triarticulation

Institut pour une triarticulation sociale
(contenu spécifique au site français)
Conditions d'utilisation.

Accueil

 

Deutsch EnglishDutchSkandinaviskFrançais ItalianoEspañolPortuguês (Brasileiro)Russisch
Recherche
 contact   BLOG  impressum 

Die Drei, 2/2014. (Traduction Daniel Kmiecik, légèrement revue FG)

Dietrich Spitta

L’entité humaine en tant que source de la justice et de l’injustice

La question de l’essence et de la nature du droit, et avec elle sa source originelle, préoccupe l’humanité pensante déjà depuis l’époque des philosophes grecs antiques. Et il existe depuis ce temps une multitude de tentatives telle qu’on ne peut pas l’embrasser du regard, pour répondre à cette question.

Dietrich Spitta explore ici l’évolution des termes du problème à l’époque plus récente et les examine en profondeur sous l’implication de l’anthropologie anthroposophique dans diverses directions, ce par quoi il explore aussi la différence entre l’animal et l’être humain ainsi que le comportement de l’être humain à l’égard de la nature.( 1 )

Lorsqu’on pose la question des origines du droit à l’époque récente, cela se produit d’une part, en considérant les phénomènes extérieurs du droit, tels qu’ils se présentent en lois et ordonnances ainsi que le droit coutumier. Ceux-ci n’acceptent, en tant qu’essence du droit, que ce qui est reconnaissable et qui est réalisé formellement et correctement sous cette forme en tant que droit. Étant donné que d’après cette conception, le droit est identique aux lois, de telles lois sont aussi considérées comme devant être suivies, par amour de la garantie du droit, même lorsqu’on les ressent comme injustes. Par exemple, Karl Bergboom dans son ouvrage paru en 1892, Jurisprudence et philosophie du droit, dit que nous « devons reconnaître comme obligatoire même le droit légal le plus abject, pour autant qu’il soit correctement engendré au plan formel. » ( 2 ) Et à l’époque plus récente encore, Hans Ulrich Evers, dans son ouvrage paru en 1956, le juge et la loi immorale, défend la conception que le juge s’adonne à une violation du droit, lorsqu’il décide à l’encontre d’une loi, même lorsqu’elle est, en effet, une loi immorale, voire corrompue.( 3 )

D’autre part, il existe de nombreuses et diverses tentatives de dériver de l’essence de l’être humain, de la révélation divine, de la raison ou bien du droit extérieur se présentant, des principes généraux du droit et de placer ces derniers en tant que « droits naturels », à côté ou au-dessus du droit positif.( 4 ) Enfin existent encore des conceptions intermédiaires, selon lesquelles le droit positif extérieur n’est alors droit et pas non-droit, lorsque sont réalisés en lui les principes généraux du droit comme en particulier le principe de la justice [équité, ndt]. Ainsi, Arthur Kaufmann écrit par exemple, dans sa Philosophie du droit en mutation : « L’équité en tant que principe de droit positif n’est en réalité qu’un droit positif, et un droit positif est seulement valide par sa participation à l’équité. »( 5 )

L’entité de l’être humain

C’est à peine donc si la question est posée jusqu’à présent de savoir si le droit, et avec cela aussi le non-droit, ne résultent pas directement de l’entité humaine. Arthur Kaufmann a certes affirmé, dans son ouvrage L’être humain dans le droit, en se référant à Gustav Radbruch, qu’il s’agissait pour celui-ci tout au long de son cheminement « constamment du rapport d’être humain et droitd’être humain dans le droit et du droit de l’être humain ».( 6 ) Pourtant, ni lui ni Radbruch ne se pose pas la question de savoir si pas l’être humain lui-même est bien source du droit.

Pour pouvoir répondre à cette question, devra d’abord être posée la question de l’essence de l’entité humaine. Des philosophes plus récents ont exposé dans des essais ontologiques, que l’entité de l’être humain n’est pas seulement constituée de substance respectivement de matière, mais aussi de vie, d’âme et d’esprit.( 7 ) À ce sujet, Theodor Litt rétorque en s’opposant aux représentations d’une construction stratifiée de l’être humain et parle, en considération de l’association de la vie d’âme et de l’esprit avec le susbtantiel-corporel, d’une « structure sensible-suprasensible » et dit que « toutes les deux, dans la plus étroite communauté, s’entraident mutuellement en s’élevant à une détermination supérieure. »( 8 ) Rudolf Steiner parle de son côté d'une entité quadruplement composée, qu’il présenta dès 1904, dans son ouvrage Théosophie. En cela il parle toutefois moins de matière, vie, d’âme et d'esprit, mais nomme ces quatre composantes essentielles de l’humain, en se rattachant à de plus anciennes désignations, en corps physique, corps d’éther ou de vie, corps astral, ou selon le cas, corps d’âme et Je. Lorsque Steiner désigne l’organisation de vie en tant que corps éthérique et de l’âme en tant que corps astral, cela peut sembler étrangé à plus d’un. Cela dépend toutefois du fait qu’il n’a pas inféré ces composantes philosophiquement de la nature humaine, à partir de phénomènes perceptibles aux sens extérieurs, mais qu’il les a examinées, au contraire, avec une capacité cognitive suprasensible systématiquement développée et que l’organisation de vie et l’âme de l’être humain apparaissent alors à cette contemplation suprasensible comme façonnée et organisée en enveloppes « de corps » du Je humain.( 9 )
L’être humain forme son corps physique comme la plante et l’animal à partir du monde extérieur substantiel et matériel. Son organisation de vie, qui se révèle particulièrement dans la croissance, la régénération et la reproduction, il la possède en commun avec le végétal et l’animal. Comme l’animal, l’être humain a aussi une âme avec des sensations, des sentiments, des pulsions et des convoitises et autres. Mais chez l’être humain seulement, se manifeste un Je, en tant qu’être spirituel individuel avec la faculté de connaître et de parler, ainsi que d’agir en liberté selon ses connaissances ou bien d’agir à l’encontre mêmes de ses connaissances.

Existent-ils des rapports de droit entre des animaux ?

Ni dans le monde des substances (minéral), ni dans celui du végétal, nous ne pouvons parler de rapports de droit. Dans le monde animal, par contre, se laissent découvrir des comportements qui pourraient être considérés comme relevant du droit. Ainsi, des biologistes ont découvert chez divers genres d’animaux, par exemple chez les oiseaux et libellules, mais aussi chez les reptiles, poissons et mammifères, ce qu’on a appelé une possession de territoire, défendue vis-à-vis des congénères et aussi désignée  territoire de domination.( 10 ) D’autres phénomènes dans le règne animal, à partir desquels on pourrait conclure à l’existence de comportements juridiques et même étatiques, sont les « états » des abeilles et fourmis. Chez ces peuples d’insectes, il s’agit de sociétés d’individus consanguins, provenant tous de la même mère. Au moyen des divers soins d’élevage du couvain, les populations se différencient en êtres sexués, qui veillent à la reproduction, et d’autres aux travaux (« ouvrièr(e)s » et à la défense (« soldats ») de la colonie. On en arrive ainsi à la formation de « castes » chargées de tâches diverses.( 11 )

Avec la « possession territoriale » défendue contre les congénères, on ne peut pas parler véritablement de « possession » et « d'entraide », au sens juridique, car ces manières de se comporter sont innées et reposent sur des instincts. La même chose vaut en correspondance pour les « formations étatiques » [ou mieux des colonies, terme biologiquement plus exact quant à la manière dont ces colonies d’individus prennent naissance comme des colonies bactériennes, le terme français est plus précis et exact ! ndt] chez les abeilles et les fourmis [et les termites¸ ndt]. Toutefois, ces manières de se comporter sont remplies de sens, comme l’écrit Adolph Portmann : « Les faits de la vie ont des causes — mais ils ont aussi du sens. »( 12 )

La nature en tant que bien humain constant

Une autre question c’est de savoir si l’animal, comme l’être humain, a un droit autonome sur la vie et à l’inviolabilité corporelle. Sur la base de la conscience environnementale qui s’est développée entre temps, il y a dans la Loi fondamentale allemande et dans les constitutions des Länder,  ainsi que dans d’autres lois fédérales et régionales, des prescriptions pour la protection de l’environnement et aussi pour les végétaux et animaux. Ainsi dans l’article 20a de la Loi fondamentale fut stipulé ce par quoi l’État protège les fondements de vie naturels et les animaux. Le Code pénal allemand renferme des prescriptions pénales pour la protection de l’eau, du sol et de la pureté de l’air. Dans le paragraphe 1 de la loi de protection de l’animal, il a été ajouté à cette fin qu’à partir de la responsabilité de l’être humain à l’égard de l’animal, en tant que co-créature, sa vie et son bien-être doivent être protégés. Conformément à cela, cette loi renferme de nombreuses prescriptions pour la protection animale. Dans la loi de protection de la nature des Länder fédéraux, il y a toute une série de prescriptions qui veillent à la protection des végétaux et animaux.

Dans de telles déterminations juridiques s’exprime une nouvelle conscience de la responsabilité de l’humanité pour la Terre et ses fondements de vie. Hans Jonas l’a nettement exprimée dans son ouvrage « Le principe de responsabilité. Essai d’une éthique de la civilisation technologique », en écrivant : « Il n’est plus insensé, pour le moins, de se demander si l’état de la nature extra-humaine, la biosphère dans son ensemble et ses composantes, qui sont soumises à notre pouvoir à présent, sont devenues avec cela un bien humain véridique, et si cela est une sorte d’exigence morale de notre part — non seulement pour l’amour de nous, mais au contraire aussi pour l’amour d’elles-mêmes, à partir de leurs droits propres. » Si c’était le cas, cela voudrait signifier « d’étendre la reconnaissance » des « buts en soi » au-delà de la sphère de l’être humain et le souci pour cela d’entrer dans le concept du bien humain. » Jonas signale qu’aucune éthique antérieure n’a préparé les êtres humains à ce rôle de fidéicommissaire et que la vision régnante sur la nature nous refuse encore tout droit théorique de penser sur la nature comme quelque chose dont il faille juridiquement tenir compte. D’un autre côté, pour lui, il semble émaner des menaces multiples qui pèsent pourtant désormais sur le monde vivant, une sorte d’injonction « silencieuse » en faveur du ménagement de son intégrité. Si nous entendons cet « appel » et que nous le reconnaissons comme nous obligeant, parce qu’il sanctionne de par la nature même des choses, cela nous nécessiterait « d’étendre largement le retournement du penser mentionné à la fois au-delà de la doctrine de l’action, c’est-à-dire l’éthique, et au-delà de la doctrine de l’être, à savoir de pousser au-delà la métaphysique, dans laquelle finalement toute éthique doit se fonder nécessairement. » Malheureusement, Jonas en reste ici, car il ne veut plus rien dire de cet « objet spéculatif », il conclut cependant avec l’indication importante, « que nous devrions rester ouverts à l’idée que la science de la nature ne dit pas toute la vérité sur la nature. »( 13 )

À cette vérité totale, Rudolf Steiner a ajouté — toutefois pas par des moyens spéculatifs, métaphysiques, mais au contraire à partir de ses investigations en science de l’esprit, qui lui permirent d’élargir ses capacités du connaître — ce qu’il pouvait concrètement dépeindre comme des êtres élémentaires et des entités spirituelles supérieures se trouvant aux fondements mêmes de tous les phénomènes naturels.( 14 ) Dans son ouvrage Science de l’occulte en esquisses il a aussi exposé la manière dont au cours d’une évolution de la Terre extrêmement compliquée, l’évolution de l’être humain s’est concomitamment produite, de sorte qu’il en naquît la formation d’une étroite communauté de destin entre la Terre et l’être humain.( 15 ) Par dessus le marché, dans une conférence du 9 novembre 1919, il a attiré l’attention sur le fait que de l’humanité — et pas seulement par son action extérieure — émanent des énergies, d’une part destructrices et d’autre part édificatrices, et que les êtres humains eux-mêmes, pour cette raison, ont une responsabilité morale pour ce que la Terre traverse dans les époques cosmiques. En tant que femme ou homme de la Terre, on ne se ressent ensuite correctement que « lorsqu’au sein de l’humanité, on ressent que la Terre elle-même est le corps de toute l’humanité terrestre. » Dans notre disposition d’âme, devrait donc passer le fait que nous nous sentons comme membres la Terre entière.( 16 ) En outre, Rudolf Steiner a aussi attiré l’attention sur le fait que depuis le Mystère du Golgotha, le Christ ressuscité s’est relié à la Terre et à l’humanité et qu’Il est devenu ainsi l’Esprit de la Terre.( 17 )Dans la mesure où nous, les êtres humains, nous développons une conscience de ce fait et que la disposition d’esprit désignée est élargie, on ne considéra plus comme justifiée aucune propriété privée d’une partie de la nature, les ainsi nommées parcelles de terrain, mais seulement encore une propriété limitée dans le temps, dépendant de l'usage personnel de celle-ci. Malgré le lien étroit entre humanité et Terre, et la responsabilité morale qui en résulte pour tous les êtres humains, vis-à-vis de la nature et des êtres vivants qui en sont à sa base, on ne peut pourtant pas encore dire actuellement que ceux-ci ont des revendications autonomes de droit à l’encontre des êtres humains. Il peut en effet seulement s’agir que ces derniers, par une science de la nature élargie, incluant les dimensions spirituelles et morales, deviennent de plus en plus conscients de leur responsabilité pour l’avenir de la Terre et avec cela, en même temps aussi, pour le futur de l’humanité, ce qui contribuera à ce qu’ils se comportent en correspondance. Cela mènera aussi à ce que les prescriptions légales se multiplient aussi par des associations de droit international pour veiller à la plus vaste protection possible de l’environnement. Au sein des trois règnes naturels eux-mêmes, on ne peut ni parler de droit de rapports juridiques ni de formations d’États. Quoiqu’il s’agisse, avec la nature, d’entités spirituelles et de hautes individualités spirituelles, reposant à la base de la nature, vis-à-vis desquelles nous avons une grande responsabilité morale , on ne peut évidemment parler de rapports juridiques, que lorsqu’il s’agit de rapports entre des êtres spirituels incarnés sur la Terre, et ce ne sont que les êtres humains, tout comme leurs comportements à l’intérieur des organisations formées par eux-mêmes.

 

Le tort dans le comportement des humains entre eux

L’être humain peut à présent, comme mentionné, se comporter correctement/juridiquement à l’égard de ses semblables ou il peut leur faire du tort, en ce qu'il viole leurs droits. Des comportements injustes dépendent du fait qu’homme et animal ont une âme, dans laquelle vivent, entre autres des instincts et convoitises et dans laquelle peuvent se faire prévaloir aussi des passions chez l’être humain. Si celles-ci ne sont pas tenues en bride par le Je humain, à partir de l’attention portée au semblable, on peut en venir à des manières de se comporter, par lesquelles on en arrive, selon diverses façons et degrés, à léser son semblable. De telles atteintes peuvent consister, par exemple, au non-respect des contrats ou bien au non-respect de leur conformité ; elles peuvent être d’ordre psychique, du fait, par exemple, que l’on mente à autrui, qu’on le trompe ou bien qu’on l’offense, ou encore du fait qu’on le vole ou le frappe ou bien qu’on le viole ou qu’on l’assassine. Dans tous ces cas de comportements moralement coupables, il se produit un tort. Avec ces diverses formes de mauvais comportements humains se pose à présent la question de la manière dont de telles manières injustes de se comporter sont à juger et comment on peut veiller au droit vis-à-vis d'elles. Étant donné que les citoyens veulent vivre en sécurité dans la communauté étatique, c’est la tâche de cette communauté de décider vis-à-vis de quelles violations des droits, les citoyens doivent être protégés. Le droit pénal public sert à cette protection, par lequel le législateur fixe dans la loi quelles actions doivent se voir sanctionner par une peine. Mais il existe à présent aussi des violations du droit, qui ne sont pas considérées par la communauté juridique comme punissables. Ici, il s’agit de telles actions manquées, qui se réfèrent seulement aux circonstances privées des individus et doivent donc être considérées comme relevant du domaine du droit privé. En relèvent, par exemple, des comportements contraires au respect d’un contrat, de détériorations volontaires par incurie, d’enrichissements injustifiés et ainsi de suite. Ici, il importe alors qu’un juge, en tant qu’instance impartiale, décide au cas par cas, de ce qu’est le droit. Dans le droit privé valent les principes de l’autonomie privée et de la liberté de contrat. Pourtant, ces principes ne valent pas de manière illimitée. Il est plus précisément nécessaire que la communauté juridique, en considération du maintien de la sécurité, pose donc des limites à la liberté de contrat, aussi bien pour la sécurité des citoyens individuels que pour sa propre sécurité à elle. Ainsi, le législateur a-t-il déclaré comme nuls et non avenus entre autres des contrats, qui se heurteraient à une interdiction légale ou bien contre les bonnes mœurs. Il existe aussi, par exemple, des dispositions juridiques, par lesquelles une association poursuivant des objectifs anticonstitutionnels peut se voir interdite par le gouvernement de l’État. Avec ce genre de lois, il s’agit en fait, dans l’esprit de Rudolf Steiner, de droit public, parce que celles-ci ne valent pas pour des relations de droit privées concrètes particulières, mais fixent des limites pour tous les citoyens pour leur comportement personnel et pour la fondation de relations de droit privées de la même façon. La distinction des trois domaines du droit par Rudolf Steiner en droit privé, droit public et droit pénal, sera abordée d’une manière plus détaillée dans un prochain article.

« Le droit, c’est ce que nous reconnaissons pour « juste » dans un cas particulier »

Maintenant on peut reconnaître par ce qui vient d’être dit que l’être humain est lui-même source du droit et du non-droit. On peut aussi se rendre compte que le comportement juste est en même temps un comportement moral, ainsi que sur ce point droit et morale sont étroitement liés l’un à l’autre. En général, l’être humain se comporte de manière à ne pas blesser ses semblables dans leurs droits et dans leur dignité humaine. S’il se comporte ainsi, on parle alors d’un être humain créateur du droit, c’est-à-dire, qu’un tel être humain se tient dans un rapport juridique avec ses semblables : il agit « conformément au droit ». Le professeur suisse de droit civil, Peter Jäggi, donne dans son ouvrage Droit privé et État, l’exemple d’une mère qui a donné la vie à un enfant. Celle-ci savait qu’elle doit veiller sur lui. « Si elle le fait, en effet, alors elle se comporte conformément au droit ; si elle ne le fait pas, alors il se produit un tort. »( 18 )Juste et injuste sont donc des propriétés inhérentes au comportement humain, indépendamment de savoir si l’on a statué en tant que devoir sur un tel comportement par une loi, ou selon le cas, si l’on a placé sous punition légale un comportement non juste correspondant. Jäggi remarque en plus : « En tant que qualité, le « droit », dans le cas particulier, doit être caractérisé par un qualificatif. Le terme principal « droit » (tout simplement) décrit cette qualité in abstracto, exactement comme le terme principal « beauté » décrit la qualité du « beau » in abstracto. Avec le terme de « droit objectif » une règle juridique est par contre toujours caractérisée. »( 19 )Jäggi distingue donc entre la règle juridique abstraite (le droit objectif) en tant que moyen de connaissance juridique et ce qui est reconnu avec cela, le juste, tout bonnement. Pour lui, la quintessence des normes juridiques ne représente pas le droit lui-même, au contraire de la conception des positivistes du droit. Si nous libérons donc le concept du droit de la cuirasse de l’abstraction, dans laquelle il se trouve nécessairement, à cause de la propriété de notre penser (abstrait), alors le droit c’est « ce que nous reconnaissons réellement comme  « juste » se produisant dans un cas particulier ». C’est donc un jugement de valeur que nous prononçons sur quelque chose qui a lieu (dans la vie ensemble des hommes). Plus encore : c’est une propriété, qui est inhérente à ce qui se produit sans considération de notre jugement et qu’avec l’aide de règles nous essayons de reconnaître. » Ainsi, la mère, dans l’exemple cité, sait qu’elle doit veiller sur son enfant. « Elle le sait, même si aucune règle de ce genre ne fut jamais posée ni ne fut jamais fixée dans un manuel de droit. » Sa seule, unique et immédiate source du droit, c’est sa raison, que Jäggi, sous ce point de vue, appelle ici sentiment du droit. Et dans l’ensemble des circonstances et dans la nature de la chose, repose la seule et unique, mais suffisante, raison du caractère d’obligation pour le devoir qui en résulte.( 20 )

Le sentiment du droit

Ici se pose la question de savoir dans quelle ampleur le sentiment du droit peut être une source cognitive du droit. Julius Hermann von Kirchmann, donne à entendre, à bon droit, qu’une particularité de l’objet de la jurisprudence consiste dans le fait que « le droit n’est pas simplement dans le savoir, mais il est encore aussi dans le sentir, à savoir que son objet n’a pas simplement son siège dans la tête, mais aussi dans la poitrine de l’être humain. » Les objets des autres sciences sont libres de ce genre d’ajout. D’eux on n’exige en effet que la vérité. Dans le droit, par contre, se mélangeraient à la recherche de la vérité, l’exaspération, les passions et les partis-pris. Le sentiment ne serait donc jamais, ni nulle part, un critère de vérité ; dans le cas contraire, les investigations de la science en seraient rendues bien difficiles. Ainsi, toutes les grandes questions du jour deviendraient des questions de partis-pris. Comme exemple pour cela, Kirchmann donne les questions de droit politique, qui n’étaient encore que contestées à son époque, comme de savoir s’il fallait introduire une constitution ou pas, si la presse devait être libre ou bien s’il devait y avoir de la censure, de savoir si la trique devait être conservée comme façon de punir, si l’on devait permettre un mariage entre Chrétiens et Juifs, et ainsi de suite.( 21 )

Les exemples indiqués par Kirchmann montrent qu’il s’agit de questions qui ne se réfèrent pas aux actions privées et aux rapports de droit, mais qui sont au contraire de celles qui doivent être décidées par la totalité de la communauté juridique de manière démocratique et être ensuite obligatoires en tant que droit public pour tous les citoyens de manière égale. Dans de tels cas, le sentiment individuel du droit ne peut pas être décisif, comme le dit Kirchmann à raison. Il en va pourtant autrement en considération des manières humaines et personnelles de se comporter, vis-à-vis desquelles le sentiment humain du droit, comme l’expose pertinemment Jäggi en tant que source du droit pose foncièrement question.

Nous en arrivons avec cela au résultat provisoire que la source du droit repose d’abord dans l’être humain et que celui-ci même peut reconnaître lesquelles de ses actions sont « justes » ou « injustes ». Quant à savoir comment cette connaissance prend naissance dans l’individu et si une telle connaissance du droit sourd encore d’autres sources du droit, ainsi que la manière dont le droit et la morale se tiennent ensemble, c’est ce que nous explorerons plus en détail dans un autre article.

 

 

Dr. en droit Dietrich Spitta, avocat de profession, cofondateur de la clinique Filder et du libre collège universitaire de Stuttgart. Dans ce dernier, durant son existence, il a donné des cours d’introduction à la science juridique et à la science politique ; des années d’étude de l’anthroposophie et de collaboration active à la Société anthroposophique à Stuttgart et à la ville de Filder, ainsi qu’au sein du département des sciences sociales du Goetheanum à Dornach. À son actif, de nombreuses publications, entre autres, L’idée d’État chez Wilhelm von Humboldt (2004), Formation humaine et État. L’idéal de formation de Wilhelm von Humboldt eu égard à la critique de l’humanisme (2006)¸L’initiation de Goethe et son conte du Serpent vert et du beau Lys (2008).



( 1 ) L’article suivant est une partie d’un travail plus important, qui n’est pas encore achevé, traitant de la présentation de la société, du droit et de l’État à partir du point de vue anthroposophique.

( 2 ) Karl Bergbohm : Jurisprudence et science du droit, Vol. 1, Leipzig 1892, p.144.

( 3 ) Hans-Ultich Evers : Le juge et la loi immorale, Berlin 1956, p.142, cité d’après  Arthur Kaufmann : Philosophie du droit en transformation, Cologne/Berlin/Bonn/Munich 21984, pp.131 et suiv.

( 4 ) Voir, par exemple, la doctrine du droit naturel de Christian Wolff dans son ouvrage paru en 1740-48 : Jus naturae methodo scientifica Pertractatum ; Johann Gottlieb Fichte : Fondements du droit naturel selon les principes de la doctrine de la science (1796/97) ;Immanuel Kant : Fondements initiaux métaphysiques de la doctrine juridique (1797 ; partie 1 : Métaphysique des lois morales) ; Heinrich A. Rommen : L’éternel retour du droit naturel, Leipzig 1936, 2ème édition élargie en 1947 ; Felix Flückiger : Histoire du droit naturel, Zurich 1954 ; Erik Wolf : le problème de la doctrine du droit naturel, 3ème édition, ; Karlsruhe 1964 ; Hans Welzel : Droit naturel et justice matérielle, 4ème édition élargie Göttingen 1964 ; Karl Larenz : Droit de justice. Grandes lignes d’un éthique juridique (Munich 1979).

( 5 ) Arthur Kaufmann : Philosophie en mutation, à l’endroit cité précédemment, p.108.

( 6 ) Voir Arthur Kaufmann : Philosophie du droit en mutation, à l’endroit cité précédemment, p.30.

( 7 ) Voir entre autres, Nicolai Hartmann : L’édification du monde réel, Glan 1949, pp.188 et suiv. ; Günther Jakoby : Ontologie générale, Halle 1925/55 : Karl Jaspers : Philosophie, Vol. 1, Berlin 1932, pp.165 et suiv. ; Theodor Litt : Penser et être, Stuttgart/Zurich 1948, pp.130 et suiv. ; 134 et suiv. ;214 et suiv. [l’ontologie est la partie de la métaphysique qui s’applique à l’être en tant qu’être indépendamment de ses déterminations particulières, ndt]

( 8 ) Theodor Litt : Penser et être, à l’endroit cité précedemment, pp.134 et suiv. ;en particulier p.138.

( 9 ) Voir Rudolf Steiner : Théosophie (1904 ; GA 9), Dornach 2003, voir les paragraphes « corps, âme, esprit » dans le chapitre « La nature de l’être humain ». [La notion de corps, Leib, pour Rudolf Steiner n’est pas exactement celle de la chimie ou de la physique : c’est un ensemble qui apparaît à la vision spirituelle comme ayant suffisamment de consistante pour être « vu » ou « identifié » : de la même façon qu’une étoffe ou une bière a du corps (das Bier, das Tuch hat Leib), ndt]

( 10 ) Voir Adolph Portmann : L’animal en tant qu’être social. Francfort-sur-le-Main 1969, pp.25 et suiv.

( 11 ) Voir Adolph Portmann : L’animal en tant qu’être social, à l’endroit cité précédemment, p.76 et suiv. [il faut se méfier de nos dénominations humaines chez ces genres d’insectes sociaux tels que « reine » pour « mère » en fait, et « soldats » pour « gardiens », et « ouvrières » pour « insectes ayant 2n chromosomes) en fait. Ndt]

(12 ) Voir Adolph Portmann : L’animal en tant qu’être social, à l’endroit cité précédemment, p.26.

( 13 ) Voir Hans Jonas : Le principe de responsabilité Francfort-sur-le-Main 1987, pp.29 et suiv. [C’est en particulier le problème que pose l’élevage en agriculture, par exemple les vaches vivent 355 jours par ans dans leur propre diarrhée d’ensilage et 10 jours par an, pomponnées et shampouinées et parfumées pour le parisien au salon, lequel, grand naïf idiot, est poussé à croire qu’elles sont respectée à la ferme. La science de la nature ne nous dit donc pas toute la vérité ! Car elle devrait s’élever contre de telles pratiques « d’élevage » ndt]

( 14 ) Voir Rudolf Steiner : Les entités spirituelles dans les corps célestes et les règnes naturels (1912 ; GA 136), Dornach 1996. [Ce qui fait d’ailleurs que tout un pan nous échappe des causes originelles de ces phénomènes de la nature, faute de développer les concepts nécessaires sur le monde élémentaire, un monde frustré et souffrant, qui nous permettraient non seulement de le comprendre, mais de vivre en bonne intelligence avec. Ndt]

( 15 ) Rudolf Steiner : La science de l’occulte en esquisse (1910, 1925, GA 13) Dornach 1989.

( 16 ) Voir Rudolf Steiner : Compréhension sociale à partir de la connaissance de science de l’esprit (1919 ; GA 191), Dornach 1989 ; Wilfrid Jaensch, lequel au moyen d’un entraînement spirituel intense parvint à élargie ces possibilités cognitives dont il a publié les résultats dans son « Auto-entretien avec la Madone noire », publié dans le livre du même nom, Dornach 1999, pp.65 et suiv. La Madone noire est une entité spirituelle qui s’est sacrifiée dans l’organisme terrestre, pour rendre possible la vie de l’humanité sur la Terre.

( 17 ) Voir Rudolf Steiner : L’Évangiel de Jean en rapport aux trois autres Évangiles, en particulier avec celui de Luc (1909 ; GA 112), Dornach 1975, p.15, 266 et suiv. ; en outre ; du même auteur : La théosophie du Rose-Croix (1907 ; GA 99), Dornach 1962, p.99.

( 18 ) Voir Peter Jäggi : Droit privé et État, Zurich 1976, p.7.

( 19 ) Voir Peter Jäggi : Droit privé et État, à l’endroit cité précédemment, p.6, remarque 10.

( 20 ) Voir Perter Jäggi : Droit privé et État, à l’endroit cité précédemment, pp.6 et suiv.

( 21 ) Voir Julius Hermann von Kirchmann: L’absence de valeur de la jurisprudence en tant que science, (Berlin 1848), Heidelberg 1988, pp.21 et suiv.

die Drei 2/2014

Dietrich Spitta

 

Die menschliche Wesenheit als Quelle von Recht und Unrecht

Die Frage nach dem Sein und Wesen des Rechts und damit nach seiner Quelle beschäftigt die denkende Menschheit schon seit der Zeit der alten griechischen Philosophen. Und es gibt seither eine unübersehbare Fülle von Versuchen, diese Frage zu beantworten.


Dietrich Spitta untersucht die Entwicklung dieser Fragestellung in jüngerer Zeit und lotet sie unter Einbeziehung der anthroposophischen Menschenkunde in verschiedene Richtungen aus, wobei er auch den Unterschied zwischen Tier und Mensch sowie das Verhältnis des Menschen zur Natur untersucht.'

Wenn man die Frage nach den Quellen des Rechts in der neueren Zeit stellt, so geschieht dies zum einem, indem man auf die äußeren Erscheinungen des Rechts hinblickt, wie sie in Gesetzen und Verordnungen sowie im Gewohnheitsrecht vorliegen. Diese akzeptieren als Sein des Rechts nur, was in dieser Form als Recht erkennbar und formal richtig zustande gekommen ist. Da nach dieser Auffassung das Recht mit den Gesetzen identisch ist, werden um der Rechtssicherheit willen auch solche Gesetze als Recht angesehen, die auch dann zu befolgen sind, wenn sie als ungerecht empfunden werden. So meint zum Beispiel Karl Bergboom in seinem 1892 erschienenen Werk Jurisprudenz und Rechtsphilosophie, dass wir »auch das niederträchtigste Gesetzesrecht, sofern es nur formal korrekt erzeugt ist, als verbindlich anerkennen müssen.«2 Und in neuerer Zeit hat Hans-Ulrich Evers in seinem 1956 erschienenen Buch Der Richter und das unsittliche Gesetz die Auffassung vertreten, dass der Richter eine Rechtsbeugung begehe, wenn er gegen ein Gesetz entscheidet, selbst wenn es ein verderbtes, ja unsittliches Gesetz sei.'


Zum anderen gibt es zahlreiche und sehr unterschiedliche Versuche, aus dem Wesen des Menschen, aus der göttlichen Offen barung, aus der Vernunft oder aus dem äußerlich vorliegenden Recht allgemeine Rechtsprinzipien abzuleiten und diese als »Naturrecht« neben oder über das positive Recht zu setzen.4 Schließlich existieren noch vermittelnde Auffassungen, nach denen das äußere positive Recht nur dann Recht und kein Unrecht ist, wenn in ihm allgemeine Rechtsprinzipien wie insbesondere das Prinzip der Gerechtigkeit verwirklicht sind. So schreibt z. B. Arthur Kaufmann in Rechtsphilosophie im Wandel: »Die Gerechtigkeit als überpositives Rechtsprinzip ist wirklich nur im positiven Recht, und positives Recht ist nur gültig durch seine Partizipation an der Gerechtigkeit.«5

 

Die Wesenheit des Menschen

Kaum gestellt wurde bisher die Frage, ob das Recht und damit auch das Unrecht nicht vielleicht unmittelbar aus der Wesenheit des Menschen hervorgehen. Arthur Kaufmann hat zwar in seinem Aufsatz Der Mensch im Recht mit Bezug auf Gustav Radbruch gesagt, dass es diesem auf seinem ganzen Weg »stets um das Verhältnis von Mensch und Recht - um den Menschen im Recht und um das Recht des Menschen« ging.' Doch stellt weder er noch Radbruch die Frage, ob nicht der Mensch selbst Quelle des Rechts ist.


Um diese Frage beantworten zu können, muss zunächst die Frage nach der Wesenheit des Menschen gestellt werden. Neuere Philosophen haben in ontologischen Schriften ausgeführt, dass die Wesenheit des Menschen nicht nur aus Stoff bzw. Materie, sondern auch aus Leben, Seele und Geist besteht.' Theodor Litt wendet sich hierbei gegen die Vorstellungen von einem schichtenartigen Aufbau und spricht im Hinblick auf die Verbindung des Seelisch-Geistigen mit dem Stofflich-Leiblichen von einem »sinnlich-unsinnlichen Gefüge« und sagt, dass »beide in engster Gemeinschaft einander zu ihrer höheren Bestimmung empor helfen.«' Rudolf Steiner spricht seinerseits von einer viergliedrigen Wesenheit des Menschen, die er schon 1904 in seinem Buche Theosophie dargestellt hat. Dabei spricht er allerdings weniger von Materie, Leben, Seele und Geist, sondern nennt diese vier Wesensglieder des Menschen anknüpfend an ältere Bezeichnungen physischer Leib, Äther- oder Lebensleib, Astral leib bzw. Seelenleib und Ich. Wenn Steiner die Lebensorganisation als Ätherleib und die Seele als Astralleib bezeichnet, so mag dies manchem befremdlich erscheinen. Es hängt dies jedoch damit zusammen, dass er diese Glieder der Menschennatur nicht aus mit äußeren Sinnen wahrnehmbaren Phänomenen philosophisch erschlossen hat, sondern er diese mit seinem systematisch entwickelten übersinnlichen Erkenntnisvermögen geschaut hat und dass die Lebensorganisation und die Seele des Menschen diesem übersinnlichen Schauen wie gestaltete und gegliederte »Leibes«-Hüllen des menschlichen Ich erscheinen.'

 

Seinen physischen Leib bildet der Mensch wie Pflanze und Tier aus der stofflich-materiellen Welt. Seine Lebensorganisation, die sich insbesondere in Wachstum, Regeneration und Fortpflanzung zeigt, hat er gemeinsam mit Pflanzen und Tieren. So wie das Tier hat auch der Mensch eine Seele mit Empfindungen, Ge fühlen, Trieben, Begierden usw. Aber nur im Menschen offenbart sich ein Ich als individuelles Geistwesen mit der Fähigkeit des Erkennens und des Sprechens sowie mit der Freiheit, nach seinen Erkenntnissen zu handeln oder ihnen auch zuwider zu handeln.


Gibt es Rechtsverhältnisse zwischen Tieren?


Weder in der Stoffeswelt noch im Pflanzenreich können wir von Rechtsverhältnissen sprechen. In der Tierwelt hingegen lassen sich Verhaltensweisen finden, die als ein rechtliches Verhalten angesehen werden könnten. So haben Biologen bei verschie denen Tierarten wie z.B. bei Vögeln und Libellen, aber auch bei Reptilien, Fischen und Säugetieren einen sogenannten
Revierbesitz entdeckt, der gegenüber Artgenossen verteidigt und auch Herrschaftsbereich genannt wird.10 Weitere Phänomene im Tierreich, aus denen man auf rechtlich-staatliche Verhältnisse schließen könnte, sind die »Staaten« der Bienen und Ameisen. Bei diesen Insektenvölkern handelt es sich um Gesellschaften von Blutsverwandten, da alle von einer Mutter abstammen. Durch die unterschiedliche Brutpflege differenzieren sich die Völker in Geschlechtswesen, die für die Fortpflanzung sorgen, in Arbeitstiere und in »Soldaten«. Dadurch kommt es gewisser maßen zur Bildung von »Kasten« mit unterschiedlichen Aufgaben."

Bei dem »Revierbesitz«, der gegenüber Artgenossen verteidigt wird, kann man aber nicht eigentlich von »Besitz« und von »Selbsthilfe« im rechtlichen Sinne sprechen, denn diese Verhaltensweisen sind angeboren und beruhen auf Instinkten. Entsprechendes gilt auch für die »Staatenbildungen« bei Bienen und Ameisen. Allerdings sind diese instinktiven Verhaltensweisen sinnerfüllt, wie Adolf Portmann schreibt: »Die Lebenstatsachen haben Ursachen - aber sie haben auch Sinn.«'2

 

 



Die Natur als menschliches Treugut

Eine andere Frage ist, ob z.B. Tiere so wie die Menschen ein eigenständiges Recht haben auf Leben und körperliche Unversehrtheit. Aufgrund des inzwischen entwickelten Umweltbewusstseins gibt es im Grundgesetz und in deutschen Landesverfassungen sowie in anderen Bundes- und Landesgesetzen zahlreiche Vorschriften zum Schutze der Umwelt sowie von Pflanzen und Tieren. So wurde in das Grundgesetz Art. 20a ein gefügt, wonach der Staat die natürlichen Lebensgrundlagen und die Tiere schützt. Das deutsche Strafgesetzbuch enthält Strafvorschriften zum Schutz gegen Wasser-, Boden- und Luftverunreinigung. In § 1 des Tierschutzgesetzes wird als sein Zweck angegeben, aus der Verantwortung des Menschen für das Tier als Mitgeschöpf dessen Leben und Wohlbefinden zu schützen. Dementsprechend enthält dieses Gesetz zahlreiche Vorschriften zum Schutz der Tiere. In den Naturschutzgesetzen der Bundesländer sind eine Reihe von Vorschriften enthalten, welche für den Schutz der Pflanzen und Tiere sorgen.



In solchen Rechtsbestimmungen kommt ein neues Bewusstsein von der Verantwortung der Menschheit für die Erde als ihre natürliche Lebensgrundlage zum Ausdruck. Hans Jonas hat dies in seinem Buch
Das Prinzip Verantwortung. Versuch einer Ethik für die technologische Zivilisation deutlich ausgesprochen, in dem er sagt: »Es ist zumindest nicht mehr sinnlos, zu fragen, ob der Zustand der außermenschlichen Natur, die Biosphäre als Ganzes und in ihren Teilen, die jetzt unserer Macht unterworfen ist, eben damit ein menschliches Treugut geworden ist und so etwas wie einen moralischen Anspruch an uns hat - nicht nur um unsretwillen, sondern auch um ihrer selbst willen und aus eigenem Recht.« Wenn solches der Fall wäre, so würde dies be deuten, »die Anerkennung von >Zwecken an sich selbst< über die Sphäre des Menschen hinaus auszudehnen und die Sorge dafür in den Begriff des menschlichen Guts einzubeziehen.« Jonas weist darauf hin, dass keine frühere Ethik die Menschen für eine solche Treuhänderrolle vorbereitet hat und dass die herrschende Ansicht der Natur uns jedes theoretische Recht versagt, über die Natur noch als etwas zu Achtendes zu denken. Andererseits scheint für ihn von der bedrohten Fülle der Lebenswelt ein stummer Appell um Schonung ihrer Integrität auszugehen. Wenn wir auf diesen Appell hören und seinen Anspruch als verbindlich, weil sanktioniert von der Natur der Dinge, anerkennen, so würde uns dies nötigen, »das erwähnte Umdenken weit auszudehnen und über die Lehre vom Handeln, das heißt die Ethik, hinaus in die Lehre vom Sein, das heißt die Metaphysik, voranzutreiben, in der alle Ethik letztlich gegründet sein muss.« Hier bleibt Jonas leider stehen, indem er über diesen »spekulativen Gegenstand« nicht mehr sagen will, schließt aber mit dem wichtigen Hinweis, »dass wir uns offen halten sollten für den Gedanken, dass die Naturwissenschaft nicht die ganze Wahrheit über die Natur aussagt.« 13

 


Zu dieser ganzen Wahrheit hat Rudolf Steiner hingeführt, indem er - allerdings nicht auf spekulativem, metaphysischem Wege, sondern durch seine geisteswissenschaftlichen Forschungen, welche ihm durch die Erweiterung seines Erkenntnisvermögens ermöglicht wurden - konkret schildern konnte, wie allen Naturerscheinungen Elementarwesen und hohe geistige Wesenheiten zugrunde liegen.
14 Auch hat er in seinem Buche Die Geheimwissenschaft im Umriss dargestellt, wie im Laufe der außerordentlich langen und komplizierten Erdenevolution die Entwicklung von Menschheit und Erde gemeinsam erfolgt ist, so dass diese eine enge Schicksalsgemeinschaft bilden.15 Darüber hinaus hat er in einem Vortrag vom 9. November 1919 darauf hingewiesen, dass von der Menschheit - nicht nur durch ihr äußeres Handeln - einerseits zerstörende, andererseits aufbauende Kräfte ausgehen und dass die Menschen deshalb eine moralische Verantwortung für dasjenige haben, was die Erde in kosmischen Zeiten durchmacht. Als Erdenmensch fühle man sich nur dann richtig, »wenn man sich innerhalb der Menschheit so fühlt, dass die Erde selber der Leib ist der ganzen Erdenmenschheit.« In unsere Gesinnung müsse übergehen, dass wir uns fühlen als ein Glied der ganzen Erde.15 Außerdem hat Rudolf Steiner darauf aufmerksam gemacht, dass seit dem Mysterium von Golgatha der auferstandene Christus sich mit der Menschheit und mit der Erde verbunden hat und damit zum Geist der Erde geworden ist." In dem Maße, wie wir Menschen ein Bewusstsein von dieser Tatsache entwickeln und die genannte Gesinnung sich verbreiten wird, wird man kein privates Eigentum an Teilen der Natur, den sogenannten Grundstücken, mehr als gerechtfertigt ansehen, sondern nur noch einen von der persönlichen Nutzung abhängigen, zeitlich begrenzten Besitz an denselben. Trotz der engen Verbindung zwischen Menschheit und Erde und der daraus sich ergebenden moralischen Verantwortung aller Menschen gegenüber der Natur und den ihr zugrunde liegenden Naturwesen, kann doch nicht davon gesprochen wer den, dass diese selbst eigenständige Rechtsansprüche gegen die Menschen hätten. Es kann sich wohl nur darum handeln, dass die Menschen durch eine erweiterte Naturwissenschaft, welche die geistige und moralische Dimension der Natur einbezieht, sich ihrer Verantwortung für die Zukunft der Erde und damit zugleich auch für die Zukunft der Menschheit mehr und mehr bewusst werden, was dazu beitragen wird, dass sie sich ent sprechend verhalten. Dies wird auch dazu führen, dass durch gesetzliche Vorschriften sowie durch völkerrechtliche Vereinbarungen vermehrt für den größtmöglichen Schutz der Umwelt gesorgt wird. Innerhalb der drei Naturreiche selbst kann weder von Rechtsverhältnissen noch von Staatsbildungen gesprochen werden. Obwohl es sich bei den der Natur zugrunde liegenden geistigen Wesenheiten um hohe Geistindividualitäten handelt, denen gegenüber wir eine große moralische Verantwortung haben, können wir offensichtlich von Rechtsverhältnissen doch nur sprechen, wenn es sich um Beziehungen zwischen auf der Erde verkörperten Geistwesen, und das sind nur die Menschen, sowie um deren Verhältnisse innerhalb der von ihnen gebildeten Organisationen handelt.



Unrecht im Verhalten der Menschen untereinander

Nun kann der Mensch wie erwähnt sich seinen Mitmenschen gegenüber rechtlich verhalten oder er kann ihnen auch Unrecht antun, indem er ihre Rechte verletzt. Unrechtes Verhalten hängt damit zusammen, dass Mensch Tier eine Seele haben, in welcher unter anderem Triebe und Begierden leben und in der sich beim Menschen auch Leidenschaften geltend machen können. Wenn diese nicht aus Achtung vor dem Mitmenschen durch das menschliche Ich gezügelt werden, kann es zu Verhaltensweisen kommen, durch welche der Mensch in verschiedener Art und in verschiedenem Grade seine Mitmenschen verletzt. Solche Verletzungen können z.B. darin bestehen, dass Verträge nicht eingehalten oder nicht ordnungsgemäß erfüllt werden; sie können psychischer Art sein, indem andere z.B. angelogen, betrogen oder beleidigt werden; sie können in physischen Handlungen bestehen, indem ein Mitmensch z.B. bestohlen, geschlagen, vergewaltigt oder getötet wird usw. In all solchen Fällen von moralischem Fehlverhalten geschieht Unrecht. Bei diesen verschiedenen Formen des menschlichen Fehlverhaltens stellt sich nun die Frage, wie solche unrechten Verhaltensweisen zu beurteilen sind und wie ihnen gegenüber für Recht gesorgt werden kann. Da die Bürger in der staatlichen Gemeinschaft in Sicherheit leben wollen, ist es Aufgabe dieser Gemeinschaft zu entscheiden, vor welchen Rechtsverletzungen die Bürger geschützt werden sollen. Einem solchen Schutz dient das öffentliche Strafrecht, durch welches der Gesetzgeber gesetzlich festlegt, welche Handlungen mit Strafe verfolgt werden sollen. Nun gibt es aber auch Rechtsverletzungen, die von der Rechtsgemeinschaft nicht als strafwürdig angesehen werden. Hierbei handelt es sich um solche Fehlhandlungen, die sich nur auf die privaten Verhältnisse Einzelner beziehen und deshalb dem Bereich des Privatrechts zugerechnet werden. Dazu gehören z.B. vertragswidriges Verhalten, fahrlässige Sachbeschädigungen, ungerechtfertigte Bereicherungen usw. Hier kommt es darauf an, dass ein Richter als unparteiische Instanz im Einzelfall entscheidet, was Recht ist. Im Privatrecht gelten die Prinzipien der Privatautonomie und der Vertragsfreiheit. Doch gelten diese Prinzipen nicht uneingeschränkt. Vielmehr ist es notwendig, dass die Rechtsgemeinschaft im Hinblick auf die Erhaltung der Sicherheit sowohl der einzelnen Bürger als auch ihrer eigenen Sicherheit der Vertragsfreiheit Grenzen setzt. So hat der Gesetzgeber u.a. Verträge, die gegen ein gesetzliches Verbot oder gegen die guten Sitten verstoßen, für nichtig erklärt. Auch gibt es z.B. gesetzliche Bestimmungen, wonach ein Verein, der verfassungsfeindliche Ziele verfolgt, von der staatlichen Verwaltung verboten werden kann. Bei derartigen Gesetzen handelt es sich im Sinne Rudolf Steiners um öffentliches Recht, weil diese nicht für einzelne konkrete private Rechtsverhältnisse gelten, sondern allen Bürgern für ihr persönliches Verhalten und bei der Begründung von privaten Rechtsverhältnissen in gleicher Weise Grenzen setzen. Auf die Unterscheidung der drei Rechtsgebiete Privatrecht, öffentliches Recht und Strafrecht durch Rudolf Steiner wird in einem folgenden Beitrag näher eingegangen werden.



»Recht ist, was wir im Einzelfall als >recht< erkennen«

Nun kann man aus dem Gesagten erkennen, dass der Mensch zunächst selbst Quelle von Recht und Unrecht ist. Auch kann man ersehen, dass das rechtliche Verhalten zugleich ein moralisches Verhalten ist, so dass insofern Recht und Moral eng mit einander verbunden sind. In der Regel verhält sich der Mensch so, dass er seine Mitmenschen in ihren Rechten und in ihrer Menschenwürde nicht verletzt. Wenn er sich so verhält, dann spricht man von einem rechtschaffenen Menschen, das heißt, ein solcher Mensch steht zu seinen Mitmenschen in einem rechtlichen Verhältnis: Er handelt »recht«. Der Schweizer Professor des Zivilrechts Peter Jäggi bringt in seinem Aufsatz Privatrecht und Staat das Beispiel einer Mutter, die einem Kind das Leben geschenkt hat. Diese wisse, dass sie für dieses sorgen muss. »lüt sie dies, so geschieht Recht; tut sie es nicht, so geschieht Unrecht.«18  Recht und Unrecht sind somit Eigenschaften, die dem menschlichen Verhalten innewohnen, unabhängig davon, ob ein solches Verhalten in einem Gesetz als Pflicht statuiert bzw. ein entsprechendes unrechtes Verhalten gesetzlich unter Strafe gestellt ist. Jäggi bemerkt hierzu: »Als Eigenschaft muss >recht< im Einzelfall mit einem Eigenschaftswort bezeichnet werden. Das Hauptwort >Recht< (schlechthin) bezeichnet diese Eigenschaft in abstracto, gleich wie das Hauptwort >Schönheit< die Eigenschaft >schön< in abstracto bezeichnet. Mit dem Wort >objektives Recht< wird dagegen immer eine Rechtsregel bezeichnet.«19 Jäggi unterscheidet somit zwischen der abstrakten Rechtsregel (dem objektiven Recht) als Mittel der Rechtserkenntnis und dem damit Erkannten, dem Recht schlechthin. Für ihn stellt der In begriff der Rechtsnormen im Gegensatz zu der Auffassung der Rechtspositivisten nicht das Recht selbst dar. Wenn wir den Rechtsbegriff aus dem Panzer der Abstraktion befreien, in dem er sich wegen der Eigenart unseres (abstrakten) Denkens notwendig befindet, dann ist Recht das, »was wir im wirklich sich ereignenden Einzelfall als >recht< erkennen. Es ist also ein Wert urteil, das wir über das (im Zusammenleben der Menschen) Geschehende fällen. Noch mehr: Es ist eine Eigenschaft, die diesem Geschehenden ohne Rücksicht auf unser Urteil anhaftet und die wir mit Hilfe von Regeln zu erkennen trachten.« So weiß die Mutter in dem angeführten Beispiel, dass sie für ihr Kind sorgen muss. »Sie weiß es, auch wenn eine Regel dieser Art nie aufgestellt und nie in einem Gesetzbuch festgelegt wurde.« Ihre einzige und unmittelbare Rechtsquelle sei die Vernunft, die Jäggi unter diesem Gesichtspunkt Rechtsgefühl nennt. Und in der Gesamtheit der Umstände, in der Natur der Sache, liege der einzige, aber ausreichende Grund der Verbindlichkeit für die daraus erkannte Pflicht.20

 

 



Das Rechtsgefühl

Hier stellt sich die Frage, inwieweit das Rechtsgefühl eine Quelle der Rechtserkenntnis sein kann. Julius Herrmann von Kirchmann weist mit Recht darauf hin, dass eine Eigentümlichkeit des Gegenstandes der Jurisprudenz darin besteht, dass das »Recht nicht bloß im Wissen, sondern auch im Fühlen ist, dass ihr Gegenstand nicht bloß im Kopfe, sondern auch in der Brust des Menschen ihren Sitz hat.« Die Objekte anderer Wissenschaften seien von diesem Zusatz frei. In ihnen werde nur die Wahrheit verlangt. Im Recht hingegen würden sich in die Aufsuchung der Wahrheit Erbitterung, Leidenschaften und Parteiungen mischen. Das Gefühl sei nie und nirgends ein Kriterium der Wahrheit; die Untersuchungen der Wissenschaft würden dadurch erschwert. So seien alle großen Fragen des Tages zu Parteifragen geworden. Als Beispiele hierfür gibt von Kirchmann lauter damals umstrittene rechtspolitische Fragen an wie zum Beispiel, ob eine Konstitution eingeführt werden soll oder nicht, ob Pressefreiheit oder Zensur gelten soll, ob die Prügel als Strafart beibehalten werden sollen, ob eine Ehe zwischen Christen und Juden zulässig sein soll und so weiter.21



Die von Kirchmann genannten Beispiele zeigen, dass es sich um Fragen handelt, die sich nicht auf konkrete private Handlungen und Rechtsverhältnisse beziehen, sondern um solche, die von der ganzen Rechtsgemeinschaft demokratisch entschieden werden müssen und dann als öffentliches Recht für alle Bürger in gleicher Weise verbindlich sind. In solchen Fällen kann nicht das individuelle Rechtsgefühl entscheidend sein, wie Kirchmann mit Recht sagt. Anders ist es jedoch im Hinblick auf persönliche menschlichen Verhaltensweisen, denen gegenüber das menschliche Rechtsgefühl wie Jäggi zutreffend darstellt, als Rechtsquelle durchaus infrage kommt

Wir kommen somit zu dem vorläufigen Ergebnis, dass die Quelle des Rechts zunächst im Menschen liegt und dass dieser selbst erkennen kann, welche seiner Handlungen »recht« oder »un recht« sind. Wie diese Erkenntnis im Einzelnen entsteht, ob eine solche Rechtserkenntnis noch aus anderen Rechtsquellen erfließt und wie Recht und Moral zusammenhängen, soll an anderer Stelle genauer untersucht werden.




Autorennotiz

DR. JUR. DIETRICH SPITA, von Beruf Rechtsanwalt, Mitbegründer der Filderklinik und des Freien Hochschulkollegs in Stuttgart. In letzterem hat er während seines Bestehens Kurse zur Einführung in die Rechtswissenschaft und in die Staatslehre gegeben. Jahrzehntelanges Studium der Anthroposophie und aktive Mitarbeit in der Anthroposophischen Gesellschaft in Stuttgart und in Filderstadt sowie in der Sektion für Sozialwissenschaft am Goetheanum in Dornach. Veröffentlichungen u.a. über Die Staatsidee Wilhelm von Humboldts (2004), Menschenbildung und Staat. Das Bildungsideal Wilhelm von Humboldts angesichts der Kritik des Humanismus (2006), Goethes Einweihung und sein Märchen von der grünen Schlange und der schönen Lilie (2008)

 

 

1 Der folgende Aufsatz ist Teil einer noch nicht abgeschlossenen größeren Arbeit mit einer Darstellung von Gesellschaft, Recht und Staat vom Gesichtspunkt der An throposophie.

2 Karl Bergbohm: Jurisprudenz und Rechtswissenschaft, Bd.1, Leipzig 1892, S. 144.

3 Hans-Ulrich Evers: Der Richter und das unsittliche Gesetz, Berlin 1956, S. 142, zitiert nach Arthur Kauf mann: Rechtsphilosophie im Wandel, Köln/Berlin/Bonn/ München'1984, S. 131f.

4 Vgl. z.B. die Naturrechts lehre von Christian Wolff in seinem 1740-48 erschienenen Werk Jus naturae methodo scientifica pertractatum; Jo hann Gottlieb Fichte: Grund lage des Naturrechts nach Prinzipien der Wissenschaftslehre (1796/97); Immanuel Kant: Metaphysische Anfangsgründe der Rechtslehre (1797; Teil I seiner Metaphysik der Sitten); Heinrich A. Rommen: Die ewige Wiederkehr des Naturrechts, Leip zig 1936, 2. erw. Aufl. München 1947; Felix Flückiger: Geschichte des Naturrechts, Zürich 1954; Erik Wolf: Das Problem der Naturrechtslehre, 3. Aufl. Karlsruhe 1964; Hans Welzel: Naturrecht und materiale Gerechtigkeit, 4. erw. Aufl. Göttingen 1962; Karl Larenz: Richtiges Recht. Grundzüge einer Rechtsethik (München 1979).


5 Arthur Kaufmann: Rechtsphilosophie im Wandel, a.a.O., S. 108.

6 Vgl. Arthur Kaufmann: Rechtsphilosophie im Wandel, a.a.O., S. 30.

 

7 Vgl. u.a. Nicolai Hart mann: Der Aufbau der realen Welt, Glan 1949, S. 188ff.; Günther Jakoby: Allgemeine Ontologie der Wirklichkeit, Halle 1925/55; Karl Jaspers: Philosophie, 1. Band, Berlin 1932, S. 165 ff.; Theodor Litt: Denken und Sein, Stuttgart/ Zürich 1948, S. 130ff., 134ff., 214ff.

 


8 Theodor Litt: Denken und Sein, a.a.O., S. 134ff., insbesondere 'S. 138.

 

9 Vgl. Rudolf Steiners: Theosophie (1904; GA 9), Dor nach 2003, dort der Abschnitt »Leib, Seele und Geist« im Kapitel »Das Wesen des Men schen«.

 

 

 

 

10 Vgl. Adolf Portmann: Das Tier als soziales Wesen, Frankfurt am Main 1969, S. 25ff.


11 Vgl. Adolf Portmann: Das Tier als soziales Wesen, a.a.O.S., 76 ff.






12 Vgl. Adolf Portmann:
Das Tier als soziales Wesen, a.a.O., S. 26.

 

13 Vgl. Hans Jonas: Das Prinzip Verantwortung, Frankfurt am Main 61987, S. 29 f.










14 Vgl. Rudolf Steiner:
Die geistigen Wesenheiten in den Himmelskörpern und Natur reichen (1912; GA 136), Dor nach 1996.







15 Rudolf Steiner:
Die Geheimwissenschaft im Umriss (1910, 1925; GA 13) Dornach 1989.

16 Vgl. Rudolf Steiner: Soziales Verständnis aus geisteswissenschaftlicher Erkenntnis (1919; GA 191), Dornach 1989; Wilfrid Jaensch, dem es durch intensive geistige Schulung ähnlich wie Rudolf Steiner gelang, sein Erkenntnisvermögen zu erweitern, hat in dem Aufsatz »Selbstgespräch mit der schwarzen Madonna«, veröffentlicht in dem gleichnamigen Buch, Dornach 1999, S. 65 ff., die schwarze Madonna als eine geistige Wesenheit geschildert, welche sich in den Erdenorganismus hineingeopfert hat, um der Menschheit das Leben auf der Erde zu ermöglichen.

17 Vgl. Rudolf Steiner: Das Johannes-Evangelium im Verhältnis zu den drei anderen Evangelien, besonders zu dem Lukas-Evangelium (1909; GA 112), Dornach 1975, S. 15, 266ff.; ferner: ders: Die Theosophie des Rosenkreuzers (1907; GA 99), Dornach 1962, S. 99.

18 Vgl. Peter Jäggi: Privatrecht und Staat, Zürich 1976, S. 7.

19 Vgl. Peter Jäggi: Privat recht und Staat, a.a.O., S. 6, Anm. 10.

20 Vgl. Peter Jäggi: Privatrecht und Staat, a.a.O., S. 6ff.

 

21 Vgl. Julius Hermann von Kirchmann: Die Wertlosigkeit der Jurisprudenz als Wissen schaft, (Berlin 1848), Heidelberg 1988, Seite 21f.