rapport, c'est pourquoi elle n'est pas une société de propagande comme d'autres, mais une société de frères. En elle on œuvre par le travail de chaque membre particulier. On doit seulement comprendre cela une fois correctement. Agit le mieux celui qui ne veut pas imposer son point de vue, mais ce qu'il regarde aux yeux de ses confrères ; qui recherche dans les pensées et sentiments des semblables et se fait le serviteur de ceux-ci. Œuvre au mieux à l’intérieur de ce cercle celui qui peut accomplir dans la vie pratique de ne pas ménager son opinion propre. Quand nous cherchons à comprendre de cette façon que nos meilleures forces jaillissent de l'association et que l'association n'est pas à retenir purement comme fondement abstrait, mais à confirmer avant toutes choses de manière théosophique à chaque geste, à chaque instant de la vie, alors nous avancerons. Nous n'avons seulement pas la permission d'avoir de l'impatience dans cet aller de l'avant.

Que nous montre donc la science de l'esprit ? Elle nous montre une réalité supérieure, et c'est cette conscience d'une réalité supérieure qui nous amène en avant dans la réalisation de ce principe de confrérie.

On nomme aujourd'hui les théosophes des idéalistes non pratiques. Cela ne durera pas longtemps qu'ils s’avéreront comme les plus pratiques, parce qu'ils comptent avec les forces de la vie. Personne ne doutera de ce qu'on blesse un humain quand on lui jette une pierre à la tête. Mais que c'est bien plus grave d'envoyer un sentiment de haine à l'humain, qui blesse l'âme de l'humain bien plus que la pierre le corps, cela ne sera pas considéré. Il s'agit entièrement de cela, en quelle mentalité nous nous tenons vis-à-vis des semblables. Mais notre force dépend tout de suite de cela pour un œuvrer prospère dans l'avenir. Quand nous nous efforçons de vivre ainsi en confrérie, alors nous réalisons pratiquement le principe de confrérie.

Être tolérant signifie encore autre chose au sens de science de l'esprit, que ce qu'on comprend habituellement sous cela. Cela signifie de veiller aussi à la liberté des pensées de l'autre. Pousser un autre de sa place est une grossièreté, mais quand on fait la même chose en pensées, ainsi ne vient à personne, que cela est un tord/une injustice. Nous parlons certes beaucoup d'estime des opinions étrangères, mais ne sommes pas enclins à laisser valoir cela pour nous-mêmes.

Un mot n’a pour nous presque aucune signification, on l'entend et ne l'a quand même pas entendu. Mais nous devons apprendre à écouter avec l'âme, devons comprendre saisir les choses les plus intimes avec l'âme. Ce qui deviendra dans la vie physique est toujours disponible en premier dans l'esprit. Nous devons donc réprimer notre opinion et écouter entièrement l'autre, pas purement la parole, mais même le sentiment, aussi alors quand le sentiment devrait se manifester en nous que ce que l'autre dit est faux. C'est beaucoup plus plein de force de pouvoir écouter aussi longtemps que l'autre parle que de lui tomber dans la parole. Cela donne une tout autre compréhension réciproque. Vous sentez alors comme si l'âme de l'autre vous trans-réchauffait, vous trans-éclairait quand vous allez vers elle de cette manière en absolue tolérance. Nous ne devrions pas accorder une pure liberté de la personne, mais une pleine liberté, oui nous devons même chérir la liberté des opinions étrangères. Cela est seulement un exemple pour beaucoup. Celui qui tombe dans la parole de l'autre, regardé à partir d'une vision spirituelle du monde, il fait quelque chose de semblable à celui qui donne un coup de pied physique à l'autre. L'amène-t-on à cela de comprendre que c'est une bien plus forte influence de tomber dans la parole de l'autre, que de lui donner un coup de pied, alors on vient en premier à cela de comprendre la confrérie jusque dans l'âme, alors elle devient un fait. Cela est la grandeur du mouvement de science spirituelle qu'il nous apporte une nouvelle foi, une nouvelle conviction des forces spirituelles qui coulent/fluent d'humain à humain. Cela est le principe de confrérie le plus élevé, spirituel. Chacun aimerait se dépeindre de combien l'humanité est éloignée d'un tel principe de confrérie. Chacun aimerait se former là-dedans, quand il trouve du temps pour cela, d'envoyer ses chères pensées d'amour et de confrérie. L'humain tient habituellement cela pour quelque chose sans signification. Mais si vous atteignez une fois là à reconnaître que la pensée est justement aussi bien une force comme l'onde électrique qui sort d'un appareil et flue par-dessus à l'appareil récepteur, alors vous comprendrez aussi mieux le principe de confrérie, alors progressivement la conscience communautaire deviendra plus claire, alors cela deviendra pratique.

De ce point de vue nous pouvons devenir clair sur comment la conception du monde de science de l'esprit saisit la lutte pour l'être-là et le rapport de confrérie. Nous savons très exactement que maints qui sont placés dans la vie à telle ou telle place sombreraient s'ils n'hurlaient pas avec les loups, s'il ne conduisait pas cette lutte pour l'être-là aussi cruellement que les autres. Pour celui qui pense en matérialiste, il n'y a aucune échappatoire à cette lutte pour l'être-là. Nous devrions certes faire notre devoir à cette place à laquelle le karma nous a placés. Mais nous faisons ce qui est correct quand nous sommes clairs avec nous que nous fournirions bien plus si nous renoncions à voir dans l'immédiat présent les résultats que nous voulons atteindre. Amenez-le par-dessus le cœur quand peut-être vous vous tenez dans la lutte pour l'être-là avec l'âme en sang, de laisser fluer vos pensées en mentalité pleine d'amour d'âme à âme à celui à qui vous avez fait mal dans la lutte pour l'être-là, alors vous penserez peut-être comme matérialiste que vous n'avez rien fait. Mais après cette explication, vous reconnaîtrez que cela doit avoir son effet plus tard, car rien, nous savons cela, n'est perdu qui avance dans le spirituel.

Ainsi, nous pouvons parfois avec l'âme hésitante, avec nostalgie dans le cœur, accueillir la lutte pour l'être-là et la transformer par notre participation. Travailler ainsi dans cette lutte pour l'être-là signifie changer la lutte pour l'être-là dans une relation pratique. Ce n'est pas possible d'aujourd'hui à demain, mais que nous le pouvons est hors de tout doute. Quand nous travaillons à l'âme propre au sens de l'amour du frère, alors nous utilisons par ce que nous nous utilisons, le plus souvent l'humanité, car c'est vrai que nos facultés sont déracinées comme une plante arrachée du sol, quand nous persistons en particularité à être-particulier. Ainsi peu un œil est encore un œil, quand il sera arraché de la tête, ainsi peu une âme humaine est encore une âme, quand elle se sépare de la communauté humaine. Et vous verrez que nous formons le mieux nos talents quand nous vivons en communautés fraternelles, quand nous racinons dans le tout. Évidemment, nous devons attendre jusqu'à ce que ce qui tire des racines dans le tout mature en fruit en soi-même par une silencieuse méditation.

Nous avons le droit de nous perdre ni dans le monde extérieur, ni en nous-mêmes, car ce que le poète a dit est vrai qu'on doit être silencieux à soi-même quand nos talents devraient sortir. Mais ces talents racinent quand même dans le monde. Ils forcissent et peuvent nous améliorer d'après le caractère seulement quand nous vivons dans la communauté. C'est pourquoi c'est vrai au sens du bien vrai principe de confrérie, que la fraternité des humains fait tout de suite le plus fort dans la lutte pour l'être-la et il trouvera le plus souvent ses forces dans le silence de son cœur, quand il forme toute sa personnalité, toute son individualité ensemble avec les autres frères humains. C'est vrai : un talent se forme dans le silence -, mais c'est aussi vrai : un caractère se forme et avec cela l'humain entier et toute l'humanité dans le cours du monde.