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Institut pour une triarticulation sociale
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Collection: 01-Questions fondamentales
Sujet: Communauté des chrétiens comme travail pratique de triarticulation
 
Les références Rudolf Steiner Oeuvres complètes GA342 p49 à 56 éd 1993 13/06/1921
Traducteur: FG Editeur: SITE

Version 2 au 1er décembre 2013 triarticulation

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Sujet: Communauté des chrétiens comme travail pratique de triarticulation
 
Les références Rudolf Steiner Oeuvres complètes GA342 p49 à 56 éd 1993 13/06/1921
Traducteur: FG Editeur: SITE

Version 2 au 1er décembre 2013

(NDT : La première version de cette traduction portait la mention : "à revoir avec une personne compétente. Ne pas tirer de conclusion hâtive sur un propos très daté". La voici revue et corrigée avec cette aide. Ce n'est pas fini, une troisième viendra probablement, tant le propos peut prêter à malentendus.

Présentation du passage.
Le présent extrait est tiré d'une des séries de cours que R. Steiner donna à des étudiants en théologie venus le trouver au sujet d'un renouveau religieux chrétien qui donnera la « Communauté des chrétiens » toujours active aujourd'hui.
Il est alors institutionnellement distinct du mouvement anthroposophique comme de celui pour la triarticulation de l'organisme social même si bien entendu certaines personnes peuvent être impliquées dans chacun de ceux-ci.

C'est le principal passage où R. Steiner dépeint à la fois la formation d'une communauté religieuse spécifique autour de l'initiative d'un pasteur/prédicateur et l'articulation de celle-ci à l'organisme social lui même sous l'angle de sa triarticulation. Cette triarticulation qui promeut particulièrement la liberté spirituelle de l'individu dans l'autonomie de la vie spirituelle-culturelle organisée dans l'organisme social.

Outre la possibilité d'y voir aussi peut-être l'archétype du rapport de tout un chacun, porteur d'initiative quelle qu'elle soit, à toute communauté humaine en formation correspondante, il m'apparait,comme particulièrement intéressant qu'il s'attarde alors sur deux thèmes : la vie économique et le mariage. FG.)


Ce que donc vous devrez chercher en première ligne, c'est bien la formation de communauté. Et là, vous ne pourrez rien d'autre, pour arriver à un but imprégné de réalité, que de développer de la triarticulation pratique, être vraiment conscient de comment on peut développer de la triarticulation. Vous n'avez pas besoin, justement dans vos métiers, absolument pas besoin de faire de l'agitation de manière abstraite pour la triarticulation. Il est justement bien [possible] dans votre métier de travailler très pratiquement pour la triarticulation. Mais cela ne va pas autrement, que vous cherchiez le chemin vers ceux auxquels vous voulez parler. Il doit être trouvé un véritable chemin pour former des communautés.

Seulement, on n'a pas besoin de croire que, quand on fait quelque chose de tel, on doit devenir un révolutionnaire au sens radical. On n'en a pas du tout besoin.

Il peut très bien se présenter que vous arriviez par les voies les plus régulières à quelque fonction de pasteur, fonction de prédicateur. Il peut aussi se présenter, qu'il vous soit possible, de diriger ainsi les rapports matériels extérieurs ici ou là, que vous fondiez une communauté pleinement libre. Mais de telles communautés libres et de telles, dans lesquelles on a le souci d'introduire la liberté de la vie religieuse, à laquelle vous tendez — je vous prie de ne pas me mécomprendre, ce ne doit pas être la prédication du pur principe de pouvoir, mais le principe justifié de pouvoir —, quand ce que vous ambitionnez/aspirez devient un pouvoir, cela signifie, quand vous avez un certain nombre de sympathisants (NDT : à votre point de vue ou mentalité). Autre chose ne fera pas d'impression sur le monde. Vous devez avoir effectivement la possibilité d'avoir comme prédicateur des gens sur un grand territoire qui sont de vos cercles entièrement concrets.
Pour cela il devra bien être une fois nécessaire que ce cercle que vous avez maintenant, vous le fassiez encore dix fois plus grand. Cela sera dans une certaine mesure votre premier devoir, que vous vous recherchiez tout d'abord un cercle de sympathisants aussi grand sur le chemin sur lequel s'est constitué le plus petit cercle.
Alors seulement, quand dans les lieux les plus éloignés — naturellement lieux relativement les plus éloignés — sera visible, comment le même effort apparait, lorsqu'une cohésion avec vous est sur un grand territoire, alors vous pourrez pratiquement avancer vers une telle formation de communauté, égal, si vous êtes parvenus à la fonction de prédicateur par une voie reconnue aujourd'hui ou autrement. (NDT au fond une “prédication” formatrice de communauté).

Vous pourrez agir ainsi que vous pourrez alors attacher (NDT : littéralement : enchaîner) intérieurement, moralement vos enfants de paroisse les uns aux autres. Lorsque je dis « enchaîner», cela ne signifie pas, amarrer à des chaînes d'esclaves. À cela appartient de toute façon, que les membres de la communauté reçoivent par vous la conscience de vivre dans une certaine fraternité. Les communautés doivent avoir en elles des sensations concrètes de fraternité et elles doivent reconnaître à leur dirigeant-prédicateur une autorité toute naturelle, vers laquelle elles se tournent aussi dans des questions concrètes. Cela signifie, vous devez d'abord dans ces communautés, qui n'ont pas besoin de se nommer communautés de frères ou similaire de manière agitatrice, avant toutes choses vous attirer une autorité évidente — aussi particulier que cela apparaît tout d'abord — en rapport à la vie économique. Il doit être possible que soit cherché conseil auprès de vous dans des affaires économiques et dans tout ce qui dépend d'affaires économiques, à partir de la connaissance personnelle du membre de communauté. Il doit devenir possible, qu'on ait la sensation, qu'on reçoive une sorte de directive à partir du monde spirituel, lorsqu'on demande au prédicateur.

Voyez-vous, lorsque l'on peut contempler la vie, alors viennent vers vous dans le visible de petits symptômes de ce qui en fait doit être dispensateur de directions. J'allais une fois par une rue de Berlin et rencontrais un prédicateur connu par moi de longue date. Il portait un sac de voyage. Je voulus être poli et lui adresser une quelconque question. La suite fut naturellement que je lui adressais la question, qui se donnait par la situation : « Partez-vous en voyage ? » — « Non », me répondit-il, « je vais justement à un acte de fonction ». — Maintenant vous aimeriez voir là-dedans quelque chose d'extraordinairement non significatif ; mais de tout le contexte, la chose m'apparaît exceptionnellement significative. Le prédicateur rencontré était avant tout plus théologien que prédicateur dans son action, mais il était absolument intérieurement un humain profondément sérieux ; il avait dans son sac de voyage les choses, dont il avait besoin pour un baptême et parlait néanmoins ainsi, sentait ainsi, que vis-à-vis d'un humain, duquel il pouvait avoir le présupposé, qu'il pouvait comprendre une autre expression, il pouvait exprimer : « Je vais à un acte officiel » — C'est à peu près comme pour un policier, quand un voleur doit être cherché, qui va aussi à un acte administratif.

Cela devrait absolument tout à fait disparaître de l'activité du prédicateur, que d'une certaine manière chez lui le rapport avec la vie extérieure étatique ou similaire se place à l'avant de la conscience. Il doit bien dans toute la manière de sentir, comment alors elle se déverse dans la parole, est contenu cela, qui sera exécuté là, par une telle personnalité, qui agit de sa personnalité humaine consciente de Dieu, à partir de la libre impulsion de la personnalité humaine.
La conscience doit être disponible : je ne le fais pas comme acte officiel, je le fais évidemment à partir de mon intériorité, parce que la force divine me conduit à cela.

Vous pouvez voir cela comme une chose accessoire. Justement le fait que l'on regarde de telles choses comme des choses accessoires, c'est peut-être le plus important dans les dégâts de l'actuelle action religieuse. Si de telles choses étaient à nouveau regardées comme choses principales, cela jusque dans les plus petites sensations de l'humain se sachant parcouru de l'immédiat être-là du divin dans le physique, et que le prédicateur se sente comme autorité telle, qu'il sait, je porte la vie divine là-dedans, je n'accomplis pas un acte officiel dans le sens actuel, mais j'accomplis une mission du Dieu — , alors seulement il transfèrera sur ses enfants de paroisse ce qui en impondérables doit être transférer.

Ceci est apparemment vraiment bien loin de la vie économique. Et néanmoins, on n'a pas le droit, comme les affaires reposent aujourd'hui, de tenir les choses auxquelles nous tendons ici à Stuttgart dans le domaine de la triarticulation pour donnant la mesure pour d'autres domaines de la vie. Nous travaillons la triarticulation à partir de la globalité de l'organisme social. Mais pour votre métier, il s'agit cependant de quelque chose d'autre.
Pour votre métier il s'agit de ce que chacun des trois membres — ceux qui, aussi s'ils ne sont pas correctement organisés, sont là en réalité —, d'imprégner ces trois membres de vie spirituelle-religieuse* ; ainsi que — bien que règne une pleine liberté dans la recherche de conseil à l'intérieur de la communauté, à l'intérieur de laquelle se joue naturellement aussi la vie économique — à ce que dans une certaine mesure la condition évidente soit là, que dans les choses économiques, dans lesquelles il s'agit de ce que la vie spirituelle coule dans la paroisse, qu'on cherche la décision chez le prédicateur, le pasteur.

Ce doit être un tel unisson, et avant toutes choses le pasteur doit vivre en rapport intime avec la vie de soutien mutuel d'ensemble de sa communauté. Il doit se tenir dans une certaine mesure dans un rapport connaissant avec la compensation des inégalités sociales. Cela doit être visé dans la communauté. On doit de fait être le conseiller des hommes, et on doit dans un certain rapport être le conseiller aidant des femmes, on doit être une aide à la bienfaisance des femmes et ainsi de suite.

Tant les hommes qu'aussi les femmes doivent absolument avoir là la sensation évidente, là le prêtre a son mot à dire quand il s'agit de leurs possibilités d'organiser dans un sens plus élevé la vie économique, l'aide économique, la coopération économique.

Sans un intérêt, un intérêt faisant avec dans la vie économique, des communautés religieuses ne se laissent pas fonder, en particulier dans les temps aujourd'hui difficiles de la vie économique.

N'est-ce pas, nous pouvons présenter de telles choses comme un idéal, mais dans l'un ou l'autre domaine on aura la possibilité de se rapprocher plus ou moins de l'idéal. Vous trouverez bien sûr sans fin beaucoup de résistances, si vous visez quelque chose comme ça. Vous trouverez des rejets, mais vous devez arriver à l'amener à ce que les membres de votre communauté accueillent cette conscience, que j'ai justement caractérisée, et que par votre demande la nécessité se fasse, de viser dans la vie économique la direction lancée par le prédicateur.

Je dois dire à cette place que beaucoup doit rester idéal, avant toutes choses doit encore rester idéal aujourd'hui, ce qui doit être la part de la vie juridique, de la vie de l'État de ce que vit le prédicateur dans la communauté. Je veux présenter un exemple concret.

De ce que la vie religieuse a toujours plus perdu le sol réel, de telles choses sont apparues comme elles semblent extraordinairement éclairées aux humains d'aujourd'hui, mais comme elles sapent cependant fondamentalement la vie religieuse hors de la vie sociale.

C'est par exemple le point de vue, qu'on a aujourd'hui sur la législation du mariage. Il est sans aucun doute tout à fait nécessaire que la législation du mariage — qu'on la pense autrement à partir d'autres conditions strictes ou moins strictes —, il est, sous toutes les circonstances, nécessaire que la législation sur le mariage s'insère dans une certaine mesure dans la triarticulation de l'organisme social. Mais à cela est naturellement nécessaire, que soit senti clairement au sujet du mariage, qu'il représente dans sa propre institution une image de la triarticulation de l'organisme social. Il est premièrement une communauté économique et doit s'articuler dans l'organisme social, aussi loin qu'il a sa part économique. Il doit donc être recherché un rapport entre chaque communauté économique que constitue le mariage, et les associations.
À cela ne peut aujourd'hui à peine être que pensé, mais des communautés doit surgir cette conscience, qu'avant tout le côté économique du mariage soit porté par les mesures des associations, par les mesures de la vie économique.

La deuxième est que les conditions de droit soient clairement ressenties comme une condition en soi, et que l'état n'ait à dire que dans le rapport juridique du mariage, que donc la décision de mariage entre homme et femme ne concerne l'État qu'aussi loin, que c'est une affaire de droit, qui dépend de l'État.

Par contre, vous devrez revendiquer comme votre affaire originelle propre à l'intérieur de la communauté religieuse la bénédiction du mariage en une manière pleinement libre à partir de votre (leur?) décision.

Vous devrez donc viser comme un idéal, que la bénédiction religieuse du mariage sera placée dans la liberté de la décision religieuse, et que cette décision sera absolument respectée, de sorte qu'elle soit regardée comme base pour l'autre, que donc de fait par la confiance, qui existe dans la communauté, soit recherchée tout d'abord pour le mariage la décision du pasteur ou du prédicateur. Je sais naturellement, qu'une telle chose est considérée aujourd'hui peut être même par beaucoup de gens évangéliques comme quelque chose de tout à fait non conforme au temps, mais de nouveau je ne peux que dire : qu'on regarde de telles choses comme inappropriées au temps, là se montrent les dégâts de la vie de la civilisation, qui bien inévitablement sape la vie religieuse.

Aussi, vous devrez apporter à vos paroissiens la conscience que de fait le noyau spirituel intérieur du mariage a à faire avec la vie religieuse et doit devenir absolument pratique sur ce domaine de la triarticulation, cela signifie, que toutes les trois parties du mariage doivent petit à petit trouver leur arrangement/organisation dans la vie sociale, que donc toutes ces trois choses doivent être dedans. On ne doit pas se représenter la triarticulation ainsi, qu'on monte un programme de manière utopique et dise, on doit triarticuler les choses.

On les articule en ces trois membres, lorsqu'on saisit, que dans chaque institution de la vie, la triarticulation est implicitement contenue, et comment on peut former les choses particulières afin que la triarticulation repose à la base. On n'a peut-être pas besoin à l'intérieur de son métier de poser un poids si fort, pour représenter in abstracto la triarticulation; mais on doit comprendre, comment la vie exige, que cette triarticulation vienne, cela signifie, que chacun des membres particuliers de l'organisme social est une vraiment concrète réalité étant là (NDT daseiende Realität).

Naturellement, vous expérimenterez aujourd'hui de grosses résistances contre cela, mais justement sur un tel point vous pouvez, si vous oeuvrer tout d'abord éclairant dans votre communauté, déployer au mieux le rapport, dans lequel se tient la vie spirituelle — dans laquelle bien sûr avant toute chose l'élément religieux doit être contenu —, lequel doit devenir, non pas, je voudrais dire, des interpellations mutuelles bienveillantes, qu'on se porte mutuellement (NDT Avec une tonalité de courtoisie formelle et superficielle), mais qu'en fait on se pose comme son idéal la chose promue.

Naturellement, vous devez être prévenus qu'on vous apposera les plus grosses résistances.

Et troisièmement : vous devez avoir la possibilité de développer maintenant, ce qui dans la triple articulation de l'organisme social doit signifier la vie libre de l'esprit.

Nous n'avons plus aujourd'hui de vie de l'esprit du tout dans l'organisme social global, nous avons une vie intellectuelle, mais nous n'avons pas de vie spirituelle.

Nous n'avons plus, voudrais-je dire, de fréquentation des dieux avec les humains.

Nous n'avons pas la conscience, que dans tout ce qui se passe extérieurement dans le monde physique, l'oeuvre divine doit être là par nous même, et que le réel esprit serait porté dans le monde, que donc tant dans les agissements qui se jouent dans la vie économique, qu'aussi les fixations du droit, qui se jouent en la vie de l'État et notamment, que l'enseignement de la jeunesse et aussi l'instruction de l'âge doivent être l'acte libre de la participation d'humains à cette vie spirituelle. — C'est justement, ce qui doit être considéré.