triarticulation

Institut pour une triarticulation sociale
(contenu spécifique au site français)
Conditions d'utilisation.

Accueil

 

Deutsch English Dutch Skandinavisk Français Italiano Español Português (Brasileiro) Russisch
Recherche
 contact   BLOG  impressum 
Collection:

GA073 - ŒUVRES COMPLÈTES DE RUDOLF STEINER - Conférences publiques - L'enrichissement des sciences actuelles par l'anthroposophie.

(> retourner au sommaire)




L’EDIFICATION EN SCIENCE DE L’ESPRIT DE LA RECHERCHE SUR L'ÂME DE SES FONDEMENTS AUX QUESTIONS LIMITES VITALES DE L'EXISTENCE /L’ÊTRE-LA DE L’HUMAIN
Zurich, 10 Octobre 1918

DER GEISTESWISSENSCHAFTLICHE AUFBAU DER SEELENFORSCHUNG VON DEREN GRUNDLAGEN BIS ZU DEN LEBENSWICHTIGEN GRENZFRAGEN DES MENSCHENDASEINS
Zürich, 10. Oktober 1918

 


 

Les références Rudolf Steiner Œuvres complètes ga 073 (253-273) 1987 10/10/1918

Original





Traducteur: FG Editeur: SITE

Il est compréhensible qu'à notre époque scientifique, les gens veulent se tourner vers la psychologie scientifique précisément en référence aux énigmes les plus importantes de la vie et du monde, les énigmes de l'âme. Mais il faut dire, si l'on peut résumer les situations actuelles de la recherche scientifique sur l'âme, qu'il existe quelque chose comme une sorte de mort de la recherche scientifique sur l'âme, qui a ses traditions depuis des temps très anciens et qui, même si elle se veut souvent une science impartiale, travaille avec ces traditions.

 

 

J'ai cité le nom d'un philosophe d'aujourd'hui, Richard Wähle, ici avant-hier, lorsque je parlais de la justification scientifique d'une vision suprasensible. Il est devenu moins connu dans des cercles plus larges. Néanmoins, ce qu'il a défini comme sa façon de voir, notamment sur la théorie scientifique de l’âme du présent, dans ses livres « L'ensemble de la philosophie et sa fin » et « Le mécanisme de la vie humaine de l’esprit », est d'une importance extraordinaire. J’aimerais dire que le point de vue de ce philosophe est symptomatiquement significatif pour celui qui peut penser scientifiquement aujourd'hui. Je ne veux pas dire qu'il est capable d'exercer une influence particulière, et encore moins qu'il a exercé une telle influence, mais sa façon de voir est symptomatiquement significative. A bien des égards, elle pouvait exprimer la manière dont on doit penser dans le présent selon les exigences scientifiques d’usage. C'est pourquoi je peux dire, d'une part, que la science de l'esprit, dont il s'agit ici, peut être d'accord avec ce que dit un tel philosophe au sujet de la théorie de l’âme, même si, d'autre part, comme nous le verrons aujourd'hui, elle doit s'opposer avec la plus grande vigueur à de telles représentations. Car ce philosophe est pleinement formé à la manière de penser et à mentalité de chercheur que l'humain peut avoir aujourd'hui s'il se tient, dans une certaine mesure, à la hauteur de la formation du temps qui sera enseignée selon la science de la nature. Et là, quand on essaie de s’approcher de la vie de l'âme avec les représentations qui sont scientifiquement à jour aujourd'hui, on arrive tout à fait nécessairement à la conviction que la théorie de l'âme, qui est le plus souvent offerte, se meurt.

 

 

 

 

 Extérieurement, cela s'exprime par le fait que cette théorie philosophique de l’âme disparaît progressivement des chaires universitaires et l’aspiration se fait de plus en plus valoir à placer les gens pensant selon la science de la nature en physiologie ou d'autres sciences de la nature à l'endroit où étaient plutôt assis des philosophes. Dans de nombreux cercles, on espère qu’à ce qui était autrefois une psychologie spéciale, une psychologie spéciale de l'âme pour les énigmes de la vie de l'âme humaine pourrait être répondue pour l'humain par la physiologie du cerveau, par la physiologie du système nerveux et d'autres choses semblables.

 


 

Maintenant, si l'on s'intéresse correctement au justifié de ce qui est de science de la nature dans la recherche sur l'âme, on arrive à la conviction que la science de l'âme commune/utilisable parle de beaucoup de choses qui, aujourd'hui, ne peuvent plus être élevées au rang de représentation valable. Elle parle du représenter, du penser même, elle parle du sentir, elle parle du vouloir, de mémoire, d'attention, et ainsi de suite. Et quand on fait maintenant la tentative tout à fait honnête de s'engager pour les besoins de cette vie d'âme humaine, pour ce dont l'homme a besoin de vitalité/force de vie d’âme, sur ce que cette théorie de l’âme apporte sur le sentiment, la volonté, la pensée, la mémoire, l'attention, alors finalement on ne tient en fait rien de plus dans sa main que des mots. Et on doit dire, quiconque mesure le cours historique de la vie humaine de l’esprit peut se dire - je peux seulement affirmer, une preuve donnerait une trop grande extension au cadre de la conférence d'aujourd'hui - que dans les temps anciens, lorsque ces concepts de cette pensée, cette mémoire, cette attention et ainsi de suite ont tout d’abord été façonnés, il existait des représentation complètement différentes sur les phénomènes de la nature, représentations avec lesquelles on pouvait aussi saisir la vie d’âme ainsi qu’elle était suffisante pour les besoins du temps d’alors. Mais ce que l'on a mis en place là, ce qui hanté comme spectre dans la science de l'âme aujourd'hui encore, devient devant la pensée de science de la nature, qui pourtant, quand aussi inconsciemment, est disponible dans tous les humains d'aujourd'hui, qui sont absolument zélés pour la vie de l’esprit, cela devient de purs mots vides/cosses de mots, de purs mots.

 


A cela se présente encore autre chose. A cela se présente que, que oui, on peut déjà dire, que depuis des siècles, cette science de l'âme s'est formée au sein de la caste savante, et que cette caste savante a pris la forme que l'on trouve aujourd'hui dans les conférences ou publications usuelles de la science de l'âme.

 

Si maintenant l'humain, de toute sa vie entière, culmine en questions sur les questions les plus importantes de l'existence/l’être-là, qui sont donc, finalement, des questions sur la divinité de l'ordre du monde et sur l'immortalité, quand l'humain cherche des informations sur ces questions dans cette théorie de l’âme - il ne trouve pas une telle information. Et c’est vrai, c'est ce qu'a dit un chercheur de l'âme sérieux et profond, décédé ici à Zurich l'année dernière, Franz Brentano, qui s'est efforcé de faire la lumière dans la recherche sur l'âme, mais qui est néanmoins resté attaché aux vieilles représentations de l'âme, qui sont devenues mots. Il disait ; si l'on regarde autour de soi dans la science de l'âme d'aujourd'hui, on remarquera que les chercheurs sur l'âme croient pouvoir établir des connaissances sur le représenter, sur le sentir, sur le vouloir, sur l'attention, sur l'aimer et haïr ; seulement s'ils veulent être de science de la nature, alors ils restent aussi debout dans ce cercle. - Et maintenant Franz Brentano dit : Oui, si tant de choses ont pu être dites sur ces composantes élémentaires de la vie de l'âme humaine, cela ne saurait remplacer la grande question que nous trouvons déjà posée si significativement chez Platon et Aristote : Est-il possible d'explorer quelque chose au sujet de celui qui, dans notre vie d'âme, demeure lorsque l'enveloppe mortelle tombe vers ici dans la mort ? - C'est ce qu'a dit un chercheur officiel de l’âme du présent.

 

La science de l'esprit, qui est orientée anthroposophiquement, tente à partir de telles conditions préalables comme je l'ai affirmé ici avant-hier, un renouvellement de la science de l'âme. Elle cherche à aller au-delà des purs mots vides de sens pour aller vers une recherche d’âme de la réalité. Et le chemin qu'elle emprunte, il doit toutefois aujourd'hui encore être tel qu'il tiendra pleinement compte des contradictions et des oppositions qui peuvent venir des chercheurs habituels de l'âme. Il devra pouvoir être lutté avec ce qui est là, dans la science reconnue de l’âme. Mais d'un autre côté, à partir de telles conditions préalables, un renouvellement de la doctrine de l'âme comme je la fait valoir aujourd'hui, un tel savoir de l'âme émergera, une telle vision de l'âme, qui peut maintenant vraiment devenir la nourriture de l'âme des cercles les plus larges de l'humanité aspirante, qui - si je puis utiliser le mot trivial - peut devenir populaire dans le meilleur et le plus élevé sens du terme.

 

 

 

 

La recherche sur l'âme doit sortir du domaine de la caste savante, dans laquelle, si je peux m'exprimer au sens figuré, elle s'est chargée de la faute/responsabilité de tomber dans des abstractions qui aimeraient être très riches d’esprit, mais qui ne sont absolument pas en état d'étendre/élargir la recherche sur l'âme au-delà de ces questions limites de l’être-là humain qui correspondent avant toutes choses à un intérêt justifié et brûlant pour la vie humaine de l’âme.

Parce que la pensée humaine tout entière a justement changé vis-à-vis de temps passés, d'où proviennent les représentations de la théorie de l’âme qui sont venues à la parole, ainsi la nouvelle science de l'âme doit aussi prendre congé des points de départ à partir desquels on a toujours voulu prendre son chemin plus loin dans le domaine de la vie de l'âme. De nouveaux points de départ doivent venir. Et ces nouveaux points de départ sont tels que lorsque nous y arrivons, nous pouvons seulement prendre pied sur de tels pré-supposés (NDT : la décomposition du mot par le tiret est dans l’allemand) comme ils ont été affirmés/fait valoir ici avant-hier, à savoir, quand on reste fidèles à la manière de penser qu’on cultive aujourd'hui ancrée à la science de la nature. On ne peut pas simplement demander : Qu'est-ce que sont des représentations ? - On ne peut pas simplement vouloir observer ce que sont des représentations, ce qu'est la pensée ou qu’est la volonté, ou ce qu'est la mémoire, et ainsi de suite. Tout de suite ainsi que la science actuelle de la nature en laboratoire et en clinique part de pré-requis complètement différents que la science de la nature de temps plus anciens, ainsi la science de l'âme doit rattacher à des réalités de la vie, qui devront toutefois, j’aimerais dire, être d'abord distillées vers dehors de l’entièreté de la vie humaine.

 

Ce sont tout d’abord deux moments de la vie humaine auxquels la nouvelle science de l'âme doit rattacher, d'où elle peut à nouveau revenir/retourner aux concepts de représentation, volonté, et ainsi de suite, afin de recevoir un contenu complet de valeur d’âme pour ces concepts. Ces deux points de départ sont deux moments, qui sont toutefois très difficiles à observer, sont véritablement pas plus faciles à observer que maints processus naturels qui ne sont révélés que par des méthodes et expériences soigneusement préparées. Ce sont des moments qui se précipitent dans la vie humaine et qui, dans une certaine mesure, excluent la compréhension consciente par leur propre nature et être. Et on doit en premier apprendre à saisir ces moments à travers une certaine vie entraînée de l’esprit. Ce sont les deux moments de la vie humaine : l'endormissement et le réveil.

L'endormissement et le réveil sont ces moments de la vie humaine où toute la constitution de conscience change, où l'humain passe d'un état d'âme à un état radicalement opposé. Il n'y a pas grand-chose à dire pour bien faire comprendre que ces courts moments sont difficiles à observer. Car quand on s'endort, la conscience s'arrête, donc on ne fait pas attention au moment de s'endormir. Quand on se réveille, on peut sentir qu'on s'arrache à un quelque cours de vie ; mais tout de suite celui qui essaie de rattacher avec la conscience de ce qu'il a vécu dans son sommeil, va très vite, très facilement remarquer l'échec d'une telle tentative.

 

 

 

 

 

Maintenant, on peut seulement entraîner l'observation de l'âme à observer les moments d'endormissement et de réveil par ces moyens, qui ont déjà été indiqués ici avant-hier et au sujet desquels je veux maintenant faire des allusions/des ébauches supplémentaires. Cet entrainement doit se passer premièrement par une certaine mise en force (NDT : « Erkraftung »), un renforcement et une consolidation de la vie de représentation elle-même, deuxièmement aussi de la vie de la volonté. Mais ces processus intérieurs, processus intimes de l'âme, qui conduisent à une telle mise en force, une pénétration avec cette force de la vie de la volonté, ils dévient déjà substantiellement de ce à quoi on est habitué dans la vie ordinaire de l'âme.

Avant-hier, j'ai appelé à méditer ce qui mène à la mise en force de la vie de représentation. Quand notamment d’après certaines méthodes que j'ai décrites dans mon livre « Comment atteint-on des connaissances des mondes supérieurs ? » et aussi dans ma « Science secrète en esquisse » et dans d'autres livres, quand d’après certaines méthodes on laisse être présentes des représentations et de la conscience, de sorte que l'on ne pense pas seulement dans le sens habituel, mais repose sur la pensée et repose de plus en plus sur la pensée, pénétrant par cela tout autrement l'âme avec la pensée et la pensée avec l'âme, que ce n’est le cas dans la vie ordinaire de l'âme, alors on en vient à mettre en force la vie de représentation d'une telle manière - comme je l'ai dit, les méthodes les plus précises peuvent être trouvées dans les livres cités - qu'on peut représenter de façon si vivante et active comme on vit sinon seulement dans sa conscience quand on est dans les perceptions sensorielles extérieures.

Goethe a pressenti quelque chose, même s'il ne s'agissait au début que d'un pressentiment, de ce genre de représenter - le psychologue Heinroth l'avait incité à cela, qui trouvait son penser objectif - en ce qu’il pouvait confesser la croyance qu'il était en situation de penser progressivement avec tant de vivacité, que cette pensée serait égale à la force intérieure, à l'intensité intérieure de cette activité de l’âme qui est sinon présente seulement quand on observe la nature extérieure avec les yeux, suit avec ses oreilles les processus extérieurs, et ainsi de suite.

Il est possible que le représenter deviendra tellement renforcé, qu’on est si intensivement au représenter qu'on peut dire : Ce représenter sera lui-même une façon de voir, l'activité est comme celle d'une contemplation ; et la vie des sens sera prise ainsi dans la sphère du représenter que les sens ne participent pas, bien que la vivacité de la vie des sens reste encore disponible.

C'est un côté, la mise en force de la vie de représentation. Si l'on va de plus en plus loin dans cette mise en force de la vie de représentation, alors une force intérieure d'observation, inconnue de la constitution ordinaire de l'âme, se place de fait, dont on a besoin pour explorer réellement les deux moments de l’endormissement et du réveil comme on explore selon la science de la nature des objets et processus dans la vie extérieure.

 

Mais pour cela, il est de plus nécessaire que, d'une certaine manière, la volonté soit entrainée avec. Cette volonté pourra seulement être entrainée par autodiscipline quand on est attentif à quelque chose dans la vie à quoi on prête peu attention dans la vie ordinaire. Dans la vie ordinaire, on vit et accompagne ce que l'on perçoit extérieurement de son expérience intérieure. De ce vivre après ordinaire, on doit s’élever vers autre chose. On doit porter son attention sur ce que notre vie de l'âme diffère d'année en année, de mois en mois, de semaine en semaine, oui, de jour en jour, d'heure en heure devient une autre, se transforme, est en devenir. Ce devenir de la vie de l'âme entre la naissance et la mort, nous ne le plaçons pas dans notre volonté dans le cours normal de notre vie. Nous laissons s’écouler cette vie. Nous prêtons toutefois seulement attention avec un faible degré à une auto-éducation, que nous nous déshabituons de certaines erreurs, acquérons certaines vertus, développons certaines facultés, et du genre. Seul quand l'autodiscipline de la volonté pensée ici devait se présenter, alors quelque chose d’entièrement autre doit venir dans la vie. Alors l'humain doit pouvoir arriver à la vue intérieure qu'il a en lui quelque chose qu'il peut, j’aimerais dire, placer dans sa volonté, placer ainsi dans sa volonté, pour que l'auto-culture, l'auto-élevage lui semble si difficile, mais en même temps si désirable comme sinon seuls les actes de volonté qui correspondent aux pulsions tout à fait inévitables de la vie humaine.

 

 

 

Regardons les choses d’un autre côté. Aujourd'hui particulièrement, il y a beaucoup d’humains qui s'attribuent la faculté - je parle peut-être un peu radical, mais vous trouverez ce radicalisme cependant justifié si vous pensez plus profondément sur le présent - de réformer le monde entier qui, pour ainsi dire, se font des idées sur ce qui devrait arriver pour que les humains puissent vivre heureux côte à côte, pour que tout ordre soit correct dans la vie sociale, et ainsi de suite. Le nombre de programmes dans ce domaine est énorme. Et en fait, chacun est déjà plus ou moins, si seulement il commence à penser au monde extérieur, en son sens quelque chose comme une sorte de réformateur, seulement le monde ne lui donne pas l'occasion de vraiment mettre réellement en action ses réformes ou peut-être aussi ses pensées révolutionnaires.



Là, l'impulsion de la volonté, du désir, s'étend en fait au monde extérieur. Mais on doit savoir qu'il y a quelque chose à l’intérieur de l'humain sur quoi on peut ainsi justement guider les intentions, les impulsions, pour conduire l’humain d'un âge de la vie dans l'autre, oui seulement d'une semaine dans l'autre, qui n'est par aucun chemin à l’intérieur de l’humain ce qui a ainsi besoin de partir de soi-même comme il veut le plus souvent, mais que l’humain peut suivre son devenir dans le temps avec sa volonté. Et quand là, la volonté, sur ce domaine, se présente d'une manière si méthodique, telle que décrite dans les livres mentionnés, alors entre cette mise en force/fortification intérieure, cette vision intérieure, cette façon de voir de la volonté que nous ne pouvons plus jamais gagner dans notre rapport au monde extérieur, cette contemplation/vision de la volonté qui doit s'ajouter au renforcement susmentionné de la vie de représentation, si devaient être observés les moments de l’endormissement et du réveil.

 

Mais avant d'en arriver à cette investigation des moments d'endormissement et de réveil, on arrive toutefois, quand on fortifie la vie de l'âme de la manière dont je l'ai évoqué maintenant, qu'avec les concepts que l'humanité a aujourd'hui, qui ne peuvent être les concepts de l'ancienne façon de voir la nature, qu'avec ces concepts on peut seulement arriver à une vision sur la vie de représentation de l'humain, qui conduit l'humain dans l'irréalité, la vie émotionnelle/de sensation dans la confusion, la vie de volonté dans l'incompréhensibilité.

 

Et pris au fond ce que nous devons constater aujourd'hui, ce que le philosophe mentionné plus tôt constate aussi, qui parle de la fin de la philosophie, de la dissolution de la philosophie, d'une perte de la physiologie et semblable. Il pressent déjà, même si ce n'est pas avec une telle clarté, que les concepts que l'on peut avoir aujourd'hui et qui sont infiniment si utiles pour sonder la nature extérieure et introduire dans la vie humaine ce qui est en fait le contenu le plus essentiel d'une culture plus récente, ne conduisent pas à une réponse à la question : quelles sont les représentations ? -, mais ils conduisent, dans la vie de représentation, à ce que nous pouvons directement avoir cela : je pense, donc je ne suis pas -, à trouver l'irréalité de la vie de l'âme. On arrive sur ce que plus on pénètre dans la vie de représentation, d’autant moins on peut dire ce qu'est l'âme quand on regarde la vie de représentation seulement ainsi qu'elle est dans la vie ordinaire, quand on ne la regarde pas comme je l'ai présentée. On en vient à l’avis que la vie émotionnelle/de sensation telle qu'elle se vit dans la vie ordinaire de l'âme est embrouillée, et que la vie de volonté est pleinement incompréhensible. C’est pourquoi le phénomène intéressant que tout de suite les humains qui pensent en science de la nature, qui aujourd'hui écrivent des théories de l'âme très, très significatives, croient, en ce qu’ils traitent de la physiologie du cerveau, pouvoir dire quelque chose sur la vie de représentation. Mais ils en viennent à se dire : rien n'a été résolu sur la vie de volonté par la physiologie du cerveau. - Lisez les chapitres pertinents du « Guide de psychologie physiologique » de Theodor Ziehen, vous verrez comment ce que je viens de dire s'avère vrai, tout de suite chez un penseur significatif de science de la nature de notre époque.

 

 

 

 

Ainsi on doit dire que cette manière de penser de science de la nature réalise plus ou moins ce que Schopenhauer n'a pas ou a à moitié reconnu, mais a pressenti : que la volonté est quelque chose qu’on ne peut approcher avec la vie de représentation des temps récents, que la volonté est l'incompréhensible.

 

C'est une bonne préparation pour l’édification ultérieure d'une nouvelle doctrine de l'âme quand on envisage cette irréalité de l'âme dans la vie de représentation, cette embrouillement de la vie dans le sentiment/la sensation, cette incompréhensibilité de l’action-volonté. Quand, de cette manière, j’aimerais dire, on s’est procuré de la clarté – bien que cela sonne paradoxal, mais on s’est procuré de la clarté sur un état de fait -, alors on peut avancer davantage. Alors on peut appliquer cette pensée qui est aiguisée par la méditation, qui est fortifiée, qui veut que cette vie de volonté qui s'est soumise à l'autodiscipline, on peut l'appliquer pour vraiment devenir attentif au moment, disons, tout d'abord de l'éveil. Alors le moment de l'éveil pourra se déplacer dans le champ d'observation de l'âme d'une façon toute particulière. Alors on expérimentera quelque chose au réveil qu’on ne peut pas expérimenter à travers une vie de l'âme non entraînée. Alors immédiatement après le réveil, quand on aura acquis la paix nécessaire pour cela à travers l'entraînement indiqué, on pourra sonder que toute la vie de l'âme, comme elle était au réveil, est effectivement partie dans l'inconscient. Seulement qu'elle n'a pas une particularité, cette vie d'âme dans le temps de s'endormir à se réveiller : cette vie de l'âme n’appelle aucun souvenir à partir de soi. Et on remarque cela dans un moment plein de signification qui se présente : Pendant tout le sommeil, tu as laissez couler l'âme dans la même vie où elle coule aussi dans la veille ; mais ce flux de ce qui est d'âme dans le sommeil, cela s'imprime seulement pas dans la force de souvenir. C'est pourquoi c’est oublié avec la venue de l'éveil. C'est de cela qu’il s’agit.

 

 

 Aussi importante que soit la mémoire, le souvenir pour la vie extérieure - je l'ai expliqué avant-hier – aussi important est l'oubli, l'expérience de l'âme pour qu'elle puisse aussi oublier ce qu'elle a vécu, pour le devenir de ce qui est d'âme, pour la poursuite du flux de l'âme entre la naissance et la mort, et ainsi de suite. Oui, quand on peut observer le moment de l'éveil, on reçoit en premier une représentation de quelle signification le sommeil a réellement dans la vie humaine de l'âme. On reçoit notamment une vue dans le fait que notre vie ne pourrait pas se poursuivre si elle était remplie uniquement de conforme à la mémoire, que le conforme à la mémoire perd la force de laisser notre vie s'écouler. Nous devons tout de suite sombrer dans le sommeil afin que nous puissions oublier ce que nous vivons au moment du sommeil. Car l'ordinaire, la vie quotidienne de l'âme est alors la nourriture de l'âme, est alors l'apporteur de la vie de l'âme quand elle est oubliée, pas quand on s'en souvient. La mémoire ronge l'âme. L'oubli restaure les forces vitales de l'âme.

 

Ainsi on obtient une vue concrète, certaine dans ce processus de la vie qui s'exprime dans le réveil. Et on aperçoit par cela dans une certaine mesure, quand aussi seulement en fait dans la rétrospective, la vie d’âme, sur laquelle est déversée pas seulement la conscience ordinaire, qui s’est joué entre l'endormissement et le réveil. Avec cette vue de la vie de l'âme, on a énormément gagné, car on a ainsi acquis la base d'une certaine compréhension.

 

 

 

Personne ne peut en vérité comprendre ce que cela signifie : je représente - ce que cela signifie : je me forme une pensée dans ma vie de l’âme -, qui ne saisit pas vraiment, en observant, le moment de l'éveil. Car quand nous passons de la pure veille, du pur vivre vers/en direction dans des états d'éveil à la pensée active, à la formation d'une représentation d'une pensée, alors c'est toujours qualitatif, quand aussi dans une mesure plus faible, tout à fait le même processus de l'âme que le réveil. Et seulement qui connait le réveiller dans l'intensification de la transition du sommeil à l'éveil, s’est créé avec cela une base pour ce qui donne la réponse à la question : Que se passe-t-il réellement dans mon âme quand je saisis une représentation ? – La force que l'on déploie dans l'âme quand on saisit une représentation, elle est exactement la même que la force que l'on doit déployer, toutefois maintenant dans une bien plus grande mesure, quand on se réveille. Quand on se réveille, l'inconscient le fait. Dans la conscience est fourni ce que fait l'inconscient au réveil, quand nous nous préparons par effort intérieur, consciemment, volontairement à penser, à représenter.

 

 On arrive ici à un point de vue très spécifique sur le représenter. Ce qui n'est plus qu'une pure cosse de mot/phrase vide de sens à partir de l'ancienne théorie de l’âme, reçoit à nouveau un contenu concret. On apprend à connaître le représenter comme un éveil plus faible existant dans la veille. C'est un réveiller en secouant, un éveil. Et c'est une vue pleine de signification ; car par la liaison de cette vue de la nature du représenter avec la nature de l'éveil se forme la possibilité de transposer dans la réalité le représenter de la vie ordinaire, qui en fait sinon mène dans l'irréalité de la vie de l'âme. On reçoit en ce que l’on peut rattacher le représenter dans l'imaginaire à l'éveil, la possibilité de rattacher à une réalité qui ne dépend pas de soi. Maintenant, on rattache à cet éveil et apprend par cela à connaître la nature du représenter, alors on se tourne vers le moment de l’endormissement.

 

 


Tout comme la méditation vous aide surtout à explorer le moment de l'éveil, ainsi l'autodiscipline de la volonté vous aide surtout à explorer le moment de l’endormissement. Et cette autodiscipline de la volonté vous rend possible de vraiment vous y retrouver, d'observer l’endormissement, d'observer vraiment comment quelque chose de semblable se présente lors de l’entrée dans le sommeil comme lors du réveil avec l’oubli, avec le devenir conscient que pendant le sommeil le souvenir de la vie de l'âme est éteint. Sinon, on peut toujours se disputer que le corps serait en quelque sorte impliqué dans ce que l'âme vit dans le sommeil. Quand consciemment, par autodiscipline de la volonté, on peut saisir le moment de l'endormissement alors on remarque qu'on plonge dans la même vie de l'âme qu'on délaisse au réveil, mais qu'on plonge dans cette vie d'âme ainsi que maintenant cesse la possibilité d'une perception à laquelle les sens participeraient. On apprend en premier à reconnaître ce que cela signifie : on entre dans le suprasensible par l'endormissement. On apprend à connaître cette immersion/plongée dans le suprasensible parce qu'on expérimente/vit avec cette immersion dans le suprasensible, qui ne peut pas venir à la conscience par cette conscience qu'on a dans la vie ordinaire de l'âme, qui est quand même liée à l'organisation entre la naissance et la mort, est dépendante de l'organisation. On remarque le devenir-indépendant de l'organisation, sur laquelle sinon des gens autrement illustres peuvent se disputer longtemps. La chose devra être observée ; alors on remarque qu'on plonge dans le suprasensible avec l'endormissement.

 


Et alors on apprend à reconnaître la différence qui existe entre la vie de l'âme quand on la quitte lors de l’éveil/du réveil et la vie de l'âme dans laquelle on plonge lors de l’endormissement. Elles sont les mêmes, notamment, elles sont de nature supra-sensorielle ; mais sur le chemin de l'observation que j'ai caractérisé, on remarque une différence tout à fait essentielle. Cette différence peut être très facilement vue devant l'œil de l'âme par une comparaison.

 

La différence consiste en ce qu'elles se différencient comme un humain qui est enfant d'un humain qui est vieux. Tout comme les deux sont des humains, mais à des stades différents de l'existence/de l’être-là, de l'âge, ainsi les deux vies de l'âme sont des entités suprasensible : celle dont on s'élève à nouveau quand on se réveille, et celle dans laquelle on s'immerge quand on s'endort. Mais ce dans quoi on s'immerge/plonge quand on s'endort est dans une certaine mesure l'enfantin, le jeune, et ce dont on se réveille, c’est le devenu plus âgé. On va d'un cours/d’un pas de l'endormissement au réveil. La vie de l'âme se transforme, de sorte que - une comparaison, bien sûr, boite toujours - celle dans laquelle on plonge est si semblable à celle dans laquelle on se réveille, comme l'enfant comme humain est semblable au vieil homme comme humain. Cette fine différence doit être remarquée. Alors, une certaine base est créée pour aborder une partie constitutive importante de notre recherche sur la vie de l'âme, à savoir la vie de sensation/de sentiment.

 La vie de sensation/de sentiment qui, pour la théorie commune de l'âme aujourd'hui, consiste seulement encore dans une collection de mots, cette vie de sensation/de sentiment peut seulement être vraiment reconnue que si on la recherche dans les fondements qui viennent d'être développés, si on la recherche de telle manière qu'avant la recherche on a reconnu la vie suprasensible de l'âme depuis les moments du réveil et de l’endormissement. Seulement on doit remarquer une autre chose importante concernant l'endormissement avant d'arriver à la vie de sensation/de sentiment, une autre chose importante, faire un autre aperçu (NDT : en français dans le texte) important. Il faut se poser la question : Qu'est-ce en fait qui doux dans l'endormissement se transforme particulièrement dans la vie de l'âme ? Qu’effectue par l’endormissement le tirer-hors de la réalité des sens et le plonger dans la réalité suprasensible ? - C'est la transformation de la volonté. Et la même chose qui se produit renforcé quand je m'endors se produit en moindre force pendant la veille quand je prends une décision de volonté. On ne peut pas saisir la volonté quand on ne la saisi pas sur la base de l'endormissement.

 

Ce qu'est réellement la volonté dans les profondeurs de notre vie de l'âme échappe en fait à la vie de représentation tout comme ce qui se passe dans le sommeil lui échappe. C’est pourquoi, dans les psychologies de science de la nature, vous ne trouverez rien sur la volonté. C'est incompréhensible justement parce que la vie de représentation ne l’atteint pas. Mais quand nous connaissons le processus de l'endormissement, alors nous savons que notre vie ordinaire de l'âme, quand elle accomplit un acte de volonté, plonge justement ainsi, seulement dans une moindre mesure, comme dans l'endormissement. Chaque décision de volonté est un endormissement moins fort par une conscience pleinement éveillée.

Si l'on distingue entre ces deux faits, celui du réveil et celui de l'endormissement, l'un par rapport à la vie de représentation qui devient explicable par le réveil, l'autre par rapport à la vie de volonté qui devient explicable par le sommeil, alors on peut vraiment commencer à saisir vraiment de l’œil les énigmes de la vie de sensation/sentiment. Alors, on entre dans la possibilité d'apporter de la clarté à ce qui est autrement confusion/embrouillamini dans la vie de sensation/sentiment. Par quoi apporte-t-on quelque chose à la clarté? Par la connaissance. Il n'y a rien d'autre - je pourrais le prouver dans le détail épistémologique, mais cela conduirait trop loin aujourd'hui - dans la connaissance, quelque chose s’amène à la clarté quand exactement la différence est disponible, la différence réelle exacte entre le connaisseur, entre le percepteur et l'objet (NDT : « Gegenstand », l’objet, mais littéralement « l’état contre ») perçu, l'objet perçu.

 

La vie de sensation/sentiment reste embrouillée avec la vie ordinaire de l'âme parce que l'humain n'a pas besoin de distinguer deux choses pour la vie ordinaire quand il ne veut pas reconnaître la vie de sensation/sentiment ordinaire, deux choses essentielles en lui-même qui se font face ainsi que nous sommes face au monde extérieur des sens quand nous percevons ce monde des sens : Le monde des sens là, l'humain là. Ainsi deux se tiennent en vis-à-vis dans la vie de sensation/sentiment. Que sont les deux ? On apprend à les reconnaître en premier, sujet et objet, lorsqu'on peut les examiner sur la base de ces représentations qui sont ainsi acquises, comme je l’ai maintenant décrit. Alors, on apprend à reconnaître ce qu’est le sentant réel, et ce qui est réellement à percevoir dans la vie de sensation/sentiment. Là se met en évidence le fait hautement remarquable que le sentant est toujours celui - aussi paradoxal que cela puisse tout abord sonner- qui n'a pas encore été vécu/traversé de vécu par nous. Quand maintenant nous sentons en cet instant, ainsi sent en nous cet humain que nous commençons tout juste à vivre, et demain et après-demain, l'année suivante continuera à vivre jusqu'à notre mort. Dans les moments où nous ressentons, le sujet, le sujet par ailleurs inconnu, notre vie, qui est déjà fichée en nous entre les moments où nous ressentons et la mort. Et ce qui est perçu, c'est la vie que nous avons vécue de la naissance jusqu’au moment où nous sentons - une très grande perspective de la recherche que la vie de sensation/de sentiment repose dans ce point de départ.

On peut enclencher maintes choses - et je n’en parlerais pas ainsi si je n'avais pas enclenché cette recherche dans les domaines les plus divers, toute une somme de recherches et d'exigences repose dans ce domaine - on peut enclencher maintes choses pour prouver maintenant entièrement dans la manière de penser de science de la nature, ce que j'ai dit maintenant. On a seulement besoin de prendre des biographies raisonnablement rédigées et de les adapter à cette exigence que j’ai justement exprimée. Prenez une biographie raisonnable (NDT : vernünftig, raison synthétique) de Goethe. Regardez Goethe en 1790, étudiez le tel qu'il était de 1790 à sa mort en 1832, essayez de rendre clair par quelles particularités ce Goethe a passé de 1790 jusqu’à sa mort, et prenez cela ainsi que c’était perceptible dans la vie de sensation/de sentiment de Goethe en 1790. Et maintenant, placez vous devant l’âme ce que Goethe a vécu, vécu intérieurement, comment il a été touché par le monde extérieur, depuis sa naissance en 1749 jusqu'en 1790, et en ce que vous vous formez une représentation exacte sur comment le Goethe après 1790, a déjà fiché à l'intérieur, jusqu'en 1832, comment le perçu intérieurement en un moment de 1790 ce qu'il avait vécu auparavant, justement toute sensation/tout sentiment. Toute sensation/tout sentiment se déroule ainsi que notre être futur perçoit notre être passé.

 

 On peut aussi enclencher d'autres considérations. On essaie de s’approprier un regard pour des humains que l'on a vu mourir, où l'on a peut-être eu l'occasion de vivre un court laps de temps avec eux depuis un certain instant jusqu'à leur mort. On essaie de se réaliser très exactement comment ils vivaient ce qu'était leur entité humaine. Et on essaie alors de se rendre clair - on gagnera toujours un résultat surprenant - comment, par exemple, à partir du fait qu'une mort approchait déjà, que le caractère réel, l'entité réelle sera déversée sur/par dessus la vie de sensation/sentiment.

 

 

Ce sont deux chemins. Maints autres s'ouvrent dans un sens authentique de science de la nature, toutefois dans un sens qui rapproche étroitement aux intérêts intérieurs les plus profonds de la nature humaine quand on explore ce que j’évoque ici sur la vie de sensation/sentiment. Alors la vie de sensation/sentiment, l'essence de la sensation/du sentiment, ne reste pas cette phrase vide/cosse de mot qu'elle est aujourd'hui dans la psychologie scientifique ordinaire. Quand on veut simplement observer dans l'âme la sensation/le sentiment dans sa confusion/son embrouillamini, alors on ne peut observer rien du tout. Justement aussi peu que l'eau, quand vous ne la décomposez pas en eau et en oxygène, justement aussi peu la vie de sensation/sentiment, on ne peut pas l’observer scientifiquement, quand on ne peut pas la démonter, la décomposer en ce que l'humain était avant qu'il ait ressenti, et en cela ; après qu’il ait ressenti, quand on ne sait pas ce qui est déjà planté là si profond et actif comme germe, comme est actif le germe fiché dans la plante de l'année pour la plante de l'année suivante.

En ce qu’on étudie ainsi la vie de sensation/sentiment de cette façon, on arrivera à nouveau à l'accomplissement/au remplissage des représentations, l'accomplissement/le remplissage avec des contenus parcourus de force/renforcés. Et on obtiendra une théorie de l’âme pour la vie de sensation/sentiment qui vit là depuis le début, que nous vivons partout, que nous traversons de vie nous-mêmes. Et aussi les instants de la vie de l'âme - quand nous savons que ce que nous ressentons dans un moment n'est pas là isolé – se tiendrons en pendant avec tout notre devenir entre la naissance et la mort. C'est là que l'avenir et le passé de notre devenir sur terre se fondent l'un dans l'autre en chacun d'eux, dans la moindre sensation/le moindre sentiment.

Justement ainsi, mais au mieux en premier après, quand on a fait des recherches sur la vie de sensation/sentiment, on peut s’approcher de la vie de représentation d’après les conditions préalables que j'ai décrites. Là viennent des résultats toutefois encore plus surprenants, surprenants pour la raison que l'humain considère ce qui émerge comme paradoxal, parce qu'il ne le connait donc pas, ni selon le représenter de la vie ordinaire de l'âme ni selon les représentations de la science actuelle.

Si l'on apprend à reconnaître comment chaque saisir de représentation, chaque saisir de pensée est un éveil plus faible, si l'on rassemble l'actif dans le former de représentation et l'éveil en observant intérieurement, alors en rattachant l'image de représentation à cet acte réel de l'éveil, on entre dans un courant du contempler qui nous pousse plus loin et qui nous montre que l'éveil est aussi un plus faible d’un autre plus fort. Et cet autre plus fort, qui nous apparaît devant les yeux comme si, après qu’on a vu l'image d'un humain, on entre alors devant la réalité, cet autre est la connaissance que chaque saisie de représentation, chaque éveil est une répétition, affaiblie en image, de ce que l'on peut appeler : l'entrée dans la vie terrestre par la conception et la naissance.



Ce que l'on a filé en établissant le lien intérieur dans la contemplation entre s'éveiller et saisie de représentation s’étend simplement, la force que l'on a gagnée s’étend parce qu’on observe les deux non isolé, mais en pendant. Elle se prolonge/s’élargit parce qu’on (re)connait que l'on ne vit pas soi-même dans la réalité dans le représenter, que l'on a une image. Mais tout de suite de la connaissance que l'on a une image, que l'on a quelque chose de non réel, on crée la force d’arriver à/d'approcher de quelque chose de réel, et on remarque que chaque saisie de représentation, chaque éveil est une pénétration affaiblissante dans le monde physique, un passage par le mettre/s’habillé de l'enveloppe physique, un passage par la conception et la naissance.

 

 

Et maintenant, on apprend à reconnaître d'où vient quelque chose qui a bouleversé les chercheurs très sérieux depuis longtemps. Quand on se donne du mal pour regarder sur ce qui s'est remué depuis Locke, depuis Hume, depuis Bacon, depuis que Bacon ait remué des chercheurs sérieux en rapport à la connaissance humaine, ainsi on arrive à ce que ces chercheurs n'ont jamais été en situation de se faire des pensées satisfaisantes sur la relation de la vie humaine de représentation à la réalité sensorielle extérieure. Ils ne pouvaient pas répondre à la question : Comment rentre dans l’humain, par l'observation de la réalité extérieure tombant sous les sens, la représentation, qui doit alors correspondre à cette réalité tombant sous les sens ? On remarque, quand on a les pré-requis, que j'ai fait valoir devant vous aujourd'hui, que cette question souffre déjà, comme question, d'une erreur, que je peux caractériser approximativement de la façon suivante. Supposons que quelqu'un observe : le dioxyde de carbone est expiré de l'être humain. Lorsqu'il arrive à la conclusion que l'acide carbonique provient des poumons et que l'acide carbonique serait donc produit dans les poumons, il pense que quelque chose ne va pas. C'est ainsi que l'homme se trompe lorsqu'il pense de l’observation de surface, qui est tout à fait naturelle à la vie ordinaire de l'âme, que la force représentative viendrait du corps. Elle ne vient pas du tout du corps !

Ce qui est aussi actif dans le corps, dans la vie de l'âme, c'est seulement l'image qui s'est affaiblie à l’image lors de l’entrée dans la vie des sens. Et la force qui règne en nous quand nous représentons, c'est la même force - on y vient – qui a régné avant même que nous n'entrions en contact avec le monde sensoriel par la conception. Ce qui pense en nous, ce n'est pas nous dans l’actuel instant, c'est la force qui rayonne à travers le temps d’avant la naissance, oui avant la conception. C’est pourquoi, les chercheurs n'ont pas été en mesure d'arriver à la conclusion que le représenter se trouve dans l'être humain. C'est pourquoi on trouve aussi que le représenter est un irréel. Depuis la naissance ou la conception, le représenter a transformé sa réalité dans la vie corporelle. Ce qui œuvre spirituellement en nous, qui œuvre supra-sensiblement, qui peut seulement se montrer dans l'éveil, qui se montre dans l'endormissement quand nous ne sommes pas dans le corps, cela vit maintenant puissamment dans le représenter. Et nous seront conduits par la connaissance du représenter à notre vie prénatale, à notre vie en dehors du corps d'une manière toute scientifique, d'une manière qui est attirée à la science moderne de la nature.

 

On n’a pas besoin de calomnier la récente science de l’esprit, qui est orientée anthroposophiquement, en disant qu'elle réchaufferait de vieux concepts qui sont venus du bouddhisme et d'autres choses semblables. Elle ne le fait pas, mais elle s'approprie une force intérieure de la vie de l'âme, qui naît entièrement à partir, tout de suite, de la pensée de science de la nature poursuivie conséquemment, mais qui, parce qu'elle est la pensée conséquente de la science de la nature, va au-delà de ce que la science de la nature peut donner elle-même. Et en ce que le représenter sera vraiment saisi, il sera reconnu comme image, une image-reflet, comme image-reflet plus faible de ce que nous avons (trans)vécu avant d'être dans un corps physique, ce que nous avons vécu dans le monde supra-physique avant la naissance et avant la conception.

Du monde de représentation se construit le pont disponible à la saisie de l'humain immortel-suprasensible. Les questions des limites de l'existence/l’être-là seront trouvées par la saisie correcte des phénomènes élémentaires de la vie de l'âme. C'est de cela, dont il s’agit.

 

Et alors on peut aussi observer plus exactement : Comment est-ce en fait avec cette vie prénatale pâlie, devenue représenter ? On peut se soulever la question : quand est pure image ce qui est irréel dans le représenter, si cela devait réellement emménager dans notre vie du corps, non pas comme image, mais pénétrer comme réalité, que se passerait-il alors ?

 

Là vient une chose très significative. J’aimerais, parce que la chose naturellement, semble d'abord assez paradoxale, ainsi articulée hors du contexte spirituel-scientifique, l'expliquer à quelque chose d'évident. Quand nous traduisons immédiatement la vie de représentation en réalité, ainsi nous obtenons quelque chose qui est en fait tout de suite courant dans la recherche de science de la nature, quelque chose qui n'est tout simplement pas mis dans tout le pendant de la connaissance dans cette recherche. Quand notamment nous expérimentons, là nous ne regardons donc pas la nature, mais regardons ce que la raison (NDT : analytique) humaine a rassemblé. Mais nous devons toujours, quand nous forçons la nature dans l'expérience, tuer l'être vivant dans la nature. En fait, nous avons la nature tuée devant nous lorsque nous réalisons l'expérience ; car l'expérience est entièrement construite selon les méthodes irréelles de la représentation humaine. Cela nous aide, quand on le poursuit naturellement plus loin, à reconnaître ce qui arriverait réellement avec nous quant le représenter n'apparaissait pas comme un affaiblissement pictural de la vie prénatale, reposant avant la conception dans notre vie, mais quand cela apparaitrait comme réalité, comme réalité telle qu'elle est disponible dans le champ des sens dans la vie. Ça nous tuerait tout de suite.

 

Ainsi est le pendant/le contexte de la vie. Ce que nous vivons dans l'image, dans la représentation, et cela, si j’ai la permission de dire ainsi, est l'écho pictural de notre vie suprasensible avant la conception, cela, transposé dans la même réalité qu’a le corps, nous tuerait, ce serait un poison en nous, qui nous pénétrerait ainsi que nous pénétrerait, si nous créerions un être humain artificiel et le propulserions par notre sang et par nos muscles. Nous voyons comment le suprasensible se place en nous dans le contexte de la nature, comment il est l'expression picturale de lui-même. Nous pouvons alors passer à l’examen de la volonté et compléter la pensée qui est stimulée d'un côté par cela.

 

 

 

Nous examinons la volonté en l'explorant en pendant avec l'endormissement. Nous trouvons que dans la vie quotidienne éveillée, dans chaque acte de volonté, il y a un endormissement affaibli, donc une plongée dans le monde suprasensible. Quand on a établit ce pont entre l'acte de volonté et l'endormissement, alors on a à nouveau gagné la force de la recherche pour poursuivre, dans l'observation de l'âme, le cours de l'endormissement que l'on accompli. Alors ce que l'on a gagné dans ce cours s'étend, en ce sens que l'on ne pénètre pas seulement avec son observation jusqu’à l'endormissement, mais jusqu’à la mort. Et on apprend à reconnaître ce que la mort signifie pour l’être humain.

 

Aujourd'hui, la science se le rend diversement confortable avec de tels concepts. Elle traite de tels concepts comme la mort ou mourir à peu près comme quand on dirait : un couteau est un couteau - et on reçoit un rasoir à la main pour se couper la viande avec. Bien qu'un couteau soit pour couper, un rasoir doit être utilisé et manipulé différemment d'un couteau de table.

 

Aujourd'hui, on voit quelque chose dans la mort qu'on veut explorer comme tel. La science de l'esprit ne se le rend pas aussi confortable parce qu'elle va à la réalité et ne veut pas modeler la réalité à partir de concepts et d'idées préconçues. La science de l'esprit doit se demander en particulier : Qu'est-ce que la mort dans le règne végétal ? Qu'est-ce que la mort dans le règne animal ? Qu'est-ce que la mort dans le règne humain ? Car la mort n'est pas la mort, comme le couteau n'est pas le couteau ! On aime calomnier la science de l’esprit qu’elle conduirait à des concepts confus, sombres et nébuleux. C'est tout de suite sa caractéristique, qu'elle veut aller partout dans les chenaux les plus clairs, qu'elle pose tout de suite de telles exigences aux représentations humaines qui présupposent clarté, concision, observation impartiale ! Ceux qui parlent de ce que la science de l’esprit travaillerait avec des idées embrouillées apportent seulement leurs propres représentations embrouillées dans la science de l’esprit.

Si on a construit le pont entre l'acte de volonté et l'endormissement, alors on arrive plus loin par dessus ce pont par la perception pour voir ce qu'est la mort dans l'humain. Et alors on remarque que les mêmes forces qui, au moment de la mort, conduisent l'humain hors du monde des sens sont celles, encore non formées/éduquées, dans une certaine mesure embryonnairement efficaces dans l'acte humain de volonté. Chaque fois que nous voulons quelque chose, quand nous transposons notre volonté en action, ainsi nous créons quelque chose qui se comporte à la mort tout de suite ainsi que l'enfant se comporte en rapport au vieillard en rapport d’être un humain.

Mais par cela sera aussi construit le pont entre ce qui meurt comme phénomène élémentaire de l'âme dans la conscience quotidienne dans la volonté, qui est justement ainsi une mort affaiblie tout comme le représenter est un être né et être conçu/reçu affaibli par l'âme. Seulement le représenter est pictural, la volonté embryonnaire. Vouloir est une réalité ; ce n'est pas une image, c'est une réalité. Mais c'est un acte encore inachevé. Si l'acte devait s’achever, il grandirait complètement, l'acte de la volonté, ainsi il serait toujours un mourir. Cela fait la volonté, volonté, que ce qui se file dans la volonté reste embryonnaire, que cela n’entre pas réellement dans l’être-là. Car si cela devait se développer davantage dans sa pleine force à partir de l'état embryonnaire de la volonté, ainsi ce serait toujours un mourir. Nous mourons en ce que nous voulons perpétuellement d’après la disposition. Nous portons en nous les forces de la mort. Et pour celui qui peut explorer l'âme, tout acte de volonté est une mort atténuée, c'est-à-dire une mort restée embryonnaire.

Ainsi un acte élémentaire de l'âme se lie à nouveau avant l'observation réelle de l'âme du temps récents avec les grandes énigmes frontières de l'existence humaine/l’être-là humain. Alors on apprend ainsi à reconnaître justement comme trinité : naître, se réveiller, saisir des pensées, la trinité : vouloir, s'endormir, mourir. Alors on peut tout de suite s'orienter à l'endormissement en ce qu’on explore l'endormissement, l’entrée dans le suprasensible, le se retirer des sens ; là on a un mourir embryonnaire. Et on comprend la mort comme un passage du monde des sens dans le monde suprasensible. On peut connaître seulement la volonté dans son embryonnalité parce qu'on a reconnu plus tôt que, lors de l’endormissement, la jeune vie de l’âme se présente devant l'âme. Sinon, on ne pourrait jamais saisir absolument la nature embryonnaire du vouloir dans l'œil de l'âme.

 

Vous voyez, penser, sentir, vouloir, seront compris à partir des faits, et en ce qu’ils deviennent des faits dans la théorie de l’âme orientée anthroposophiquement qui doit venir là, ils conduisent en même temps aux grandes questions frontalières de la vie humaine de l'âme. Il ne sera pas fantasmé sur une quelque immortalité, il sera examiné la nature du représenter qui conduit à l'immortalité d'après un côté, à la vie avant la naissance. Il sera examiné la volonté. Elle conduit à l'immortalité après la naissance. Et de cet ensemble s’écoule alors la pleine immortalité, l'éternité de la nature humaine, qui est enracinée dans le monde suprasensible.

 

 

Et si l'on apprend de plus en plus par la vie méditative - je ne peux que l’évoquer - à reconnaître l'irréalité du je ordinaire, qui a complètement abandonné son être au corps, alors on apprend tout de suite de cette irréalité, en ce qu’on la suit de la même manière que les autres influences de la vie d’âme, à reconnaître aussi ce qui semble encore si incompréhensible à l'humain moderne : les vies terrestres répétées, le passage de l'humain par les vies terrestres répétées, entre lesquelles en reposent dans le monde spirituel.

 

 

Cette vue d'ensemble, qui, comme je l'ai dit, sonne encore paradoxale aujourd'hui, on n’a donc pas absolument besoin de la tirer comme conséquence. Pour celui qui entame le chemin de la recherche réelle de l'âme qui a été caractérisé aujourd'hui, pour celui-ci, entre dans l'âme la connaissance qui le conduit par la représentation, par la volonté, qui lui place, en fait si immédiatement proche, le suprasensible des moments de l’endormissement et du réveil, la connaissance des vies terrestres répétées.

 

Mais maintenant en ce que je vous ai décrit comment le pont est à jeter d'une théorie de l’âme qui, à nouveau, va aux réalités, aux véritabilités, aux grandes questions frontières de l'existence/de l’être-la humain, je dois encore rendre attentif que cette constitution de l'âme qui repose à sa base et qui doit tenir son entrée dans la science, s'il devait vraiment y avoir à nouveau une théorie de l'âme, que cet constitution d'âme doit effectivement provoquer une constitution spéciale de la vie de l'âme pour certains moments de recherche, non pour toute la vie extérieure, mais pour certains moments de recherche. On doit notamment quand on veut le reconnaître correctement, comme je l'ai décrit aujourd'hui, en arriver à pouvoir donner une signification rehaussée de la vie à se réveiller et s'endormir. On ne doit pas vivre purement l'expérience de la vie de l'âme en tant que simple phénomène d'accompagnement, comme ce sera vécu dans l'existence/l’être-là ordinaire. On doit vivre à travers cette vie de l'âme dans un haut degré par le renforcement de la pensée que j'ai décrit et par l'autodiscipline de la volonté que sinon on expérimente à travers la vie réelle. Une constitution de l'âme est la condition préalable à cette recherche de l'âme, que l’on connait peu dans la vie ordinaire. Je peux la caractériser le plus facilement de la façon suivante.

Quand on est vraiment correctement actif dans la vie ordinaire, quand on n’est pas un paresseux, ainsi on a, après un certain nombre d'heures qu’on a traversées en veillant, le besoin de dormir, de dormir tranquillement. De même que l'on fait l'expérience de cette existence/cet être-là extérieur dans la vie éveillée ordinaire, d'une manière si naturelle, si évidente, on doit pouvoir faire l'expérience de chaque vie d'âme en tant que chercheur de l'âme, qui découle d'une pensée intensifiée et de l'autodiscipline de la volonté.

Mais alors certains phénomènes doivent aussi pouvoir se produire. Par exemple, on peut continuer à penser ce qui est banal dans la vie ordinaire sans être gêné. Parfois, cela pourrait vous devenir anxieux et effrayant, particulièrement lorsqu’on écoute des ragots ou d'autres choses auxquelles les gens peuvent penser tout le temps, qui peuvent accompagner votre vie extérieure avec les pensées. On ne peut pas faire cela avec la vie de l'âme qui, comme je l'ai décrit, mène dans le réel, dans la réalité de l'âme. Si le chercheur de l’âme, comme le pense l'anthroposophie, est actif de sorte qu'il parvient réellement à des résultats tels que je les ai présentés aujourd'hui devant vous, alors il se sent très vite - dans la manipulation, par exemple, en rapport de ce qu'il essaie de faire ressortir des moments de l’endormissement et éveil, afin de le former plus loin par une pensée affinée et pour le soutien de la volonté – il sent très vite tout de suite nécessaire comme on sent quand on s’est physiquement crevé avec muscles, mains et bras : On ne peut pas continuer à travailler – ainsi on ressent selon l’âme quand on a seulement recherché un temps de la manière où cela a été penser aujourd'hui : on ne peut pas continuer maintenant, on a besoin de repos. - Et on trouve cette récréation dans la vie quotidienne ordinaire. Pour cela est déjà veillé que le vrai chercheur de l'âme ne devienne pas un rêveur, un rêveur solitaire, une particularité de la vie. Parce que s'il fait correctement la recherche sur l'âme, ainsi que je l'ai décrit, alors il parlera d'une fatigue de l'âme tout comme le corps physique se fatigue quand on travaille dur dans le travail extérieur. Et tout comme on a besoin de repos et de sommeil, on a besoin de la transition/du passage vers la vie quotidienne ordinaire, vers la vie quotidienne absolument heureuse, occupée et ordinaire. On a besoin de cette vie quotidienne ordinaire d'une manière saine, pas d'une manière spéciale. Et cela est aussi nécessaire au chercheur de l'âme, au chercheur d'esprit, que le sommeil est nécessaire à la vie ordinaire.

 

 

 

 

 


Celui qui ne rêve pas de toutes sortes de fantasmes, d'irréalités sur la vie de l'âme, mais qui pénètre dans la vraie nature de la vie de l'âme de cette manière sérieuse, comme je l'ai décrite, où les phénomènes simples mènent aux questions les plus élevées de l'immortalité et à l'affirmation de l'immortalité, ne deviendra jamais un humain inutile à la vie. Parce que son entrée dans le monde suprasensible exige de lui qu'il se mette vigoureusement, en pleine prise saine dans la vie quotidienne éveillée, comme la vie quotidienne éveillée saine doit rechercher l'alternance dans le sommeil sain. C'est déjà une chose. Il y a encore autre chose que je dois laisser non mentionnée aujourd'hui. Mais en soulignant ces difficultés, j'ai voulu indiquer à quoi ressemble l'état de l'âme, dans lequel il faut vivre si l'on veut devenir un véritable chercheur de l'âme au sens nouveau, au sens anthroposophique.

 

 


J'aurais aimé avoir lié à cette conférence ce qui pourrait être dans le bon sens un supplément pour parler directement sur la science de la nature, la science sociale, sur la religion et l’histoire (NDT : voir peut-être le cycle de l’année précédente dans le même volume). Mais cela ne devait être, mais c’est donc prévu que d'autres conférences pourront se rattacher à celles maintenant tenues.

 

Vous aurez vu – j’aimerai en conclusion  encore remarquer - que véritablement aussi chez la recherche sur l'âme, même quand elle sera propulsée sur des bases anthroposophiques, il ne s’agit pas d’un quelque discours dans des conceptions embrouillées, mais qu’aussi là où il s’agit de la question d'immortalité, pour la science anthroposophique de l'âme il doit s’agir de manière d’agir sérieuse et entrainée. Mais cette manière d’agir sérieuse et entraînée deviendra progressivement - aujourd'hui encore, elle doit lutter avec la recherche habituelle de l'âme et donc choisir des expressions telles que je les ai utilisées - de plus en plus proche de la manière populaire de penser. Car cette recherche sur l'âme sortira à nouveau les affaires d'âme de la chambre de l'érudit et elle sera capable de porter les résultats de la recherche à ce sujet dans chaque cœur humain, dans chaque âme humaine. Elle ne sera pas exposée au danger de se fier uniquement aux questions abstraites et déductives : Qu'est-ce que représenter ? Qu'est-ce que la volonté, la mémoire, l'attention ? Qu'est-ce que l'amour et la haine ? - Mais elle jettera le pont entre les phénomènes quotidiens ordinaires du représenter, du sentir, du vouloir au prénatal, au post-mortem, à la, si j’ai la permission d’utiliser l’expression, vie suprasensible, à l'immortalité humaine.

 

 

 

 

 

Une telle théorie de l’âme remplira à nouveau les espoirs, comme Brentano les a appelés, du chercheur de l’âme, qui, cependant, n'est pas venu à l’accomplissement de ces espoirs, les espoirs de Platon et Aristote, que par la théorie de l’âme nous pouvons savoir quelque chose sur le meilleur de notre être, qui reste en reste quand l'enveloppe terrestre mortelle se dégrade. Brentano, l'homme plein d’esprit, tenta une telle théorie de l’âme à partir d'une pensée scientifique, mais il ne voulait pas passer à la véritable recherche suprasensible. Mais comme il a eu l'honnêteté d'aller aussi loin qu'il est allé, il est arrivé que ce chercheur écrivit le premier volume de sa "Seelenkunde" (NDT : « Théorie de l’âme ») en 1873 et promit - le premier volume parut au printemps – de laisser suivre le deuxième volume pour l'automne, puis les troisième, quatrième volumes. Les volumes suivants ne sont plus parus ! Cela ne repose pas seulement, quand on connait le cours du développement de Brentano - je vous l'ai décrit dans ma notice nécrologique, qui peut être trouvée comme le troisième chapitre dans mon livre "Von Seelenrätzel" (NDT : « des énigmes de l’âme ») – cela ne repose pas seulement dans des raisons extérieures, cela repose dans ce que Brentano ressentait le besoin, d'aborder les phénomènes de l'âme avec d'autres concepts que les traditionnels, mais qu'il reculait de frayeur à cause des raisons dont j'ai parlé avant-hier, qui vivent encore dans le subconscient de l'humain d'aujourd'hui, reculait de frayeur devant la passage à la recherche dans le suprasensible. Mais lorsque ce passage vers la recherche dans le suprasensible sera trouvé, alors une théorie de l'âme sera aussi là, qui n'intéresse pas purement les savants, mais qui peut saisir l'humanité entière, qui peut devenir la base d'une vie humaine vraiment saine, car elle ne s'arrêtera pas à ce pour quoi l'intérêt dans certains cercles devrait être atteint artificiellement seulement dans la chambre du chercheur, mais qu’elle se déversera sur celle qui jaillit de chaque cœurs humain sain, de l'âme de chaque humain sain comme un besoin de connaissance spirituelle. La théorie de l’âme allant dans le suprasensible pensé ici sera une théorie populaire de l’âme pour chaque être humain comme base d'une vie religieuse saine.

 

Quiconque connaît la théorie de l'âme et sa situation dans le présent pourra se dire - avec quoi j’aimerais conclure ces considérations comme résultat éclairant dans le temps et dans l'avenir - qui sait là où l'on peut aller avec la théorie de l'âme par la recherche supra-sensorielle, il dira : Une telle science de l'âme, qu'on a peut-être encore aujourd'hui tenté de caractériser très imparfaitement ici, une telle science de l'âme, qui conduit vraiment à la question de l'immortalité de l'âme, jusqu'au plus haut phénomène de l'âme, doit être la théorie de l'âme du futur ! Car, soit - comme nous le montre précisément la considération de la théorie commune de l'âme aujourd'hui – il sera de l'avis de philosophes qui ont tout à fait raison, tels Richard Wähle, la science de l’âme n'aura absolument aucun avenir, soit cet avenir sera ainsi qu’il doit s’en suivre de la vision anthroposophique du monde.

 

 

 

 


 

Réponses aux questions

après la conférence à Zurich, le 10 octobre 1918

Question : Dans quelle relation se tient le sentiment, regardé spirituellement-scientifiquement, à la vie corporelle ?

 

C’est tout de suite cette question, qui est très intéressante, que j'ai essayé de traiter dans l'annexe de mon livre " Von Seelenrätseln " (NDT : « Des énigmes de l’âme »). J'ai aussi exprimé là que scientifiquement-spirituellement tout de suite de telles questions doivent avoir des conditions préalables très significatives. On peut seulement parler correctement sur de telles choses - la science de l’esprit est très pendante à la vie personnelle – en ce qu’on raconte dans une certaine mesure sa propre recherche. J’ai la permission de dire que je me suis tout de suite occupé plus de trente ans avec des questions dans une telle direction, et que j'ai abordé les choses des plus différents points de vue, avant d'oser parler publiquement ainsi de ces choses, comme cela s’est passé de manière esquissée dans mon livre « Des énigmes de l'âme » après trente ans. Car à de telles questions se répond seulement quand on y revient sans cesse dans la recherche : les questions après l'essentiel de l’ensemble de la vie de l'âme, après les relations de l’ensemble de la vie de l'âme au corporel.

 

 

 

Et là se donna à moi- de la brièveté du temps, ne se laisse faire qu'une brève esquisse - de penser que ces relations ne sont pas suffisamment étudiées par la science courant le pays. Quand on veut examiner ces relations, on parle habituellement ainsi que l'on met l'âme d'un côté et la vie physique de l'autre. Mais là, tout s’embrouille l’un parmi l’autre. Là, on n'arrive absolument à aucun résultat. On arrive seulement à un résultat - on le remarque au cours d'une recherche sérieuse - lorsqu'on met la vie de l'âme ainsi d'un côté, de telle sorte qu'on l’articule réellement en expérience de pensée, expérience de sentiment, expérience de volonté ; alors on peut relier la vie entière de l'âme, dont on a maintenant un aperçu différencié ordonné, avec la vie corporelle. Et là, se donne que chaque membre de cette vie de l'âme a ses relations toutes spécifiques avec la vie corporelle. Là, on doit d'abord regarder à la vie représentative, pensante.

 

 

Cette vie représentative, pensante, a son rapport avec la vie nerveuse  saisie correctement, toutefois selon la science de la nature. Et c'est l'erreur qui sera habituellement commise qu’on amène en relation la vie de l'âme entière à la vie nerveuse. Aujourd'hui, c’est toutefois encore entièrement mal vu sur ce domaine d'entendre la vérité. Mais elle sera reconnue très bientôt. Aujourd'hui, toute la vie de l'âme, aussi le sentir et le vouloir, est mise en relation avec la vie nerveuse. Mais on ne devrait mettre que la vie de la pensée en relation avec la vie nerveuse.

 

Par cela sera aussi reconnu qu'il existe un rapport réel - tout comme il existe une relation réelle entre celui qui se tient devant le miroir et le miroir - entre la vie de pensée et de représentation et la vie nerveuse. Pour celui qui va à la réalité, pas aux concepts préconçus, pour lui se donne par contre que la vie de sensation/sentiment se tient justement ainsi en relation à quelque chose d’entièrement autre que la vie de pensée à la vie nerveuse. La vie de sensation/sentiment se tient manifestement en un tel rapport à la vie corporelle que tout ce qui est rythmique, toute vie rythmique, rythme sanguin, respiration, absolument tout ce qui a un cours rythmique, et la relation en est une immédiate, pas quelque peu une transmise en premier par les nerfs, mais une immédiate.

On ne doit justement pas partir du principe que la science de l’esprit réfléchi à des concepts embrouillés/confus, mais travaille vers des représentations beaucoup plus capable de portance que la science ordinaire, qui est justement bien souvent confuse. On a seulement besoin d'examiner quelque chose de tel, ordonné entièrement objectivement, conformément à la réalité, comme par exemple une impression musicale. L'impression musicale - ainsi on pourrait naturellement facilement objecter ; le chercheur de l’esprit connaît toutes les objections, il se les fait lui-même, il n'a même pas besoin de les entendre de ceux qui veulent faire de telles objections, car il est déjà exercé au préalable pour se faire lui-même chaque remarque critique -, le ton musical on l’entend donc quand même avec l'oreille, donc là apparaît quand même l'expérience musicale par l'impression des sens. - Non, ce n'est pas si simple, c'est complètement différent, c'est ainsi qu'il y a en fait une relation entre ce qui est l'expérience musicale réelle, qui est une expérience de sensation, et tout le rythmique de la corporéité.

Vous avez seulement besoin de vous penser un rythme plus caché. Dans le fait, lorsque nous inhalons, certains mouvements du diaphragme se produisent toujours, entraînant une oscillation continue du liquide cérébral vers le haut et vers le bas. C'est une correspondance rythmique, intérieure à ce qu’est, selon l’âme, l'expérience musicale. Par ce que ce rythmique, cette expérience rythmique, qui est disposée dans humain en tant qu'humain, butte a ce qu’est l'impression des sens, par cela l'expérience musicale apparaît dans l'harmonie du rythme corporel humain avec l'impression auditive.

 

Mais l'essentiel, c'est que l'impression auditive devient une expérience musicale en premier lorsqu'elle entre en contact/butte au rythme intérieur de l'âme humaine. L'expérience musicale, psychologiquement examinée, est d'un intérêt incroyable. Cela prouve seulement ce que je dis, que la vie de sensation se tient en rapport avec la vie rythmique de mouvement à l’intérieur de l'être humain.

 

Et la vie de la volonté - aussi étrange que cela puisse sonner de nouveau -, elle se tient en relation au métabolisme, le métabolisme dans le sens le plus englobant. Elle a l'air la plus matérialiste, malgré que la vie de volonté est tout de suite la plus suprasensible. Les forces entrent dans la vie de la matière/des tissus ; c’est pourquoi, quand une fois la science de la nature se comprendra elle-même correctement, elle pourra tout de suite promouvoir, pas vraiment amener en l’état, mais pourra promouvoir, ce que j'ai dit aujourd'hui en rapport à la vie de la volonté. On découvrira notamment- les approches sont déjà faites partout pour cela - qu'à chaque acte de volonté certains poisons résultent de l'organisation humaine elle-même, que le processus de la volonté « englobe corporellement », est en fait un processus toxique. Et par cela, le pont sera construit entre l'acte de volonté,  qui est en fait une mort embryonnaire parce qu’il est un processus toxique, une sorte d'empoisonnement, et la mort elle-même, qui est seulement un acte de volonté grossi/agrandi.

Avec cela, j'ai montré comment les trois :  vouloir, sentir, penser, se tiennent à l'expérience/au vécu corporel. Je ne pouvais le faire qu'en une courte esquisse, et je peux maintenant passer à l'autre question, qui est tout de suite parente à ce que je viens de dire par la dernière remarque.

 

Question : comment se comporte la science de l’esprit à la psychopathologie, c'est-à-dire à l’appréhension des maladies de l’esprit et ainsi de suite ?

Il ne peut y avoir de véritables maladies de l’esprit ou de l'âme - je peux seulement l’évoquer - mais les maladies de l'âme sont en fait toujours des maladies de l'organisme d'une quelque manière. L'organisme ne peut pas être utilisé correctement comme instrument. Et ainsi que nous ne pouvons pas exercer les fonctions nécessaires avec un instrument inutilisable, ainsi l'organisme, quand il représente vivant la vie de l'âme, ne peut pas la représenter de la manière correcte. Cela ne mène pas au matérialisme, mais tout de suite à la juste reconnaissance du suprasensible. Et là, une chose est particulièrement intéressante. Il est intéressant que cette connaissance de science de la nature qui pousse toujours de plus en plus à l’expérience retirée de la nature, promeut certes dans toutes ces connaissances de science de la nature, celles qui deviennent base de la technique. Mais plus nous expérimentons, j’aimerais dire, d’autant plus nous arrivons à la conviction fondée scientifiquement que Goethe a pressenti en ce qu’il disait que tout expérimenter qui se passe à travers des outils, à travers des outils externes, éloigne/éconduit en fait de la nature.

 

Mais Goethe a aussi pressenti correctement l'autre, ce qui est le contraire. C'est très intéressant. Pendant qu'on ne peut rien expérimenter/apprendre correctement par l’expérimenter sur les plus profonds pendants de la nature, mais seulement sur les pendants les plus superficielles de la nature, les anomalies, qui sont données par la nature elle-même, nous conduisent dans les pendants les plus profonds. L'expérience nous pousse, dans une certaine mesure, hors des pendants ; les anomalies nous entraînent plus profondément dans la nature.

De manière curieuse, pour la théorie de l’âme qui veut être fondée sur la physiologie, l'expérimenter est très infertile, non sur tous les domaines, mais au moins sur ceux qui sont les plus importants. Mais l'observation des lésions cérébrales, d'autres perturbations dans l'organisme, qui laissent apparaître la vie de l'âme comme anormale, sont extraordinairement fructueuses. Et nous pouvons dire : « Pendant que l'expérience nous sépare de la nature, l'observation de l'organisme malade nous rapproche de nouveau de la nature. – A nouveau un résultat paradoxal ; mais on ne doit pas avoir peur devant les réalités, ne devrait pas avoir peur, peur inconsciente, quand on veut pénétrer dans la réalité. Les textures du cerveau, aussi par exemple chez des criminels, elles nous mènent profondément dans les secrets de la nature. Cette branche de la recherche sur la nature n'est pas infertile, mais elle se tient en pendant avec ce qui pourra être étudié/exploré scientifiquement-spirituellement : que tout ce qui est pendant à la volonté - et la volonté œuvre, bien qu'elle soit une entité indépendante, dans tout, aussi dans la pensée à nouveau -, en un certain sens, en une certaine relation déjà en pendant avec la production d’états toxiques, d’anomalies de l'organisme humain.

 

 

Et quand maintenant le malheur arrive justement que l'organisme humain devienne anormal, c'est précisément parce que le suprasensible est expulsé de l'organisme anormal - cela convient seulement dans l'organisme normal – donc lorsque le cerveau est blessé, le suprasensible est expulsé. Par cela l'être humain, quand sinon il reste en pendant avec le suprasensible, ne peut pas s'orienter, il perd l'orientation. Et tout de suite sera conduit dans l’anormal ce qui est aussi souvent considéré comme pathologique dans l'être de l'âme.

 

 

Ainsi que l’on peut dire : La véritable étude de la volonté nous apprend à reconnaitre en premier pourquoi en fait l'étude des anomalies cérébrales et ainsi de suite nous permet de regarder si profondément dans certains pendants d’âme. Comme nous vidons (NDT : hinausbefördern) tout notre suprasensible hors du corps dans l’endormissement, comme nous nous plongeons là dans la vie de l'âme - mais d'une manière saine - ainsi l'organisme, devenu anormal, pousse le suprasensible dehors, dans l'état de maladie. Alors, nous entrons non orientés, pendant que nous entrons de manière saine, ce qui nous aide à surmonter les états/contextes quand nous sombrons dans le sommeil sain.

Es ist begreiflich, daß in unserem wissenschaftlichen Zeitalter die Menschen gerade mit Bezug auf die wichtigsten Lebens- und Welträtsel, die Seelenrätsel, sich an die wissenschaftliche Seelenkunde wenden wollen. Allein man muß sagen, wenn man in der Lage ist, die gegenwärtigen Situationen der wissenschaftlichen Seelenforschung zusammenzufassen, daß so etwas vorliegt wie eine Art Sterben der wissenschaftlichen Seelenforschung, die ihre Traditionen aus sehr alten Zeiten her hat und die, trotzdem sie vielfach vorurteilslose Wissenschaft sein will, eben mit diesen Traditionen arbeitet.

Ich habe vorgestern hier, als ich über die wissenschaftliche Begründung einer übersinnlichen Erkenntnis sprach, den Namen eines Philosophen der Gegenwart angeführt, Richard Wähle. Er ist ja in weiteren Kreisen weniger bekanntgeworden. Dennoch ist außerordentlich bedeutungsvoll, was er als seine Anschauung, namentlich über die wissenschaftliche Seelenkunde der Gegenwart, in seinen Büchern: «Das Ganze der Philosophie und ihr Ende» und «Der Mechanismus des menschlichen Geisteslebens» niedergelegt hat. Ich möchte sagen, gerade für den, der heute naturwissenschaftlich denken kann, ist die Anschauung dieses Philosophen symptomatisch bedeutend. Ich will nicht sagen, daß er geeignet ist, einen besonderen Einfluß zu üben, noch weniger, daß er einen solchen Einfluß geübt hat; aber seine Anschauung ist symptomatisch bedeutend. In vielem könnte sie der Art und Weise nach aussprechen, wie man in der Gegenwart nach den gebräuchlichen wissenschaftlichen Forderungen denken muß. Und daher kann ich auf der einen Seite sagen, daß die Geisteswissenschaft, die hier gemeint ist, einverstanden sein kann mit dem, was ein solcher Philosoph mit Bezug auf die Seelenkunde sagt, obwohl sie auf der anderen Seite, wie wir gerade heute sehen werden, in dem allerschärfsten Gegensatz gegen solche Vorstellungen stehen muß. Denn dieser Philosoph ist ganz eingeschult in die Denkweise und Forschergesinnung, die der Mensch heute haben kann, wenn er gewissermaßen auf der Höhe der Zeitbildung steht, die naturwissenschaftlich gelehrt wird. Und da kommt man eben, wenn man versucht, mit den gerade heute wissenschaftlich zeitgemäßen Vorstellungen sich dem Seelenleben zu nähern, ganz notwendig zu der Überzeugung, daß die Seelenkunde, die zumeist geboten wird, am Sterben ist.

Äußerlich drückt sich das ja dadurch aus, daß diese philosophische Seelenkunde von den Lehrstühlen der Universitäten allmählich verschwindet und eigentlich das Bestreben immer mehr und mehr sich geltend macht, an die Stelle, wo früher Philosophen gesessen haben, naturwissenschaftlich denkende Leute aus der Physiologie oder aus sonstiger Naturwissenschaft hervorgehende Leute hinzusetzen. Man hofft in vielen Kreisen, daß man dasjenige, was früher für die Rätsel des menschlichen Seelenlebens eine besondere Psychologie, eine besondere Seelenkunde erforschen wollte, durch die Physiologie des Gehirnes, durch die Physiologie des Nervenbaues und dergleichen für den Menschen beantworten könne.

Nun kommt man, wenn man sich recht einläßt auf das Berechtigte des Naturwissenschaftlichen in der Seelenforschung, zu der Überzeugung, daß die gebräuchliche Seelenwissenschaft von vielen Dingen spricht, die eigentlich heute nicht mehr zu einer gültigen Vorstellung zu erheben sind. Sie spricht vom Vorstellen, vom Denken selbst, sie spricht vom Fühlen, sie spricht vom Wollen, vom Gedächtnis, von der Aufmerksamkeit und so weiter. Und wenn man nun den ganz ehrlichen Versuch macht, sich einzulassen für die Bedürfnisse dieses menschlichen Seelenlebens, für das, was der Mensch an seelischer Lebenskraft braucht, auf dasjenige, was diese Seelenkunde über Fühlen, Wille, Denken, Gedächtnis, Aufmerksamkeit vorbringt, dann hält man eigentlich zuletzt im Grunde nichts mehr in der Hand als Worte. Und man muß sagen, wer den geschichtlichen Gang des menschlichen Geisteslebens durchmißt, der kann sich sagen — das kann ich nur anführen, ein Beweis würde dem Rahmen des heutigen Vortrages eine zu große Ausdehnung geben -, daß in alten Zeiten, wo diese Begriffe von diesem Denken, diesem Gedächtnis, von dieser Aufmerksamkeit und so weiter zunächst geprägt worden sind, daß da ganz andere Vorstellungen vorlagen über die Naturerscheinungen, Vorstellungen, mit denen man auch das seelische Leben, so wie es für die Bedürfnisse der damaligen Zeit hinreichte, erfassen konnte. Was man aber da aufgestellt hat, was heute noch gespenstisch in der Seelenwissenschaft fortspukt, das wird vor dem naturwissenschaftlichen Denken, das doch, wenn auch unterbewußt, vorhanden ist in allen heutigen Menschen, die überhaupt strebsam sind nach dem Geistesleben, das wird zur bloßen Worthülse, zum bloßen Worte.

Dazu tritt noch etwas anderes. Dazu tritt das, daß ja, man kann schon sagen seit Jahrhunderten, diese Seelenwissenschaft sich innerhalb der gelehrten Kaste ausgebildet hat, und diese gelehrte Kaste eben diejenige Form angenommen hat, die man heute in den gebräuchlichen Vorlesungen oder Veröffentlichungen der Seelenwissenschaft findet.

Wenn nun der Mensch aus dem ganzen vollen Leben heraus über die wichtigsten Fragen des Daseins, die ja doch schließlich in Fragen nach der Göttlichkeit der Weltordnung und nach der Unsterblichkeit gipfeln, wenn der Mensch über diese Fragen irgendwie Auskunft sucht bei dieser Seelenkunde - er findet eine solche Auskunft nicht. Und wahr ist, was ein ernster, tiefer Seelenforscher sagte, der hier im vorigen Jahre in Zürich gestorben ist, Franz Brentano, der sich alle Mühe gegeben hat, in der Seelenforschung Licht zu gewinnen, der aber doch an den alten Seelenvorstellungen hängengeblieben ist, die zu Worten geworden sind. Er sagte; Sieht man sich in der heutigen Seelenwissenschaft um, so wird der Versuch bemerkbar sein, daß die Seelenforscher glauben, Erkenntnisse aufstellen zu können über das Vorstellen, über das Fühlen, über das Wollen, über die Aufmerksamkeit, über das Lieben und Hassen; allein wenn sie naturwissenschaftlich sein wollen, dann bleiben sie auch innerhalb dieses Kreises stehen. - Und nun meint Franz Brentano: Ja, wenn noch soviel gesagt werden könnte über diese elementaren Bestandteile des menschlichen Seelenlebens, ersetzen könnte das alles nicht die große Frage, die wir schon bei Plato und Aristoteles so bedeutsam gestellt finden: Ob es möglich ist, zu erforschen etwas über dasjenige in unserem Seelenleben, welches bleibt, wenn die sterbliche Hülle im Tode dahinfällt? - Das sagte ein offizieller gelehrter Seelenforscher der Gegenwart.

Die Geisteswissenschaft, die anthroposophisch orientiert ist, versucht aus solchen Voraussetzungen heraus, wie ich sie vorgestern hier geltend gemacht habe, zu einer Erneuerung der Seelenwissenschaft zu kommen. Sie sucht hinauszukommen über die bloßen Worthülsen zu einer seelischen Wirklichkeitsforschung. Und der Weg, den sie einschlägt, der muß allerdings heute noch so dastehen, daß voll Rechnung getragen wird den Widersprüchen und Gegnerschaften, die da von den gebräuchlichen Seelenforschern kommen können. Es muß gerungen werden können mit dem, was in der anerkannten Seelenwissenschaft da ist. Aber es wird auf der anderen Seite aus solchen Voraussetzungen einer Erneuerung der Seelenlehre, wie ich sie heute geltend mache, hervorgehen ein solches Seelenwissen, eine solche Seelenanschauung, die nun wirklich für die weitesten Kreise der strebenden Menschheit wiederum Seelennahrung werden kann, die — wenn ich das triviale Wort gebrauchen darf -im allerbesten und höchsten Sinne des Wortes populär werden kann.

Herausgeholt werden muß die Seelenforschung aus dem Bereich der gelehrten Kaste, in welcher sie sich, wenn ich mich bildlich ausdrücken darf, die Schuld aufgeladen hat, in Abstraktionen zu verfallen, die sehr geistreich sein mögen, die aber durchaus nicht imstande sind, die Seelenforschung über diejenigen Grenzfragen des menschlichen Daseins zu erweitern, die vor allen Dingen einem berechtigten, brennenden Interesse des menschlichen Seelenlebens entsprechen.

Da sich gegenüber früheren Zeiten, aus denen die zu Worten gewordenen Vorstellungen der Seelenkunde stammen, eben das ganze menschliche Denken geändert hat, so muß die neue Seelenwissenschaft Abschied nehmen auch von den Ausgangspunkten, von denen man immer seinen Weg weiter nehmen wollte in das Gebiet des Seelenlebens hinein. Es müssen neue Ausgangspunkte kommen. Und diese neuen Ausgangspunkte sind solche, daß man, bei ihnen angekommen, nur fußen kann auf solchen Voraus-Setzungen, wie sie vorgestern hier geltend gemacht worden sind, nämlich, wenn man der heutigen an der Naturwissenschaft herangezüchteten Denkweise treu bleibt. Man kann nicht einfach fragen: Was ist Vorstellung? - Man kann nicht einfach beobachten wollen, was Vorstellungen sind, was Denken oder was der Wille ist, oder was Gedächtnis ist und so weiter. Geradeso wie die heutige Naturwissenschaft im Laboratorium und in der Klinik von ganz anderen Voraussetzungen ausgeht als die Naturwissenschaft älterer Zeiten, so muß die Seelenwissenschaft an Realitäten des Lebens anknüpfen, die aber allerdings erst, ich möchte sagen, herausdestilliert werden müssen aus der Ganzheit des menschlichen Lebens.

Zwei Momente im menschlichen Leben sind es zunächst, an welche die neuere Seelenwissenschaft anknüpfen muß, von denen ausgehend sie wiederum zurückkehren kann zu den Begriffen von Vorstellung, Wille und so weiter, um für diese Begriffe wiederum einen vollinhaltlichen seelischen Wert zu bekommen. Diese beiden Ausgangspunkte sind zwei Momente, die allerdings sehr schwierig zu beobachten sind, wahrhaftig nicht leichter zu beobachten sind als mancher Naturvorgang, der sich erst sorgfältig zugerichteten Methoden und Experimenten erschließt. Es sind Momente, die hinhuschen im menschlichen Leben und die gewissermaßen die bewußte Erfassung durch ihre eigene Natur und Wesenheit ausschließen. Und man muß erst durch ein gewisses geschultes Geistesleben diese Momente erfassen lernen. Es sind die beiden Momente des menschlichen Lebens: des Einschlafens und des Aufwachens.

Das Einschlafen und das Aufwachen sind diejenigen Augenblicke im menschlichen Leben, in denen die ganze Bewußtseinsverfassung sich wandelt, in denen der Mensch aus einer Seelenverfassung in die radikal entgegengesetzte hinübergeht. Es braucht nicht viel gesagt zu werden, um einleuchtend zu machen, daß diese kurzen Augenblicke schwierig zu beobachten sind. Denn wenn man einschläft, so hört eben das Bewußtsein auf, daher beachtet man den Augenblick des Einschlafens nicht. Wenn man aufwacht, kann man verspüren, daß man sich aus irgendeinem Lebensverlauf herausreißt; aber gerade derjenige, der versucht, nur irgendwie mit dem Bewußtsein anzuknüpfen an das, was er im Schlafe erlebt hat, wird das Scheitern eines solchen Versuches sehr bald, sehr leicht bemerken können.

Nun kann man nur durch diejenigen Mittel, die schon vorgestern hier angedeutet worden sind und über die ich nun weitere Andeutungen machen will, die Seelenbeobachtung heranschulen, um die Momente des Einschlafens und des Aufwachens zu beobachten. Dieses Heranschulen muß geschehen erstens durch eine gewisse Erkraftung, Verstärkung, Durchkräftigung des Vorstellungslebens selber, zweitens auch des Willenslebens. Aber diejenigen inneren Vorgänge, intimen Seelenvorgänge, die zu einer solchen Erkraftung, Durchdringung mit dieser Kraft des Willenslebens führen, sie weichen schon wesentlich ab von demjenigen, was man im gewöhnlichen Seelenleben gewohnt ist.

Ich habe vorgestern dasjenige, was zur Erkraftung des Vorstellungslebens führt, Meditieren genannt. Wenn man nämlich nach bestimmten Methoden, die ich beschrieben habe in meinem Buche «Wie erlangt man Erkenntnisse der höheren Welten?» und auch in meiner «GeheimWissenschaft im Umriß» und in anderen Büchern, wenn man nach gewissen Methoden Vorstellungen und Bewußtsein anwesend sein laßt, so daß man nicht nur im gewöhnlichen Sinne denkt, sondern auf dem Denken ruht und immer mehr und mehr auf dem Denken ruht, dadurch ganz anders die Seele mit dem Denken durchdringt und das Denken mit der Seele, als das im gewöhnlichen Seelenleben der Fall ist, dann kommt man dahin, das Vorstellungsleben so zu erkraften - wie gesagt, die genaueren Methoden finden Sie in den angeführten Büchern -, daß man so lebendig regsam vorstellen kann, wie man sonst nur in seinem Bewußtsein lebt, wenn man in den äußeren Sinneswahrnehmungen ist.

Goethe hat etwas geahnt, wenn es auch zunächst nur eine Ahnung war, von dieser Art des Vorstellens - der Psychologe Heinroth hatte ihn dazu veranlaßt, der sein Denken gegenständlich fand -, indem er zu dem Glauben sich bekennen konnte, daß er so lebendig allmählich zu denken in der Lage war, daß dieses Denken gleich sei an innerer Stärke, an innerer Intensität derjenigen Seelentätigkeit, die sonst nur vorhanden ist, wenn man mit Augen die äußere Natur beobachtet, mit Ohren die äußeren Vorgänge der Natur verfolgt und so weiter.

 

Es ist möglich, daß das Vorstellen so verstärkt wird, daß man so intensiv bei dem Vorstellen ist, daß man sagen kann: Dieses Vorstellen wird selber eine Anschauung, die Tätigkeit ist wie die eines Anschauens; und das Sinnesleben wird so hereingenommen in die Sphäre des Vorstellens, daß sich die Sinne nicht beteiligen, obwohl die Lebendigkeit des Sinnenlebens noch vorhanden bleibt.

Das ist die eine Seite, die Erkraftung des Vorstellungslebens. Kommt man immer weiter und weiter in dieser Erkraftung des Vorstellungslebens, dann stellt sich in der Tat eine der gewöhnlichen Seelenverfassung unbekannte innere Beobachtungskraft ein, die man braucht, um die beiden Momente des Einschlafens und Aufwachens wirklich so zu durchforschen, wie man im äußeren Leben naturwissenschaftlich Objekte und Vorgänge durchforscht.

Aber dazu ist weiter notwendig, daß auch der Wille in einer gewissen Weise mitgeschult wird. Dieser Wille kann nur geschult werden durch Selbstzucht, wenn man aufmerksam ist auf etwas im Leben, auf das man im gewöhnlichen Leben wenig achtgibt. Im gewöhnlichen Leben lebt man dahin und begleitet dasjenige, was man äußerlich wahrnimmt, mit dem inneren Erleben. Von diesem gewöhnlichen Hinleben muß man sich zu etwas anderem erheben. Man muß seine Aufmerksamkeit darauf richten, daß eigentlich unser Seelenleben von Jahr zu Jahr, von Monat zu Monat, von Woche zu Woche, ja von Tag zu Tag, von Stunde zu Stunde ein anderes wird, sich verwandelt, im Werden ist. Dieses Werden des Seelenlebens zwischen Geburt und Tod stellen wir im gewöhnlichen Verlaufe unseres Lebens nicht in unseren Willen herein. Wir lassen dieses Leben verfließen. Wir achten nur mit einem geringen Grade einer gewissen Selbsterziehung allerdings darauf, daß wir uns gewisse Fehler abgewöhnen, gewisse Tugenden aneignen, gewisse Fähigkeiten ausbilden und dergleichen. Allein, wenn die hier gemeinte Selbstzucht des Willens eintreten soll, dann muß noch etwas ganz anderes in das Leben kommen. Dann muß der Mensch zu der inneren Einsicht kommen können, daß er in sich etwas hat, was er, ich möchte sagen, in seinen Willen hereinstellen kann, so in seinen Willen hereinstellen kann, daß die Selbstkultur, die Selbstzucht ihm so schwierig erscheint, aber zu gleicher Zeit so begehrenswert erscheint wie sonst nur diejenigen Willenshandlungen, die ganz unvermeidlichen Trieben des menschlichen Lebens entsprechen.

Sehen wir die Sache von einer anderen Seite an. Es gibt heute ganz besonders viele Menschen, die sich die Fähigkeit zuschreiben — nun, vielleicht rede ich damit etwas radikal, aber Sie werden diesen Radikalismus dennoch berechtigt finden, wenn Sie tiefer über die Gegenwart nachdenken -, die ganze Welt zu reformieren, die sozusagen sich Ideen machen über dasjenige, was geschehen sollte, damit die Menschen glücklich nebeneinander leben können, damit alle Ordnung im sozialen Leben richtig sei und so weiter. Die Zahl der Programme auf diesem Gebiete ist eine ungeheure. Und eigentlich ist jeder mehr oder weniger schon, wenn er nur anfängt, über die äußere Welt zu denken, in seinem Sinne so etwas wie eine Art Reformator, nur gibt ihm die Welt nicht Gelegenheit, seine Reformen oder vielleicht auch seine revolutionären Gedanken wirklich in die Tat umzusetzen.

Da erstreckt sich in der Tat der Willensimpuls, das Begehren auf die Welt draußen. Man muß aber wissen, daß im Inneren des Menschen etwas ist, worauf man ebenso die Intentionen, die Impulse lenken kann, um den Menschen aus einem Lebensalter in das andere, ja nur von einer Woche in die andere hinüberzuführen, daß keineswegs im Inneren des Menschen das ist, was so von selbst loszugehen braucht, wie er zumeist will, sondern daß der Mensch sein Werden in der Zeit mit seinem Willen verfolgen kann. Und wenn da der Wille auf diesem Gebiete in so methodischer Weise eintritt, wie das in den genannten Büchern beschrieben ist, dann tritt jene innere Erkraftung, jene innere Schau, Anschauung des Willensmäßigen, das wir nimmermehr gewinnen können in unserem Verhältnis zur äußeren Welt, jene Schau des Willens tritt ein, die hinzukommen muß zu der eben erwähnten Verstärkung des Vorstellungslebens, wenn die Momente des Einschlafens und Aufwachens beobachtet werden sollen.



Bevor man aber zu dieser Untersuchung über die Momente des Einschlafens und Aufwachens kommt, gelangt man allerdings, wenn man in der Weise, wie ich es jetzt angedeutet habe, das Seelenleben verstärkt, dazu, einzusehen, daß man mit den Begriffen, die heute die Menschheit eben hat, die nicht die Begriffe der alten Naturanschauung sein können, daß man mit jenen Begriffen nur kommen kann zu einer Anschauung über das Vorstellungsleben des Menschen, das den Menschen in die Unwirklichkeit, das Gefühlsleben in die Verworrenheit, das Willensleben in die Unbegreiflichkeit führt.

Und im Grunde genommen ist es das, was man heute zu konstatieren hat, was auch der vorhin genannte Philosoph konstatiert, der vom Ende der Philosophie spricht, von der Auflösung der Philosophie, einer Abgabe an Physiologie und dergleichen. Er ahnt schon, wenn auch nicht mit solcher Klarheit, daß die Begriffe, die man heute haben kann und die so unendlich brauchbar sind, um die äußere Natur zu ergründen und um dasjenige in das menschliche Leben einzuführen, was eigentlich der wesentlichste Inhalt einer neueren Kultur ist, daß diese auf dem äußeren Gebiete so brauchbaren Begriffe, wenn man die Seele erforschen will, nicht zu einer Antwort führen auf die Frage: Was sind Vorstellungen? -, sondern sie führen dazu, im Vorstellungsleben, daß wir unmittelbar haben können das: Ich denke, also bin ich nicht -, die Unwirklichkeit des Seelenlebens zu finden. Man kommt darauf: Je mehr man in das Vorstellungsleben eindringt, desto weniger kann man sagen, was die Seele ist, wenn man das Vorstellungsleben nur so betrachtet, wie es im gewöhnlichen Leben ist, wenn man es nicht betrachtet, wie ich es dargestellt habe. Man kommt zu der Einsicht, daß das Gefühlsleben, so wie es sich dem gewöhnlichen Seelenleben darlebt, verworren ist, und daß das Willensleben völlig unbegreiflich ist. Daher die interessante Erscheinung, daß gerade naturwissenschaftlich denkende Menschen, die heute sehr, sehr bedeutungsvolle Seelenkunden schreiben, glauben, indem sie eigentlich die Hirnphysiologie abhandeln, etwas über das Vorstellungsleben sagen zu können. Aber sie kommen dahin, sich zu sagen: Über das Willensleben ist durch die Hirnphysiologie nichts entschieden. - Lesen Sie die betreffenden Kapitel in Theodor Ziehens «Leitfaden der physiologischen Psychologie» nach, so werden Sie sehen, wie gerade bei einem bedeutenden naturwissenschaftlichen Denker der Gegenwart sich erweist, was ich eben ausgesprochen habe.

So muß man sagen, daß diese naturwissenschaftliche Denkungsweise mehr oder weniger dasjenige realisiert, was Schopenhauer auch nicht oder halb erkannt hat, aber geahnt hat: daß der Wille etwas ist, an das man mit dem Vorstellungsleben der neueren Zeit nicht heran kann, daß der Wille das Unbegreifliche ist.

Es ist eine gute Vorbereitung für den weiteren Aufbau einer neueren Seelenlehre, wenn man diese Unwirklichkeit der Seele im Vorstellungsleben einsieht, diese Verworrenheit des Lebens im Gefühl, diese Unbegreiflichkeit der Willensaktion. Wenn man auf diese Weise sich, ich möchte sagen, Klarheit verschafft hat - obwohl das paradox klingt, aber man hat sich doch über einen Tatbestand Klarheit verschafft -, dann kann man weiter vordringen. Dann kann man jenes Denken anwenden, das durch Meditation geschärft ist, erkraftet ist, jenes Willensleben, das sich der Selbstzucht unterworfen hat, man kann es anwenden dazu, um wirklich aufmerksam zu werden auf den Moment, sagen wir, zunächst des Aufwachens. Dann wird der Moment des Aufwachens in das seelische Beobachtungsfeld hereinrücken können in einer ganz besonderen Art. Dann wird man an dem Aufwachen etwas erleben, was man durch ein ungeschultes Seelenleben nicht erleben kann. Dann wird man, unmittelbar nach dem Aufwachen, wenn man sich durch die angedeutete Schulung die Ruhe erworben hat, die dazu nötig ist, erkunden können, daß eigentlich im Unbewußten das ganze Seelenleben, wie es beim Aufwachen war, fortgegangen ist. Nur daß es eine Eigenschaft nicht hat, dieses Seelenleben in der Zeit vom Einschlafen bis zum Aufwachen: es ruft dieses Seelenleben keine Erinnerung von sich hervor. Und das merkt man in einem bedeutungsvollen Momente, der eintritt: Du hast wahrend des ganzen Schlafens die Seele fließen lassen in demselben Leben, in dem sie fließt auch im Wachen; aber dieses Fließen des Seelischen im Schlafe, das prägt sich nur nicht der Erinnerungskraft ein. Daher ist es mit dem Kommen des Erwachens vergessen. Darauf kommt es an.

So wichtig das Gedächtnis, die Erinnerung für das äußere Leben ist - ich habe das vorgestern ausgeführt —, so wichtig ist das Vergessen, das Erleben der Seele so, daß sie das Erlebte auch vergessen kann, für das Werden des Seelischen, für das Fortfließen des Seelischen zwischen Geburt und Tod und so weiter. Ja, man bekommt, wenn man so den Moment des Aufwachens beobachten kann, erst eine Vorstellung davon, welche Bedeutung der Schlaf im menschlichen Seelenleben eigentlich hat. Man bekommt nämlich Einsicht in die Tatsache, daß unser Leben nicht fortgehen könnte, wenn es ausgefüllt wäre vom Erinnerungsgemäßen allein, daß das Erinnerungsgemäße die Kraft verliert, unser Leben fortfließen zu lassen. Wir müssen gerade deshalb in Schlaf sinken, damit wir dasjenige vergessen können, was wir in der Zeit des Schlafens erleben. Denn das gewöhnliche, alltägliche Seelenleben ist dann Seelennahrung, ist dann Bringer des Seelenlebens, wenn es vergessen wird, nicht wenn es erinnert wird. Erinnerung zehrt an der Seele. Vergessenheit stellt die Lebenskräfte der Seele wieder her.

So erlangt man eine konkrete, eine bestimmte Einsicht in jenen Lebensvorgang, der sich im Aufwachen ausdrückt. Und man erblickt dadurch gewissermaßen, wenn auch nur eigentlich in der Rückschau, das seelische Leben, über das nur nicht das gewöhnliche Bewußtsein ausgegossen ist, das sich abgespielt hat zwischen dem Einschlafen und dem Aufwachen. Mit diesem Anblick des Seelenlebens hat man ungeheuer viel gewonnen, denn man hat sich dadurch die Grundlage für ein gewisses Verständnis erworben.

Niemand kann in Wahrheit begreifen, was es heißt: Ich stelle vor -, was es heißt: Ich bilde mir in meinem Seelenleben einen Gedanken —, der nicht den Moment des Aufwachens wirklich beobachtend erfaßt. Denn wenn wir übergehen vom bloßen Wachen, vom bloßen Hinleben im Wachzustände zum aktiven Denken, zum Ausbilden einer Vorstellung eines Gedankens, dann ist das immer qualitativ, wenn auch in schwächerem Maße, ganz derselbe Seelenvorgang wie das Aufwachen. Und nur wer in der Verstärkung des Überganges vom Schlafzustande zum Wachzustande das Aufwachen kennt, der hat damit eine Grundlage sich geschaffen für das, was die Antwort gibt auf die Frage: Was geschieht eigentlich in meiner Seele, wenn ich eine Vorstellung fasse? - Die Kraft, die man in der Seele entfaltet, wenn man eine Vorstellung faßt, die ist genau dieselbe wie die Kraft, die man entfalten muß, allerdings jetzt in viel verstärkterem Maße, wenn man aufwacht. Wenn man aufwacht, tut es das Unbewußte. Ins Bewußtsein herüber vermittelt ist dasjenige, was das Unbewußte beim Aufwachen tut, wenn wir uns aus innerer Anstrengung anschicken, bewußt, willentlich zu denken, vorzustellen.

Hier kommt man zu einer ganz bestimmten Anschauung über das Vorstellen. Was aus der alten Seelenkunde heraus eine bloße Worthülse geworden ist, das bekommt wiederum einen konkreten Inhalt. Man lernt das Vorstellen als ein im Wachen bestehendes schwächeres Aufwachen kennen. Es ist ein Aufrütteln, ein Aufwachen. Und das ist eine bedeutungsvolle Einsicht; denn durch die Verbindung dieser Einsicht von der Natur des Vorstellens mit der Natur des Aufwachens bildet sich die Möglichkeit aus, das Vorstellen des gewöhnlichen Lebens, das eigentlich sonst in das Unwirkliche des Seelenlebens hineinführt, ins Wirkliche umzusetzen. Man bekommt dadurch, daß man das Vorstellen anknüpfen kann an das Aufwachen, die Möglichkeit, an eine Tatsächlichkeit, die von einem nicht abhängt, anzuknüpfen. Nun, knüpft man an dieses Aufwachen an und lernt dadurch die Natur des Vorstellens kennen, dann wendet man sich zu dem Moment des Einschlafens.

So wie die Meditation einem besonders hilft, den Moment des Aufwachens zu erforschen, so hilft einem die Selbstzucht des Willens ganz besonders dazu, den Moment des Einschlafens zu erforschen. Und diese Selbstzucht des Willens macht es einem möglich, sich wirklich hineinzufinden, das Einschlafen zu beobachten, wirklich zu beobachten, wie etwas Ähnliches eintritt beim Hineingehen in den Schlaf wie beim Aufwachen mit dem Vergessen, mit dem Gewahrwerden, daß während des Schlafes die Erinnerung vom Seelenleben ausgelöscht wird. Sonst kann man sich immer streiten, der Leib sei irgendwie beteiligt an dem, was die Seele erlebt im Schlafe. Wenn man bewußt, durch Selbstzucht des Willens den Moment des Einschlafens erfassen kann, dann merkt man, daß man untertaucht in dasselbe Seelenleben, das man im Aufwachen verlaßt, daß man aber untertaucht in dieses Seelenleben so, daß jetzt die Möglichkeit einer Wahrnehmung, an der sich die Sinne beteiligen würden, aufhört. Man lernt erst erkennen, was es heißt: man tritt durch das Einschlafen in das Übersinnliche ein. Man lernt kennen dieses Hineintauchen in das Obersinnliche, weil man merkt, man erlebt etwas mit diesem Hineintauchen in das Übersinnliche, was nicht zum Bewußtsein kommen kann durch jenes Bewußtsein, das man im gewöhnlichen Seelenleben hat, das doch zwischen Geburt und Tod an die Organisation gebunden ist, von der Organisation abhängig ist. Man merkt das Unabhängigwerden von der Organisation, über welches sich sonst erlauchte Leute lange streiten können. Beobachtet muß die Sache werden; dann merkt man, daß man mit dem Einschlafen in das Übersinnliche hineintaucht.

Und dann lernt man den Unterschied erkennen, der besteht zwischen dem Seelenleben, wenn man es beim Aufwachen verläßt, und dem Seelenleben, in das man untertaucht beim Einschlafen. Sie sind gleich, nämlich, sie sind übersinnlicher Natur; aber man merkt auf dem Wege jener Beobachtung, die ich charakterisiert habe, einen ganz wesentlichen Unterschied. Dieser Unterschied kann durch einen Vergleich sehr leicht vor das Seelenauge geführt werden.

Der Unterschied besteht darinnen, daß sie sich unterscheiden wie ein Mensch, der Kind ist, von einem Menschen, der alt ist. So wie beides Menschen sind, aber auf verschiedenen Stufen des Daseins, des Alters, so sind beide Seelenleben übersinnlicher Wesenheit: dasjenige, aus dem man wieder aufsteigt, wenn man aufwacht, und dasjenige, in das man untertaucht, wenn man einschläft. Aber dasjenige, in das man untertaucht, wenn man einschläft, ist gewissermaßen das kindliche, das junge, und das, aus dem man aufwacht, das ist das ältergewordene. Man geht einen Gang durch vom Einschlafen bis zum Aufwachen. Das Seelenleben verwandelt sich, so daß - ein Vergleich hinkt natürlich immer - dasjenige, in das man untertaucht, so ähnlich ist dem, in welchem man aufwacht, wie das Kind als Mensch dem Greis als Mensch ähnlich ist. Diesen feinen Unterschied muß man bemerken. Dann ist eine gewisse Grundlage geschaffen, um sich zu nähern einem wichtigen Bestandteile unseres Seelenlebenforschens, nämlich dem Gefühlsleben.


Das Gefühlsleben, das für die gebräuchliche Seelenkunde heute nur noch in einer Versammlung von Worten besteht, dieses Gefühlsleben kann nur wirklich erkannt werden, wenn man es bei den Grundlagen erforscht, die eben entwickelt worden sind, wenn man es so erforscht, daß man vor der Erforschung das übersinnliche Seelenleben aus dem Momente des Aufwachens und des Einschlafens erkannt hat. Nur muß man bezüglich des Einschlafens, bevor man an das Gefühlsleben kommt, noch ein anderes Wichtiges bemerken, ein anderes wichtiges Apercu machen. Man muß die Frage auf werfen: Was eigentlich ist es, weiches im Einschlafen sich besonders im Seelenleben verwandelt? Was bewirkt durch das Einschlafen das Herausziehen aus der sinnenfälligen Wirklichkeit und das Untertauchen in die übersinnliche Wirklichkeit? - Das ist die Verwandlung des Willens. Und dasselbe, was verstärkt vorgeht, wenn ich einschlafe, geht während des Wachens vor in geringerer Stärke, wenn ich einen Willensentschluß fasse. Man kann den Willen nicht greifen, wenn man ihn nicht auf der Grundlage des Einschlafens erfaßt.

 

 

 


Was der Wille in den Tiefen unseres Seelenlebens eigentlich ist, entzieht sich tatsächlich dem Vorstellungsleben so, wie sich dasjenige entzieht, was im Schlafe vorgeht. Daher finden Sie in den naturwissenschaftlichen Psychologien nichts über den Willen. Er ist eben deshalb unbegreiflich, weil das Vorstellungsleben nicht zu ihm reicht. Aber wenn wir den Vorgang des Einschlafens kennen, dann wissen wir, daß unser gewöhnliches Seelenleben, wenn es einen Willensakt vollzieht, ebenso untertaucht, nur in geringerem Maße, wie im Einschlafen. Jeder Willensentschluß ist ein weniger starkes Einschlafen bei vollwachendem Bewußtsein.

 

Hält man diese beiden Tatsachen auseinander, die des Aufwachens und die des Einschlafens, die eine mit Bezug auf das Vorstellungsleben, das durch das Aufwachen erklärlich wird, die andere mit Bezug auf das Willensleben, das durch das Einschlafen erklärlich wird, dann kann man darangehen, die Rätsel des Gefühlslebens wirklich ins Auge zu fassen. Dann kommt man in die Möglichkeit, das, was sonst Verworrenheit im Gefühlsleben ist, zur Klarheit zu bringen. Wodurch bringt man etwas zur Klarheit? Durch das Erkennen. Es gibt nichts anderes — ich könnte es ausführlich erkenntnistheoretisch beweisen, aber das würde heute zu weit führen -, im Erkennen bringt sich etwas zur Klarheit, wenn genau der Unterschied vorliegt, der genaue wirkliche Unterschied zwischen dem Erkenner, zwischen dem Wahrnehmer und dem wahrgenommenen Gegenstand, dem wahrgenommenen Objekt.

Das Gefühlsleben bleibt deshalb für das gewöhnliche Seelenleben verworren, weil der Mensch für das gewöhnliche Leben zwei Dinge nicht zu unterscheiden braucht, wenn er nicht erkennen will das gewöhnliche Gefühlsleben, zwei wesenhafle Dinge in sich selber, die einander gegenüberstehen so, wie wir gegenüberstehen der äußeren Sinneswelt, wenn wir diese Sinneswelt wahrnehmen: Sinneswelt dort, Mensch da. So stehen zwei sich gegenüber im Gefühlsleben.

Welches sind die zwei? Man lernt sie erst erkennen, Subjekt und Objekt, wenn man sie untersuchen kann auf Grundlage derjenigen Vorstellungen, die so gewonnen sind, wie ich es eben jetzt beschrieben habe. Dann lernt man erkennen, wer der eigentlich Fühlende ist, und was eigentlich im Gefühlsleben wahrzunehmen ist. Da stellt sich die höchst bemerkenswerte Tatsache heraus, daß der Fühlende immer derjenige ist - so paradox es zunächst klingt —, der von uns noch nicht durchlebt worden ist. Wenn wir jetzt in diesem Augenblick fühlen, so fühlt in uns derjenige Mensch, den wir jetzt erst anfangen zu leben, und morgen und übermorgen, im nächsten Jahre weiterleben werden bis zu unserem Tode. Im Momente, wo wir fühlen, ist das Subjekt, das sonst unbekannte Subjekt, unser Leben, das schon in uns steckt zwischen dem Augenblicke, wo wir fühlen, und dem Tod. Und dasjenige, was wahrgenommen wird, das ist das Leben, das wir durchlebt haben von der Geburt bis zu dem Momente, wo wir fühlen - eine ganz große Perspektive der Forschung, daß das Gefühlsleben in diesem Ausgangspunkte liegt.

Man kann mancherlei anstellen - und ich würde nicht über diese Dinge so sprechen, wenn ich nicht auf den verschiedensten Gebieten diese Forschungen angestellt hätte, eine ganze Summe von Forschungen und Forderungen liegt auf diesem Gebiete -, man kann manches anstellen, um nun ganz in naturwissenschaftlicher Denkweise das zu belegen, was ich jetzt gesagt habe. Man braucht nur Biographien, die vernünftig geschrieben sind, zu nehmen und braucht sie auf diese Forderung einzustellen, die ich eben ausgesprochen habe. Nehmen Sie eine vernünftig gehaltene Biographie Goethes. Betrachten Sie Goethe im Jahre 1790; studieren Sie ihn, wie er war von 1790 bis zu seinem Tode 1832. Versuchen Sie sich klarzumachen, welche Eigentümlichkeiten dieser Goethe von 1790 bis zu seinem Tode durchgemacht hat, und nehmen Sie das so, wie es wahrnehmbar im Goetheschen Gefühlsleben war 1790. Und jetzt stellen Sie sich vor die Seele dasjenige, was Goethe gelebt hat, innerlich gelebt hat, wie er von der Außenwelt berührt wurde, von seiner Geburt an, 1749, bis zu 1790. Und indem Sie sich eine genaue Vorstellung darüber bilden, wie der Goethe nach dem Jahre 1790, der schon drinnengesteckt hat, bis zum Jahre 1832, wie der wahrnahm innerlich in einem Momente des Jahres 1790 dasjenige, was er früher durchlebt hat, eben jegliches Gefühl. Jegliches Gefühl verläuft so, daß unser zukünftiges Wesen unser vergangenes Wesen wahrnimmt.

Man kann auch andere Betrachtungen anstellen. Man versuche, sich einen Blick anzueignen für Menschen, die man hat sterben sehen, bei denen man Gelegenheit gehabt hat, vielleicht eine kurze Spanne Zeit mit ihnen zu durchleben von einem gewissen Zeitpunkte bis zu ihrem Tode. Man versuche, sich das ganz genau zu vergegenwärtigen, wie sie da gelebt haben, was ihre menschliche Wesenheit war. Und man versuche sich dann klarzumachen - man wird immer ein überraschendes Resultat gewinnen -, wie zum Beispiel von dem Umstand, daß ein Tod schon heranrückte, über das Gefühlsleben der eigentliche Charakter, die eigentliche Wesenheit ausgegossen wird.

Das sind zwei Wege. Manches andere eröffnet sich ganz in echt naturwissenschaftlichem Sinne, allerdings in einem Sinne, der eng heranrückt an die tiefsten innerlichen Interessen der Menschennatur, wenn man dasjenige erforscht, was ich hier über das Gefühlsleben andeute. Dann bleibt das Gefühlsleben, das Wesen des Gefühles, nicht jene Worthülse, die sie in der gewöhnlichen wissenschaftlichen Psychologie heute ist. Wenn man das Gefühl in seiner Verworrenheit einfach in der Seele beobachten will, dann kann man nämlich gar nichts beobachten. Ebensowenig wie das Wasser, wenn Sie es nicht in Wasser- und Sauerstoff zerlegen, ebensowenig kann man das Gefühlsleben wissenschaftlich beobachten, wenn man es nicht auseinandernehmen kann, auseinanderlegen kann in das, was der Mensch war, bevor er gefühlt hat, und in das, nachdem er gefühlt hat, wenn man nicht weiß, was da schon als Keim so tief und tätig steckt, wie tätig der Keim in der Pflanze dieses Jahres steckt für die Pflanze des nächsten Jahres.

 

Indem man so das Gefühlsleben studiert, wird man wiederum zu einer Erfüllung der Vorstellungen kommen, die Erfüllung mit durchkrafteten Inhalten. Und man wird eine Seelenkunde bekommen für das Gefühlsleben, das da lebt von vornherein, das wir überall leben, das wir selbst durchleben. Und auch die Augenblicke des Seelenlebens werden — wenn wir wissen, daß, was wir in einem Momente fühlen, nicht isoliert dasteht - im Zusammenhang stehen mit unserem ganzen Werden zwischen Geburt und Tod. Da fließen Zukunft und Vergangenheit unseres Erdenwerdens in jedem einzelnen, im geringsten Gefühle ineinander.

 

 

 

Ebenso, aber am besten erst nachher, wenn man das Gefühlsleben durchforscht hat, kann man sich nach den Voraussetzungen, die ich geschildert habe, dem Vorstellungsleben nähern. Da kommen allerdings noch überraschendere Resultate heraus, überraschend aus dem Grunde, weil der Mensch das ganz für paradox halt, was da herauskommt, weil er es ja nicht kennt, weder nach dem Vorstellen des gewöhnlichen Seelenlebens noch nach den Vorstellungen der heutigen Wissenschaft.

Lernt man erkennen, wie jedes Vorstellungfassen, jedes Gedankenfassen ein schwächeres Aufwachen ist, bringt man innerlich beobachtend zusammen das Aktive in dem Vorstellungbilden und das Aufwachen, dann kommt man dadurch, daß man das Vorstellungsbild an diesen realen Akt des Aufwachens anknüpft, in eine Strömung des Anschauens hinein, die einen weitertreibt, und die einem zeigt, daß auch das Aufwachen etwas Schwächeres ist von einem anderen Stärkeren. Und dieses andere Stärkere, das einem so vor Augen tritt, wie wenn man, nachdem man das Bild eines Menschen gesehen hat, dann hintritt vor die Wirklichkeit, dieses andere ist die Erkenntnis, daß jedes Vorstellungfassen, jedes Aufwachen eine zum Bilde abgeschwächte Wiederholung desjenigen ist, was man nennen kann: den Eintritt in das Erdenleben durch Empfängnis und Geburt. Es erweitert sich einfach dasjenige, was man angesponnen hat dadurch, daß man die innere Verbindung im Anschauen hergestellt hat zwischen Aufwachen und Vorstellungfassen, es erweitert sich die Kraft, die man dadurch gewonnen hat, daß man beide nicht isoliert beobachtet, sondern im Zusammenhang. Sie erweitert sich dadurch, daß man erkennt, daß man im Vorstellen selber nicht in der Wirklichkeit lebt, daß man ein Bild hat. Aber gerade aus der Erkenntnis, daß man ein Bild hat, daß man etwas Nichtwirkliches hat, schöpft man die Kraft, zu etwas Wirklichem heranzukommen, und man bemerkt, daß jedes Vorstellungfassen, jedes Aufwachen ein abschwächendes, zum Bilde abschwächendes Hereindringen in die physische Welt ist, ein Durchgehen durch das Anziehen der physischen Hülle, ein Durchgehen durch Empfängnis und Geburt.

Und jetzt lernt man erkennen, woher etwas kommt, was seit langen Zeiten sehr ernste Forscher bewegt hat. Wenn man sich Mühe gibt, hinzusehen auf das, was seit Locke, seit Hume, seit Bacon ernste Forscher mit Bezug auf das menschliche Erkennen bewegt hat, so kommt man dahin, daß diese Forscher nie in der Lage waren, sich befriedigende Gedanken zu machen über die Beziehung des menschlichen Vorstellungslebens zu der äußeren sinnenfälligen Wirklichkeit. Sie konnten sich die Frage nicht beantworten: Wie kommt in den Menschen durch die Beobachtung der äußeren sinnenfälligen Wirklichkeit  die Vorstellung  herein,   die dann dieser sinnenfälligen Wirklichkeit entsprechen soll? -Man merkt, wenn man die Voraussetzungen hat, die ich vor Ihnen heute geltend gemacht habe, daß diese Frage schon als Frage an einem Fehler leidet, den ich etwa in der folgenden Art charakterisieren kann. Nehmen wir an, daß jemand beobachtet: aus dem Menschen wird Kohlensäure ausgeatmet. Wenn er dann zu der Ansicht kommt, Kohlensäure komme aus der Lunge und in der Lunge werde daher die Kohlensäure erzeugt, so denkt er etwas Falsches. So falsch denkt der Mensch, wenn er aus der Oberflächenbetrachtung, die aber dem gewöhnlichen Seelenleben ganz natürlich ist, meint, die vorstellende Kraft komme aus dem Leibe heraus. Sie kommt gar nicht aus dem Leibe heraus!

 

 Was da im Leibe, im Seelenleben auch tätig ist, das ist nur das Bild, das sich abgeschwächt hat zum Bilde beim Eintreten in das Sinnenleben. Und die Kraft, die in uns waltet, wenn wir vorstellen, das ist dieselbe Kraft - darauf kommt man -, welche gewaltet hat, bevor wir durch die Empfängnis überhaupt in Berührung mit der Sinneswelt gekommen sind. Was in uns denkt, das sind nicht wir im jetzigen Zeitpunkte, das ist die Kraft, die herüberstrahlt durch die Zeit von vor der Geburt, ja vor der Empfängnis. Deshalb konnten die Forscher nicht darauf kommen, wie sich das Vorstellen in den Menschen hereinfindet. Deshalb findet man auch, daß das Vorstellen ein Unwirkliches ist. Seit der Geburt oder Empfängnis hat das Vorstellen seine Wirklichkeit verwandelt ins leibliche Leben. Das, was in uns geistig wirkt, übersinnlich wirkt, was sich nur zeigen kann im Aufwachen, was sich zeigt im Einschlafen, wenn wir nicht im Leibe sind, das lebt nun kraftvoll im Vorstellen. Und wir werden durch die Erkenntnis des Vorstellens zu unserem vorgeburtlichen Leben geführt, zu unserem Leben außerhalb des Leibes auf ganz wissenschaftliche Weise, auf eine Weise, die heranerzogen ist an der modernen Naturwissenschaft.

Man braucht nicht die neuere Geisteswissenschaft, die anthroposophisch orientiert ist, dadurch zu verleumden, daß man sagt, sie wärme alte Begriffe auf, die aus dem Buddhismus und dergleichen gekommen sind. Das tut sie nicht, sondern sie eignet sich eine innere Kraft des Seelenlebens an, die ganz heraus entsteht gerade aus dem konsequent verfolgten naturwissenschaftlichen Denken, das aber, weil es das konsequente Denken der Naturwissenschaft ist, hinausgeht über dasjenige, was die Naturwissenschaft selber geben kann. Und indem das Vorstellen wirklich erfaßt wird, wird es als Bild erkannt, als Abbild, als schwächeres Abbild desjenigen, was wir durchlebt haben, bevor wir in einem physischen Leibe waren, was wir in der überphysischen Welt erlebt haben vor der Geburt und vor der Empfängnis.

Von der Vorstellungswelt aus baut sich die greifbare Brücke zu der Erfassung des übersinnlich-unsterblichen Menschen. Die Grenzfragen des Daseins werden durch richtiges Erfassen der Elementarerscheinungen des Seelenlebens gefunden. Das ist es, worauf es ankommt.

 

Und dann kann man auch genauer beobachten: Wie ist es eigentlich mit diesem abgeblaßten, zum Vorstellen gewordenen vorgeburtlichen Leben? Man kann sich die Frage auf werfen: Wenn dasjenige, was im Vorstellen unwirklich ist, bloß Bild ist, wenn das wirklich in unser Leibesleben einziehen würde, nicht als Bild, sondern als Wirklichkeit eindringen würde, was würde denn dann geschehen?


Da kommt eine sehr bedeutungsvolle Sache. Ich möchte, weil die Sache natürlich, so herausgegliedert aus dem geisteswissenschaftlichen Zusammenhang, zunächst recht paradox erscheint, sie an etwas Naheliegendem erläutern. Wenn wir das Vorstellungsleben unmittelbar in Wirklichkeit umsetzen, so bekommen wir etwas, was eigentlich gerade im naturwissenschaftlichen Forschen sehr häufig da ist, was man nur innerhalb dieses Forschens nicht in den ganzen Erkenntniszusammenhang hineinsetzt. Wenn wir nämlich experimentieren, da schauen wir ja nicht die Natur an, sondern wir schauen das an, was der menschliche Verstand zusammengesetzt hat. Wir müssen aber immer, wenn wir die Natur in das Experiment hineinzwängen, das lebendige Wesen in der Natur ertöten. Wir haben eigentlich die getötete Natur vor uns, wenn wir das Experiment ausführen; denn das Experiment ist ganz aufgebaut nach den unwirklichen Methoden des menschlichen Vorstellens. Das hilft einem, wenn man es natürlich weiterverfolgt, zu erkennen, was eigentlich mit uns geschähe, wenn das Vorstellen nicht als bildhafte Abschwächung des Vorgeburtlichen, vor der Empfängnis liegenden Lebens in unserem Leben aufträte, sondern wenn es als Wirklichkeit aufträte, als solche Wirklichkeit, wie sie im Sinnenfeld im Leben vorhanden ist. Das würde uns sofort töten.

 

So ist der Zusammenhang des Lebens. Dasjenige, was wir im Bilde, in der Vorstellung erleben, und das, wenn ich so sagen darf, der bildhafte Nachklang ist unseres übersinnlichen Lebens vor der Empfängnis, das würde in dieselbe Wirklichkeit umgesetzt, die der Körper hat, uns töten, das würde in uns ein Gift sein, das würde uns so durchdringen, wie uns eben durchdringen würde, wenn wir einen künstlichen Menschen erzeugen und den durch unser Blut und durch unsere Muskeln treiben würden. Wir sehen, wie im Naturzusammenhange das Übersinnliche sich hineinstellt in uns, wie es der bildhafte Ausdruck ist seiner selbst. Wir können dann übergehen zu der Untersuchung des Willens und den Gedanken, der dadurch von der einen Seite angeregt ist, ergänzen.

Wir untersuchen den Willen dadurch, daß wir ihn erforschen im Zusammenhange mit dem Einschlafen. Wir finden, daß im wachen Tagesleben in jedem Willensakt ein abgeschwächtes Einschlafen vorhanden ist, also ein Hinuntertauchen in die übersinnliche Welt. Wenn man diese Brücke hergestellt hat zwischen dem Willensakt und dem Einschlafen, dann hat man wiederum die Kraft der Forschung gewonnen, um den Gang, den man vom Einschlafen vollzieht, in der Seelenbeobachtung fortzusetzen. Dann erweitert sich dasjenige, was man in diesem Gang gewonnen hat, indem man nicht nur bis zum Einschlafen dringt mit seiner Beobachtung, sondern bis zum Tod. Und man lernt erkennen, was für den Menschen Sterben heißt.

Die Wissenschaft macht es sich mit solchen Begriffen vielfach heute bequem. Sie behandelt solche Begriffe, wie Tod oder Sterben, ungefähr so, wie wenn man sagen würde: Ein Messer ist ein Messer - und man bekommt ein Rasiermesser in die Hand, um sich das Fleisch damit zu schneiden. Obwohl ein Messer zum Schneiden ist, muß ein Rasiermesser anders verwendet und gehandhabt werden als ein Tischmesser.

Heute sieht man im Tode etwas, das man als solches erforschen will. Geisteswissenschaft macht es sich nicht so bequem, weil sie auf die Wirklichkeit geht und nicht von vorgefaßten Begriffen und Ideen aus die Wirklichkeit modeln will. Die Geisteswissenschaft muß besonders fragen: Was ist der Tod im Pflanzenreich? Was ist der Tod im Tierreich? Was ist der Tod im Menschenreich? Denn Tod ist nicht Tod, so wie Messer nicht Messer ist! Man verleumdet die Geisteswissenschaft gern, daß sie verworrene, dunkle, nebulose Begriffe führe. Gerade das ist ihr Kennzeichen, daß sie überall in das klarste Fahrwasser hineingehen will, daß sie gerade solche Forderungen an die menschlichen Vorstellungen stellt, die Klarheit, Bündigkeit, unbefangene Beobachtung voraussetzen! Diejenigen, die da reden davon, daß Geisteswissenschaft mit verworrenen Vorstellungen arbeite, tragen nur ihre eigenen verworrenen Vorstellungen in die Geisteswissenschaft hinein.

Hat man die Brücke gebaut zwischen dem Willensakt und dem Einschlafen, dann kommt man durch die Wahrnehmung über diese Brücke weiter, um dasjenige anzuschauen, was der Tod im Menschen ist. Und dann merkt man: Dieselben Kräfte, welche im Todesmoment den Menschen aus der Sinneswelt herausführen, die sind, noch un-ausgebildet, gewissermaßen embryonal wirksam im menschlichen Willensakte. Jedesmal wenn wir etwas wollen, wenn wir unser Wollen in Handlung umsetzen, so gestalten wir etwas, was sich zum Sterben geradeso verhält, wie sich das Kind zum Greis verhält in bezug auf das Menschsein.


 

Dadurch wird aber auch die Brücke gebaut zwischen dem, was als elementare Seelenerscheinungen im alltäglichen Bewußtsein hereinstirbt im Willen, der ebenso ein abgeschwächtes Sterben ist, wie das Vorstellen ein abgeschwächtes Geborenwerden und Empfangenwerden durch die Seele ist. Nur ist das Vorstellen bildhaft, das Wollen embryonal. Das Wollen ist eine Wirklichkeit; es ist nicht ein Bild, es ist eine Wirklichkeit. Aber es ist ein noch unvollendeter Akt. Würde sich der Akt vollenden, würde er vollständig auswachsen, der Akt des Willens, so wäre er immer ein Sterben. Das macht den Willen zum Willen, daß dasjenige, was sich anspinnt im Wollen, embryonal bleibt, daß das nicht wirklich ins Dasein tritt. Denn würde es in seiner vollen Stärke weiter aus dem Embryonalzustand des Wollens sich entwickeln, so wäre es immer ein Sterben. Wir sterben, indem wir wollen, der Anlage nach fortwährend. Wir tragen die Kräfte des Todes in uns. Und demjenigen, der die Seele durchforschen kann, ist jeder Willensakt ein abgeschwächtes, das heißt, ein embryonal gebliebenes Sterben.

So wiederum verbindet sich ein elementarer Seelenakt vor der wirklichen Seelenbeobachtung der neueren Zeit mit den großen Grenzrätseln des menschlichen Daseins. Dann lernt man erkennen ebenso wie die Dreiheit: Geborenwerden, Aufwachen, Gedankenfassen, die Dreiheit: Wollen, Einschlafen, Sterben. Dann kann man gerade sich orientieren an dem Einschlafen, indem man das Einschlafen erforscht, das Hineingehen in das Übersinnliche, das Sich-Entziehen den Sinnen; da hat man ein embryonales Sterben. Und man begreift das Sterben als einen Übergang aus der Sinnenwelt in die übersinnliche Welt. Man kann das Wollen nur deshalb in seiner Embryonalität erkennen, weil man früher erkannt hat, daß beim Einschlafen das junge Seelenleben vor die Seele tritt. Sonst würde man niemals die embryonale Natur des Wollens überhaupt ins Seelenauge fassen können.


Sie sehen, Denken, Fühlen, Wollen werden aus Tatsachen heraus begriffen, und indem sie Tatsachen werden in der anthroposophisch orientierten Seelenlehre, die da kommen muß, führen sie zu gleicher Zeit zu den großen Grenzfragen des menschlichen Seelenlebens. Es wird nicht phantasiert über irgendeine Unsterblichkeit, es wird untersucht die Natur des Vorstellens, die führt zur Unsterblichkeit nach der einen Seite, zu dem Leben vor der Geburt. Es wird untersucht der Wille. Er führt zu der Unsterblichkeit nach der Geburt. Und aus diesem Zusammen erfließt dann die volle Unsterblichkeit, die Ewigkeit der Menschennatur, die in der übersinnlichen Welt wurzelt.

Und lernt man immer mehr und mehr durch das meditative Leben - das kann ich nur andeuten - erkennen die Unwirklichkeit des gewöhnlichen Ich, das ganz und gar sein Sein an den Leib abgegeben hat, dann lernt man gerade aus dieser Unwirklichkeit, indem man sie in ähnlicher Weise verfolgt wie die anderen Einschläge seelischen Lebens, auch das erkennen, was dem modernen Menschen noch so unbegreiflich erscheint: die wiederholten Erdenleben, den Durchgang des Menschen durch die wiederholten Erdenleben, zwischen denen Leben in der geistigen Welt liegen.

Diese Überschau, die, wie gesagt, heute noch paradox klingt, man braucht sie ja nicht unbedingt als Konsequenz zu ziehen. Für denjenigen, der den Weg der wirklichen Seelenforschung einschlägt, der heute charakterisiert worden ist, für den tritt zuletzt aus den Erkenntnissen, die ihn durch das Vorstellen, durch den Willen führen, die ihm das Übersinnliche so unmittelbar tatsächlich nahelegen aus den Momenten des Einschlafens und Aufwachens, es tritt die Erkenntnis der wiederholten Erdenleben in die Seele herein.

Nun aber, indem ich Ihnen geschildert habe, wie die Brücke zu schlagen ist von einer Seelenkunde, die wiederum auf Realitäten, auf Wirklichkeiten geht, zu den großen Grenzfragen des menschlichen Daseins, muß ich noch aufmerksam machen, daß diejenige Seelenverfassung, die dem zugrunde liegt und die ihren Einzug halten muß in die Wissenschaft, wenn es wirklich wiederum eine Seelenkunde geben soll, daß diese Seelenverfassung tatsächlich für gewisse Momente des Forschens, nicht für das ganze äußere Leben, sondern für gewisse Momente des Forschens eine besondere Verfassung des Seelenlebens hervorrufen muß. Man muß nämlich, wenn man richtig so erkennen will, wie ich es heute geschildert habe, dahin kommen, Aufwachen und Einschlafen eine erhöhte Lebensbedeutung geben zu können. Man muß gewissermaßen das Seelenleben nicht als solche Begleiterscheinung bloß erleben, wie es im gewöhnlichen Dasein durchlebt wird. Man muß dieses Seelenleben durch die Verstärkung des Denkens, die ich geschildert habe, und durch die Selbstzucht des Willens in einem höheren Grade durchleben, als wie man sonst das wirkliche Leben durchlebt. Eine Seelenverfassung ist die Voraussetzung zu dieser Seelenforschung, die man im gewöhnlichen Leben wenig kennt. Ich kann sie auf die folgende Art am leichtesten charakterisieren.

Wenn man im gewöhnlichen Leben wirklich richtig tätig ist, wenn man nicht Faulenzer ist, so hat man nach einer bestimmten Zahl von Stunden, die man wachend durchlebt hat, das Bedürfnis, zu schlafen, ruhig zu schlafen. So wie man im gewöhnlichen wachenden Leben dieses äußere Dasein durchlebt, in einer so natürlichen, so selbstverständlichen Weise muß man jedes Seelenleben als Seelenforscher durchleben können, welches von verstärktem Denken und von der Selbstzucht des Willens herrührt.

Dann müssen aber auch gewisse Erscheinungen auftreten können. Zum Beispiel kann man das Denken, das im gewöhnlichen Leben gang und gäbe ist, eigentlich ungehindert fortsetzen. Es könnte einem ja manchmal angst und bange werden, besonders wenn man Kaffeeklatschen zuhört oder anderen Dingen, wie die Leute unausgesetzt denken können, das äußere Leben begleiten können mit den Gedanken. Das kann man nicht mit demjenigen Seelenleben, das so, wie ich es geschildert habe, in das Wirkliche, in die Wirklichkeit der Seele hineinführt. Wenn der Seelenforscher, wie ihn die Anthroposophie meint, sich betätigt, so daß er wirklich zu solchen Ergebnissen kommt, wie ich sie heute vor Ihnen dargelegt habe, dann fühlt er sehr bald - in der Handhabe zum Beispiel in bezug auf das, was er versucht herauszubringen aus dem Momente des Einschlafens und Aufwachens, um es dann weiter auszubilden durch das verschärfte Denken und zur Unterstützung des Willens -, er fühlt sehr bald geradeso notwendig, wie man sonst fühlt, wenn man physisch sich abgerackert hat mit Muskeln, Händen, Armen: Man kann nicht weiterarbeiten - so fühlt man seelisch, wenn man nur eine geringe Zeit geforscht hat in der Weise, wie das heute gemeint war: Man kann jetzt nicht weiter, man braucht Erholung. - Und man findet diese Erholung im gewöhnlichen Tagesleben. Dafür ist schon gesorgt, daß der wahre Seelenforscher kein Träumer wird, kein einsamer Schwärmer wird, kein Lebenssonderling wird. Denn betreibt er richtig die Seelenforschung, so wie ich es geschildert habe, dann wird er ebenso von einer Ermüdung seelisch sprechen, wie der physische Leib ermüdet wird, wenn man sich abrackert in der äußeren Arbeit. Und so wie man da die Ruhe, den Schlaf braucht, so braucht man hier den Übergang in das gewöhnliche Tagesleben, in das absolut frohe, arbeitsreiche, ganz gewöhnliche Alltagsleben. Dieses ganz gewöhnliche Alltagsleben braucht man in gesunder Weise, nicht in Sonderlingsweise. Und dies ist dem Seelenforscher, dem Geistesforscher so notwendig, wie notwendig ist der Schlaf dem gewöhnlichen Leben.

Derjenige, der nicht allerlei Phantastereien, Unwirklichkeiten über das Seelenleben träumt, sondern in die wahre Natur des Seelenlebens in dieser ernsten Weise eindringt, wie ich es geschildert habe, wo die einfachen Erscheinungen bis zu den höchsten Fragen der Unsterblichkeit und bis zu der Bejahung der Unsterblichkeit führen, der wird niemals ein für das Leben unbrauchbarer Mensch werden. Denn sein Eintreten in die übersinnliche Welt fordert von ihm, daß er sich robust, in vollem gesundem Erfassen in das wache Tagesleben hineinstellt, wie sich das gesunde wache Tagesleben die Abwechslung suchen muß in dem gesunden Schlaf. Das ist schon eines. Es gibt noch anderes, das muß ich heute unerwähnt lassen. Aber ich wollte durch dieses Aufzeigen von Schwierigkeiten andeuten, wie die Seelenverfassung ist, in die man sich hineinleben muß, wenn man im neueren Sinne, im anthroposophischen Sinne ein wirklicher Seelenforscher werden will.

Ich würde gerne an diesen Vortrag angeschlossen haben dasjenige, das in rechtem Sinne eine Ergänzung würde sein können über Naturwissenschaft, Sozialwissenschaft, über Religion und Geschichte, unmittelbar zu sprechen. Das aber soll nicht sein, aber es ist ja projektiert, daß die weiteren Vorträge an diesen jetzt gehaltenen sich anschließen können.

Sie werden gesehen haben - das mochte ich zum Schluß noch bemerken -, daß es sich wahrhaftig auch bei der Seelenforschung, selbst wenn sie auf anthroposophischen Grundlagen getrieben wird, nicht handelt um irgendwelches Herumreden in verworrenen Vorstellungen, sondern daß es sich auch da, wo es sich um die Unsterblichkeitsfrage handelt, für die anthroposophisch orientierte Seelenwissenschaft handeln muß um ernstes, geschultes Vorgehen. Aber dieses ernste, geschulte Vorgehen wird allmählich immer mehr und mehr - heute muß es noch ringen mit der gewöhnlichen Seelenforschung und daher solche Ausdrücke wählen, wie ich sie gebraucht habe - der populären Denkweise noch näher und näher kommen können. Denn diese Seelenforschung wird die Seelenangelegenheiten wiederum aus der Gelehrtenstube herausholen, und sie wird die Forschungsergebnisse darüber in jedes Menschen Herz, in jedes Menschen Seele hineintragen können. Sie wird nicht der Gefahr ausgesetzt sein, eigentlich nur zu rechnen auf die abstrakten, abgezogenen Fragen: Was ist Vorstellen? Was ist Wille, Gedächtnis, Aufmerksamkeit? Was ist Liebe und Haß? — Sondern sie wird die Brücke schlagen von den gewöhnlichen alltäglichen Erscheinungen des Vorstellens, des Fühlens, des Wollens zu dem Vorgeburtlichen, zu dem Nachtodlichen, zu dem, wenn ich den Ausdruck gebrauchen darf, übersinnlichen Leben, zur menschlichen Unsterblichkeit.

Solch eine Seelenkunde wird wiederum erfüllen können die Hoffnungen, wie sie Brentano nannte, der Seelenforscher, der aber nicht zur Erfüllung dieser Hoffnungen kam, die Hoffnungen von Plato und Aristoteles, daß wir durch die Seelenkunde etwas wissen können über das Beste unseres Wesens, das übrigbleibt, wenn die irdische sterbliche Hülle verfällt. Brentano, der geistvolle Mann, versuchte aus wissenschaftlichem Denken heraus eine solche Seelenkunde; aber er wollte nicht übergehen zu einem wirklichen übersinnlichen Forschen. Da er aber ehrlich genug war, nur so weit zu gehen, als er kam, so trat die merkwürdige Tatsache ein, daß dieser Forscher 1873 den ersten Band seiner «Seelenkunde» schrieb und versprach - der erste Band erschien im Frühling -, für den Herbst den zweiten folgen zu lassen, dann den dritten, vierten Band. Die folgenden Bande erschienen nicht mehr! Das liegt nicht nur, wenn man Brentanos Entwickelungsgang kennt - ich habe ihn beschrieben in meinem Nachruf, der als drittes Kapitel in meinem Buche «Von Seelenrätseln» zu finden ist —, das liegt nicht nur in äußerlichen Gründen, das liegt darinnen, daß Brentano die Notwendigkeit empfand, an die Seelenerscheinungen mit anderen Begriffen als den hergebrachten heranzukommen, daß er aber zurückschreckte aus den Gründen, die ich vorgestern erörtert habe, die im Unterbewußten des heutigen Menschen noch leben, zurückschreckte vor dem Übergang zur Forschung im Übersinnlichen. Wenn aber dieser Übergang zur Forschung im Übersinnlichen gefunden wird, dann wird auch eine Seelenkunde da sein, die nicht bloß Gelehrte interessiert, sondern die ganze Menschheit erfassen kann, welche Grundlage werden kann für ein wirklich gesundes menschliches Leben, weil sie nicht stehenbleiben wird bei dem, wofür das Interesse bei gewissen Kreisen auf künstliche Weise erst in der Gelehrtenstube erreicht werden soll, sondern weil sie sich ergießen wird über dasjenige, was aus jedes gesunden Menschen Herzen, aus jedes gesunden Menschen Seele heraus als geistiges Erkenntnisbedürfnis quillt. Eine populäre Seelenkunde für jeden Menschen als Grundlage eines gesunden religiösen Lebens wird die ins Übersinnliche gehende, hier gemeinte Seelenkunde sein.

Wer die Seelenkunde und ihre Situation in der Gegenwart kennt, wird sich sagen können - womit ich diese Betrachtungen schließen möchte als gewissermaßen ein in die Zeit und in die Zukunft hineinleuchtendes Ergebnis -, wer da weiß, wohin man kommen kann mit der Seelenkunde durch übersinnliches Forschen, der wird sagen: Eine solche Seelenwissenschaft, die vielleicht heute noch sehr unvollkommen hier zu charakterisieren versucht wurde, eine solche Seelenwissenschaft, die wirklich bis zu der Frage der Unsterblichkeit der Seele, bis zu den allerhöchsten Seelenerscheinungen führt, muß die Seelenkunde der Zukunft sein! Denn, entweder - das zeigt uns gerade die Betrachtung der heute landläufigen Seelenkunde - es wird nach der Meinung solcher Philosophen, die ganz recht haben, wie Richard Wähle, die Seelenwissenschaft überhaupt keine Zukunft haben, oder diese Zukunft wird so sein, wie sie aus der anthroposophischen Weltbetrachtung folgen muß.

 

Fragenbeantwortung

nach dem Vortrag in Zürich, 10. Oktober 1918

Frage: In welcher Beziehung steht das Gefühl, geisteswissenschaftlich betrachtet, zum körperlichen Leben?

 

Gerade diese Frage, die sehr interessant ist, habe ich versucht zu behandeln in dem Anhange zu meinem Buche «Von Seelenrätseln». Ich habe es da auch ausgesprochen, daß geisteswissenschaftlich gerade solche Fragen sehr bedeutsame Voraussetzungen haben müssen. Man kann ja über solche Dinge - Geisteswissenschaft hängt sehr mit dem persönlichen Leben zusammen - nur richtig sprechen, indem man gewissermaßen seine eigenen Forschungen erzählt. Ich darf sagen, daß ich mich gerade mit Fragen nach solcher Richtung hin wahrhaftig länger als dreißig Jahre lang beschäftigt habe, und daß ich an die Dinge von den verschiedensten Gesichtspunkten aus herangegangen bin, bevor ich mich getraut habe, über solche Sachen öffentlich so zu sprechen, wie es andeutungsweise in meinem Buche «Von Seelenrätseln» nach dreißig Jahren geschah. Denn solche Fragen beantworten sich nur, wenn man immer wieder und wiederum im Forschen auf sie zurückgeht: Die Fragen nach dem Wesentlichen des gesamten Seelenlebens, nach den Beziehungen des gesamten Seelenlebens zum Körperlichen hin.

Und da ergab sich mir — der Kürze der Zeit halber lassen Sie mich nicht mehr als eine kurze Andeutung machen —, daß diese Beziehungen von der landläufigen Wissenschaft überhaupt recht mangelhaft untersucht werden. Man redet, wenn man diese Beziehungen untersuchen will, gewöhnlich so, daß man die Seele auf die eine Seite stellt und das körperliche Leben auf die andere Seite. Aber da verwirrt sich alles untereinander. Da kommt man überhaupt zu keinem Resultat. Man kommt nur zu einem Resultat - man merkt es im Verlauf einer ernsten Forschung -, wenn man das Seelenleben so auf die eine Seite stellt, daß man es wirklich gliedert in denkendes Erleben, fühlendes Erleben, wollendes Erleben; dann kann man das ganze Seelenleben, das man aber jetzt differenziert ordentlich überschaut, in Beziehung bringen zu dem körperlichen Leben. Und da ergibt sich, daß jedes Glied dieses Seelenlebens seine ganz bestimmten Beziehungen zum Körperleben hat. Da muß man zunächst betrachten das vorstellende, denkende Leben.

Dieses vorstellende, denkende Leben hat seine Beziehung zu dem richtig, allerdings naturwissenschaftlich richtig erfaßten Nervenleben. Und das ist der Fehler, der gewöhnlich gemacht wird, daß man das ganze Seelenleben zum Nervenleben in Beziehung bringt. Heute ist es allerdings auf diesem Gebiete noch ganz verpönt, die Wahrheit zu hören. Sie wird aber sehr bald erkannt werden. Man stellt heute das ganze Seelenleben, auch das Fühlen und das Wollen, in Beziehung zum Nervenleben. Aber man sollte nur das Denkleben in Beziehung zum Nervenleben stellen.

Dadurch wird auch erkannt, daß wirklich ein realer Bezug besteht - so wie zwischen dem, der vor dem Spiegel steht, und dem Spiegel ein wahrer Bezug besteht - zwischen dem Denken und Vorstellungsleben und dem Nervenleben. Für den, der auf die Wirklichkeit geht, nicht auf vorgefaßte Begriffe, für den ergibt sich dagegen, daß das Gefühlsleben ebenso zu etwas ganz anderem in Beziehung steht wie das Denkleben zum Nervenleben. Das Gefühlsleben steht nachweislich in einem solchen Bezug zum Körperleben, daß ihm im Körperleben entspricht alles Rhythmische, alles rhythmische Leben, Blutrhythmus, Atmung, überhaupt alles, was einen rhythmischen Gang hat, und die Beziehung ist eine unmittelbare, nicht etwa erst eine durch die Nerven vermittelte, sondern eine unmittelbare.

Man muß eben nicht voraussetzen, daß Geisteswissenschaft verworrene Begriffe nachdenkt, sondern nach viel tragfähigeren Vorstellungen hinarbeitet als die gewöhnliche Wissenschaft, die vielfach eben verworren ist. Man braucht nur so etwas ganz ordentlich sachgemäß, wirklichkeitsgemäß zu untersuchen, wie zum Beispiel einen musikalischen Eindruck. Den musikalischen Eindruck-so könnte man natürlich leicht einwenden; der Geistesforscher kennt alle Einwände, er macht sie sich selber, er braucht sie gar nicht zu hören von denjenigen, die solche Einwände machen wollen, denn er ist vorher schon darin geübt, jeden kritischen Einwurf sich selber zu machen -, den musikalischen Ton hört man ja doch mit dem Ohre, also da entsteht doch das musikalische Erlebnis bei dem Sinneseindruck. - Nein, so einfach liegt die Sache nicht, sondern es ist ganz anders, es ist so, daß tatsächlich ein Verhältnis besteht zwischen dem, was das eigentliche musikalische Erlebnis ist, das ein Gefühlserlebnis ist, und dem ganzen Rhythmischen in der Körperlichkeit.

 

Sie brauchen sich nur einen verborgeneren Rhythmus zu denken. In der Tat, bei unserem Einatmen entstehen immer ganz bestimmte Bewegungen des Zwerchfells; dadurch entsteht ein fortwährendes Aufundabschwingen der Gehirnflüssigkeit. Das ist ein rhythmisches, inneres Entsprechen dem, was seelisch das musikalische Erlebnis ist. Dadurch, daß dieses Rhythmische, dieses rhythmische Erleben, das im Menschen als Menschen veranlagt ist, anstößt an dasjenige, was der Sinneseindruck ist, dadurch entsteht das musikalische Erlebnis im Zusammenklang des menschlichen körperlichen Rhythmus mit dem Gehöreindruck.

Aber das Wesentliche ist das, daß der Gehöreindruck erst dann zum musikalischen Erlebnis wird, wenn er an den inneren Rhythmus des menschlichen Seelenlebens stößt Das musikalische Erlebnis, psychologisch untersucht, ist ein ungeheuer interessantes. Es belegt nur das, was ich sage, daß das Gefühlsleben zum rhythmischen Bewegungsleben im Inneren des Menschen in einem Verhältnisse steht.

Und das Willensleben — so sonderbar das wieder klingt -, das steht in Beziehung zum Stoffwechsel, Stoffwechsel im umfassendsten Sinne. Es schaut das am materialistischsten aus, trotzdem das Willensleben gerade das Übersinnlichste ist. Kräfte gehen in das Stoffesleben; daher wird, wenn die Naturwissenschaft einmal sich richtig selbst verstehen wird, sie gerade wird fördern können, nicht wirklich zustande bringen können, aber fördern können das, was ich heute gesagt habe in bezug auf das Willensleben. Man wird nämlich finden — die Ansätze sind überall schon dazu gemacht -, daß sich bei jedem Willensakt gewisse Gifte ergeben durch die menschliche Organisation selber, daß der Willensvorgang «körperlich erfaßt», eigentlich ein toxischer Prozeß ist. Und dadurch wird die Brücke gebaut werden zwischen dem Willensakt, der eigentlich embryonaler Tod ist, weil er ein toxischer Prozeß, eine Art Vergiftung ist, und dem Tode selbst, der nur ein vergrößerter Willensakt ist.

 


 

Damit habe ich gezeigt, wie die drei: Wille, Gefühl, Denken, zum körperlichen Erleben stehen. Ich konnte es nur in einer kurzen Andeutung tun, und ich kann nun übergehen zu der anderen Frage, welche gerade durch die letzte Bemerkung etwas verwandt ist mit dem, was ich eben gesagt habe.

 

Frage: Wie verhält sich die Geisteswissenschaft zur Psychopathologie, also zur Erfassung der Geisteskrankheiten und so weiter?

Eigentliche Geistes- oder Seelenkrankheiten kann es nicht geben - ich kann das nur andeuten -, sondern Seelenkrankheiten sind eigentlich immer in irgendeiner Weise Krankheiten des Organismus. Der Organismus kann nicht in richtiger Weise als Instrument gebraucht werden. Und so, wie wir mit einem unbrauchbaren Instrument nicht die nötigen Funktionen ausüben können, so kann auch der Organismus, wenn er das Seelenleben darlebt, das nicht in der richtigen Weise ausführen. Das führt nicht zum Materialismus, sondern gerade zur richtigen Erkenntnis des Übersinnlichen. Und da ist besonders eines interessant. Interessant ist, daß uns dasjenige naturwissenschaftliche Erkennen, das immer mehr und mehr zum von der Natur abgezogenen Experiment drängt, zwar in all denjenigen naturwissenschaftlichen Erkenntnissen fördert, die zur Grundlage der Technik werden. Aber je mehr wir experimentieren, möchte ich sagen, desto mehr kommen wir zu der wissenschaftlich begründeten Überzeugung, die Goethe geahnt hat, indem er sagte, daß alles Experimentieren, das durch Werkzeuge geschieht, durch äußerliche Werkzeuge, eigentlich von der Natur abführt.

Aber das andere hat Goethe auch richtig geahnt, was der Gegensatz ist. Das ist sehr interessant. Während man durch das Experimentieren nichts Rechtes erfahren kann über die tieferen Zusammenhänge der Natur, sondern nur über die oberflächlichsten Zusammenhänge der Natur, führen uns die Abnormitäten, die durch die Natur selbst gegeben sind, in die tieferen Zusammenhänge hinein. Das Experiment drängt uns gewissermaßen aus den Zusammenhängen heraus; die Abnormitäten führen uns tiefer in die Natur hinein.

 

Kurioserweise ist für die Seelenkunde, die auf Physiologie begründet sein will, das Experimentieren sehr unfruchtbar, nicht auf allen Gebieten, aber wenigstens auf den Gebieten, die die wichtigsten sind. Aber außerordentlich fruchtbar ist die Beobachtung von Gehirnverletzungen, von sonstigen Störungen im Organismus, welche das Seelenleben auch als abnorm erscheinen lassen. Und wir können sagen: "Während uns das Experiment von der Natur abtrennt, bringt uns die Betrachtung des kranken Organismus mit der Natur wieder zusammen. - Ein paradoxes Resultat wiederum; aber man soll sich nicht vor Wirklichkeiten scheuen, soll nicht Furcht haben, unbewußte Furcht, wenn man in die Wirklichkeit eindringen will. Die Beschaffenheiten des Gehirns, auch zum Beispiel bei Verbrechern, die führen einen tief in die Geheimnisse der Natur hinein. Dieser Zweig der Naturforschung ist nicht unfruchtbar, aber er steht mit dem in Zusammenhang, was geisteswissenschaftlich erforscht werden kann: daß alles das, was mit dem Willen zusammenhängt - und der Wille wirkt ja, obwohl er eine selbständige Entität ist, in alles, auch in das Denken wiederum hinein -, in gewissem Sinne, in gewisser Beziehung schon mit der Erzeugung von toxischen Zuständen, von Abnormitäten im menschlichen Organismus zusammenhängt.

Und wenn nun das Unglück eben eintritt, daß der menschliche Organismus abnorm wird, dann wird gerade dadurch, daß herausgetrieben wird das Übersinnliche aus dem abnormen Organismus — es paßt nur in den normalen Organismus hinein -, also wenn das Gehirn verletzt wird, wird herausgetrieben das Übersinnliche. Dadurch kann sich der Mensch, wenn er sonst mit dem Übersinnlichen in Zusammenhang bleibt, nicht orientieren, er verliert die Orientierung. Und dadurch wird gerade im Abnormen dasjenige herbeigeführt, was auch oftmals als Pathologisches im Seelenwesen aufgefaßt wird.

So daß man sagen kann: Das wirkliche Studium des Willens lehrt einen erst erkennen, warum eigentlich das Studium der Gehirnabnormitäten und so weiter einen so tief hineinblicken läßt in gewisse seelische Zusammenhänge. Wie wir im Einschlafen unser ganzes Übersinnliches eben hinausbefördern aus dem Leibe, wie wir da untertauchen in das Seelenleben - aber in gesunder Weise —, so drängt der Organismus, der abnorm geworden ist, das Übersinnliche hinaus im kranken Zustande. Dann treten wir unorientiert hinein, während wir in gesunder Weise eintreten, die uns hinweghilft über die Zustände, wenn wir in den gesunden Schlaf versinken.