1915 - L'année de Rudolf Steiner

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1914 < ....... 1915 ........ > 1916

Replacer dans son contexte

L'année 1915 était la dernière année dans le rythme de la deuxième septaine du mouvement. Et parce que cette époque se tenait en particulier dans un contexte d'inspiration artistique, ainsi Rudolf Steiner a aussi ouvert cette année avec une série de conférences à Dornach sur le renouvellement de la vision du monde artistique. Avant qu'il aille au travail, de rendre tangible l'expérience spirituelle dans le monde des couleurs et des sons jusqu'en des détails saisissants, il a placer d'abord au Nouvel An l'exigence à exercer « la lecture de l'écriture stellaire ». Comme tout ce que Rudolf Steiner faisait était placé dans les lois de l'écriture stellaire, cette conférence de Nouvel An apparut encore une fois sous forme d'éclair.Pour ceux qui le vivaient avec lui, en des illuminations éclairantes soudaines, il laissait seulement rarement rentrer pour un instant dans la conscience les arrières plans spirituels de son œuvre ordonnée dans les rythmes cosmiques, de sorte que les éveillés parmi eux devaient suivre de près dans le reste de l'année l'exécution des scripts stellaires dans le devenir mondial et l’œuvre terrestre, même si cela, alors pour un certain temps resta masqué derrière le tissu dense des événements extérieurs.Un tel moment a été cette conférence de nouvelle année 1915.

Rudolf Steiner avait mentionné à la fin de l'année, à la conférence de la Saint Sylvestre, la polarité des forces intérieures de l'âme de l'humain, le respect orienté vers l'extérieur et la dévotion au monde cosmique-spirituel, la force concentrée vers l'intérieur de la formation propre de l'âme, de l'évolution intérieure. Maintenant, il laissait une fois soudainement le 1er janvier les auditeurs jeter un regard dans l'atelier spirituel du cours de l'année, dans le travail des guidants spirituels, qui reconnaît et respecte les lois cosmiques de liberté intérieure. Comme la structure des forces du cours d'une année est d'une nature différente, selon que l'aiguille de l'horloge des mondes commence son cours dans tel ou tel signe des constellations et sphères planétaires, de sorte qu'il n'est pas indifférent de savoir si la structure des forces intérieures de l'humain dans le cours de l'année reçoit sa première impulsion en résonance du Je de l'humain en harmonie avec le macrocosme ou en isolement de celui-là. Rudolf Steiner évoqua dans l'exemple suivant ce mystère de la formation spirituelle, tel qu'il se révèle pour le guidant spirituel : « Mes chers amis, j'aimerais vous dire aujourd'hui cela, au début de l'année, comme vœu de Nouvel An : J'aimerai laisser succéder au souvenir du respect (dans la conférence de St Sylvestre), aujourd'hui sur au jour de l'an le souvenir au travail énergique à notre intérieur. C'est un symbole pour cette conséquence du souvenir que dans cette nuit de Nouvel An la pleine lune apparaît de l'univers. Cela aurait-il été l'inverse, aurions-nous commencé l'année avec la nouvelle lune, j'aurais bien fait d'amener le souvenir dans l'ordre inverse à vos cœurs. Alors, j'aurais conclu hier l'année avec le souvenir à la puissance de l'évolution intérieure et aurait laissé suivre aujourd'hui le souvenir au respect.

Qu'un tel symbole, comme il brille sur nous du macrocosme, sera respecté, c'est cela qui à nouveau toujours de plus en plus devra être considéré comme quelque chose d'important. Et quand nous avons des moments tranquilles cette année, alors nous laissons ce signe agir sur nous de telle sorte qu'il peut être cette année d'une signification particulière, à penser tout d'abord, ce que la force du respect peut faire de nous, et alors réfléchir ce que la force de conservation intérieure, la préservation, l'énergie intérieure de l'âme devraient faire de nous.

Par l'écriture stellaire, cette succession nous est offerte pour cette année, et le monde reconnaîtra à nouveau, de proche en proche, que la lecture du script stellaire a quand même un sens pour les humains. Ainsi, nous cherchons aussi dans ces détails à respecter la grande loi de l'être-là humain : aspirer à l'harmonie entre le macrocosme et le microcosme.Le macrocosme s'exprime donc pour nous dans la phase de la lune de la façon la plus élémentaire en ces jours, et l'harmonie avec ce macrocosme dans notre microcosme, nous le trouvons, quand nous agissons en conséquence, dans le cours de cette année, qui a donc été accouché sous des faits aussi douloureux ».

Une telle sorte d'attention aux lois cosmiques est seulement utile à l'humain libre. Cette constitution d'horoscopes aujourd'hui habituelle qui veut graver les lois cosmiques obsolètes à la vie rend les humains esclaves. Mais l'élève de l'esprit, qui s'est acquis en premier une connaissance concrète de la nature spirituelle de l'organisme cosmique, respecte comme un homme libre le signe que lui donne le rythme des mondes ; la structure des forces du cosmos ne lui est pas contrainte, mais aide à l'aménagement intérieur du cours de sa vie, qu'il laisse rentrer en harmonie avec ce rythme des mondes de sa propre initiative et perspicacité éveillée. Nous avons particulièrement mis en évidence l'exemple de cette conférence pour à nouveau clarifier aux phénomènes que rien n'était au hasard dans l'œuvre de Rudolf Steiner. Celui qui lit dans le cours de sa vie, lit en même temps dans le sublime comment le script stellaire simple et clair, qui a imprimé de tout temps immanent la vie du guidant spirituel. - Comme il avait commencé l'année 1915 avec une telle référence spécifique à ces lois des mondes, ainsi d'ailleurs aussi la dernière conférence de cette année, comme nous le verrons, était dédiée au « Cours de l'année comme une image sensible de la grande année des mondes ».

Après ce rendre attentif sur la signature intérieure de l'année à venir Rudolf Steiner dédiait maintenant les conférences suivantes à l'expérience artistique des couleurs et sons. Cela, aussi, n'avait pas le droit de rester théorie, mais devait prendre forme dans le travail sur la construction de Dornach, fluer par le fait actif dans les têtes, les cœurs et les mains des peintres et sculpteurs, qui étaient à l’œuvre dans la construction de cet édifice d'humanité. Les conférences de Rudolf Steiner sur l'« Essence des couleurs » sont aujourd'hui déjà largement publiées et ont donné à une école de peintres la direction spirituelle, l'inspiration consciente et la joie de la créativité*.

* S. Rudolf Steiner. « L'essence de Couleurs » Vol I. & II. « Le monde créateur de la couleur », « L'expérience morale du monde de la couleur et du son », entre autres. voir aussi :. Hans Hebing: « Lettres à la théorie des couleurs », entre autres.

[- -]
Les conférences sur « L'expérience morale du monde de la couleur et du son » et sur «Formation plastique et architecturale » du début de l'année 1915 développent en même temps les lois spirituelles générales de la création artistique, comme aussi leur application concrète dans le travail sur le bâtiment à ériger. Nous pouvons ici seulement évoquer quelques thèmes symptomatiques : charge, soutien, équilibre et ambiance musicale dans l'architecture. La « musique plastique » de l'avenir. Colonnes, fenêtres, coupoles dans l'édifice. Métamorphose dans le système osseux comme expression de l'architecture naturelle. Les deux coupoles de l'édifice leur interpénétration. L'utilisation du béton pour des constructions de culture, etc. Ce premier Goetheanum avait en effet un socle en béton formé plastiquement sur lequel se dressait, entièrement construit à partir de bois travaillé artistiquement, de deux coupoles s'interpénétrant mutuellement composant le édifice monumental puissant, dont l'un des dômes, comme je l'ai dit, surpassait la taille du dôme de Saint-Pierre à Rome. Aussi dans ce bâtiment, comme dans le cours de la vie et l'œuvre de Rudolf Steiner, rien n'était laissé au hasard ou à une imagination formatrice arbitraire, mais tout ordonné aux lois spirituelles de la dynamique interne de l'organique-vivant. Comme Goethe avait reconnu l'idée de la métamorphose agissante jusque dans la structure osseuse de l'organisme humain, ainsi Rudolf Steiner a découvert ces lois dans tous les domaines de l'activité humaine, dans le psychique-spirituel, dans la métamorphose de conscience de l'évolution historique, dans l'évolution des organes des sens humains, dans la dynamique de la structure corporelle.

Et comme l'action toujours active de ces puissances et forces pleines de plans façonnent l'organisme humain en une œuvre d'art, ainsi ce principe de métamorphose peut aussi saisir la forme morte dans l'architecture avec les lois du vivant et façonner plein de sens. Une des lois fondamentales de l'organique est la polarité. Mais l'art est le révélateur des lois naturelles secrètes au sens de Goethe.

C'est pourquoi se montra ce bâtiment, formé à partir de la matière vivante du bois et voué dans sa détermination à la formation de la conscience de l'humain comme loi artistique, l'application de deux différentes coupoles structurées articulées en polarité interne. Rudolf Steiner a dit sur cela dans une conférence en date du 4 janvier 1915 : « Maintenant, prenez une fois la forme de base qui peut se montrer à vous si vous saisissez des yeux tout le bâtiment. Je ne peux résumer qu'esquissé ce que j'ai à vous dire, et évoquer seulement un des points de vue qui viennent en considération. Si vous tirez notre construction en considération, ainsi vous trouverez qu'il est édifice à double coupole de sorte que les couples reposent sur ​​un soubassement cylindrique. Il est un édifice à double coupole. C'est l'essentiel, car qu'une double coupole est disponible, cela exprime la vie à la chose. Une seule coupole serait seulement présente, ainsi l'essence de notre bâtiment serait morte. La vie de notre construction vient par cela à l'expression que dans une certaine mesure l'une des coupoles a sa conscience-reflet dans l'autre, que les deux coupoles se reflètent l'une dans l'autre, comme cela, qui est disponible autour de l'humain dans le monde extérieur, se reflète à travers les organes de l'humain. L'idée de base de la double coupole doit être retenue [- -] chez tout ce qui se tient en lien intime, organique avec notre construction, car ce qui ne porterait pas, quand aussi encore en une forme ainsi cachée, la forme de double coupole, n’amènerait pas à l'expression l'essence de notre concept de construction...

Ainsi, je pourrais – j'ai pu seulement indiquer les principes les plus grossiers – jusque dans le moindre détail justifier les principes en chaque surface particulière dans cette forme architecturale ».

Après que par ces conférences avec leurs nombreuses instructions de principes et pratiques les artistes à Dornach avaient reçu l'impulsion de travailler d'un esprit homogène, et que maintenant tout un chacun était en mesure de mettre dans l'action les connaissances acquises et d'aller à l'œuvre de sa journée, Rudolf Steiner se rendit pour un certain temps en voyage de conférences.

Les humains cherchant conseils et direction dans les tensions internes et externes des événements guerriers l'appelaient. Il les a aidés à la connaissance de leur destin et de leurs tâches dans deux conférences à la maison des architectes de Berlin du 14 et 15 janvier : « L'âme germanique et l'esprit allemand » et « la connaissance de l'esprit aux heures heureuses et sérieuses de la vie ». Encore une fois, il partit tout d'abord du grand aspect de l'évolution historique, caractérisa jeunesse et force de l'âge des peuples ; dessina le passage de l'ancienne clairvoyance à la conception du monde mythique, la tension interne dans laquelle se déployaient les peuples germaniques, entre l'épopée homérique du Sud et le mythe des Nibelungen du Nord ; le tournant décisif dans la formation du christianisme, la position du Nord et du Sud, de l'Est et de l'ouest à cet événement engageant ; la réponse de la romanité dans les grandes œuvres du Quattrocento et de la Renaissance, de la germanité dans ces merveilleuses créations comme le « Heliand », la mystique allemande de Tauler et Maître Ekkeharts, de Paracelse, Jakob Boehme et Angelus Silesius, l'appel des forces-Je à une vie spirituelle libre chez Herder, Hegel et Fichte, Schiller et Goethe. Il a accentué avant tout l'engageant dans lequel repose l'âme des peuples en telles prestations, l'avertissement de ne pas sombrer de nouveau de telles hauteurs, mais de continuent à grimper en amont, de ne pas voir seulement ce qui a été atteint, dans de telles prestations, mais le commencement : « Des humains individuels peuvent mourir avant d'avoir pleinement vécu leur vie . Les humains peuvent mourir dans les années de jeunesse de leur être-là, parce qu'ils reviennent dans d'autres vies terrestres, et aussi parce qu'en dehors de cela d'autres peuvent prendre leur place pour la vie culturelle terrestre. Des vies humaines inachevées peuvent se jouer dans l'être-là physique extérieur. Des vies de peuple inachevées pas ! Car quand un peuple, avant qu'il ait rempli sa mission, serait assassiné ou restreint dans son existence, alors une autre individualité de peuple n'entre pas à sa place. Les peuples doivent se vivre au bout ! Les peuples doivent atteindre le plein achèvement du cycle de leur être-là - pas seulement de leur être-là d'enfant et force de l'âge. L'esprit allemand, la vie de l'esprit allemande ne se tient pas à une fin, pas devant un achèvement ; mais se tient à un début. Lui est encore attribué beaucoup... Dans cette vie de l'esprit allemande repose de conduire dehors ce qui était autrefois la pure façon de voir le monde matérialiste à l'expérience du monde spirituel ».[- -]

Cette conférence culmina dans les paroles citées à la page 262 : « L'Esprit allemand n'a pas terminé ce qu'il devait créer dans le devenir du monde ... Il a alors ensuite présenter de telle pensées en cette année dans son écrit « Pensées pendant le temps de la guerre ».- Pendant que les uns se reposaient rassasiés sur les réalisations passées ou se vantaient des réalisations des générations précédentes, sans même aborder le chemin vers de plus hauts sommets spirituels, pendant que d'autres niaient les germes d'un devenir nécessaire au monde ou menaçaient d'étouffer, Rudolf Steiner appelait le sentiment du devoir de cette génération, nommait la suffisance d'un côté et la volonté destructrice de l'autre côté par leurs vrais noms et cherchait parmi ces enveloppes d'une époque mourante après les humains, qui étaient disposés, formés intérieurement en tant que pionniers de l'Esprit pour rentrer dans le chemin des sphères jusque-là inconnues du monde et de l'espace de vie guidé spirituellement.

Il retourna à Dornach fin janvier. Sa première conférence a été consacrée au thème : « L'art véritable remonte aux secrets de l'initiation ». Il a signalé ces secrets à l'exemple d'histoire universelle de Dante et de son ami et maître Brunetto Latini. Ces deux figures, le grand artiste révélant les lois cosmiques et son professeur initié émergent toujours de nouveau comme motif exemplaire dans les dix prochaines années dans les conférences de Rudolf Steiner. Il a donc arraché de l'oubli un événement important dans l'histoire de l'esprit et lui a érigé un mémorial dans la conscience actuelle qui sera aussi donnant direction pour l'avenir. Car l'esprit de Dante et de Brunetto Latini, l'initié, règne aussi dans le présent et l'avenir *.

Le 31 janvier, Rudolf Steiner a parlé à Zurich sur " Nos morts comme collaborateurs ".Il a dédié cette conférence à son ami Fritz Mitscher, dont il a également fait l'allocution funèbre aux funérailles le 5 février à Bâle. Dans cette salle du crématorium à Bâle, où, dans les années à venir, tant d'amis ont reçu la consécration finale à la porte de la mort par des mots de Rudolf Steiner, il a offert aux vivants et aux morts chaque fois une peinture de vie du défunt formée à partir de l'amitié la plus intime et à la plus profonde vue spirituelle.** Ces funérailles sont des jalons importants sur le chemin, que Rudolf Steiner a parcouru au milieu de ses amis.

Dans les conférences des 5-7 février à Dornach il a donné maintenant une grande peinture spirituelle du monde de lumière du « Spectre de la mort » : « Le problème de la mort en rapport de la conception artistique de la vie ». Il a parlé sur les périodes de la vie humaine comme des images en miroir de processus cosmiques, sur les expériences après avoir franchi la porte de la mort, comme elles ont été montrées jusqu'à présent dans certaines œuvres artistiques du passé

* Rudolf Steiner: « L'art véritable remonte aux secrets de l'initiation », « La conscience d'initié »; voir aussi :. Dr G. Wachsmuth: "Histoire des Mystères et de l'esprit" chapitre X.
** Rudolf Steiner: « Nos morts. Paroles de souvenir », « De la mort »; « Le problème de la mort en rapport à la conception artistique de la vie », entre autres.

[- -] 1915 - L'année de Rudolf Steiner

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Replacer dans son contexte

L'année 1915 était la dernière année dans le rythme de la deuxième septaine du mouvement. Et parce que cette époque se tenait en particulier dans un contexte d'inspiration artistique, ainsi Rudolf Steiner a aussi ouvert cette année avec une série de conférences à Dornach sur le renouvellement de la vision du monde artistique. Avant qu'il aille au travail, de rendre tangible l'expérience spirituelle dans le monde des couleurs et des sons jusqu'en des détails saisissants, il a placer d'abord au Nouvel An l'exigence à exercer « la lecture de l'écriture stellaire ». Comme tout ce que Rudolf Steiner faisait était placé dans les lois de l'écriture stellaire, cette conférence de Nouvel An apparut encore une fois sous forme d'éclair.Pour ceux qui le vivaient avec lui, en des illuminations éclairantes soudaines, il laissait seulement rarement rentrer pour un instant dans la conscience les arrières plans spirituels de son œuvre ordonnée dans les rythmes cosmiques, de sorte que les éveillés parmi eux devaient suivre de près dans le reste de l'année l'exécution des scripts stellaires dans le devenir mondial et l’œuvre terrestre, même si cela, alors pour un certain temps resta masqué derrière le tissu dense des événements extérieurs.Un tel moment a été cette conférence de nouvelle année 1915.

Rudolf Steiner avait mentionné à la fin de l'année, à la conférence de la Saint Sylvestre, la polarité des forces intérieures de l'âme de l'humain, le respect orienté vers l'extérieur et la dévotion au monde cosmique-spirituel, la force concentrée vers l'intérieur de la formation propre de l'âme, de l'évolution intérieure. Maintenant, il laissait une fois soudainement le 1er janvier les auditeurs jeter un regard dans l'atelier spirituel du cours de l'année, dans le travail des guidants spirituels, qui reconnaît et respecte les lois cosmiques de liberté intérieure. Comme la structure des forces du cours d'une année est d'une nature différente, selon que l'aiguille de l'horloge des mondes commence son cours dans tel ou tel signe des constellations et sphères planétaires, de sorte qu'il n'est pas indifférent de savoir si la structure des forces intérieures de l'humain dans le cours de l'année reçoit sa première impulsion en résonance du Je de l'humain en harmonie avec le macrocosme ou en isolement de celui-là. Rudolf Steiner évoqua dans l'exemple suivant ce mystère de la formation spirituelle, tel qu'il se révèle pour le guidant spirituel : « Mes chers amis, j'aimerais vous dire aujourd'hui cela, au début de l'année, comme vœu de Nouvel An : J'aimerai laisser succéder au souvenir du respect (dans la conférence de St Sylvestre), aujourd'hui sur au jour de l'an le souvenir au travail énergique à notre intérieur. C'est un symbole pour cette conséquence du souvenir que dans cette nuit de Nouvel An la pleine lune apparaît de l'univers. Cela aurait-il été l'inverse, aurions-nous commencé l'année avec la nouvelle lune, j'aurais bien fait d'amener le souvenir dans l'ordre inverse à vos cœurs. Alors, j'aurais conclu hier l'année avec le souvenir à la puissance de l'évolution intérieure et aurait laissé suivre aujourd'hui le souvenir au respect.

Qu'un tel symbole, comme il brille sur nous du macrocosme, sera respecté, c'est cela qui à nouveau toujours de plus en plus devra être considéré comme quelque chose d'important. Et quand nous avons des moments tranquilles cette année, alors nous laissons ce signe agir sur nous de telle sorte qu'il peut être cette année d'une signification particulière, à penser tout d'abord, ce que la force du respect peut faire de nous, et alors réfléchir ce que la force de conservation intérieure, la préservation, l'énergie intérieure de l'âme devraient faire de nous.

Par l'écriture stellaire, cette succession nous est offerte pour cette année, et le monde reconnaîtra à nouveau, de proche en proche, que la lecture du script stellaire a quand même un sens pour les humains. Ainsi, nous cherchons aussi dans ces détails à respecter la grande loi de l'être-là humain : aspirer à l'harmonie entre le macrocosme et le microcosme.Le macrocosme s'exprime donc pour nous dans la phase de la lune de la façon la plus élémentaire en ces jours, et l'harmonie avec ce macrocosme dans notre microcosme, nous le trouvons, quand nous agissons en conséquence, dans le cours de cette année, qui a donc été accouché sous des faits aussi douloureux ».

Une telle sorte d'attention aux lois cosmiques est seulement utile à l'humain libre. Cette constitution d'horoscopes aujourd'hui habituelle qui veut graver les lois cosmiques obsolètes à la vie rend les humains esclaves. Mais l'élève de l'esprit, qui s'est acquis en premier une connaissance concrète de la nature spirituelle de l'organisme cosmique, respecte comme un homme libre le signe que lui donne le rythme des mondes ; la structure des forces du cosmos ne lui est pas contrainte, mais aide à l'aménagement intérieur du cours de sa vie, qu'il laisse rentrer en harmonie avec ce rythme des mondes de sa propre initiative et perspicacité éveillée. Nous avons particulièrement mis en évidence l'exemple de cette conférence pour à nouveau clarifier aux phénomènes que rien n'était au hasard dans l'œuvre de Rudolf Steiner. Celui qui lit dans le cours de sa vie, lit en même temps dans le sublime comment le script stellaire simple et clair, qui a imprimé de tout temps immanent la vie du guidant spirituel. - Comme il avait commencé l'année 1915 avec une telle référence spécifique à ces lois des mondes, ainsi d'ailleurs aussi la dernière conférence de cette année, comme nous le verrons, était dédiée au « Cours de l'année comme une image sensible de la grande année des mondes ».

Après ce rendre attentif sur la signature intérieure de l'année à venir Rudolf Steiner dédiait maintenant les conférences suivantes à l'expérience artistique des couleurs et sons. Cela, aussi, n'avait pas le droit de rester théorie, mais devait prendre forme dans le travail sur la construction de Dornach, fluer par le fait actif dans les têtes, les cœurs et les mains des peintres et sculpteurs, qui étaient à l’œuvre dans la construction de cet édifice d'humanité. Les conférences de Rudolf Steiner sur l'« Essence des couleurs » sont aujourd'hui déjà largement publiées et ont donné à une école de peintres la direction spirituelle, l'inspiration consciente et la joie de la créativité*.

* S. Rudolf Steiner. « L'essence de Couleurs » Vol I. & II. « Le monde créateur de la couleur », « L'expérience morale du monde de la couleur et du son », entre autres. voir aussi :. Hans Hebing: « Lettres à la théorie des couleurs », entre autres.

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Les conférences sur « L'expérience morale du monde de la couleur et du son » et sur «Formation plastique et architecturale » du début de l'année 1915 développent en même temps les lois spirituelles générales de la création artistique, comme aussi leur application concrète dans le travail sur le bâtiment à ériger. Nous pouvons ici seulement évoquer quelques thèmes symptomatiques : charge, soutien, équilibre et ambiance musicale dans l'architecture. La « musique plastique » de l'avenir. Colonnes, fenêtres, coupoles dans l'édifice. Métamorphose dans le système osseux comme expression de l'architecture naturelle. Les deux coupoles de l'édifice leur interpénétration. L'utilisation du béton pour des constructions de culture, etc. Ce premier Goetheanum avait en effet un socle en béton formé plastiquement sur lequel se dressait, entièrement construit à partir de bois travaillé artistiquement, de deux coupoles s'interpénétrant mutuellement composant le édifice monumental puissant, dont l'un des dômes, comme je l'ai dit, surpassait la taille du dôme de Saint-Pierre à Rome. Aussi dans ce bâtiment, comme dans le cours de la vie et l'œuvre de Rudolf Steiner, rien n'était laissé au hasard ou à une imagination formatrice arbitraire, mais tout ordonné aux lois spirituelles de la dynamique interne de l'organique-vivant. Comme Goethe avait reconnu l'idée de la métamorphose agissante jusque dans la structure osseuse de l'organisme humain, ainsi Rudolf Steiner a découvert ces lois dans tous les domaines de l'activité humaine, dans le psychique-spirituel, dans la métamorphose de conscience de l'évolution historique, dans l'évolution des organes des sens humains, dans la dynamique de la structure corporelle.

Et comme l'action toujours active de ces puissances et forces pleines de plans façonnent l'organisme humain en une œuvre d'art, ainsi ce principe de métamorphose peut aussi saisir la forme morte dans l'architecture avec les lois du vivant et façonner plein de sens. Une des lois fondamentales de l'organique est la polarité. Mais l'art est le révélateur des lois naturelles secrètes au sens de Goethe.

C'est pourquoi se montra ce bâtiment, formé à partir de la matière vivante du bois et voué dans sa détermination à la formation de la conscience de l'humain comme loi artistique, l'application de deux différentes coupoles structurées articulées en polarité interne. Rudolf Steiner a dit sur cela dans une conférence en date du 4 janvier 1915 : « Maintenant, prenez une fois la forme de base qui peut se montrer à vous si vous saisissez des yeux tout le bâtiment. Je ne peux résumer qu'esquissé ce que j'ai à vous dire, et évoquer seulement un des points de vue qui viennent en considération. Si vous tirez notre construction en considération, ainsi vous trouverez qu'il est édifice à double coupole de sorte que les couples reposent sur ​​un soubassement cylindrique. Il est un édifice à double coupole. C'est l'essentiel, car qu'une double coupole est disponible, cela exprime la vie à la chose. Une seule coupole serait seulement présente, ainsi l'essence de notre bâtiment serait morte. La vie de notre construction vient par cela à l'expression que dans une certaine mesure l'une des coupoles a sa conscience-reflet dans l'autre, que les deux coupoles se reflètent l'une dans l'autre, comme cela, qui est disponible autour de l'humain dans le monde extérieur, se reflète à travers les organes de l'humain. L'idée de base de la double coupole doit être retenue [- -] chez tout ce qui se tient en lien intime, organique avec notre construction, car ce qui ne porterait pas, quand aussi encore en une forme ainsi cachée, la forme de double coupole, n’amènerait pas à l'expression l'essence de notre concept de construction...

Ainsi, je pourrais – j'ai pu seulement indiquer les principes les plus grossiers – jusque dans le moindre détail justifier les principes en chaque surface particulière dans cette forme architecturale ».

Après que par ces conférences avec leurs nombreuses instructions de principes et pratiques les artistes à Dornach avaient reçu l'impulsion de travailler d'un esprit homogène, et que maintenant tout un chacun était en mesure de mettre dans l'action les connaissances acquises et d'aller à l'œuvre de sa journée, Rudolf Steiner se rendit pour un certain temps en voyage de conférences.

Les humains cherchant conseils et direction dans les tensions internes et externes des événements guerriers l'appelaient. Il les a aidés à la connaissance de leur destin et de leurs tâches dans deux conférences à la maison des architectes de Berlin du 14 et 15 janvier : « L'âme germanique et l'esprit allemand » et « la connaissance de l'esprit aux heures heureuses et sérieuses de la vie ». Encore une fois, il partit tout d'abord du grand aspect de l'évolution historique, caractérisa jeunesse et force de l'âge des peuples ; dessina le passage de l'ancienne clairvoyance à la conception du monde mythique, la tension interne dans laquelle se déployaient les peuples germaniques, entre l'épopée homérique du Sud et le mythe des Nibelungen du Nord ; le tournant décisif dans la formation du christianisme, la position du Nord et du Sud, de l'Est et de l'ouest à cet événement engageant ; la réponse de la romanité dans les grandes œuvres du Quattrocento et de la Renaissance, de la germanité dans ces merveilleuses créations comme le « Heliand », la mystique allemande de Tauler et Maître Ekkeharts, de Paracelse, Jakob Boehme et Angelus Silesius, l'appel des forces-Je à une vie spirituelle libre chez Herder, Hegel et Fichte, Schiller et Goethe. Il a accentué avant tout l'engageant dans lequel repose l'âme des peuples en telles prestations, l'avertissement de ne pas sombrer de nouveau de telles hauteurs, mais de continuent à grimper en amont, de ne pas voir seulement ce qui a été atteint, dans de telles prestations, mais le commencement : « Des humains individuels peuvent mourir avant d'avoir pleinement vécu leur vie . Les humains peuvent mourir dans les années de jeunesse de leur être-là, parce qu'ils reviennent dans d'autres vies terrestres, et aussi parce qu'en dehors de cela d'autres peuvent prendre leur place pour la vie culturelle terrestre. Des vies humaines inachevées peuvent se jouer dans l'être-là physique extérieur. Des vies de peuple inachevées pas ! Car quand un peuple, avant qu'il ait rempli sa mission, serait assassiné ou restreint dans son existence, alors une autre individualité de peuple n'entre pas à sa place. Les peuples doivent se vivre au bout ! Les peuples doivent atteindre le plein achèvement du cycle de leur être-là - pas seulement de leur être-là d'enfant et force de l'âge. L'esprit allemand, la vie de l'esprit allemande ne se tient pas à une fin, pas devant un achèvement ; mais se tient à un début. Lui est encore attribué beaucoup... Dans cette vie de l'esprit allemande repose de conduire dehors ce qui était autrefois la pure façon de voir le monde matérialiste à l'expérience du monde spirituel ».[- -]

Cette conférence culmina dans les paroles citées à la page 262 : « L'Esprit allemand n'a pas terminé ce qu'il devait créer dans le devenir du monde ... Il a alors ensuite présenter de telle pensées en cette année dans son écrit « Pensées pendant le temps de la guerre ».- Pendant que les uns se reposaient rassasiés sur les réalisations passées ou se vantaient des réalisations des générations précédentes, sans même aborder le chemin vers de plus hauts sommets spirituels, pendant que d'autres niaient les germes d'un devenir nécessaire au monde ou menaçaient d'étouffer, Rudolf Steiner appelait le sentiment du devoir de cette génération, nommait la suffisance d'un côté et la volonté destructrice de l'autre côté par leurs vrais noms et cherchait parmi ces enveloppes d'une époque mourante après les humains, qui étaient disposés, formés intérieurement en tant que pionniers de l'Esprit pour rentrer dans le chemin des sphères jusque-là inconnues du monde et de l'espace de vie guidé spirituellement.

Il retourna à Dornach fin janvier. Sa première conférence a été consacrée au thème : « L'art véritable remonte aux secrets de l'initiation ». Il a signalé ces secrets à l'exemple d'histoire universelle de Dante et de son ami et maître Brunetto Latini. Ces deux figures, le grand artiste révélant les lois cosmiques et son professeur initié émergent toujours de nouveau comme motif exemplaire dans les dix prochaines années dans les conférences de Rudolf Steiner. Il a donc arraché de l'oubli un événement important dans l'histoire de l'esprit et lui a érigé un mémorial dans la conscience actuelle qui sera aussi donnant direction pour l'avenir. Car l'esprit de Dante et de Brunetto Latini, l'initié, règne aussi dans le présent et l'avenir *.

Le 31 janvier, Rudolf Steiner a parlé à Zurich sur " Nos morts comme collaborateurs ".Il a dédié cette conférence à son ami Fritz Mitscher, dont il a également fait l'allocution funèbre aux funérailles le 5 février à Bâle. Dans cette salle du crématorium à Bâle, où, dans les années à venir, tant d'amis ont reçu la consécration finale à la porte de la mort par des mots de Rudolf Steiner, il a offert aux vivants et aux morts chaque fois une peinture de vie du défunt formée à partir de l'amitié la plus intime et à la plus profonde vue spirituelle.** Ces funérailles sont des jalons importants sur le chemin, que Rudolf Steiner a parcouru au milieu de ses amis.

Dans les conférences des 5-7 février à Dornach il a donné maintenant une grande peinture spirituelle du monde de lumière du « Spectre de la mort » : « Le problème de la mort en rapport de la conception artistique de la vie ». Il a parlé sur les périodes de la vie humaine comme des images en miroir de processus cosmiques, sur les expériences après avoir franchi la porte de la mort, comme elles ont été montrées jusqu'à présent dans certaines œuvres artistiques du passé

* Rudolf Steiner: « L'art véritable remonte aux secrets de l'initiation », « La conscience d'initié »; voir aussi :. Dr G. Wachsmuth: "Histoire des Mystères et de l'esprit" chapitre X.
** Rudolf Steiner: « Nos morts. Paroles de souvenir », « De la mort »; « Le problème de la mort en rapport à la conception artistique de la vie », entre autres.

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(par ex. « Puissance insurmontables » de Herman Grimm) et comment maintenant ces événements peuvent être éclairés de vue spirituelle et être clarifiés, sur les différents destins des décédés dans la jeunesse ou la vieillesse ; sur la similitude de la création artistique avec l'expérience dans le monde spirituel ; sur la question qui lutte dans tous les cœurs après réponse dans ces armées de morts consacrées à ce temps de guerre mondiale : "Comment le défunt peut nous parler". Dans ce cercle de personnes de nombreux pays et des peuples, qui étaient rassemblés dans la simple salle de conférence de la menuiserie de Dornach, les pensées allaient donc aux morts, qui étaient tombés des deux côtés des belligérants et s'unissaient au domaine où guerre et haine appartenaient au passé, où les armées de morts de tous les peuples, de nouveau réunis, sont actifs ensemble à l'édifice de l'esprit de l'humanité d'ensemble.

Après que Rudolf Steiner par cela à nouveau a travaillé quelque temps en une une sphère, qui a été consacré à l'unité des événements spirituels sur la terre et le destin commun de l'humanité de chaque côté du seuil, il se retourna vers la tâche d'apporter aussi loin que possible aux humains vivant le renforcement de la parole de l'Esprit dans les domaines des puissantes luttes terrestres.

Du 13 au 16 février, il œuvra à Stuttgart, par des conférences aux membres et publiques éclairant par les arrières plans historiques les grands événements du jour, rappelant à l'éveil d'enfoncer le voile des événements extérieurs et tirer à la lumière les forces motrices derrières, regarder les signes des temps dans la bataille des façons de voir le monde et les polarités spirituelles. Où Rudolf Steiner arrivait, se balayaient d'elle-même la pensée étroite de la vie quotidienne, les intérêts et dépendances localisés, les antagonismes mesquins et les slogans hypocrites. C'était comparable pour l'auditeur à l'expérience qu'aimeraient avoir des humains dans un navire dans la nuit et la tempête qui voient tout à coup la lumière d'un phare, qui annonce la sécurité et la terre ferme avec son faisceau de lumière qui brise l'obscurité, et annonce le but. Ainsi, Rudolf Steiner mettait aussi en main à chaque humain une boussole intérieure et qui avec lui franchissait la rage de l'environnement, savait que rien finalement n’était sans raison, que les étoiles brillaient encore derrière la brume, que la vue doit seulement pénétrer assez loin pour chercher la réponse aux questions des sphères qui étaient plus grandes et plus larges que le cercle étroit dans lequel la pensée de tant de personnes était enfermée jadis. Espace et temps étaient de nouveau profonds et larges, quand Rudolf Steiner parlait. Il éclaira « L'arrière-plan spirituel de la guerre mondiale », la montée et la chute des cultures, la mission de l'époque post atlantéenne, l'antithèse de l'Est et de l'Ouest, les questions du monde spirituel aux âmes et forces-Je des humains, il décrit la vie en commun avec les esprits de peuple, dans la veille et le sommeil des vivants, dans la lutte des morts, il a annoncé l'esprit Michael et les devoirs qui incombent à qui veut vraiment lutter pour lui. Et il a caractérisé les événements de la journée ainsi qu'ils déposent leur non-transparence, leur peur ou arbitraire fabriquant des masques [- -] et se dévoilèrent comme images reflet d'une grande légité terrestre.

Il posait des questions qui sont adressées à chaque humain, et de telles qui étaient particulièrement adressées aux belligérants dans cette lutte ; ainsi dans les conférences publiques des 15 et 16 février, la question humaine générale : « Qu'est-ce qui est immortel à l'entité humaine ? » et la question spécifique : « Pourquoi nommez-vous le peuple de Fichte et Schiller un peuple de barbares ?". Impitoyablement, il défendait ce qui s'avérait contrevérité et slogan méchant, le brouillard de la propagande, l'insulte, le discours sur les «barbares», la fausseté où qu'elle se produise de tout côté, la dissimulation et la brume qui comme souffle toxique a été déposée sur les âmes, et il n'avait pas de repos jusqu'à ce qu'après ses conférences, les gardes intérieures entendaient de nouveau le bruissement clair, pur de la source spirituelle, s'étaient à lui créé force, sérénité, yeux clairs, un cœur solide, une volonté inflexible, ils s'étaient rétablis.

À Hanovre, il a parlé le 18 février, sur "Les pouvoirs de rajeunissement de l'âme du peuple allemand", le 19 février : "La mort comme transformation de la vie", "Les morts sont au milieu de nous" à Brême les 20 et 21 février sur les esprits des peuples et les membres de l'entité humaine, sur les trois types humains dans l'Est, le Centre et l'Ouest ; aussi à nouveau sur les grands de l'histoire de la Terre , sur Dante, Goethe et Shakespeare, sur Tauler, Angelus Silesius et Jakob Boehme, sur J. St. Mill et Emerson, sur les forts dans la pensée et la volonté et apparemment délicat, mais spirituellement fortifiant, lesquels comme Novalis appelèrent la lumière de l'Esprit à s'incarner dans la parole. Aussi ici il a répété le pressant avertissement de vivre conscient avec les morts et regarder à travers et maîtriser plus intensivement que jamais les événements du temps dans leur aspect spirituel.

Dans la période du 22 février au 23 mars il poursuivit à Berlin, Leipzig, Nuremberg et Munich cette activité de tirer dans la lumière de la contemplation spirituelle l'arrière-plan des événements du temps des coulisses peintes de l'illusion et promouvoir tout un chacun humain, si petit qu'il soit aussi encore dans son rôle en ce drame immense du monde, de porter la grande et lourde responsabilité de la connaissance. A Berlin, il a conduit plus loin la série de conférences pour les membres «Considérations du temps » commencée lors de la précédente visite et a parlé dans des conférences publiques à la maison des architectes sur «La force porteuse de l'esprit allemand», «Qu'est-ce qui est mortel de l'entité humaine ? », « Destin et immortalité ». À Nuremberg, il a parlé sur l'union des forces de clairvoyance et des impulsions morales. Sur l'interaction des hiérarchies spirituelles et des morts à travers les forces éthériques.Sur les métamorphoses historiques produites par cela. Sur les obligations apparaissant avec cela de la formation de l'esprit, de l'âme et du corps. Dans ce dernier contexte, il a présenté l’«eurythmie comme antithèse du système sportif», c'est à dire aussi sur les différences d'un entraînement corporel, [- -] selon qu'il est conçu d'une façon de penser spirituelle ou mécaniste (voir p. 258). À Munich, il a parlé le 21 et 23 mars en conférence publique sur « Racines et fleurs de la vie allemande de l'esprit », aux membres à fond sur la vie entre mort et nouvelle naissance.

Le 26 mars, Rudolf Steiner était de retour à Dornach, où entre-temps avait été travaillé plus loin avec diligence à la construction et tout attendait ses conseils et directives. En soirée, il remonta sur le pupitre dans la menuiserie, où maintenant un auditorium de fortune a été créé pour les auditeurs, qui avaient été assis jusqu'à présent autour sur planches et bancs pour les conférences. Les premiers stades de ce système de conférence à Dornach nous l'avions déjà décrit aux pages 239/242. Maintenant, à Pâques 1915, un podium-scène était en construction contre la menuiserie la première représentation du Faust envisagée a été fixée pour la fête de Pâques, dans la salle, les tas de planches entre les machines à scier avaient été remplacés par des rangées de chaises. Finalement, le lien entre la salle des machines et la salle de conférence se détacha si loin que les deux ont obtenu leurs propres pièces et que maintenant avec le temps apparaissait une salle spéciale, même si encore très provisoire, pour des conférences et représentations artistiques.

Dans la première conférence le 27 mars, Rudolf Steiner a parlé pour ainsi dire de la technique d'observation clairvoyante, sur « Les trois types de clairvoyance ». C'était aussi nécessaire que ceux qui s'occupaient de ce chemin de connaissance, apprennent très précisément à différencier entre vérité et erreur, objectif et subjectif qu'on doit justement ainsi observer exactement dans le suprasensible, comme dans le laboratoire, que dans chaque cas unique on doit d'abord préciser exactement ce qui par ex. est à attribuer dans le phénomène suprasensible à l'observateur lui-même et ce qui est d'une influence de l'environnement. Tout de suite avec l'observation clairvoyante est à différencier très finement et exactement quels contenus de la perception proviennent de la propre structure de corps sensible-suprasensible de ceux qui s'approchent de l'extérieur, de l'environnement spirituel à l'observateur. Beaucoup d'erreurs se produisent dans le temps actuel chez de tels humains qui n'apparaissent pas par une formation spirituelle auto-acquise, mais de disposition atavique comme soi-disant "clairvoyant", par manque de lucidité et de précision dans la différenciation de subjectif et objectif, Je et environnement, forces propres et étrangères, non-humaines. Ce serait là juste évoquer un passage de telles explications qui montre d'une manière caractéristique, comment Rudolf Steiner a insisté pour clarifier et délimiter très précisément les concepts dans le domaine de la «clairvoyance» et éliminer complètement toutes les illusions sur ce chemin afin que l'humain se rende en premier dans ce domaine que quand il a atteint une pensée claire, une autodiscipline de fer, une observation précise, une capacité de de différenciation précise. Ainsi, il a dit par ex. dans cette conférence : « On peut tout de suite l'exprimer comme une loi ; quand la clairvoyance commence avec les structures les plus fines, en particulier avec des formations de couleur, alors c'est une clairvoyance qui [- -] se réfère à des processus qui se déroulent dans la personnalité. J'insiste sur cela, car cela peut être de valeur pour l'explorateur du monde spirituel. Tout de suite comme l'anatomie et la physiologie examinent des processus digestifs et d'autres, ainsi a aussi une haute valeur, de cette manière que derrière les processus humains se tenant des spirituels, d'explorer le spirituel. Mais, il serait grave si on s'adonnait à n'importe quelles tromperies, quand on se livrerait à des illusions, et n'interpréterait pas les choses de la bonne manière.

Si on devait croire qu'une telle clairvoyance survenant sans une préparation appropriée pourrait donner plus que ce qui se joue dans l'humain et se projette hors dans le monde objectif, quand on croirait que dans une certaine mesure les puissances du monde se manifestant, les forces spirituelles donnant le ton par une telle clairvoyance, pourraient venir plus près, ainsi on se tromperait beaucoup... Pas tout ce qui sera trouvé sur les chemins de la clairvoyance - j'aimerai exprimer cette phrase radicale – sera adorable, mais tout vaut la peine de l'apprentissage ».

Donc, il a rendu ses élèves attentifs très exactement là-dessus comment on apprend à distinguer du caractérisé subjectivement et objectivement, et également la clairvoyance dirigée vers l'intérieur ou vers l'extérieur, etc. Nous insistons sur ce fait parce que par de tels adversaires,qui sans orientation plus proche croient être en mesure de juger au sujet de ces choses, l'objectivité de la recherche clairvoyante de Rudolf Steiner a été ici ou là remise en question.Mais tout de suite lui comme unique dans le temps d'aujourd'hui, et en fait pas de scepticisme bon marché ou le désir de critiquer et négation, comme ceux-ci, mais d'une expérience personnelle très précise, a fait ressortir les caractéristiques distinctives exactes jusque dans le plus détaillé qui délimite subjectif et objectif l'un l'autre et où est disponible illusion et où perception concrète. Il a décrit et formulé précisément les caractéristiques de chaque sorte de perception suprasensible et ses contenus particuliers, comme le physicien ou le chimiste détermine la nature et le contenu de son observation dans le laboratoire. Dans ces conférences et de nombreuses plus tard Rudolf Steiner a souligné que lors de l'entrée dans ce nouveau domaine de la connaissance, des exigences encore plus élevées, plus strictes devraient être posées, que dans l'exploration du monde sensoriel-physique :
« Dans le monde physique-sensible, nous avons en premier les façons de voir correctes, alors nous allons à l'observation conceptuelle et nous formons les jugements scientifiques ensuite. Lors de l’ascension dans le monde spirituel, cela doit être inversé.Là nous devons en premier développer les concepts, - nous efforcer pour nous intégrer objectivement dans la science de l'esprit ; sinon nous ne pouvons jamais être sûr qu'une quelque observation dans le monde spirituel soit interprété dans le sens correct par nous. Là la science doit justement précéder le regard. Et c'est ce qui est infiniment incommode à beaucoup qu'ils devraient étudier la science de l'esprit.

La recherche suprasensible présuppose donc tout de suite encore plus que l'exploration du sensible jusqu'à présent, une volonté intense d'apprentissage infatigable, une préparation rigoureuse, l'auto-observation la plus impitoyable, la déconnexion de toute subjectivité et la vérification la plus exacte de la validité objective de chaque résultat. Mais si lourd et dur [- -] peut être ce chemin, il est si impitoyablement nécessaire pour le développement ultérieur des humains: «Plus nous nous poussons vers l'avenir de notre développement sur la terre, d'autant moins les humains pourront vivre sans que leur vie de l'âme soit desséchée, si ils ne peuvent pas accueillir les résultats de cette clairvoyance dans leur connaissance...

Les gens qui aspirent après cela, de manière impersonnelle, dans le sens où c'est évoqué dans « Comment obtient-on des connaissances des mondes supérieurs », de venir à une vision des mondes supérieurs, humains, qui ne se laissent pas décourager d'aller ce chemin inconfortable mais sûr, ils développeront en rapport à leur clairvoyance aussi quelque chose d'impersonnel en soi, avant toutes choses un intérêt supérieur pour la connaissance objective du monde, pour ce qui va se soi dans le monde cosmique et du devenir historique ».

C'était cela à quoi Rudolf Steiner, dans ces conférences de Dornach tout de suit dans cette heure du monde de graves décisions au milieu de la guerre qui fait rage autour voulait sensibiliser les humains : à partir de la connaissance objective des arrières plans suprasensibles du monde, acquérir une vision lucide, claire et vraie des processus historiques.

De cette manière, de par les jours, a été le travail pratique, en soirée travail de connaissance à l'édifice d'humanité à Dornach. Albert Steffen a une fois, avec la prégnance du grand poète, saisi la tâche en paroles qui étaient assignées à cette construction de Dornach : « qui devrait devenir un lieu pour la ronde de tous les esprits de peuple, dans laquelle chaque nation aurait le droit de s'élever en représentante du genre humain, quand aussi toujours en une façon différente de transformation, mais toutes de mêmes valeurs dans la mesure comme elle pratiqueraient la connaissance de soi ».

Au temps de Pâques, Rudolf Steiner a donné aux amis travaillant là deux cadeaux spirituels significatifs. Les conférences des 2 et 3 avril, Vendredi saint et Samedi saint ont été consacrés au thème : « Le mythe de Baldour et le mystère du vendredi saint » ; les conférences de Pâques parlent aux « Trois formes de Faust ». Il a répondu dans les deux premières conférences sur la question apparue des folklores celtiques germaniques : « Où est Baldour ? » Baldour, qui est descendu dans le royaume des ténèbres, était le représentant de l'humanité, qui auparavant clairvoyante est alors devenue aveugle, avait perdue les forces de la clairvoyance*. Les forces devenues inactives avec cela, mais encore disponibles, l'humain les utilisa à l'époque suivante au développement de son intellect. Raison terrestre et connaissance purement matérielle éteignirent les anciennes forces de voyance. Mais le Christ est descendu dans le royaume des ténèbres et les a rachetés. Le chemin du Vendredi saint au dimanche de Pâques peut être pour les humains résurrection de la force de vision spirituelle sous une nouvelle forme. Dans cette conférence, Rudolf Steiner laissa présager sous la forme d'une conversation entre un enseignant et l'élève des anciens mystères nordiques ce message de Pâques :

* Rudolf Steiner: « Le mythe de Baldour et le mystère du Vendredi Saint » et entre autres ; voir aussi :. Ernst Uehli: « La naissance de l'individualité à partir du mythe ».

[- -] « Baldour n'est pas dans le visible. Parce que toi comme humain avait besoin de ces forces formatrices, ces forces formatrices rajeunissantes que jadis tu avais le droit d'accueillir demi-connaissant, elles agissent maintenant à ton insu dans ton intérieur afin que tu ne leur prennes rien par ton savoir-raison. Parce que tu avais besoin de ces forces dans cet invisible, Baldour a disparu du domaine du visible, s'est retiré à l'endroit où est le monde de ton propre intérieur sous conscient...

Le dieu Baldour est dans le sous-monde, il est dans l'enfer, il agit dans l'invisible sur toi. Englouti et écoulé est le royaume de voyant solaire de Baldour...

Baldour est dans le domaine de l'enfer, mais le Christ est descendu dans le royaume de l'enfer, dans le royaume du sous-conscient de l'entité humaine propre ; là il vivifie le Baldour. Et quand l'humain s'approfondit suffisamment dans ce qu'il est devenu dans le cours de l'évolution de la terre, là il trouve à nouveau la force formatrice rajeunissante ».

MARIE STEINER (1915)

À la fête de Pâques se déroula la naissance d'une impulsion importante porteuse d'avenir, car elle amena le 4 avril 1915, la première représentation eurythmique de la scène de Pâques dans le « Faust ». Aucune œuvre d'art du passé ne pouvait donc être appropriée à amener à représentation la réalité d'un monde spirituel que tout de suite cette scène de Pâques où Faust se décide de se rendre de son plein gré à travers la porte de la mort, mais en ce moment crucial, vit les chœurs des hiérarchies, des morts, des puissances spirituelles, par une vue suprasensible. Et aucun art du présent ne pouvait être plus approprié que l'eurythmie d'amener à l'expression cet élément suprasensible en mot, mouvement, couleur et forme pour le traduire dans le visible. Les formes d'expression artistiques antérieures ont toujours été inadéquates, parce que leurs éléments ont seulement été pris de la manière de penser sensorielle-physique du siècle passé. Ici était maintenant donnée une forme d'art dont les propres lois provenaient de la perception réelle du monde spirituel, ce par quoi premièrement une interprétation conforme à la réalité des processus spirituels devenait possible. Certes, ceux de Pâques 1915 ont été les premiers débuts. L'Eurythmie n'avait pas encore entièrement traversé trois ans de développement depuis sa création, les nombreuses indications de Rudolf Steiner pour les arts de la scène nous ont seulement été offertes dans la décennie suivante. Mais comme les premières tentatives de marche d'un enfant transmettent beaucoup d'essentiel sur le monde de l'espace et des forces d'équilibre, dans lesquelles on se remue plus tard si sûrement, ainsi sont aussi particulièrement intéressantes ces premières expériences testant les possibilités, à partir desquelles grandirent les puissantes représentations du Faust avec la plénitude d'expressivité. Ainsi a été aussi faite à cette représentation par exemple une première tentative d'accompagner le changement de la séquence d'images du contenu spirituel par le changement intensif de la couleur de scène, ce qui se montre en substance des indications mentionnées précédemment par Rudolf Steiner sur la nature de la couleur. De cette façon, se transforma, par exemple, dans cette première tentative de présentation de la scène de Faust aux paroles « Christ est ressuscité » la scène auparavant plongée dans des tons de couleur noire en une sphère remplie d'un rouge vif. L'essence du rouge nous l'avions décrite à la page 180. Cette indication a ensuite été gardée en ce que les représentations d'eurythmie au cours de l'année


Eurythmie (Ilona Schubert, Marie Savitch, Astrid Schmidt, Rie Lewerenz, Maria Jenny)

se déroulèrent généralement sur un fond bleu, tandis que seulement le jour de Pâques apparaissait un rouge brillant des rideaux à leur place, etc. Comme les représentations du Faust passèrent plus tard de la représentation eurythmique à la représentation dramatique, l'élément de la couleur et de son évolution obtint une partie importante dans la conception du décor. Il était encore un long chemin à partir de Pâques 1915 jusqu'aux sommets dramatiques du Festival Faust une décennie plus tard. Mais il est utile de revenir de temps en temps en pensée à la source, quand on s'est rafraîchi à l'abondance du paysage du grand courant. Le fait que cette graine a été fécondée de nouveau à partir du sol maternel du Faust de Goethe, se montra naturel-organique de la sphère de l’œuvre - et du destin de Rudolf Steiner.

Les conférences adjointes à cette première représentation eurythmique de « Faust » à Dornach ont été dédiées aux « Trois figures de Faust ». Le caractère essentiel de cette forme humaine, Rudolf Steiner l'illustra à l'antithèse historique de saint Augustin et l'évêque manichéen Faustus, à la légende riche en éclaircissement de la rencontre d'Érasme de Rotterdam avec Faustus Andrelinus à Bâle, à la forme du Faust médiéval et l'oeuvre sublime de Goethe *.

Le 10 avril, Rudolf Steiner a parlé publiquement pour la première fois à Bâle sur ce qui aspirait à son accomplissement à Dornach : « Un édifice à Dornach en sa conception comme maison de la Science de l'esprit ».

« L'ÉVEIL DE L'AME »
Drame mystère de Rudolf Steiner. 
B. Image: Devant le Temple
Décors : W. Scott Pyle
L'Egyptienne (Gertrud Redlich)

Après la naissance de ces nouvelles impulsions à croissance vigoureuse à Dornach, il a voyagé du 15 au 23 avril de nouveau pour la poursuite de conférences publiques et pour la branche à Berlin, où les cours à la maison des architectes ont complétés les thèmes commencés en mars : « Le théâtre des pensées comme résultat de l'idéalisme allemand », « Sommeil et la mort du point de vue de la science de l'esprit », « Connaissance de soi et connaissance du monde ». Les conférences pour la branche ont expliqué les nouveaux aspects de « L'essence de l'homme en tant que membre du grand organisme monde », « L'essence des hiérarchies, dans la pensée, le sentiment, la volonté et agissant dans le Karma », « L'image du monde de l'idéalisme allemand.Une considération au regard de notre temps porteur de destin ». Le motif de base de cette activité était par conséquent toujours la classification de l'humain enfermé en des barrières de la terre apparentes dans la sphère plus large d'un monde-organisme.

Après un retour temporaire de fin avril au 5 mai pour activité de construction et conférences à Dornach, au cours duquel avant tout le travail des forces formatrices éthériques vivantes dans l'humain, dans le cosmos, dans l'art, est venu à représentation, Rudolf Steiner voyagea de 6 à 18 mai en Autriche. Là il a parlé à Vienne, Prague et Linz. À Vienne, les conférences publiques appelèrent à la connaissance pleine de courage des signes du destin qui ont révélé leur écriture-monde au milieu des événements de la guerre : « La connaissance suprasensible et sa force renforçant l'âme dans notre temps porteur de destin », « Le destin de l'humain 

« Le gardien du SEUIL »

Drame mystère de Rudolf Steiner.8e tableau: Le royaume d'Ahriman.
Décors : W. Scott Pyle.
Strader (Bevan Redlich) Ahriman (Günther Sponholz)

* Rudolf Steiner : «Faust, l'humain aspirant », « Le problème-Faust »; voir aussi :. Dr G. Wachsmuth: « Histoire des Mystères et de l'esprit » Chapitre XII. [- -]

à la lumière de la connaissance des mondes spirituels ». Les conférences aux membres ont donné des forces d'orientation par présentation des relations spirituelles aux morts et tombés à la guerre qui deviendront des aides pour l'avenir spirituel ; aussi par des indications concrètes sur l'auto-éducation, la maladie et la guérison.

À Prague, la substance des conférences de Vienne a été transmise à des cercles supplémentaires. En dehors des conférences publiques a été inauguré un nouveau local de branche, le 15 mai, comme un point de rayonnement pour le travail intensif. À Prague, une activité spirituelle saine a été particulièrement favorisée par le professeur Adolf Hauffen et son épouse, Mme Clotilde Hauffen, qui a dirigé l'une des branches locales. Ad. Hauffen était professeur de langue et de littérature allemande à l'Université allemande de Prague et dans sa maison hospitalière régnait une atmosphère de haute culture scientifique et spirituelle. Rudolf Steiner lors de ses conférences à Prague était à chaque fois en visite et a souvent habité là.Lors de l'inauguration cette fois là du nouveau local de branche, il a fait aux amis le cadeau de parler de la représentation artistique du représentant de l'humanité, le Christ, l'immense statue à l'édification de laquelle, il travaillait actuellement à Dornach. Aussi lors de la visite maintenant suivante à Linz le but visé des conférences de Vienne et le rapport sur ​​le travail de Dornach était au premier plan d'un tableau d'actualité, qui éveillait les auditeurs au sens fatidique des événements.

FAUST II de Goethe
Acte 2: Nuit de Walpurgis classique. Au Peneus supérieur
Décors Jan Stuten
(Hans Schmidt) Mephisto (Bevan Redlich) van der Pals)
La Sphinge (Hans Weinberg) Faust (Kurt Rising usine) Les Griffins (Janina Rychter)

Dans cette période, nous trouvons Rudolf Steiner sans relâche en voyage. Il faut se rappeler qu'à cette époque, même au milieu de la guerre avec tous ses phénomènes d'accompagnement paralysant la circulation a donc encore été garantie une belle et saine libre circulation de l'action spirituelle. L'ère des barrières fermées, les presque insurmontables formalités de passeport, les murs de la forteresse impénétrable et règlements inévitables n'étaient pas encore tombés. Un échange de pensées serviables et fructueuses de l'aller et prendre la substance spirituelle correspondaient encore à la bonne vieille tradition de la communauté humaine, qui quand aussi politiquement et économiquement les barrières s'abaissant, laissaient quand même leurs portes ouvertes à l'afflux de saines forces spirituelles constructives, sachant que l'humain dans la bataille, bien que de manière naturelle se démarquant, doit garder les hautes sphères ouvertes dans le travail spirituel, surtout quand il est disposé à affecter la victoire spirituelle sur le physique. La bonne tradition se préservait encore que seule la force spirituelle libre peut trouver la plus haute prestation.

FAUST II de Goethe
Acte 2: Nuit de Walpurgis classique.Devant le temple de Manto
Décors Jan Stuten
Manto (Tatjana Kisselev) Chiron (Fred Poeppig) Faust (Kurt Hendewerk)
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Rudolf Steiner a créé et donné une nouvelle force du travail à l'édifice de Dornach aussi pour la Pentecôte. La conférence de la Pentecôte du 22 mai 1915 a complété les conférences de Pâques sur les trois figures de Faust et offrit à la fin les paroles de Pentecôte qui naissent de véritable esprit rosicrucien,à ceux qui les laissèrent devenir une source de force à travers la méditation, la compréhension et le faire de ce temps plein d'énigmes pour pouvoir servir comme étalon de valeur pour eux-mêmes et au monde : [- -]

« Là où la connaissance sensorielle se termine,
Là se tient en premier la porte,
Les réalités de la vie
Ouvertes à l'être d'âme.
La clé crée l'âme,
Quand elle se renforce en soi
Dans le combat, les puissances du monde
Sur leurs propres raisons
Conduisent avec forces humaines,
Quand elles s'expulsent par elles-mêmes
Le sommeil, les forces du savoir
À leurs limites de sens
Enveloppé avec nuit spirituelle ».

Alors que le jour de Pâques 1915, pour la première fois une scène de la première partie du Faust de Goethe était venue à l'expérience eurythmique sur la scène de Dornach, était maintenant à la Pentecôte la première fois amenée à représentation la « scène d'Ariel », le prélude de la IIe partie du Faust, à son tour, un premier début, qui plus tard pour accords cosmiques et terrestres sublimes trouva dans la construction avec ses énormes dimensions tout de suite cadres et expressions nécessaires.

Les conférences de Dornach du 22 mai au 3 juin apportèrent d'abord en lien à ces expériences de la scène d'Ariel où Faust se réveille dans le son du tonner du lever du soleil et fait l'expérience de l'esprit de la terre, l'enrichissement de cette scène artistique de Goethe de ses réels arrières plans par la recherche en science de l'esprit. Rudolf Steiner décrit la Terre comme un organisme spirituel-réel, comment il dort dans le processus végétatif de l'été et se réveille dans la concentration de l'hiver. Dans ces grandes oscillations annuelles de la vie et de la conscience d'organismes supérieurs, nous nous tenons humains dedans avec nos plus petites oscillations et rythmes. Nous aussi expérimentons spirituellement-psychiquement été et hiver en nous, au cours de l'année et aussi au cours de la vie. Ambiance de Pentecôte signifie porter notre vie de l'âme éveillée renforcée dans le sommeil de l'Esprit de la Terre en été. Le vieil adage Rose-Croix est aussi d'importance au cours de l'année ; au temps de l'été qui atteint un sommet à la Saint Jean , nous faisons l'expérience intense du principe de père dans le cosmos : « Ex Deo nascimur », dans la seconde moitié de l'année, qui culmine dans la période de Noël, le principe du fils : « In Christo Morimur ». La science de l'esprit fournit la résurrection comme un cadeau de la Pentecôte du monde : « Per Spiritum Sanctum Reviviscimus ».

Ces conférences contiennent à la fois des informations très importantes sur la situation de l'époque, sur le karma du matérialisme, le développement excessif du principe de nationalité, la mission spirituelle de petits peuples qui remplissent d'après leur essence et action dans la spécialisation des grands complexes de peuples en tant que gardiens et soignants de la substance spirituelle, et auxquels il reconnut des tâches importantes dans la vie des peuples. [- -] Ces observations ont culminé dans l’« Ambiance-Faust » :
« Seulement se gagne liberté et vie qui doit les conquérir tous les jours ».

Du 10 juin au 6 juillet, Rudolf Steiner séjourna à nouveau pour conférences dans différentes villes allemandes. Il a conduit tout d'abord à Berlin les « Considérations d'époque » commencée l'hiver 14/15 et a ouvert maintenant le 10 juin avec une conférence « Le groupe sculpté de l'édifice à Dornach ». Il a souligné le fait que cette oeuvre d'art est née non seulement des lois de l'art du sculpteur, mais de la vision spirituelle, clairvoyante de l'essence du Christ représentée entre Lucifer et Ahriman comme contre-forces : «Il ne s'agit pas de simple symbolisation, mais de ce que chaque train unique dans les trois entités est créé dans les détails les plus plus minutieux de la façon de voir selon la science de l'esprit ». Il a décrit comment dans cette statue devrait venir à l'expression que le Christ ne combatte pas ces contre-pouvoirs au sens humain, qu'il ne leur fasse pas front par la haine et l'hostilité ou les forces de destruction qui n'exprimeraient pas sa nature, mais ce qu'il les amène par son être-là, son se tenir là vertical en équilibre entre polarités, à se surmonter elles-mêmes : « Le Christ n'est ni un haïssant ni un aimant injuste. Il n'étend pas la main pour briser les ailes de Lucifer, mais le Christ est celui qui tend la main, parce qu'il le doit de son être intérieur. Il ne rompt pas les ailes à Lucifer, mais Lucifer en haut ne supporte pas ce qui se dégage de cette main et se brise lui même les ailes. Par conséquent, il doit être exprimé dans la forme de Lucifer, que les ailes ne lui seront pas brisées par le Christ, mais qu'il se brise les ailes lui-même... Connaissance de soi en Lucifer, cela est expérience de soi. Justement ainsi dans Ahriman. Christ ne fait rien aux deux, de sorte que ni la main gauche ni la droite n’est tendue ainsi comme s’il faisait quelque chose à Lucifer ou Ahriman. Il ne leur fait rien, mais ils le font à eux-mêmes, ce qui se passe avec eux. Et ainsi, nous nous tenons sur le sol sur lequel intervient la science de l'esprit dans notre temps, pour donner une façon de voir le Christ de correcte nature...

L'idéal viendra dans le futur, qu'on conçoit l'entité-Christ selon ce qu'elle est, pas seulement d'après ce qu'elle fait ou fera, quand la fin du développement de la terre sera là. Une entité qui agit par son être, ce qui doit se passer dans les âmes elles-mêmes ». C'est en même temps un symbole et un modèle de notre propre être-là. Nous ne pouvons pas penser ou sortir les contre-pouvoirs du monde, nous ne pouvons que tenir dans l'équilibre entre eux, traverser en liberté entre eux : « Telle est la vie de l'humain. Ce n'est pas ainsi qu'on peut dire : je fuis Lucifer, je fuis Ahriman. Si on voulait dire, je fuis Lucifer, je fuis Ahriman, ce ne serait pas la vie. Ce serait comme un pendule qui n'oscille pas. L'expérience humaine oscille vraiment, sur l'un des côtés d'après Lucifer, d'après l'autre côté d'après Ahriman. Et qu'on n'ait pas peur, c'est l'important. Si on fuyait Lucifer, il n'y aurait pas d'art ; si on fuyait Ahriman, il n'y aurait pas de science externe.Car tout l'art qui n'est pas imprégné par la science de l'esprit est luciférien, et toutes

Dans le studio, travaillant sur la statue (1919) [- -]

science externe, aussi loin qu'elle n'est pas la science de l'esprit, est ahrimanienne. Ainsi, l'homme oscille.C'est la chose importante, et qu'il le reconnaît qu'il veut être en équilibre et pas en repos ». Avec cela Rudolf Steiner a dans le même temps indiqué aux humains la voie du milieu aux polarités et forces de cette période difficile, la vision des arrière-plans spirituels dans un combat, que l'Est, le Centre et l'Ouest ont laissé prendre pied les uns contre les autres à un faux niveau. Il a rehaussé cela à nouveau dans la sphère de la connaissance, où les opposés ne sont pas conçues pour s'annuler mutuellement, mais pour se renforcer l'une à l'autre, où elles sont destinés à la synthèse saine, pour éveiller une puissance accrue de l'équilibre gagné par soi-même :

« Ce n'est pas une question, qu'on repousse seulement l'un ou l'autre, mais qu'on devienne conscient que vraiment à l'avenir une culture correspondante consiste en ce qu'on sache amener les deux dans la mesure correcte que l'un doit avoir contre l'autre. Et là vous voyez exprimé, j'aimerais dire, toute la destinée de la terre dans notre statue. C'est une fois la tâche de l'Europe d'apporter un équilibre entre l'Est et l'Ouest. Dans l'Est, le pendule oscille d'un côté, à l'ouest de l'autre côté. Ici en Europe, il ne nous revient pas purement d'être les imitateurs de l'Est ou les imitateurs de l'Ouest, mais il nous revient, tout à fait indépendamment de nous tenir sur propre sol et reconnaître pleinement la légitimité de l'autre…

Quand notre temps reconnaîtra une fois ces choses, mais pénétrera pensant, sentant, avec sentiment (il n'a pas besoin d'orgueil à cela), alors il sera clair à ce temps, comment les événements douloureux du présent sont en fait là que pour amener à l'humanité le sentiment de la tâche que cette humanité aura à remplir dans un avenir proche. On aimerai seulement espérer que le grand, le douloureux, que l'humanité expérimente, peut donner naissance aussi un réel et vrai approfondissement des intériorités (NDT Gemüter). Il est déjà vrai que, malheureusement, dans ce qui sera amené à l'expression, en particulier dans le parlé et l'écrit littéraire, le grand sérieux que notre temps nous oblige ne reconnaît par aucun chemin que beaucoup, beaucoup doit encore entrer dans les intériorités des humains afin que ce grand sérieux, j'aimerais dire, ce sérieux réconfortant rempli les intériorités ainsi que l'humain pourra être porté par les tâches qui lui sont placées. C'est sérieux ce qui nous sera demandé pour tâche, mais c'est un sérieux plein de consolation, plein d'espoir, inspirant confiance. Il suffit de se rendre compte que nous vivons dans un temps où du grand nous est demandé, mais qu'aussi ce grand peut être rempli par nous, et on ne pourra pas aussi venir en ce temps à une vision pessimiste du monde ».

Ainsi, la statue construite à Dornach était un symbole suprême des devoirs et responsabilités avec lesquels les peuples de la terre ont été mariés spirituellement. Ils ne rempliront celles-là seulement, quand la bataille et la compensation ne se vivent pas dans la haine et de l'arrogance, dans un déploiement de pouvoir physique et d'écrasement matériel, mais repose originellement sur le niveau supérieur de la lutte et de l'équilibre spirituels, et quand cela vient à accomplissement dans le construit polairement, mais tout de suite par cet organisme vivant, capable d'évolution de l'humanité d'ensemble sur la terre. Quel autre aspect a été ainsi donné, comme dans l'énorme quantité de mensonge, routine et phrase par lesquels les peuples ont été à cette époque incités et poussés dans un chaos dépourvu de sens. [- -]

Dans des conférences supplémentaires à Berlin, Elberfeld, Cologne et Düsseldorf, ici avec le sujet « Commun au dessus de nous, Christ en nous », Rudolf Steiner a donné aux humains la force intérieure pour garder la tête au-dessus des eaux du trouble, de sorte que chacun devienne son propre conducteur et beaucoup travaillent ensemble, pour ne pas perdre de vue les objectifs spirituels dans la tempête du temps. Dans ces conférences a de nouveau été pensé à l'aide des morts, et des sphères où les pouvoirs aidant séjournent, qui veulent être reconnus et accueilli dans l'existence terrestre. La dernière conférence avait pour thème : « La signification cosmique de nos perceptions sensorielles, notre penser, sentir et vouloir ».

 

Rudolf Steiner retourna maintenant pour plusieurs mois à Dornach, où il se consacre à  du 17 juillet au 7 novembre à la plus  intensive poursuite de l'activité de construction et en même temps à la formation spirituelle des co-créateurs. L'indication entamée dans les conférences précédentes aux puissances les plus élevées, les plus aidantes a été maintenant clarifiées dans ces conférences jusque dans le domaine de travail concret. Ainsi il a parlé dans la première conférence à Dornach du 17 juillet sur l'action des êtres angéliques supérieurs dans le langage humain : « Sur le langage comme reflet de la vie des êtres supérieurs ».La prochaine présentation « L'harmonie perdue entre parler et penser » traita de la séparation l'un de l'autre du développement du langage et du développement de la pensée dans le temps actuel ; une indication prophétique, car jamais est donc dans le passé est tant abusé de la parole, oui, les plus hauts mots de la langue, comme liberté, amour, justice, vérité, etc ont été poussés sous un sens et un contenu si défiguré, comme dans les décennies à venir. Une telle action contraire à la vérité de l'homme provoque des révolutions jusque dans les shères des êtres spirituels. Mais l'édifice du Goetheanum devait être une "Maison de la Parole", où la plus haute capacité de l'humain, la langue, devaient reconquérir son don le plus spirituel, de la parole, l'ancienne sainteté originelle, la véracité et la force spirituelle.
Dans le sens de l'histoire mondiale Rudolf Steiner a parlé du 24 juillet au 8 août de « l'arbre de vie et de l'arbre de la connaissance du bien et du mal » *. Une supervision orientant profondément dans l'évolution historique des Mystères, des courants de peuples, des époques de culture, des métamorphoses de la pensée et de la volonté des humains à travers les siècles a été donné ici, culminant dans une christologie qui " déverrouilla les yeux" à l'humain jusque dans la sphère de son corps et de ses sens, le conduisant hors de la domination de Lucifer et Ahriman dans le domaine de la connaissance du Christ.
Une série de conférences supplémentaire du 23 au 30 août se tint sous le motif: « Nécessité, hasard, providence ».Ici aussi, étaient à nettoyer tout d'abord des faits spirituels des scories conceptuelles contraires à la vérité et des dissimulations linguistiques


* Voir là-dessus en dehors des œuvres de Rudolf Steiner citées dans le texte aussi : Dr G. Wachsmuth: "Le monde éthérique dans la science, l'art et la religion" Vol II et  professeur Richard Karutz « Mais de l'arbre de la connaissance… Sens et image des arbres du paradis »

[] qui leur avait été chargés dans l'abus de mot par les humains. «Nécessité», «hasard» et «providence» sont aujourd'hui diversement devenus des formules, des gousses à concept que l'humain remplit avec des contenus qui lui semble tout de suite convenants ou utiles. Mais qui veut être un serviteur de la Parole, doit apprendre à se passer de cette détermination arbitraire, et écouter l'esprit qui veut agir ouvertement et de plans plus élevé par la parole. Ainsi, le devenu subjectif devient de nouveau objectif, mais le devenu objectif à nouveau reconnaissable comme une série d'expériences et d'actions d'êtres spirituels.

Des problèmes scientifiques spécifiques ont également été clairement définis dans ces conférences, ainsi dans la conférence du 20 août: « Mathématiques et mécanique. L'éther de la physique. Flammarion, Henri Poincaré ", etc.  La prise de position en sciences de l'esprit ­ vis-à-vis des théories de l'existence d'un éther hypothétique et l'essence réelle de l'éthérique, Rudolf Steiner l'a tournée vers une attention accrue dans les années à venir. Plus tard, dans les années 1920 à 1921 ont donc été installés à Dornach, des laboratoires spéciaux pour la biologie et la physique, où ces questions ont subi objectivement recherche et examen scientifique. Nous irons à cette question plus en détail.
Mais aussi dans les rapports sociaux étaient à effectuer toutes sortes d'explications conceptuelles en ces semaines d'août et septembre 1915, non seulement dans le monde extérieur, mais aussi dans la communauté sociale de la société elle-même. Car Rudolf Steiner était bien sûr encore plus sévère vis-à-vis de ses étudiants en ces questions, car il leur avait confié l'outil d'évaluation. Ce qui alors d'imprécision, subjectivisme, d'enfantillage psychique avec les choses spirituelles a été porté quelque peu par les individus dans la société, cela a été éradiqué implacablement. C'est un des dangers du développement spirituel, que les humains qui n'ont pas encore atteint la base objective de l'auto-discipline de fer et de distanciation de la vanité native, se mirent dans le soleil artificiel de leur auto-développement, et donc laissent venir au jour à la place de la modestie, arrogance, au lieu de besoin d'apprendre, désir d'enseigner, à la place d'l'ouverture vis-à-vis du semblable, vivisection psychique, au lieu de piété, hypocrisie, au lieu de sérieuse objectivité, besoins de sensation « occulte ».Car le développement de l'âme et de l'esprit favorise d'abord une fois tout de suite cela à la surface, qui sinon peut-être moins remarqué, mais toujours disponible, sommeille latent dans l'âme de l'humain. Une fois parvenu à la surface, ce lest doit être repêché dans les eaux de l'âme, pour la rendre claire, pure et transparente. Probablement chaque humain qui s'adonne à ce travail à lui-même, est étonné, ce que se révélé là au jour. Il peut souvent être une période de transition où toutes sortes de vices viennent à la surface d'un humain, qui n'étaient pas visibles chez lui. C'est comme déménager d'un appartement ancien dans un nouveau, où tout d'un coup toutes sortes de vieilleries viennent au plein jour [ ] et seront supprimées lors du déménagement. La communauté doit pouvoir supporter cela, quand dans le même temps la volonté au retrait définitif est reconnaissable. Mais si ce curage n'est pas effectué par lui-même, la communauté, ou celui la conduisant doit éveiller à cela et aider également ici et là. Rudolf Steiner aimait à utiliser un des outils les plus efficaces : l'humour. Un tel humour doit, comme il le disait, être en même temps sérieux. Alors, l'équilibre est bientôt rétabli. Ainsi, il a caractérisé en ces semaines maintes aberrations tout d'abord dans la plus grave urgence en quelques explications sur « la différence entre une association et une société », il a décrit la société comme un être vivant avec ses lois de vie propre, mais pour illustrer,  il a pris aussi les moyens de l'art et ici aussi l'humour. Il a identifié le jeu frivole avec des choses graves, qu'il a rendu visible avec ironie, éveillant la conscience en ce qu'il écrivit « La Chanson de l'Initiation », et l'a laissé apporter à représentation eurythmique sur scène par les artistes. Qui a utilisé des procédés de clarification de la sorte pour son propre éclaircissement, pouvait finalement mener à riche profit malgré les désagréments, qui ne voulait ou justement ne pouvait pas,  s'en allait. Ces orages de nettoyage sont nécessaires de temps en temps dans chaque collectivité, après eux suit un air clair et une nouvelle croissance.

Rudolf Steiner donna maintenant également aussi de telles croissances en ces jours, substances fructueuses, les plus belles créations où dedans l'art révèle les forces sublimes d'un Cosmos guidé spirituellement. Cette création porta le nom « Douze ambiances » et laisse résonner dans la parole en douze strophes d'airain de sept lignes chaque, des signes cosmiques du zodiaque son essence, son tissage de forces, sa contribution spirituelle et dynamique dans la danse des sphères planétaires. Quiconque a vécu ces archétypes mobiles qui illustrent être et transformation des étoiles fixes et planètes à travers l'eurythmie, la symphonie des colleurs et des sons sur scène, celui-là saisit intérieurement la certitude d'avoir le droit de participer à un acte élémentaire de la création, qui rend visible l'harmonie éternelle du macrocosme et du microcosme sur la terre. L'humain sait alors de l'observation directe qu'il est appelé par toutes les faiblesses et les erreurs par la divinité, pour devenir organe conscient d'un ordre supérieur.

 Dans les conférences se rattachant, Rudolf Steiner se tourna dans le train de ce processus de clarification générale aussi contre les fausses méthodes par lesquelles il était devenu habituel à cette époque dans l'environnement, tout simplement curieux et sans le respect de la plus haute destinée de l'humain, de picorer alentour dans les bas-fonds :  contre la psychanalyse. Oui, il l'a appelé « une injure à la nature humaine ». Il a retiré dans de nombreuses conférences le masque de cette variété de vivisection de l'âme, qui a saisi d'aussi larges cercles aujourd'hui, et indiqué avec insistance sur ses dangers, ses analyses conduisant purement au négatif, ses connaissances d'apparence et sa manière de penser voilant seulement la vraie nature d'esprit de l'humain []L'eurythmie donc, depuis sa naissance en 1912 a déjà trouvé un cercle croissant d'étudiants, elle s'était avérée à la fois comme un art indépendant, comme aussi fait ses preuves depuis Pâques 1915 comme une aide essentielle à la présentation d'œuvres dramatiques, en particulier le « Faust » de Goethe à Dornach (voir p. 276, 279). Étant donné les événements de la guerre dans les pays pris en considération, la formation à cet art a du temporairement rentrer à l'arrière-plan, c'était une bénédiction que maintenant à Dornach ai été donnée la possibilité de réaliser systématiquement les prochains pas de développement. Elle a commencé avec le cours donné par Mme Tatiana Kisselev pour les collaborateurs de la construction. Longtemps un espace correspondant a dû être trouvé pour elle, jusqu'à ce qu'enfin se trouve dans le village l'auberge « Jura ». Pleins d'amour, les cours pour enfants qui ont eu lieu dans la salle basse de la Villa Hansi débarrassée à ce but ont été soignés par elle. Là le Dr Steiner a expliqué avec détermination  : cela ne le dérange pas, au contraire. Avec Mlle Waller et son épouse Marie Steiner, Tatiana Kisselev a travaillé là la matière, et elles ont reçu à de telles occasions maints conseils quand ici et là Rudolf Steiner entrait. De ces débuts du travail, Madame Tatiana Kisselev a écrit ses souvenirs, qui seront peut-être aussi une fois rendus accessibles aux intéressés.

 En Allemagne, le travail de l'eurythmie pouvait être poursuivi et intensifié par cela que résidaient alternativement à Berlin à cette fin plusieurs jeunes femmes dominant déjà les débuts. Du travail de cette époque Mme Marie Steiner dans un article écrit en 1925 a déclaré, dans une rétrospective illustrant la situation dans l'année de guerre 1915 :

«Après que nous ayons élaboré le premier matériau de notre art par Rudolf Steiner, ce furent pour la plus grande part des poèmes de Conrad Ferdinand Meyer auxquels nous imprimons les possibilités de notre geste eurythmique. Nous avons appris à lui l'objectivation, la ligne, l'unité, le geste dramatique, de l'ambiance. J'ai testé ceux-ci le à ses poèmes de la sensation dramatique se donnant à la mesure de la nature de la légité de l'eurythmie et trouvais que les deux se couvraient. Je me réjouissais à ce geste rayonnant en retour dans le miroir de l'eurythmie et ai reconnu en lui une source de renouvellement pour l'art d'expression dramatique.

Il y a dix ans (1915), nous avons travaillé de cette manière dans la rue Motz, dans la salle de l'amie défunte Eugénie von Bredow. En ce temps-là la Première Guerre mondiale menaçait d'étouffer le jeune art en son germe, pas un meneur de branche se trouvait prêt à aider les jeunes filles dans leur []  travail apparemment anachronique. Alors, je me suis pris celui-ci. Nous avons beaucoup appris à Conrad Ferdinand Meyer, et plus tard à Fercher de Steinwand. Anne Marie Donath, Alice Fels, Erna Wolfram, Anne Marie Groh, Lori Smits, Edith Röhrle, Minnie Husemann étaient celles, qui avec moi construisirent l'eurythmie. Et quand je retournais à Dornach, je trouvais les fruits du travail de Tatiana Kisselev, qui avait d'abord travaillé avec diligence dans le modeste espace de la Villa Hansi jusqu'à ce que nous passions dans cette salle blanche du Goetheanum. En elle, nous avons comme petit groupe obtenu ce que nous appelons les formes grammaticales, les lignes de conduite de ce qui coïncide avec le nom, verbe, pronom, mot composé, etc . En elle nous avons établi sur la base de l'obtenu les premières scènes des évènements suprasensibles du « Faust », avions le droit de représenter scéniquement nos tentatives dans la menuiserie et reçûment à cause de nos modestes réalisations de la richesse incommensurable des formes dessinées par Rudolf Steiner aux poèmes et morceaux de musique. Ainsi se tissait l'un dans l'autre ».
Le premier « cours d'eurythmie de la parole » en septembre 1915 donna désormais à ce nouvel art la possibilité de gravir une autre étape importante de son développement, qui conduisit au cours des années à ce but suprême de l' « interaction orchestrale de la parole et du geste » qui habite dans son être.

Dans les conférences de science de l'esprit du soir données pour tous les collaborateurs à Dornach  du 16 au 27 septembre 1915, le chemin était maintenant signalé qui peut sauver l'humain de l'abaissement des pensées et des idées dans le sous-conscient menaçant aujourd'hui, devant la volatilisation dans le visionnaire, le durcissement de l'intellect, par la méthodique vivification et renforcement fournissent de son organisation des forces formatrices. À l'initiation en la nature se tenant par-dessus l'humain devenue unilatérale dans les Mystères antiques et la tout autant orientation de vue sur la nature inférieure dans l'actuelle science doit être ajouté la connaissance de la direction d'observation dans l'humain comme pont entre deux mondes, si l'évolution ultérieure devait se traduire à l'avenir par une augmentation.
Pour celui qui est conscient que les actuelles orientations de la pensée dans les siècles particuliers - et avec cela leur structure spirituelle et sociale – ne sont pas seulement des produits du hasard, mais que dans leur induction aussi sur Terre certains groupes d'humains sont systématiquement à l'œuvre dans le bon et le mauvais sens, il était clair qu'une telle tentative d'élargir les points de vue des humains en des lieux jusqu'alors inconnus, « occultes » de la connaissance, allait se heurter à une forte résistance des humains qui à partir de certaines tendances de pouvoir et politiques avaient un intérêt, de cacher à la collectivité de telles vues dans le but de se les réserver pour eux-mêmes. Car il y a une lutte pour le pouvoir dans certains cercles de par la terre, qui ne  travaillent pas seulement avec des moyens politiques externes, mais aussi avec des moyens spirituels. Le savoir spirituel est la tâche la plus élevée de l'humain, mais elle peut être détournée à des fins de pouvoir, quand elle tombe dans de fausses mains. Dans de telles mains, c'était tombé aujourd'hui à quelques détails près, n'était tout de suite au 19e siècle. généralement pas encore considéré, en sa pleine étendue. Rudolf Steiner [] eu le courage dans ses conférences du 10 au 25 octobre sur « Le Mouvement occulte dans le 19e siècle » de tirer ces arrières plans à la lumière.
Il y a même dans les cercles de personnalités travaillant avec des objectifs et moyens spirituels de par la terre - c'est à dire pas chez les « occultistes » ainsi nommés charlatanesquement, mais chez ceux qui ont conservé et exercé à travers les siècles, le véritable aperçu des l'arrières-plans spirituels et pouvoirs du monde - deux directions depuis le siècle dernier. Comme il y avait dans la lutte politique extérieure dans la vie sociale, -des conservateurs et des révolutionnaires, ou comme on dit aussi, des natures de chefs orientées à droite et à gauche, de tels qui de manière unilatérale voulaient maintenir ou abattre, ce en quoi toutefois le maintenir ou l'abattre devient souvent un but en soi – ainsi il y eut d'une manière différente et à un niveau supérieur de plus de la réalité des mondes spirituels orientée ceux qui représentaient l'élément conservateur de côté, c'est à dire, étaient soucieux de garder toutes ces connaissances absolument secrètes dans les cercles les plus étroits, et de tels qui ont reconnu que cette attitude était mauvaise, égoïste et irresponsable. Car tout de suite parce que l'humanité avait sombré au 19e siècle dans l'abîme de l'ignorance des choses spirituelles, dans le matérialisme le plus flagrant,  devait être osé la tentative, le savoir des réalités spirituelles, tant que c'est responsable de le rendre généralement accessible à l'humanité pour contrer l'impact de pendule unilatéral de la pensée et de la volonté dans le plus matérialiste et ramener un équilibre sain pour l'avenir. Rudolf Steiner a dit là-dessus :

« C'était donc l'état dans le milieu du 19e siècle que l'humanité en général, tout de suite l'humanité civilisée, avait au plus profond du sous-conscient toute vue du spirituel, que cette humanité avait cependant des tendances seulement matérialistes. Mais il y avait un grand nombre de gens lesquels savaient qu'il y a un monde spirituel, lesquels savaient que justement ainsi que nous sommes entourés par l'air, nous sommes entourés par un monde spirituel. Mais ces humains étaient chargés en même temps d'une certaine responsabilité, car ils ne pouvaient pas relever d'autres capacités existantes immédiates afin de montrer qu'il y a un monde spirituel, et pourtant ils voulaient ne pas laisser sombrer le monde dehors dans leurs tendances matérialistes. Ainsi se tenaient ceux qui ont été initiés au 19e siècle vis-à-vis d'une situation très particulière, la situation qu'ils devaient se dire : devrions-nous encore préserver plus loin dans les cercles étroits, en cercles des associations, ce qui a été reçu des anciens temps et nous devrions regarder comme l'ensemble de l'humanité avec sa culture et sa philosophie sombre dans le matérialisme ? Allons-nous assister à cela ?
Ils n'étaient pas du tout autorisés à regarder, surtout ceux qui ont pris les choses entièrement au sérieux. Cela se passa ainsi également que, dans le milieu du 19e siècle, parmi ces humains-là qui étaient initiés des mots «ésotériste» et «exotériste» quand ils étaient ainsi entre eux, obtinrent une signification déviante des anciennes. Ils se sont divisés pour ainsi dire en deux parties, en exotériques et ésotériques. On compara là les exotériques avec les siégeant à gauche dans les parlements, et les ésotériques avec les partis siégeant à droite. Les ésotéristes étaient notamment ceux qui voulaient continuer sur les positions strictes continuent de ne rien laisser entrer dans la vie publique ce qui est le savoir traditionnel sacré, et ne rien laisser entrer en public de ce []  qui pourrait conduire l'humain pensant à pénétrer le langage symbolique. Les ésotéristes étaient donc pour ainsi dire les conservateurs parmi les occultistes.

Les exotéristes - oui, on peut demander, ce qu'étaient donc les exotéristes ? C'étaient en fait ceux qui voulaient rendre une partie de l'ésotérique exotérique. Au fond, les exotéristes n'étaient rien d'autre que les ésotéristes, mais seulement ils étaient enclins à écouter leur sentiment de responsabilité et à publier une partie du savoir ésotérique. Oui, cela donna alors vraiment une discussion largement répandue, dont le monde extérieur ne sait évidemment rien, mais qui était tout de suite particulièrement virulente dans le milieu du 19e siècle ».

 Mais pendant que dans les siècles précédents ces humains avaient encore eu dans une large mesure la capacité d'avoir des visions suprasensibles, clairvoyantes, ces compétences se sont également presque complètement perdues dans ces cercles par le durcissement de la corporéité humaine dans le dernier siècle. Les tentatives pour rétablir de nouveau le contact perdu avec le monde spirituel, ils les prirent à cause de cela comme les tentatives inappropriées d'un non-nageur se noyant, qui tente avec des moyens inadéquats de garder la tête hors de l'eau. De tels moyens inadéquats, donc l'opposé de tentatives ambitionnées, étaient par ex. le spiritisme et la médiumnité qui ont émergés si brusquement dans le 19e siècle, respectivement ont été lancés. Mais, comme je le disais au début (voir p. 48), ces tentatives en partie bien, en partie mal intentionnées agirent à l'opposé de ce qui était nécessaire. Ils ont tiré, comme dans le spiritisme, le spirituel dans des « phénomènes de matérialisation » insensés et répugnants dans la sphère sensorielle-physique, et étouffèrent, comme dans la médiumnité, la conscience vers le bas, plutôt qu'au contraire révéler les forces spirituelles dans le physique et de libérer de lui, de renforcer la conscience et la détacher des entraves de la corporéité. Rudolf Steiner a décrit toutes ces tentatives inadaptées du 19e siècle et de la période suivante et les a rejetés de la façon la plus énergique et explicite. Il a aussi caractérisé de fausses fins particulières que certains cercles ont poursuivit par ex. avec des dotés ataviques, des personnalités exceptionnelles comme HP Blavatsky et d'autres . Il a identifié les aberrations des ordres secrets ainsi nommés de l'ouest, et la méthodologie de l'Est, démodée, obsolète, influencée par les enseignements secrets ainsi nommés tibétains et indiens. Car il a un « occultisme » de l'Orient et de l'Occident, qui est au travail plus puissant et fort que le bourgeois moyen du temps actuel le sait ou même seulement le pressent. Et seulement par cela qu'on raconte soit des histoires d'horreur, comme c'est la coutume dans de nombreux cas aujourd'hui, soit qu'on regarde clairement les faits et place quelque chose de mieux, de plus vrai à la place, on peut seulement une fois rencontrer du disponible et imposer à ces influences une supériorité basée sur un vrai savoir d'esprit. Les luttes derrière ces coulisses sont plus réelles que ce que savent communiquer les livres d'histoire ou des quotidiens. À ces savoirs secrets de l'est et de l'ouest, ésotérique et exotérique, planifié et agissant en arrière-plan, Rudolf Steiner prit la cape d'invisibilité.Car en ces sphères [] a été mené caché le combat particulier. Mais Rudolf Steiner voulait que soit combattu avec visière ouverte. Il plaça l'esprit du milieu vis-à-vis de ces deux extrêmes sombres, il éclaira les angles opaques avec le rayonnement du soleil central d'une connaissance spirituelle éveillée. Dans la clarté cristalline le fait a été fait conscient que les tentatives de laisser de nouveau couler de l'esprit de l'Est et de l'Ouest dans l'évolution de nos jours, travaillaient avec des moyens faux, de politique de puissance et égoïstes, ou du moins inappropriés et endommageant la vérité supérieure. C'est un phénomène typique entièrement naturel qui lui a valu de telles découvertes de l'échec et l'aberration de ces côtés les plus amères, plus odieuses et plus passionnées oppositions.

Ceux qui savaient de quoi il s'agit ont d'abord tenté de le gagner ; de le réduire au silence ; comme cela aussi n'alla pas, de se moquer de lui ; comme cela n'a pas fonctionné, combattre par tous les moyens lui et son travail et entraver celui qui se tenait droit, et appelait les choses par leur vrai nom, de quelque façon qu'ils ont pu pour détruire, quand cela était de quelque sorte possible. Cela prit des formes si grotesques, que pour rendre son travail impossible, on lui fourguait alternativement tout de suite ce qu'il combattait.Rien n'est plus grotesque, quand les uns par ex.voulaient le noircir comme « jésuite » pour le faire entrer dans le faux soupçon d'appartenance à certains cercles ecclésiastiques exclusifs, bien qu'il avait juste refusé les mauvaises façons de penser de ces cercles dans les cycles de conférences de 1911 et de nombreuses conférences ultérieures, tandis que les autres tentaient de l'ordonner vice versa à certaines sociétés secrètes de l'Est ou de l'Ouest et leurs tendances, une contradiction absurde avec tout le contenu et le but de son oeuvre, car il était précisément celui qui rejetait le plus fort ces aspirations à puissance dans les questions de connaissances purement spirituelles, oui, cette opposition multilatérale ne remarqua pas une fois dans sa passion et son manque d'objectivité que ces allégations si complètement divergentes se levaient mutuellement et menaient à l'absurde, et ne caractérisaient que ceux, qui croyaient pouvoir mener le combat pour des questions purement spirituelles sur telle étendue. À ceux qui étudient le contenu et le but de l'œuvre de Rudolf Steiner vraiment impartiale et factuelle, ne peut venir que la prise de conscience que ne peut en être venu à bout par de telles méthodes.On peut donc peut-être retourner temporairement et momentanément en des passions totalement non orientées et cultiver les antagonismes non objectifs, on peut jeter certainement quelques inhibitions et obstacles sur le chemin de ce qu'on veut combattre ; cela n'a rien à faire avec la vérité, et s'autoréfutera au fil du temps, conduira à l'absurde et dépérira. Vous ne peut pas combattre ainsi  vérité, faits et prestations fondées sur l'esprit dans le long terme. C'est à nouveau une tentative avec des moyens inappropriés. Aspiration à la puissance, non-véracité, calomnie aimeraient paralyser une vérité dans sa marche en avant, le brouillard artificiel aimerait obscurcir un temps et retarder la percée du soleil, ils ne le sortent pas du monde.[]  

 L'histoire de l'humanité est elle-même un document inéteignable pour cela. L'empire politiquement le plus puissant ne pouvait pas arrêter, le développement du christianisme, l'organisation religieuse la plus puissante retenir effectivement à long terme les résultats d'un Galilée, d'un Copernic. L'heure actuelle le peut encore moins, car elle a un rythme plus rapide et en même temps un souffle plus court et un horizon plus étroit. Mais ces questions touchent des domaines de la pensée et de l'activité humaine, où de telles mains ne suffisent pas, des moyens et des forces échoueraient parce que leur rayon est trop serré. À partir de tels châteaux et fortifications l'obsolète n'est plus à défendre, la nouvelle, qui doit venir, pas à arrêter.

 Qu'est-ce que c'était, que Rudolf Steiner inébranlable ambitionnait simplement et clairement, en dépit de tous ces combats et hostilités, qu'il prévoyait, parce qu'il l'avait reconnu comme vrai et nécessaire. Il a vu le fait qu'à la suite des anciennes opinions représentées en ces châteaux et forteresses et les paroles délivrées de là l'humanité sombrait dans un chaos ;l'universalité ne sachant pas, croyante et sans défense, une sachant peu, expérimentant avec des moyens inappropriés et finalement reconnaissant que les tentatives ont échouées, mais pas prête à admettre pour soi-même ou d'autres et en tirer les conclusions. En premier on avait laissé tomber la collectivité dans un matérialisme peu profond, vide d'air spirituel, alors on avait, effrayé là dessus, tenté de différentes manières, de laisser à nouveau « s'infiltrer » du spirituel dans cette sphère incapable de vie. Mais aussi ces expériences semblant reconduire au spirituel du 19e siècle, dont le spiritisme, le médiumnisme, l'occultisme pratique actuellement et toutes ces mesquines concessions ne sont que des exemples, ils portaient l'empreinte de ce siècle, le souffle de mort de la pensée matérielle en tout cas. Les esprits les plus bas qu'on avait appelés, on ne s'en défit plus. Les rares qui savaient cela ne pouvaient plus rester seulement « ésotéristes» parce que l'humanité coulait dehors dans l'ignorance ; les « exotéristes», aussi loin qu'ils étaient de bonne volonté, ont perdu la mesure pour cela que l'intellect du 19e siècle pouvait encore accueillir et élaborer. Il lui manquait à cette inaction ou action précipitée, l'équilibre, le patrimoine de remplissage, l'amour de l'humain qui le prend comme il est, et construisant sur ce fondement de la réalité les aides lui convenant, pour satisfaire aux situations intérieures et extérieures. Pour cela manquait à l'un le plus souvent la connaissance propre du suprasensible, ils avaient perdu la clairvoyance et seulement conservé secrètement ses contenus et symboles anciens. Aux autres manquait une connaissance exacte du domaine sensoriel, des conquêtes scientifiques du temps.

Seulement par cela que s'unifient dans une seule personne clairvoyance exacte et acquise par soi-même par l'entraînement spirituel et en même temps la pleine domination du bagage de science de la nature, pourrait être trouver un chemin de sortie de ces deux extrêmes. C'était le phénomène de la personnalité de Rudolf Steiner qu'il unissait en soi consciemment ces deux mondes. Il []  - 1915 -

pouvait tout cela, que les « ésotéristes » veillaient, oui il le développait à partir de ses propres capacités à de larges sphères, mais il pouvait aussi le monde, lequel les exotéristes voulaient sauver ou conquérir. Mais il déclina tout de suite la veille égoïstes ou conquérante, il voulait seulement reconduire les deux mondes qui se rencontrent en chaque être humain, à leur nécessaire synthèse naturelle, spirituelle, et aider ainsi à construire un nouveau point de départ pour la conception de l'avenir. A cause de cela, il réveilla les humains à reconnaitre, chaque châteaux des anciens, qui combattaient le nouveau dans leurs actions nuisibles et exploser leurs portes ; c'est pourquoi il a donné à ceux qui voulaient aller dans le sens de l'avenir, dans le même temps la mesure, la réponse mesurée de la formation spirituelle pour accomplir éveillé chaque étape judicieusement dans la conscience de l'harmonie de macrocosme et microcosme, monde et humain,planification spirituelle et accomplissement terrestre. C'est pourquoi aussi ces conférences en octobre 1915 à Dornach, culminaient  à nouveau, vers la vision claire de ce qui peut être appris des égarements et dangers de l'histoire du siècle passé, en une description systématique de l'ancrage de la liberté intérieure et de la nécessité spirituelle-cosmique dans l'individu particulier. Il a donné du savoir spirituel de l'ésotériste autant que l'intelligence, la perspicacité et la force intérieure éveillée des humains modernes pouvait atteindre, il a montré comment une telle perspicacité dans l'esprit et l'essence du monde doit également rendre féconde l'activité formatrice sur terre. Il a donné l'anthroposophie comme connaissance-esprit ésotérique et devoir social exotérique.

Un tel clair nommer-les-choses-par-leur-nom devait, comme je l'ai dit, conduire inévitablement à des combats et des attaques. Les cercles, qui ont tenu ces châteaux et des fortifications, se sont battus contre qui ne s'est subordonné à leur domaine de puissance. Et ceux qui ne savait rien de ces châteaux secrets et leurs tendances, amenèrent celui qui a dû se défendre contre ces cercles, même par erreur avec eux en une relation, simplement parce qu'il parlait d'eux. N'est-ce pas, quand l'un sait quelque chose d'une chose, alors il doit bien y appartenir aussi ? Une telle logique primitive est maintenant souvent prise comme argent comptant. Que quelqu'un sait quelque chose mieux que les autres et tout de suite pour cette raison, donc peut absolument surmonter ou changer cela ne veut simplement pas entrer dans maintes têtes étroites. Que le pionnier spirituel doit regarder dans des grottes cachées pour en prévenir d'autres, et alors grimper sur des sommets lointains pour gagner distance et vue d'ensemble, cela repose loin de l'humain moyen, perturbe son inertie et paix. Il appartenait à la solitude verticale et en même temps amour non limité de l'humain d'une grande personnalité, d'aller au-devant de cet assaut polyvalent de haine et d'erreur et de résister.  Rudolf Steiner a exprimé ces choses pour la première fois devant tout le monde, son combat devait à cause de cela être un exceptionnel. Mais il appartenait à ces rares humains qui autour d'eux peuvent seulement tolérer une sphère de clarté et de véracité, aussi bien dans l'environnement proche que plus large, comme un soleil, qui ne permet aucun trouble autour de lui.C'était un combat, [] auquel celui de Michaël avec le dragon pouvait être un modèle. Il a été conduit avec visière ouverte et arme brillante. Qui déjà combat et explique, dans le spirituel et temporel, alors devrait aussi être dit ouvertement, pourquoi, avec quoi et à quelles fins. C'est l'un des grands exemples tragiques de l'histoire que tant d'humains ne savent et ne présentent pas du tout aujourd'hui pourquoi Rudolf Steiner sera tant combattu et de manière si méchante; que tous les arguments petits, méchants, lisses, accessoires, qu'on entend là souvent, ne touchent absolument pas l'essentiel ; que  Rudolf Steiner regarde à partir d'un niveau plus élevé, tout de suite combat souvent pour ceux qui le honnissent parce qu'ils croient et répètent les arguments trompeurs des vrais ennemis ; qu'il combattit tout de suite cela que ceux-là lui refilent ; qu'il a été le pionnier et l'éclaireur pour tous ces humains-là qui veulent préserver le bien de la tradition des mystères spirituels de l'histoire humaine dans la liberté, mais qu'il rend visible à nouveau et voulait rendre accessible à chacun, et en même temps reconnaissait que la métamorphose de l'ancien au nouveau savoir de l'esprit de l'éternel est la seule chose qui peut sauver notre époque, oui lui est digne. C'est en fait un combat michaelique où chacun qui s'est obtenu un vrai aperçu peut combattre avec lui, et le doit, s'il aime l'avenir.

C'était comme le déblayer de décombres puissants, mais paralysaient quand même l'édification d'un nouvel édifice, que Rudolf Steiner a entrepris précisément dans ces années cruciales. Quand dans la troisième septaine de vie du mouvement venant, il voulait laisser venir un nouvel ordre social à la naissance, ainsi devaient d'abord être étudiés et effacés ancienne voûte, caves, blocs de pierre ne s'y rattachant plus organiquement, qui dérangeaient encore dans le nouveau chantier ou auraient compromis la résistance des nouvelles fondations.

Dans les conférences se rattachant immédiatement du 1er au 7 novembre sur « Significatif de la vie de l'esprit autour du milieu du 19e siècle », il plaça en face de ces expériences négatives et dangereuses utilisant des pouvoirs occultes au siècle dernier encore une description des tentatives caractéristiques de cette époque, au moins par le moyen de la poésie, certaines pensées et phénomènes spirituels devant les contemporains matérialistes. Il a mentionné à cela par ex. les étranges poésies de Gutzkow, dont l'oeuvre « Le Chevalier de l'esprit » avait donc été une bonne et forte tentative dans cette direction, mais dans ce contexte en particulier, la particularité de Gutzkow, l'oeuvre introduisant dans le monde du Tibet et du Dalaï-Lama « Mahaguru » ; ou aussi la « Comédie non divine » de Krasinski, dont les figures toutefois ne luttaient plus avec un spirituel observé par eux. Rudolf Steiner a dit à propos de ces œuvres particulières du milieu du 19e siècle : « Ces exemples doivent nous montrer comment dans le cœur, dans les âmes, était disponible un sentiment de cela qui va de soi dans les mondes invisibles ». C'était justement cela : à cette époque des isolés avaient seulement encore un sentiment, aucun savoir de la réalité des mondes spirituels,[] c'est pourquoi ces œuvres portent la marque de l'inquiétant, de l'ordre du feu follet. On tâtonnait dans l'obscurité au seuil du monde spirituel, sans pouvoir trouver la porte. Les humains décrits dans de telles œuvres de Gutzkow, Krasinski, portaient en eux seulement encore une substance d'esprit atavique du passé et combattent de ces forces avec le règne humain brut, dépourvu d'esprit, brutal du présent ; il leur manque cette connaissance-esprit, qui serait appropriée à notre temps et serait donc efficace dans cette bataille. Gutzkow jure, comme beaucoup de ses actuels contemporains, qui ne connaissent rien de mieux, la sphère occulte du Tibet, génial en sa manière, mais elle néanmoins faussée, vue avec les yeux ignorants, curieux de l'Occident. Krasinski place dans son livre, un humain cultivé, doué d'anciennes facultés ataviques à celui en ce temps remontant de nouveau de l'humain de pouvoir de la violence, représenté par une personnalité de « intérieurement de caractère entièrement tartare mongol ». Un nouveau Gengiskhan qui monte à l'horizon, au pouvoir extérieur un et tout, est une fin en soi la conquête et l'asservissement des semblables, une « gymnastique mongole » qui d'ailleurs ne vient pas de Mongolie, mais porte les traits spirituels, d'un monde lequel a repris les restes ahrimaniens de l'époque disparue de l'Atlantide et qui s'incarne toujours n'importe où sur terre comme un démon du passé, contre les lois du développement. Tout cela ces humains du 19e siècle on bien vu à l'oeuvre dans le monde ou montant à l'horizon, mais ils leur manquaient eux-mêmes les armes spirituelles qui sont à gagner  seulement par le franchissement du seuil des centres de forces des puissances spirituelles de notre temps. Ils étaient présentant l'esprit, mais pas connaissants ; ils le cherchaient dans le passé et dans des pays lointains, pas dans le présent et au milieu d'eux-mêmes. C’est le tableau puissant d'une époque qui portait les caractéristiques de la transition de l'ancien au nouveau dans toutes ses manifestations, une traversée de fleuve qui de zones désertées en des domaines encore inconnus.

 Une fois encore a été reconnaissable dans les conférences de Rudolf Steiner en ce temps le séisme spirituel ébranlant toutes les fondations, qui s'était annoncé par grondements dans le dernier tiers du 19e siècle que les plus sensibles parmi les humains avaient sentis déjà depuis longtemps, mais que la masse du peuple entra seulement dans la conscience de la masse des humains en premier par les catastrophes guerrières et sociales et exigeait maintenant une reconstruction de la demeure spirituelle et physique largement détruite des humains sur terre. - Rudolf Steiner a conclu ces conférences avec les mots :

« Le monde spirituel est là; mais les humains peuvent s'en détourner. Et la vision du monde matérialiste peut être nommée : la grande conspiration contre l'esprit. Cette vision matérialiste du monde n'est pas seulement une erreur, c'est une conspiration, la conspiration contre l'esprit.

 J'espère que malgré les quelques traits individuels avec lesquelles je pouvais indiquer cela, vos âmes seront saisies, afin que vos âmes travaillent en ces pensées. Tout de suite [] les confesseurs de la conception du monde en science de l'esprit devraient savoir quelque chose des impulsions du développement du monde, dans lequelles vit l'humanité ».

Ce n'est justement pas suffisant pour l'humain éveillé spirituellement qu'il se rêve après les mondes spirituels ou se construit à eux, il doit aussi apprendre à regarder les puissances spirituelles mauvaises, subtiles en leur visage. Car le premier pas indispensable pour surmonter ces pouvoirs, c'est que l'on sait de leur existence. Qui va le chemin vers le Christ, doit aussi être rencontré sachant par Lucifer et Ahriman et leurs hordes démoniaques, sinon il se fourvoie lui-même et le monde avec. Notre temps a besoin d'humains qui ??? par un tel spectacle, aguerri par telle bataille de l'esprit, ne se laissent berner par aucun voile, aucune phrase, aucune routine, aucun camouflage de l'environnement. Si jamais un temps, ainsi le 20e siècle en train de naître maintenant,a  juste besoin de l'amour à l'humanité commune des humains durs, éveillés, sachant. C'est ce a quoi Rudolf Steiner dans ces décennies de son travail depuis le tournant du siècle a voulu éduquer.

L'époque des luttes sociales, crises et décisions approchait. Elle est confiée à de tels humains.Elle trouvera en premier ses solutions lorsque l'afflux des sources spirituelles ne sera plus endigué, mais ouvert. À la fin de cette décennie caractérisée ci-dessus de 1909 à 1916, le germe de la question sociale commença à faire ses premières racines dans le sol-mère de la création spirituelle-artistique. Un cosmos de forces de connaissances a commencé à orienter ses rayons oeuvrant sur lui. Le moment rapprochait où il devait selon les lois de l'évolution venir à la lumière du jour.

 Après cette longue période d'intense activité à Dornach Rudolf Steiner se consacra à la mi-novembre à nouveau à un voyage de conférences à Berlin, Stuttgart et Munich. Et commença le 16 novembre à Berlin avec un cycle de six conférences : « Sur formation du destin et vie après la mort ». Dans les paroles d'ouverture, il a dit :

"Comme après une longue absence j'ai le droit à ma grande satisfaction d'être de nouveau parmi vous, ainsi j'aimerais utiliser les trois conférences cette semaine avant toute chose à  tourner nos regards sur des connaissances du monde spirituel, qui se tiennent dans une relation proche ou plus éloigné de ce que ce qui donc doit tant nous occuper et toucher des événements significatifs si décisifs du temps. Le regard ne devrait être jeté sur ces événements du temps eux-mêmes, mais sur ce qui se rattache bien dans toutes les âmes, dans toutes les sensations avec ces événements du temps comme des énigmes, comme des questions angoissantes de la destinée des humains et du monde. Le regard devra être orienté là-dessus ».

Il a tout d'abord débarrassé les représentations matérialistes, lesquelles veulent expliquer l'être humain individuel seulement des forces matérielles de l'hérédité de la série des générations, et donna alors une présentation de la connaissance selon la science de l'esprit  qu'avec la naissance de chaque humain, une individualité déjà passée à travers de nombreuses vies antérieures sur de terre se coule dans la structure physique du corps terrestre, pour ainsi dire dans le []   - 1915 -

« modèle », l'enveloppe extérieure, qu'ici présente le courant héréditaire et qui doit d'abord être transformée et adaptée par elle :

« Pourrait-on voir – quand absolument l'hypothèse serait justifiée, serait aussi seulement un instant envisagée – pourrait-on voir, ce que cet être humain extérieur peut devenir seulement par les forces de l'hérédité, les forces, qui sont propres à la substance, qui nous sont transmises des parents, alors nous verrions qu'avec ces forces de l'humain ne peut devenir celui qui il est. Nous devons dans ces forces qui constituent notre être-là physique extérieur, et dans ces substances et articulation d'organes verser dedans ce que nous apportons avec comme âme, devons la forme que nous obtenons des parents, déverser avec cela et d'abord adapté à cette personnalité individuelle que nous sommes.

Comme dis, c'est une hypothèse stupide, mais on peut la dresser, pour le rendre clair : pensons le nous une fois, qu'est-ce qui aurait pu pourrait arriver, si tous vous pouviez être nés uniquement de vos parents ? Nous considérons à cela du karma, considérons de cela, que nous naitrions naturellement dans des familles déterminées, nous ne voyons que sur l'héritage physique. Vous ne seriez là tous les mêmes comme humains.Là vous auriez seulement le caractère physique de l'humain en général. Que vous soyez un humain tout à fait individuel très spécifique, que tant d'humains individuels soient assis ici en face de nous, cela provient, que le modèle humain général jusque dans la subdivision la plus détaillée est ciselée de l'individualité spirituelle qui vient du monde spirituel et plonge en dessous dans ce qui est donné par le père et la mère ».

Le destin terrestre provient à cause de cela de deux composantes de forces, celles de l'écoulement de l'hérédité et celles à partir des vies antérieures sur la terre en forme d'individualité avec une essence propre. Dans ce cadre d'une biographie, il n'est pas possible de refléter ici la richesse des connaissances et des phénomènes que Rudolf Steiner a développés dans de telles conférences pour comprendre les processus de la naissance et de la mort, de la vie sur terre et de l'existence spirituelle après la mort. Il doit être renvoyé à ses œuvres pour cela. Lui-même a aussi parlé dans cette conférence des étapes que le chercheur spirituel doit d'abord grimper, pas pour pas.

« C'est un préjugé, quand on croit que celui qui voit dans le monde spirituel pourrait maintenant être à même de donner des informations sur tout. Et tout de suite ainsi qu'ici dans le monde physique les choses seront explorées de proche en proche, d'époque en époque, c'est aussi ainsi pour la vie spirituelle que peu à peu les choses seront explorées.Mais tout de suite l'absolue approbation des faits spirituels particuliers, quand ont les explore ainsi de proche en proche, comme il s'établit toujours de nouveau et à nouveau du neuf, elle peut aussi à celui qui ne voit pas encore dans le monde spirituel, être une preuve de la justification de cela qui sera obtenue dans la recherche sincère du monde spirituel ».

Il a touché aussi en ces conférences des questions spéciales qui étaient devenues particulièrement actuelles par la mort brusque de tant de jeunes humains dans les événements de la guerre, comme la différence entre la structure spirituelle et la vie après la mort chez de tels humains qui, avant ou après le milieu de la vie, avant ou quelque peu après l'âge de 35 ans vont à travers la porte de la mort, le destin des « jeunes » et « anciennes » âmes ; l'aide, laquelle sera attribuée à l'évolution spirituelle de l'humanité dans son ensemble par de telles âmes, qui avec [] encore des forces inutilisées entrent dans le monde spirituel.  Il a expliqué le l'action de malheurs réels ou apparents sur la formation du destin ; qui dans notre dynamique interne, nous étant souvent inconscient, connaissance prophétique de la nature supérieure de l'homme agissante ; les changements apparaissant dans cette structure de forces par une mort naturelle ou violente ; la vie de souvenirs et les échanges avec les morts ; l'aide que les deux mondes peuvent se donner mutuellement. Il a caractérisé aussi de nouveau avec de riches exemples « l'obscurité de la vie de l'esprit d'aujourd'hui et la pensée tombée bien bas de notre temps », et décrit les forces de construction quand même disponibles au milieu des forces de déconstruction présent dans chaque humain, leur exercice, formation et entrainement du noyau d'une future culture plus spirituelle doit tout de suite maintenant introduire.

Le 22 novembre, Rudolf Steiner a parlé à Ulm, lors de la crémation et des funérailles de l'un des membres les plus anciens et les plus actifs du mouvement, mademoiselle Sophie Stinde, qui  avec son amie la comtesse Kalkreuth, comme mentionnée précédemment, a en particulier pris en charge et promu les premiers débuts du travail à Munich et est maintenant passée après un chemin de vie riche en contenu, énergique et utile le 17 novembre 1915, par la porte de la mort. Elle appartenait depuis 1904 aux courageux pionniers du travail inauguré par Rudolf Steiner, et il a dessiné dans ces funérailles de la substance de cette vie une peinture inoubliable que remporte la signification de telles individualités humaines par-dessus l'être subjectif dans l'objectif-valable pour les vivants et les morts en une sphère plus élevée continuant d'agir. Aussi dans son lieu d'action à Munich, il a renouvelé le 29 novembre 1915 par des paroles commémoratives cette invocation de l'intimité et de la présence spirituelle des morts.

Les conférences publiques à Munich attiraient l'attention sur la « Scène des pensées comme résultat de l'idéalisme allemand en regard de notre temps porteur de destin » et « Les forces éternelles de l'âme humaine ». En rattachement.  Il poursuivit à Berlin le cycle de conférences commencé en novembre sur la formation du destin et clôtura les conférences publiques le 16 décembre sur le thème « Esprit de Fichte au milieu de nous ». Il a conduit par une description du cours de la vie, la disposition à l'engagement courageux, l'acte spirituel enflammant de Fichte les auditeurs à cela de laisser ce grand humain et ses aspirations à de nouveau renaitre au milieu parmi nous, se concentrer sur ces objectifs qu'il avait signalés comme les plus hauts :

« Un sens particulier, un sens nouveau, ainsi dit Fichte, on doit en devenir conscient en soi, quand on veut faire l'expérience de cet être dans l'esprit, qui fait d'abord tout autre être compréhensible, je suis, et je suis avec tous mes buts seulement dans un monde suprasensible ! C'est l'un des mots que Fichte à lui même forgé, et qui comme le leitmotiv va à travers tout ce dont Fichte a parlé le temps de sa vie …

Et ainsi cette fois-là Fichte imprima à ses auditeurs cet être dans le suprasensible, cette vie dans le spirituel, ce maniement d'une suprasensoriel-sensoriel, qu'il dit : «Le nouveau sens est donc le sens pour l'esprit; celui, pour qui n'est qu'esprit, et absolument rien [] d'autre, et à qui aussi l'autre, l'être donné, prenant la forme de l'esprit, et il s'en transforme.

Cela fait que nous pouvons le, Fichte, sentir comme un héros légendaire, comme un héros de l'esprit, qui peut là toujours être considérées comme un chef de file de son peuple dans l'esprit, si ce peuple se comprend seulement correctement !`

Une pré fête de Noël le 19 décembre a réuni les amis encore une fois pour un discours de Rudolf Steiner: « La pensée de Noël et le mystère du Je. L'arbre de la Croix et la Légende dorée ».

À Noël, il arriva de nouveau à Dornach. Là ont été maintenant répétés les simples anciens jeux populaires de Noël, mais remplis du contenu intérieur le plus profond de la substance de Noël et amenés leur première fois en représentation sur la petite scène de la menuiserie. Ces jeux avaient en premier recueilli autrefois Karl Julius Schroer, le professeur Rudolf Steiner, à partir de la tradition de la Transylvanie et Rudolf Steiner les avait rénovés pour notre temps et retravaillés pour la scène: le jeu des bergers et le jeu des rois. Dans la préface de la nouvelle édition * Mme Marie Steiner dit sur l'histoire de ces jeux de Noël qui ont été ressorti par Rudolf Steiner de la dissimulation et présentés comme un trésor précieux pour aujourd'hui et l'avenir, et sont depuis été représentés dans de nombreux pays d'après ces indications :

« L'amour profond qui liait Rudolf Steiner avec son ancien professeur Karl Julius Schroer, dont le travail de sa vie, il se sentait pas suffisamment apprécié, coula ainsi ensemble avec les souvenirs à ces vieux jeux de Noël que Schroer avait découverts parmi les colons allemands de Hongrie et dont il racontait souvent à ses étudiants  avec beaucoup de vivacité, rendant même la façon dont les agriculteurs les représentaient. Bien qu'à ce moment-là, il les publia accompagnés d'un traité historique et littéraire, ils n'ont pas été considérés par le public. Ils sont restés bien cachés, disparus jusqu'à ce que Rudolf Steiner les amena à la lumière du jour - et de l'arbre de Noël – en ce qu'il incita les membres de la société anthroposophique à les jouer au moment de Noël; et donna aussi les instructions de style correctes pour cela qu'il était seul en mesure de donner de sa connaissance de la tradition et de l'objet. En 1910, cela a commencé - les jeux ont éclaté bientôt dans les écoles, les hôpitaux, et pouvaient partout réchauffer et illuminer les coeurs. Aussi à l'étranger la suggestion a été saisie. Leur site de soins principal était Dornach, où ils sont représentés chaque année dans la menuiserie du Goetheanum depuis 1915. Dr Steiner pouvait continuer à donner ses exactes indications, combler de nombreuses lacunes dans le texte, corriger certains ingrédients commutés, incertain tâtonnement et ainsi ramener les jeux à nouveau au plus près de leur forme d'origine ».

 Ceux qui ont assisté à ces ou ultérieurs essais de répétition sur la scène primitive à Dornach – j'ai eu moi-même le droit de  jouer quelques années le roi Balthasar - il pouvait faire l'expérience de Rudolf Steiner dans son élément en tant que formateur créatif d'un nouvel art de la scène. À cela doit être mentionné que dans la première décennie de ces représentations, aucun des participants n'était acteur de profession, mais que ces populaires « jeux profanes » étaient mis en scène avec des humains

  * S.«jeux de Noël de folklore ancien. Les Jeux d’Oberuferer ".[]

qui exerçaient de tout autres métiers et la plupart n'ont jamais été sur une scène.Une scène primitive, simple, en planches, environnée par  simples rideaux bleu pâle, animés par des branches de sapin, au milieu un véritable arbre de Noël, pendu avec des caractères d'or et dans le jeu du  Paradis aussi avec des pommes, dans le jeu des trois rois avec des rideaux blancs, les acteurs dans la plus simple robe de couleur Roi Melchior rouge, Balthasar bleu, Kaspar vert, avec du papier- ??? et couronnes, un bâton de bois sculpté comme sceptre, les bergers de fourrures brutes, Maria dans une robe rouge avec cape bleue, Joseph en robe brun foncé, le diable en forme de chauve-souris noire, Dieu le Père, avec longue barbe blanche, l'ange avec des ailes blanches et une étoile d'or sur son front, etc. On se tenait tout d'abord maladroit autour sur la scène, le mouvement souvent terriblement difficile, la langue trop affectée - ou trop intellectuelle pour des types populaires, bref toutes les mauvaises habitudes du débutant en soi et à soi. Rudolf Steiner était assis dans la salle tout d'abord regardant, maintenant il se leva, est monté sur scène et a joué un rôle lui-même: roi et berger, Dieu le Père et Hérode, ange et diable, Joseph, Marie et les aubergistes. Tout d'abord tous les participants, qui sont venus la plupart d'autres parties du monde, devaient être amenés à parler autant que possible le dialecte autrichien.

Comme Rudolf Steiner venait lui-même de cette contrée, il pouvait réciter véritablement populaire et authentique et ainsi apprirent avec au fil du temps non seulement des Autrichiens, mais des Souabes, Saxons, Rhénans etc, Suisses, Hollandais, oui une fois même un Américain, bien correctement ce dialecte. Alors, le groupement a été correctement distribué dans le décor, corrige les mouvements, auditionné phrase par phrase, amélioré les costumes, exercé le jeu collectif organique, éradiquée toute friperie excessive, pathos de scène ou vanités de représentation. Jusqu'à ce que finalement, après de nombreuses répétitions, l'atmosphère d'origine populaire régnait dans l'ensemble, un rythme naturellement animé enflammait le jeu, les simples et pourtant si poignantes images réveillaient par leurs substances intérieures l'ambiance de Noël dans le spectateur. La gravité de l'état d'esprit profond et en même temps l'humour des bergers, tout cela se tenait là de part en part comme quelque chose de véritablement vivant et apportait avec la coloration du lieu d'origine, donc quelque chose à l'expression toujours en même temps de valable partout. Les mélodies des vieilles chansons populaires, Leopold van der Pals les avait musicalement modifiées et complétées, les anges, les rois et les bergers passaient en chœur entre les rangées de chaises à travers la pièce et toute la salle, scène et spectateurs ont grandi en une unité, dans laquelle les plus hautes vérités de l'histoire humaine dans le costume le plus simple dans l'atmosphère de Noël de la salle vivaient et tissaient. Une image originelle de tradition vivant éternellement, offerte à la conscience de l'humain moderne. Une œuvre d'art, avec les plus simples des moyens, mais atteinte par la formation intensive et de l'empathie intuitive dans les motifs originels de l'humanité. De nombreux amis [] de ces jeux sont venus en pèlerinage dans les prochaines années à Dornach pour regarder ce modèle, qui là était aussi placé par Rudolf Steiner depuis Noël 1915, pour regarder, apprendre, répéter dans d'autres endroits de la même manière et diffuser ces jeux de Noël sur la terre. C'est seulement vrai et chevalier, quand, là où ces jeux sont présentés, on confessera aussi de cette source. Ils sont déjà devenus aujourd'hui un élément indispensable de la fête sacrée de l'année dans de nombreux pays et villes. A nouveau une fois, une graine qui a porté des fruits abondants.

 Ce n'est certainement pas par hasard que cela eu lieu à Dornach juste à la fin de la deuxième septaine de vie du mouvement qui avait élevé les chemins artistiques de l'expérience du monde à dominante, à l'instant de la transition vers la troisième septaine de vie qui laissa entrer au premier plan, la solution de tâches sociales.

En rattachement aux premières de ces Jeux de Noël à Dornach, Rudolf Steiner a donné du 26 au 28 décembre 1915 trois conférences « Sur d'anciens jeux de Noël », lesquels à portée de main de l'histoire montraient comme de tels courants de l'esprit ??? avaient leur source une fois dans les mystères du passé, en vision suprasensible des humains initiés, comme cette attitude d'esprit alors, dans la mythologie, la religion et la philosophie, toutefois, sa force atténuée, reste conservé par moment et a finalement été gardé pour la postérité dans les sagas, les légendes ou de tels jeux populaires. Le noyau sain d'un peuple ne se laisse justement donc pas éradiquer par intellect et matérialisme, il attend jusqu'à ce qu'il soit de nouveau un temps pour lui, de dire sa parole, pour activer ses merveilleuses forces de guérison.

 La dernière conférence de cette année à la Saint-Sylvestre a été consacrée au thème : « Le cours de l'année comme symbole de la grande année des mondes ». Nous avions déjà rendu attentif qu'aussi la première conférence du 1er janvier de cette année a été consacré à l'harmonie des forces de l'âme humaine avec les processus cosmiques. Ainsi se ferma le cercle spirituel de cette année dans une harmonie planifiée de la substance interne et du mouvement. Cette conférence de Nouvel An partait maintenant des niveaux de la conscience qui repose à la base de tous les processus dans le cosmos, la terre et l'homme. Car aussi derrière les processus de devenir de l'organisme de la terre se tient de la conscience, toutefois une telle qui n'est pas accessible à partir de l'horizon des forces actuelles d'intellect de l'humain. Comme l'humain a trois phases de conscience dans le sommeil, le rêve et l'éveil, et peut et doit ajouter ces stades de développement plus élevés, supplémentaires, par la formation, ainsi est aussi la dynamique interne des processus d'être et d'agir  du monde cosmique le créant et l'environnant accompagné et guidé par d'innombrables étagements de conscience plus basse ou plus élevée. Rudolf Steiner exposait maintenant fait cet aspect suprasensible du devenir dans le cours de l'année et du temps, les phases de sommeil et de veille de sorte plus élevée en temps d'été et d'hiver, le degré de véracité de maintes anciennes traditions, qui savent informer de saint et démoniaque dans l’essence des 13 jours et nuits saintes entre Noël []  et Epiphanie. Il a rappelé le savoir perdu de l'esprit des « éons », aux grands rythmes d'évolution dans lesquels il n'y a pas seulement Nouvel An et Saint sylvestre d'une année, mais une Saint sylvestre des mondes et un Nouvel an des mondes. Il a décrit comment l'humain au cours des incarnations est appelé à participer à ce processus de devenir planifié. Et il réveilla la conscience pour cela que de tels moments que l'actuel, qui représentent un vrai réveillon des mondes attendent les forces les plus puissantes de la conscience de veille et un vécu voyant des arrières plans des humains.

Avec cela aussi l'année 1915, dans son aspect extérieur si enceinte de décisions lourdes, si opaques d'espoir et de foi, il remplit, apparemment si dépourvue de sens, est quand même devenue reconnaissable en tant qu'organe dans un être vivant plus élevé, comme heure importante de monde dans les affres de la naissance d'une nouvelle ère.

 

Replacer dans son contexte

1914 < ....... 1915 ........ > 1916